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fiche technique en médecine Encadrante : Mme Zazi Saida Promotion : 2004/2007 Année universitaire : 2005/2006 OBJECTIFS DE STAGE DE MÉDECINE 2ème ANNÉE L’élève doit: • Réaliser les obj

 

 

fiche technique en médecine

OBJECTIFS DE STAGE DE MEDECINE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Option : Polyvalent                                                                 Encadrante : Mme Zazi Saida

Promotion : 2004/2007

Année universitaire : 2005/2006

 

OBJECTIFS DE STAGE DE MÉDECINE

2ème ANNÉE

L’élève doit:

  • Réaliser les objectifs ci-dessous.
  • Elever son niveau de maîtrise des objectifs de médecine de 1ère année.

 

Objectifs

Réalisés(1)

Maîtrisés(2)

♦       Assurer la conduite appropriée aux patients présentant un des syndromes suivants :

  • Une hématémèse.
  • Une hémoptysie.
  • Une hématurie.
  • Une colique néphrétique.

♦       Elaborer un plan de soin et l’appliquer pour au moins 5 malade hospitalisés.

♦       Administrer une thérapeutique par voie intraveineuse.

♦       Placer une perfusion et la surveiller.

♦       Préparer le malade et le matériel et assurer la surveillance du malade pendant et après les ponctions suivantes :

  • Articulaire.
  • Biopsie :

          * Du foie.

          * Du rein.

          * du poumon.

  • Crête iliaque.
  • Ascite.
  • Ganglionnaire.
  • Lombaire.
  • Péricardique.
  • Pleurale.
  • Sternale.

♦       Préparer le malade pour les examens radiologiques, électriques et endoscopiques suivantes et assurer sa surveillance après les examens :

  • Radiographie de l’abdomen sans préparation (ASP).
  • Transit-Oesophago-Gastro-Duodénal (TOGD).
  • Lavement barite.
  • Cholécystographie intraveineuse.
  • Cholangiographie.
  • U.I.V.
  • Echographie – Echodoppler.
  • Electro-cardiogramme (ECG).
  • Electro-encéphalogramme (EEG).
  • Bronchoscopie.
  • Laparoscopie.
  • Fibroscopie.
  • Recto-sygmoïdoscopie (colonoscopie).

♦       Apprendre à un diabétique la technique d’injection d’insuline et les règles d’or.

♦       Eduquer un malade diabétique sur son régime.

♦       Eduquer un malade sous régime sans sel.

♦       Eduquer un malade sous régime hépatique.

♦       Effectuer le tubage gastrique.

♦       Effectuer une hémoculture.

♦       Effectuer l’épreuve des 3 verres.

♦       Effectuer au moins 10 prélèvements de sang pour examens biologiques.

♦       Effectuer les analyses urinaires à l’aide des bandelettes.

♦       Surveiller l’alimentation des malades et le respect des régime indiqués.

♦       Assurer la surveillance des malades sous traitement :

  • Anticoagulant.
  • Anti-inflammatoire.
  • Diurétique.
  • Corticoïdes.
  • Digitaliques.

♦       Convaincre les malades pour le respect de la régularité du traitement et de la dose prescrite.  

 

 

 

 

 

Taux de réalisation des objectifs                        

 

 

Taux de maîtrise des objectifs

N.B :  - Mettre une croix devant l’objectif réalisé et /ou maîtrisé.

          - (1) réalisés : tâche accomplie correctement dans la bonne séquence sans progression efficace d’une étape à l’autre.

        - (2) maîtrisés : tâche accomplit correctement dans la bonne séquence de manière précise sans hésitation et sans avoir besoin d’assistance.        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ASSURER LA CONDUITE APPROPRIEE

 

AUX PATIENTS PRESENTANT UN DES

 

SYNDROMES SUIVANTS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ROLE INFIRMIER DEVANT UNE HEMATEMESE

                                                                                         

I- Rappel sur l’hématémèse

 

C'est le rejet du sang par la bouche à la suite d'un effort de vomissement, le sang est de couleur rouge si l'hémorragie est récente.

Il peut être noirâtre s'il a séjourné dans l'estomac .elle est à différencier de l'hémoptysie qui est un crachat de sang aéré après une quinte

L'hématémèse constitue l'hémorragie digestive d'origine haute, habituellement suivie de méléna.

 

II/ - Etiologie

L'hématémèse est due à :

 

1) - Causes oesophagiennes

  • Tumeurs bénignes et malignes
  • Ruptures de varices oesophagiennes
  • Brûlures par produits caustiques
  • Corps étranger
  • Hernie oesophagienne

 

2) - Cause gastrique

  • Ulcère gastrique
  • Cancer de l'estomac
  • Tumeurs bénignes de l'estomac
  • Gastrite quelque soit l'étiologie.

 

3) - Causes hépatiques

  • La cirrhose du foie

4) - Causes pancréatiques et biliaires

  • La cholécystite
  • Le cancer du pancréas peut entraîner un saignement par ulcérations de la paroi duodénal.
  • Le cancer de l'ampoule de Water peut saigner également.
  •  

5- Causes spléniques

  • Cirrhose
  • Thrombose de la veine porte ou de la veine splénique

           

6- Causes générales

  • Affections hématologiques: hémophilie.
  • Traitement anticoagulant
  • Intoxication au plomb
  • Certaines tumeurs cérébrales

 

III) – Conduite à tenir

 

Toute hématémèse présente une urgence pour le malade :

  • Le malade doit être hospitalisé
  • Une fois à l'hôpital, il faut apprécié l'importance de l'hématémèse et son retentissement, la quantité rejetée en principe est difficile à évaluer.

Le retentissement de l'hématémèse doit être précis, il peut s’agir d’un état de choc, pouls rapide et filant, tension artérielle baisse, pincement de la différentielle, faciès pâle, angoisse, un état de lipothymie.

Faire un bilan biologique, l'hématocrite et N.F.S. pour l'appréciation de l'anémie

  • Le groupage en urgence.
  • En place un cathéter veineux pour commencer la perfusion avec débit suffisant, avec sérum glucosé, plasma, ou macromolécule puis transfusion sanguine suffisante pour maintenir la tension artérielle. La transfusion se fait iso- groupe, iso- rhésus. Malgré l'urgence procéder au vérification indispensable : test de compatibilité "receveur, ou donneur" ou contrôle groupe malade et flacon.
  • Le volume et le débit doivent être suffisant pour maintenir une tension artérielle correcte maxima 12.
  • Au besoin, on accélère le débit en s'aidant d'un appareil de JOUVELET
  • Oxygéner le malade
  • La pause d'une sonde gastrique est nécessaire et faire un lavage gastrique avec du sérum physiologique et injecter avec douceur le liquide par 30cc, aspirer doucement jusqu'à ce que celui-ci redevient clair ou légèrement rosé.
  • Dés que le résultat du bilan biologique est connu le communiquer rapidement au médecin et le noter sur la feuille de réanimation

ü Noter le numéro du flacon sur la feuille de réanimation

ü Les solutés et les électrolytes

ü Les coagulants

  • L'ensemble des prescriptions doit être porté sur la feuille de réanimation à l'heure où ils sont effectués
  • Pose d'une sonde à demeure et un bocal à urines
  • Sur prescription faire un lavement évacuateur avec 1500cc d'eau tiède et contrôler l'aspect
  • Surveiller toutes les 1/2 heures et noter sur la feuille de réanimation les mêmes éléments que le 1er bilan en y ajoutant :

ü Courbe des urines

ü Reprise du saignement on aspirant le contenu de l'estomac

ü Apparitions d'un méléna

  • Refaire le bilan biologique et communiquer les résultats et les noter
  • Préparer le malade aux examens complémentaires procéder à cette étape en urgence et faire une gastroscopie et transit gastro-duodenal :

ü Expliquer au malade le but et le déroulement des examens

ü S'assurer que l'estomac du malade est vide au besoin refaire un lavage gastrique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ROLE INFIRMIER DEVANT UNE HEMOPTYSIE

I- Définition 

 

C’est le rejet par expectoration de sang rouge, aéré et spumeux provenant de la partie sous glottique des voies respiratoires.

C’est un accident des plus fréquents et des plus inquiétants de la pathologie pulmonaire.

 

I-                                                                               II- Comment reconnaître l’hémoptysie 

 

Le 1er élément du dialogue sera sans doute de faire le diagnostic entre l’hémoptysie et l’hématémèse. On sait que la première s’accompagne d’effort de toux et éventuellement de crachats et la seconde de vomissements alimentaires.

Le diagnostic de l’épistaxis inhalée peut être elle même source de difficulté. Enfin, il est classique de considérer que c’est parfois seulement lorsque l’on a trouvé la cause de saignement que l’on peut définir de quoi s’agit-il : hémoptysie, hématémèse ou épistaxis inhalée.

 

III- Causes 

 

Les plus fréquents sont :

                         -Tuberculose pulmonaire

- Causes bronchiques

                         - La dilatation des bronches

                         - Kystes aériens des poumons

                         - Rétrécissement mitral

                         - Embolie Pulmonaire

 

II-                                                                                               Signes cliniques 

 

Hémoptysie de moyenne abondance :

               C’est la plus fréquente :

 

1-prodromes habituels :

  1. sensation de chaleur rétro sternale
  2. saveur métallique
  3. Gêne respiratoire s’accompagne d’angoisse
  4. Picotement laryngé précédé immédiatement de toux

 

2- Le rejet du sang :

Il est brusque; le malade est pris de quintes de toux au cours des quelles il rejette des gorgées de sang pur, aéré et spumeux dont la quantité est toujours difficile à évoluer.

 

3-Autres signes :

  1. Pâleur
  2. Dyspnée
  3. Angoisse
  4. Tachycardie sans hypotension artérielle dans la majorité des cas.

 

4-Evolution immédiate :

Elle est presque toujours favorable, les quintes de toux s’espacent, la quantité du sang rejetée chaque fois diminue. Au bout de quelque heurs le malade na plus de crachats hémoptysiques qui persistent pendant 2 à 3 jours.

 

 B- Hémoptysie de grande abondance :

Peut Survenir chez un malade depuis quelques jours des crachats hémoptysiques ou hémoptysie de moyenne abondance. Le plus souvent sans prodrome, le malade rejette un volume très important du sang et peut mourir dans un tableau d’asphyxie et de grande hémorragie.

 

C- les crachats hémoptysiques :

Les crachats sont rouge ou noirâtres et sont parfois striés du sang, ils ont la même valeur sémiologique que les hémoptysies de moyenne abondance.

 

IV- Traitement :

 

Traitement d’urgence   Consiste à :

            

    installer le malade en position demi assise 

    Injection en S/C, 1 centigramme de chlorhydrate de morphine 

    Administrer en IM et répéter si nécessaire :

  • Adrenoxyl (hémostatique)
  • vitamine K1
  • Extrait post hypophysaire

    S’il existe des signes d’anémie aigue :

  • Oxygénothérapie
  • Transfusion sanguine

 

 

                   Traitement ultérieur : Il est en fonction de la cause.

 

VI- Rôle infirmier devant une hémoptysie 

 

  • installer le malade confortablement en position demi assise, repos absolu au lit.
  • Chaque fois qu’il crache du sang, approcher un récipient de la bouche d’une main et soutenir sa tête de l’autre main de façon à ce qu’il n’ait pas d’efforts inutile à faire.
  • Prendre des mesures pour que la chambre du malade soit silencieuse et semi éclairée.
  • Evaluer la quantité de sang rejetée.
  • Rassurer le malade qui est souvent anxieux.
  • Demander d’urgences et sur avis médical :

ü groupage sanguin + sang iso – groupe et iso rhésus.

ü La numération globulaire et l’hématocrite.

  • Prendre régulièrement le pouls, la tension artérielle, et en tracer la courbe.
  • Administrer le traitement prescrit.
  • Mettre en route une transfusion de sang sur avis médical.
  • si une radiologie en urgence est demandée, elle sera pratiquée au lit du malade.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ROLE INFIRMIER DEVANT UNE  COLIQUE   NEPHRETIQUE

 

I-DEFINITION 

 

C’est une crise paroxystique liée à la distension de l’uretère et du bassinet.

C’est une douleur brutale.

C’est une lombalgie intense, continue, avec des paroxysmes qui irradient vers le bas et l’avant suivant le trajet de l’uretère arrivant jusqu’au pli inguinal et les organes génitaux externes.

Elle peut s’accompagner d’un état d’agitation, des signes digestifs (vomissements, sub-occlusion) ou des signes urinaires (hématurie, brûlures mictionnelles) ;

La sédation de la douleur se fait en quelques heures, s’accompagnant d’une polyurie et parfois de l’émission d’un calcul.

 

II-ETIOLOGIE 

 

La colique néphrétique n’est qu’un symptôme dont il faut retrouver la cause, il peut s’agir d’une Lithiase rénale avec migration d’un calcul

- La migration d’un caillot sanguin ou des cellules cancéreuses,

-Tuberculose rénale.

Elle est due à la dilatation brutale des voies excrétrices, liées le plus souvent à la migration d’un calcul ; provoquée par un bon repas , un voyage en voiture,un grand effort…etc.

 

III-ROLE INFIRMIER DEVANT UNE COLIQUE NEPHRETIQUE 

 

A-Mesures générales à prendre

 

-Interrogatoire du malade sur les circonstances de la survenue,

-Rechercher du sang dans les urines (hématurie),

-Rechercher une hyperthermie ou anurie qui peut annoncer des complications très graves,

-Participer à la pratique des examens complémentaires :

-Echographie rénale à la recherche d’une dilatation des cavités du rein,

-Urographie intraveineuse à la recherche d’un obstacle sur la voie excrétrice et vérifier l’absence d’une thrombose artérielle,

-Radiographie de l’abdomen à la recherche d’un calcul,

-E.C.B.U. (Examen cyto- Bactériologique des urines)

-Installer le malade et aider le médecin à poser le diagnostic en précisant :

  • Le siège de la douleur (région lombaire),
  • Ses irradiations : fosse iliaque, région inguinale, petit bassin, organes génitaux,
  • Son intensité : douleur atroce, permanente, avec des renforcements paroxystiques  (malade agité, anxieux, cherche une position antalgique),
  • Ses caractères : sensation de déchirement, de brûlure, de piqûre, de pesanteur.

-Administrer les antalgiques prescrits par le médecin..

-Faire examiner le calcul expulsé par le laboratoire.

Analyser la composition chimique afin d’identifier les causes qui ont contribué à sa formation.

Donner des conseils diététiques pour prévenir la formation de nouveaux calculs de même nature.

- Boire suffisamment d’eau :

C’est le conseil de prévention le plus important, quelle que soit la composition du calcul.

L’hydratation doit être suffisamment abondante (au moins 2 l par jour, ou un verre d’eau toutes les heures, davantage s’il fait chaud ou si vous faites de l’activité physique) Pour empêcher les substances cristallisantes de s’accumuler  et de former  un calcul, car une fois le calcul formé, il ne peut pas se dissoudre. En buvant beaucoup,l’eau de robinet fera l’affaire-vous augmentez la quantité d’urine excrétée tout en diminuant sa concentration en sels et minéraux. L’idéal est de parvenir à excréter 2 l d’urine par jour.

Il peut donc être utile de mesurer au moins une fois la quantité d’urine que vous excrétez en 24 heures .Il faut essayer de boire  tout au long  de la journée :

Si vous ne buvez que le matin, vous éliminerez cette eau dans les deux heures qui suivent et vous manquerez d’eau pour réduire la concentration  des sels et minéraux pendant le reste de la journée. Il faut donc prendre l’habitude de boire souvent.

 

NB : Il est préférable d’arrêter de boire dès qu’une crise de colique néphrétique a commencé, afin de ne pas aggraver les symptômes.

- Choisir des aliments à haute teneur en vitamine A :

La vitamine A, à raison de 5000 UI par jour (une portion de 125 g de carottes fournit le double de cette quantité), facilite le bon fonctionnement du système urinaire et aide à prévenir la formation de tous les types de calculs. Parmi les aliments riches en vitamine A, mentionnons les abricots, le brocoli, le melon, la citrouille et le foie de bœuf. Evitez toutefois de prendre des suppléments de vitamine A sans surveillance médicale, à forte dose, la vitamine A est toxique.

 

B-Pour prévenir les calculs d’oxalate de calcium 

 

- Eliminer le sel de son alimentation :

Vous devriez cesser de saler vos aliments ou d’utiliser des condiments salés, comme le ketchup et la moutarde, éviter aussi les aliments hypersalés comme les charcuteries. En réduisant votre consommation de sel, vous contribuez à diminuer les concentrations de calcium dans vos urines.

- Eviter de consommer trop de produits laitiers :

Il est possible que trop de calcium passe dans vos urines au lieu d’être  absorbé par l’organisme. Réduisez donc la quantité de lait, de yogourt, de fromage, et de crème glacée .Par contre, il n’est pas justifié de délaisser complètement ce groupe d’aliments. En revanche, cessez les suppléments de calcium si vous en prenez et faites une croix sur les eaux minérales à haute teneur en calcium.

- Apprendre à connaître les aliments contenant de l’oxalate :

Les calculs d’oxalate de calcium peuvent être causés par une alimentation riche en aliments contenant de l’oxalate, tels que chocolat, thé, arachides, poivrons, haricots, asperges, betteraves, épinards, céleri, persil, courgettes, fraises, rhubarbe et raisin. Limitez la consommation de ces aliments ou évitez-les.

- Ne pas prendre les vitamines C et D plus que nécessaire :

Des doses importantes de vitamine C et D peuvent entraîner la formation de calculs d’oxalate de calcium. Vérifier avec votre médecin si vous devez absolument prendre de tels suppléments. Dans l’affirmative, n’excédez pas 3 ou 4 g de vitamine C et 400UI de vitamine D par jour.

- Ajouter des suppléments de magnésium et de vitamine B6 :

Selon certaines études, un supplément quotidien de magnésium pourrait contribuer à réduire de façon significative la récurrence des calculs rénaux. Quant à la vitamine B6, elle semble réduire la quantité d’oxalate présente dans les urines.

      - Bien choisir son anti-acide :

Certains anti-acides contiennent une forte concentration de calcium. Si vous avez déjà eu un calcul rénal d’oxalate de calcium et que vous prenez un anti-acide, assurez-vous qu’il ne contient pas de calcium. Si c’est le cas, choisissez une autre marque.

     - Etre actif :

Le calcium constitue la principale composante des os. En vous gardant actif, vous aidez le calcium à se fixer à la masse osseuse. A l’opposé, en étant sédentaire, vous laissez le calcium circuler dans le sang et, si vous êtes prédisposé aux calculs d’oxalate de calcium, vous favorisez leur formation.

 

C- Pour prévenir les calculs d’acide urique :

 

- Surveiller la consommation de viande :

Une alimentation comprenant beaucoup de viande vous expose aux calculs rénaux d’acide urique. En effet, la viande contient certaines substances  qui augmentent la concentration d’acide urique dans l’urine. Ne mangez pas plus de 170 g de viande, de volaille, de poisson ou d’autres aliments riches en   protéines chaque jour. Par ailleurs, il est recommandé d’éviter les aliments très riches en purines, comme les abats (cervelle, cœur, foie, ris, rognons), le gibier, les crevettes, les pétoncles, le hareng, le maquereau, les sardines et les anchois, de même que les extraits de viande et les sauces brunes.

- Eviter la consommation d’alcool :

 

ROLE INFIRMIER DEVANT UNE HEMATURIE

I- Définition

 

C'est l'émission par l'urètre de sang mélangé intimement à une plus ou moins grande quantité d'urine,  c'est un signe très important en urologie.

Elle peut poser des problèmes diagnostiques très ardus : 25%des hématuries ne font pas leur preuve et faussent le diagnostic qui  ne peut être facile que  lorsqu'on voit le malade.

L'hématurie  peut être microscopique ou au contraire franche dite macroscopique avec quelques caillots

 

II- Causes usuelles

 

L'hématurie peut être initiale et peut avoir comme causes:

 

 - une origine urètro-cancéro-prostatique et s'accompagne de troubles mictionnels qui apportent un argument déterminant supplémentaire pour situer la lésion, dans cette circonstance une cystoscopie est dangereuse car elle risque d'aggraver les douleurs et le saignement. UIV et éventuellement l'urètrographie  permettant de trouver la cause du saignement, il peut s'agir :

-un adénome de la prostate

-cancer prostatique

-urétrite néo-formant

-tumeur de l'urètre

L'hématurie peut être terminale

 

Signe le plus souvent d'une origine vésicale

-cancer vésical:troubles mictionnels associés

-lithiase vésicale

-des verticules vésicales (petite hernie au niveau de la vessie)

L’hématurie peut être totale

 

Ne permettant aucune signification topographique

Une hématurie abondante est toujours totale et on ne peut préjuger son origine

Une hématurie d'origine rénale est toujours totale, les UIV d'urgence montrent l'origine du saignement, il peut s'agir:

-un cancer du rein

-lithiase rénale

-Lacune vésicale d'une tumeur

 

III-Rôle infirmier devant un malade présentant une    

      Hématurie

 

-installer confortablement le patient et le rassurer

-prévenir le médecin

-effectuer l'épreuve des trois verres

 

  • Le malade doit être hospitalisé
  • Une fois à l'hôpital, il faut apprécié l'importance de l'Hematurie et son retentissement, la quantité rejetée en principe est difficile à évaluer.

Le retentissement de l'hématurie doit être précis, il peut s’agir d’un état de choc, pouls rapide et filant, tension artérielle baisse, pincement de la différentielle, faciès pâle, angoisse, un état de lipothymie.

Faire un bilan biologique, l'hématocrite et N.F.S. pour l'appréciation de l'anémie

  • Le groupage en urgence.
  • En place un cathéter veineux pour commencer la perfusion avec débit suffisant, avec sérum glucosé, plasma, ou macromolécule puis transfusion sanguine suffisante pour maintenir la tension artérielle. La transfusion se fait iso- groupe, iso- rhésus. Malgré l'urgence procéder au vérification indispensable : test de compatibilité "receveur, ou donneur" ou contrôle groupe malade et flacon.
  • Le volume et le débit doivent être suffisant pour maintenir une tension artérielle correcte maxima 12.
  • Au besoin, on accélère le débit en s'aidant d'un appareil de JOUVELET
  • Oxygène si necessaire

-préparer le patient et le matériel pour différents examens

  • · cystoscopie
  • · cathétérisme urétral
  • · urographie intra veineuse.

-appliquer la thérapeutique prescrite (hémostatiques)

-surveiller l'état du malade

-demander au malade d'observer ses urines et d'avertir en cas d'hématurie

-assurer une bonne surveillance des constances et du traitement

 

Conclusion

 

L'hématurie peut être parfois discrète et être dépistée que par l'examen microscopique du culot urinaire

Les circonstances de l'apparition de l'hématurie doivent être précises, elles sont soit:

-précédées de douleurs lombaires qui font penser à une lithiase

-accompagnées de douleurs vésicales évoquant une cystite

-spontanées non douloureuses, pouvant évoquées un cancer du rein:

NBLe traitement anticoagulant peut provoquer une hématurie sans lésions vésicales

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ELLABORER UN PLAN DE SOINS ET  

 L’APPLIQUER POUR AU MOINS CINQ MALADES HOSPITALISES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le plan de soins

 

Le plan de soins est l’ensemble des moyens et des méthodes qui permettront de lever le problème de santé ; le problème de santé n’est pas une pathologie. Il ne s’agit pas pour  l’infirmier(e) d’éliminer une maladie ou un handicap déjà existants, mais de permettre à la personne de vivre en harmonie avec son état de santé, d’accéder quand cela est possible, à un meilleur état de santé, malgré une maladie ou un handicap.

 

La réalisation du plan de soins

Elle se fait en deux temps :

  • Ø La détermination des objectifs de soins,
  • Ø Le choix des actions de soins et leur planification.

 

I- Détermination des objectifs de soins :

1.1. Définition :

Un objectif est un but à atteindre, un point contre lequel sont dirigés une stratégie, un résultat escompté.

L’objectif de soins doit être en rapport avec le diagnostic infirmier posé. Il vise généralement la disparition des caractéristiques majeures et mineures. Il teint compte des priorités de santé pour la personne (une détresse respiratoire doit passer avant une éducation contre le tabac). Il s’exprime en terme de capacité à atteindre pour la personne et / ou son entourage. Il sera négocié, chaque fois que cela est possible, avec le patient, dans le cadre d’un contrat de soins (comment soigner sans l’accord de la personne ?).

En milieu hospitalier, l’objectif de soins, comme nous l’avons déjà dit pour le diagnostic infirmier, fera l’objet d’un consensus d’équipe.

 

Un objectif de soins doit être :

  • Ø Pertinent : adapté au problème de santé,
  • Ø Réaliste : il tient compte des capacités, des ressources et des motivations de la personne soignée, ainsi que des ressources institutionnelles,
  • Ø Précis : les termes utilisés pour sa formulation expriment les changements ou capacités à atteindre,
  • Ø Mesurable : il comporte dans sa formulation des critères d’évaluation.

 

1.2. Exemple d’objectifs de soins :

Mme X. pratiquera, seule, les injections d’insuline, en respectant le dosage, les règles d’hygiène et d’asepsie nécessaires, d’ici une semaine.

 

Les critères d’évaluation sont : 

  • Capacité d’acquisition, à effectuer l’injection d’insuline (technique, lieu… :

ú  Acquise :     

ú  Non acquise :

  • Dosage :

ú  Correct :

ú  Incorrect :

  • Règles d’hygiène :

ú  Respect :

ú  Non respect :

  • Règles d’asepsie :

ú  Respect :

ú  Non respect :

  • Délai d rendez-vous :

ú  Respect :

ú  Non respect :

 

II- Plan de soins guide :

Il s’agit de plans de soins prédéfinis, formalités sur un support (document qui pourra être intégré au dossier de soins du patient) qui ont pour objet de faciliter le travail infirmier lorsque le problème de santé a été identifié (voir exemplaires).

  • Le plan de soins guide rend concrète la démarche diagnostique en soins infirmiers dans les services de soins. Il constitue une aide précieuse pour la résolution du problème de santé mais ne peut en aucun cas se substituer à la démarche de soins (la connaissance de la personne et son histoire de vie restent les données à recueillir pour une prise en charge personnalisée).
  • Le plan de soins guide peut être un outil précieux pour l’élaboration (des résumés de soins infirmiers).   

 

Exemple :

En service de réanimation un grand nombre de malades comateux et /ou alités présentent des complications liées au décubitus prolongé.

Une équipe infirmière de réanimation a sélectionné (après étude de prévalence ‘’ nombre de cas de maladie’’) le diagnostic infirmier : « Risque élevé de syndrome d’immobilité ». 

Cette équipe vérifie pour chaque entrant la pertinence de ce diagnostic infirmier, pour cela, elle utilise un plan de soins guide qui propose :

ü Une liste de caractéristiques : (facteurs de risques) : l’infirmier(e)  aura à cocher celles qui concerne le patient.

 

ü Un choix d’objectifs de soins en rapport avec le diagnostic infirmier : l’infirmier retiendra les objectifs de soins les plus pertinents en regard des capacités physiques et psychologiques du patient et les personnalisera si nécessaire. Il aura le souci de valider les objectifs avec le patient et l’équipe.

 

ü Un choix d’interventions de soins : en regard de chaque objectif.

 

ü Une grille de suivi et d’évaluation des objectifs de soins retenus pour le patient : (il est possible d’évaluer sous forme de transmissions ciblées).

 

 

Modèle de tableau de plan de soins

 Type A

 Hôpital : …………..                                              Nom du malade : ………………………..

 Service : …………..                                               Age :  ………… Sexe : ……... N° d’entrée : ………..

                                                                                  Salle : …………Lit : …………….

 

 

 Dates

Matin 6h à 14 h

Après midi 14 h à 22 h

Nuit 22 h à 6 h

Problèmes

soins

Réactions

Problèmes

soins

Réactions

Problèmes

soins

Réactions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Modèle de tableau de plan de soins

 Type B

 Hôpital : …………..                                              Nom du malade : ………………………..

 Service : …………..                                               Age : ………… Sexe : ……... N° d’entrée : ………..

 Chambre : …………Lit : …………….                Infirmier responsable :…………………….

                                                                       

Horaires

Problèmes

Soins entrepris

Réaction du malade

Observation pour réajustement

 8 H

 9 H

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malade alité

 

 

Infection urinaire

- Réfection du lit

- Toilette matinale

- Soins préventifs d’escarres

-Administration du traitement prescrit ex : Pénicilline IM

 

 RAS

 

 

Malade présente une allergie à la Pénicilline

 

RAS

 

 

Arrêter le traitement et demander au médecin de changer d’antibiotique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ADMINISTRER UNE THERAPEUTIQUE PAR VOIE  INTRA VEINEUSE

 

PLACER UNE PERFUSION ET LA SURVEILLER

 

 

 

 

 

 

 

Injection intraveineuse

Définition :

C’est l’introduction d’une solution médicamenteuse dans la lumière d’une veine

 

Types de produits :

  • Ø Solutés isotoniques
  • Ø Solutés hypertoniques

Indications d’utilisation :

  • Ø Absorption immédiate et complète
  • Ø Injection des produits irritants par d’autres voies
  • Ø Possibilités d’injection de très fortes doses
  • Ø Injection continue ou discontinue, par l’intermédiaire d’une perfusion, ou d’une seringue auto-pousseuse
  • Ø Utilisation en cas d’urgence de la thérapeutique
  • Ø Utilisation des substances douloureuses ou nécrosantes (ex anti mitotiques) par d’autres voies

 

Incidents et accidents :

  • Ø Passage du liquide en dehors de la veine (bénin à condition de vite arrêter)
  • Ø Si glucose hypertonique, risque d’escarre
  • Ø Rupture de la veine
  • Ø Aspiration du sang artériel
  • Ø Allergie et/ou choc anaphylactique
  • Ø Hématome
  • Ø Embolie gazeuse

 

       Précautions à prendre :

  • Ø Respecter une asepsie rigoureuse
  • Ø Respecter la dose du médicament, sa voie d’administration et l’heure d’injection
  • Ø Avoir une aiguille de qualité afin de ponctionner la veine sans difficultés
  • Ø Eviter d’injecter l’air dans la veine, risque d’embolie gazeuse
  • Ø Injecter toujours de bas en haut, dans le sens de la circulation
  • Ø Ne pas injecter dans un tissu rougi, enflé, ou portant une cicatrice

 

Matériel :

        En plus de matériel commun aux injections, il faut prévoir :

  • Ø Une protection
  • Ø Un garrot
  • Ø Des aiguilles IV (biseau court en cas d’aiguille métallique)
  • Ø Un haricot contenant de l’eau  froide + eau de javel à 1/8
  • Ø Gants stériles

 

Techniques d’administrations :

  • Ø Choisir la veine en fonction des conditions locales, le choix doit se faire sur une veine, d’assez gros calibre, souple, ne roulant pas sous le doigt :
    • Soit au niveau du plis du coude :

ü Veine céphalique

ü Veine basilique

  • Soit au niveau de l’avant bras, ou au niveau du dos de la main, ou de pied (attention à la phlébite)

 

  • Ø Installer confortablement le patient
  • Ø Mettre une protection et poser le membre bien en appui sur le lit
  • Ø Poser le garrot au dessus du coude, et faire fermer le poing du patient, le garrot ne doit pas arrêter la circulation artérielle, pour s’en assurer, le pouls doit rester perceptible
  • Ø Aseptiser la peau au niveau du pli du coude
  • Ø S’aseptiser les mains, et enfiler les gants
  • Ø Purger la seringue
  • Ø Repérer la veine à ponctionner
  • Ø Empaumer l’avant bras du patient dans sa main gauche et tendre la peau avec le pouce pour immobiliser la veine
  • Ø Saisir la seringue, le biseau de l’aiguille étant donné tourné vers le haut
  • Ø Appuyer l’aiguille au centre de la veine à ponctionner perforer la peau , puis la veine, pousser l’aiguille dedans 1 à 2cm dans celle-ci en ayant la seringue en position tangentielle à la peau, l’aspiration du sang, ou un afflux de celui-ci témoigne de la mise en place
  • Ø Oter le garrot
  • Ø Injecter doucement le médicament suivant prescription (se munir d’une montre ou d’un chronomètre) en aspirant de temps à autre pour s’assurer que l’aiguille soit toujours dans la veine
  • Ø Poser à la fin un tampon imbibé d’antiseptique à la base de l’aiguille, retirer l’aiguille
  • Ø Exercer une légère pression sur l’endroit d’injection, au moyen du tampon, bras à laisser tendu et surélevé
  • Ø Coller éventuellement un sparadrap sur l’endroit d’injection
  • Ø Jeter l’aiguille utilisée dans un conteneur de matière compacte, ne pas la recapuchonner
  • Ø Réinstaller confortablement le patient, surveiller ses réactions
  • Ø Inscrire le soin sur la feuille de température ou le carnet de soins du patient
  • Ø Entretenir le matériel .

 

                               LA PERFUSION

   

I-Définition

 

     C’est  un procédé permettant l’injection lente et continu de liquide dans la circulation sanguine, habituellement dans une veine .Elle permet également l’administration de médicament, de solution électrolytique (sodium, potassium, etc.….) de dérivés de sang ou des produit de nutrition artificielle (à base de glucides, de lipides, et d’acide amines).

Elle est indispensable lorsque la voie orale et le tube digestif ne peuvent être utilisés.

 

II-Indication

 

La perfusion permet l’apport prolongé, à rythme lent :

                      -d’eau en quantité importante, au cours de la réhydratation, au cours de l’alimentation intra veineuse

                      -de médicament, permettant l’imprégnation continue de tout l’organisme, exemple : perfusion d’antibiotique.

 

III-Préparation du matériel

 

              1-Les solutés injectables :

 

                       Se présentent : flacon  de 250ou 5OOml obturés par un bouchon de CC

                                               -Sachet de plastique épais, fermé par un bouchon

                Les principaux solutés :

 

Les solutés isotoniques :

                -soluté de chlorure de sodium ou sérum physiologique à 9%

                -soluté glucosé à 5%

                -soluté de carbonate mono sodique (bicarbonaté) à 14 ‰

Un soluté est isotonique au sérum sanguin lorsqu’il a la même pression osmotique que le sérum sanguin

Dans un soluté isotonique, les éléments figurées du sang (hématies leucocytes) peuvent se maintenir sans modification sensibles de leur propriétés et leur forme.  

Les solutés hypertoniques :

                -soluté de chlorure de sodium à 10 ou 20%

                -soluté glucosé à10 ou 30%

                -soluté bicarbonaté à30%

Un soluté hypertonique ne doit jamais être utilisée par voie hypodermique, mais toujours par voie intraveineuse.

La pression osmotique exercée par ce soluté supérieur à celle du sang et des liquides cellulaires provoquent une déshydratation intracellulaire au point de piqûre et par la suite de vastes escarres.

Les solutés à grosses molécules :

                 -soluté synthétique, la grosseur des molécules permet le maintient de l’eau à l’intérieur des vaisseaux, ex : le dextran, le subtosan, le réhomacrodex.

Les solutés contenant des principes nutritifs :

                 -soluté d’acides aminés : le trophysan

                 -émulsion de lipide : le lipiphysan

Les solutés contenant des principes médicamenteux

Sont très nombreux :

              -les uns sont préparer industriellement (ex : la roclamine, l’arginine)

              -les autres sont prépares extemporanément à partir d’un soluté isotonique ou physiologique.

             

                2-la tubulure

 

Elle est en matière plastique, à usage unique, livrée stérile, elle comprend :

                 -une prise d’air séparer ou incorporer au dispositif de la perfusion

                 -une aiguille pour perforer le bouchon du flacon

                 -un tube court la reliant à :

                       -stilligoutte prolonge par un autre tube plus long, terminé par un embout recouvert d’un protecteur

                       -une pince pour régler le débit  

                 - certaine tubulure comportent :

                       -un filtre associé au stilligoutte (tubulure pour le sang et le plasma)

                 -un raccord en CC avant l’embout pour permettre l’injection intraveineuse directe en court de perfusion.

 

              3-Les aiguilles

              

               - aiguille à ponction veineuse (biseau court)

               - aiguille à ailette (épicrânienne, prolongée par une courte tubulure en plastique, permet une bonne fixation).

               -intra nulle de différente tailles permettant l’adaptation directe à la tubulure et la visualisant le sang lorsqu’on est dans la veine.

 

              4- Matériel de fixation

                 - pied et panier à sérum

                 - attelle et bandes

                 - sparadrap

 

           

 

  5- Autre matériel

            

             - plateau, pince à servir, compresses, coton, alcool, bétadine, alèse de protection, garrot, haricot.

 

IV- Préparation du malade

 

-Prévenir le malade et l’installer confortablement, surtout si la perfusion doit être continue.

-Lui mettre à proximité de la main les objets utiles

 

V- Préparation de la perfusion

 

Préparation du soluté médicamenteux

Le mélange extemporané de soluté et de médicament doit être fait avec grande asepsie.

- Aseptiser le bouchon de CC avec un tampon contenant un antiseptique, le laisser quelques minutes en contact avec le bouchon.

- Piquer dans le bouchon avec une grosse aiguille.

- Prélever la solution médicamenteuse dans une seringue et les injecter successivement dans le flacon.

-Eviter toute faute d’asepsie.

-Aseptiser chaque ampoule avant de l’ouvrir.

- Poser la seringue dans un plateau stérile.

- la préparation doit être faite peut de temps avant la pose de la perfusion.

Le sérum glucosé est un bon milieu de culture pour les bactéries.

-         Ne jamais laisser s’ejourné un flacon déjà préparer dans la chambre d’un malade, le mettre dans le réfrigérateur en notant le nom du malade.

-Inscrire de façon lisible sur le flacon le nom et la dose de tous les médicaments ajoutes au soluté.

 

VI- Surveillance de la perfusion

 

Régler la perfusion :

 

Le rythme ne doit pas être trop lent (le sang peut coaguler dans l’aiguille).

Le rythme ne doit pas être trop rapide (le malade peut présenter des signes d’intolérance).

Régler le débit : en moyenne ; 20 à50 gouttes/minute chez l’adulte, 8à10gouttes chez l’enfant.

Calculer le débit de la perfusion suivant sa durée :

Exemple : 1Flacon de 500 ml doit passer en 4 heures

                     Donc : 4 heures = 240 mn

                                 1ml       =20 gouttes

    Le débit sera égale à : 500 × 2O gttes = 42 gttes / minute

                                               240   

Surveiller l’écoulement

 

              Ne pas laisser l’air s’introduire dans la veine, lorsque le flacon est vide, fermer la perfusion(ne pas attendre le vide complet)

               Si on veut continuer la perfusion préparer le flacon suivant, aseptiser le bouchon, enlever l’aiguille de l’ancien flacon et l’introduire dans le nouveau flacon préparé.

              Suspendre le flacon, ouvrir la perfusion.

 

Vérifier la position de l’aiguille

 

             La perfusion peut s’arrêter, car l’aiguille bute contre la paroi de la veine (la soulever légèrement).

             La perfusion passe sous la peau en dehors de la veine, la peau est oedématiée, et infiltrée (arrêter la perfusion et la placer dans un autre endroit).

             La perfusion coule sur le bras, dans le lit, la tubulure s’est désadaptée

VII- Incidents et accidents

 

1-Locaux :

 

-Hématome, se voit surtout chez les malades ayant une fragilité capillaires ou des troubles de Coagulation, il est douloureux .Il faut faire des pansements chauds alcoolisées.

 

-La lymphangites, se traduit par une traînée rouge et douloureuse le long du membre, et une élévation de la température, elle est due à une intolérance au cathéter ou à une faute d’asepsie, dans ce cas :

                     - changer la place de la perfusion

                     - faire des pansements chauds alcoolisés

                     - donner parfois des antibiotiques

 

-La sclérose de la veine : dans ce cas la perfusion passe difficilement .La paroi interne de la veine est irrité par le liquide de la perfusion (sérum glucosé hypertonique).

                     - changer fréquemment le lieu de la perfusion.

 

-L’escarre : se voit après le passage en sous cutanée d’un liquide de perfusion hypertonique

                     - bien surveiller la perfusion spécialement avec les solutés hypertoniques et les médicaments vasoconstricteurs.

 

2-Generaux

 

- Accidents de surcharge : liés à un rythme trop rapide, surtout chez les malades artérioscléreux se traduisant par une gène respiratoire, une angoisse, des sueurs, cet accident peut provoquer un oedème aigu du poumon. 

                     -Le traitement consiste à ralentir la perfusion

 

-Accident d’intolérance : dus aux médicaments introduits dans la perfusion, les signes varient en fonction du médicament.

L’infirmière doit connaître les particularités des médicaments utilisés.

 

N.B : Une perfusion thérapeutique efficace, nécessite une surveillance attentive pour ne pas être nocive.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PREPARER LE MALADE ET LE MATERIEL ET ASSURER LA SURVEILLANCE DU MALADE PENDANT ET APRES LES PONCTIONS SUIVANTES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA PONCTION D’ASCITE

    

 

   DEFINITION

 

     Technique (acte médical) qui consiste à introduire une aiguille dans la cavité péritonéale pour en prélever le contenu.

 

BUTS

 

a-    Exploration : affirme le diagnostic et oriente l’étiologie.

La ponction d’ascite permet donc :

  • La vérification de l’existence d’un liquide d’épanchement
  • L’étude du liquide d’épanchement. (s’il existe)
    • Coloration :

ü Jaune citron, dans les transsudats : les cirrhoses hépatiques, les insuffisances cardiaques, (origine mécanique)

ü Jaune paille dans les exsudats : cancer et tuberculose péritonéale (origine inflammatoire)

ü Hémorragique en cas de cancer

ü Verdâtre en cas d’épanchement biliaire.

ü Laiteux en cas d’épanchement chyleux.

  • Aspect :

ü Fluide dans les transsudats

ü Gluant ou collant dans les exsudats.

  • Examen du liquide :

ü Examen chimique : dosage d’albumine

ü Examen cytologique :

                       - Taux et types de cellules présentes (lymphocytes, polynucléaires..)

                       - Recherche de cellules néoplasiques

ü Examen bactériologique : recherche de BK

 

b-    évacuation : chez tout malade présentant une ascite avec :

  • Dyspnée importante
  • Cyanose
  • Tachycardie
  • Gêne à la marche
  • Douleur de l’abdomen

     Chaque ponction entraîne la soustraction d’une certaine quantité de protides qu’il faudra compenser par des perfusions de protéines.

c-     thérapeutique :injection de médicaments antimitotiques dans les ascites cancéreuses.

 

INDICATIONS

 

Etant donné sa bénignité, la ponction d’ascite est indiquée chaque fois que l’on suspecte une ascite : toute ascite doit être ponctionnée.

  • Ø Rappelons les principales étiologies des ascites :
    • Cirrhoses du foie
    • Hypertension portale
    • Tuberculose péritonéale
    • Insuffisance cardiaque
    • Péricardite constrictive
    • Cancers :

                       - Cancers primitifs du péritoine

                       - Atteintes métastasiques du péritoine

  • Syndrome néphrotique….

 

CONTRE INDICATIONS

 

  • Troubles graves de l’hémostase.

 

MATERIEL

 

  • Nécessaire pour asepsie :
    • Alcool à 70
    • Alcool iodé ou bétadine
    • Plateau stérile
    • Pince à servir
    • Compresses stériles
    • Gants stériles
    • Champs stériles si possible
    • Lampe à alcool + allumettes (parfois)
    • Nécessaire pour la ponction et le recueil du liquide :
      •     Aiguille à mandrin de KUSS ou de TUFFIER stérile, à biseau court de 10 à 15cm de longueur ou cathlon à usage unique de préférence
      • Tubulure stérile de perfusion sans filtre à usage unique dotée d’un modérateur de débit.
      • Bocal stérile (de 2 à 3 litres)

  

  •  Nécessaire pour l’examen du liquide :
    • Trois tubes stériles
    • Parfois le nécessaire pour la réaction de RIVALTA.
    • Bons de laboratoire + étiquettes.
    • Le nécessaire pour anesthésie local (rarement utilisé)
    • Nécessaire pour faire face aux accidents :
      • Stimulants cardiaques
      • Seringue + aiguille stériles

 

  • Matériel divers :
    • Nobécutane ou collodion (si disponible)
    • Protection
    • Sparadrap
    • Ciseau
    • Deux haricots

 

NB : ne pas oublier de préparer le dossier complet du malade.

 

PREPARATION DU MALADE

 

  • Ø Le malade sera prévenu de la ponction
  • Ø Le faire uriner, au besoin faire un sondage avant la ponction pour éviter de placer l’aiguille dans la vessie distendue.

 

TECHNIQUE

 

a-    installation du malade :

Le malade est installé en décubitus dorsal avec un oreiller, en légère inclinaison sur le côté gauche, avec parfois un oreiller sous la fesse droite.

 

 

b-    la ponction :

ü Après asepsie de la peau, le médecin ponctionne dans la fosse iliaque gauche (pour éviter de piquer le foie ou le colon droit) : le point de ponction se situe à l’union du 1/3 externe d’une ligne fictive joignant l’ombilic et l’épine iliaque antéro-supérieure en pleine matité.

ü L’aiguille est introduite avec son mandrin perpendiculairement à la peau.

ü Le mandrin est retiré et conservé dans le tube stérile (ou plateau stérile)

ü Le liquide s’écoule spontanément.

Si ponction exploratrice :

ü Recueillir le liquide dans différents tubes pour examens de laboratoire. (parfois le médecin utilise une seringue pour effectuer ces prélèvements).

Si ponction évacuatrice :

ü Adapter la tubulure à l’aiguille

ü Entourer l’embout de l’aiguille d’une compresse et fixer le tout à la peau.

ü Mettre l’autre extrémité de la tubulure dans le bocal stérile.

ü Régler le débit : celui-ci doit être en goutte à goutte très continu mais non en jet. La quantité à prélever sera prescrite par le médecin :

500ml à 2 ou 3 litres.

ü Surveiller le malade.

 

c-     a la fin de la ponction :

ü Retirer l’aiguille d’un coup sec, (certains le font après remis le mandrin dans l’aiguille).

ü Aseptiser le point de ponction en tamponnant avec une compresse imbibée d’alcool iodée ou de bétadine

ü Faire un pansement compressif (mettre du Nobécutane ou du collodion si possible sur le point de ponction)

ü Mettre le malade sur le côté droit pour empêcher le fuite du liquide par l’orifice de l’aiguille.

ü Noter la quantité prélevée sur la feuille de température.

 

INCIDENTS ET ACCIDENTS

 

a-    incidents :

 

  • Piqûre d’un vaisseau de la paroi, sans gravité, sauf s’il existe des troubles graves de la coagulation (cirrhose)
  • Arrêt de l’écoulement :

         - L’aiguille est obturée par une frange de l’épiploon ;

                   La remuer légèrement et l’écoulement reprend.

         - L’aiguille est bouchée par un caillot d’albumine ;

                   Sa mobilisation ne fait pas reprendre l’écoulement, il faut l’enlever.

b-    accidents :

  • Collapsus cardio-vasculaire.
  • Hémorragie intra péritonéale à vacuo

Ils sont liés tous les deux à une décompensation très brutale provoquée par un écoulement trop rapide.

  • Infection péritonéale qui pourrait être la conséquence :

         - De fautes d’asepsie au moment de la ponction

         - De la persistance de l’écoulement par l’orifice de la ponction, (bien l’obturer avec du Nobécutane ou du collodion).

 

 

SURVEILLANCE

  • Surveiller l’écoulement du liquide
  • Surveiller le débit, le bon fonctionnement du système mis en place.
  • Surveiller l’aspect du liquide (clair, hémorragique…)
  • Surveiller :

         - Le faciès

         - La tension artérielle

         - Le pouls

         - Le pansement (vérifier si persistance d’écoulement du liquide)

         - L’état général.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA PONCTION BIOPSIE DU FOIE

 

DEFINITION

         Technique qui consiste à prélever un fragment du parenchyme hépatique en vue d’un examen histologique.

 

INDICATIONS

  • Ø Hépatites chroniques
  • Ø Cirrhose hépatique
  • Ø Hémochromatose
  • Ø Cancer hépatique
  • Ø Hépatomégalie de cause indéterminée.

 

CONTRE INDICATIONS

  • Ø Trouble de l’hémostase
  • Ø Kyste hydatique du foie
  • Ø Angiocholite par obstruction des voies biliaires extra hépatiques.
  • Ø Ascites importantes
  • Ø Tumeur hépatique hyper vascularisée.
  • Ø Foie congestif de l’insuffisance cardiaque avec stase veineuse.

 

PREPARATION DU MALADE

a)- les jours précédant l’examen

  • Ø S’assurer de l’absence des contre indications
  • Ø Faire un bilan d’hémostase complet : T.S, T.P, T.C.A, plaquettes.
  • Ø Demander un groupage sanguin et facteur rhésus.
  • Ø Demander une échographie. (Celle-ci doit être récente)

b)- la veille de l’examen :

  • Ø Le malade doit être hospitalisé
  • Ø Lui administrer un hémostatique sur prescription médicale
  • Ø Le rassurer
  • Ø Lui demander de rester a jeun

c)- le matin de l’examen :

  • Ø Malade a jeun
  • Ø Administrer selon les habitudes de service une à deux ampoules de vitamines K.
  • Ø Rassurer le malade et lui faire une prémédication (si agité) selon avis médical.

MATERIEL

Le matériel à préparer pour nue ponction biopsie du foie par voie transcutanée ou transpariétale est le suivant :

  • Ø Nécessaire pour asepsie :
    • Alcool à 70.
    • Alcool iodé ou bétadine
    • Compresses, gants et champs stériles.
    • Pinces stériles.
    • Nécessaire pour anesthésie locale :
      • Seringue de 20cc + aiguilles sous cutanées stériles.
      • Xylocaîne à 1%
      • Ø Nécessaire pour la ponction et le prélèvement :

         Trousse à usage unique type HEPAFIX DE BRAUN MESUNGEN se composant :

                   - D’un bistouri très pointu

                   - D’une aiguille à biopsie

                   - D’un mandrin spécial

                   - D’une seringue de 10ml avec cran d’arrêt à la graduation 6ml, pour l’aspiration du fragment.

  • Cupule stérile pour le sérum physiologique
  • Sérum physiologique
  • Flacon avec liquide fixateur
  • Bon d’examen + étiquette
  • Ø Nécessaire pour faire face aux incidents et accidents :
    • Seringue + aiguilles stériles + tonicardiaque.
    • Vessie de glace.
    • Ø Matériel divers :
      • Protection
      • 2 haricots
      • Sparadrap
      • Ciseau, eau de javel.

TECHNIQUE :

a-    installation du malade :

Le malade est installé dans son lit au mieux sur une table d’examen :

  • Ø En décubitus dorsal avec légère rotation vers la gauche
  • Ø La tête est totalement tournée vers la gauche
  • Ø Le bras droit est relevé, main sur la tête.

b-    la ponction :

Elle  est faite par le médecin, le plus souvent par voie intercostale en pleine matité hépatique (8é ou 9é E.I.C.D, entre la ligne axillaire antérieure et la ligne axillaire moyenne). C’est une biopsie par aspiration-section du parenchyme hépatique après :

  • Ø Asepsie de la peau
  • Ø Anesthésie locale
  • Ø Perforation de la peau avec la pointe d’un bistouri.
  • Ø Introduction de l’aiguille à biopsie avec son mandrin à travers la proi
  • Ø La seringue remplie de sérum physiologique est adaptée à l’aiguille après retrait du mandrin.
  • Ø On demande au malade de bloquer sa respiration en fin d’expiration.
  • Ø L’aiguille est enfoncée rapidement de 6 cm environ (2 à 3cm dans le parenchyme hépatique) et retirée aussitôt. Une forte aspiration est maintenue dans la seringue pendant toute l’opération.
  • Ø Le fragment prélevé est mis dans le liquide de bouin.

c-     après la ponction :

  • Ø Nettoyer la région ponctionnée
  • Ø Faire un pansement
  • Ø Placer le malade en décubitus latéral droit, le bras droit collé à la paroi thoracique faisant pression au point de ponction pendant un quart d’heure.
  • Ø Envoyer le prélèvement au laboratoire
  • Ø Surveiller le malade.

INCIDENTS ET ACCIDENTS

  • Ø Douleurs dans la région sous-costale droite avec irradiation vers l’époule.
  • Ø Lésions des vaisseaux intercostaux
  • Ø Lipothymie, malaise vagal.
  • Ø Péritonite biliaire.
  • Ø Hémorragie intra pleurale.
  • Ø Pneumothorax

SURVEILLANCE

  • Ø Le malade doit rester couché en décubitus latéral droit strict pendant 6 heures.
  • Ø Le repos strict au lit est impératif pendant 24h
  • Ø Vessie de glaces localement, antalgiques sur prescription médicale.
  • Ø Surveiller le pouls et la tension artérielle toutes les ½ heure pendant 2 heures, puis toutes les heures pendants 6h, ensuite toutes les 3h.
  • Ø Appeler le médecin en cas de chute de la T.A, tachycardie, douleur abdominale ou thoracique violentes.
  • Ø Alimentation possible 2h après l’examen
  • Ø Eviter tout exercice physique violent pendant une semaine.

REMARQUE :

Dans certains cas, la P.B.F peut être effectuée sous contrôle optique ou échotomographique.

 

 

 

 

 

LA PONCTION BIOPSIE RENALE (P.B.R)

I-      DEFINITION :

         C’est une technique qui consiste à prélever un fragment du parenchyme rénal en vue d’un examen histologique. Elle se fait le plus souvent par voie percutanée.

II-      INDICATIONS :

  • Néphropathies glomérulaires
  • I.R.A avec signes glomérulaires
  • Protéinuries glomérulaires permanentes
  • Syndrome néphrotique
  • Néphropathies chroniques sans cause urologique décelable
  • Atteintes rénales des maladies systémiques

III-       CONTRE-INDICATIONS :

  • Anomalies de l’hémostase,
  • Rein polykystique,
  • Rein unique,
  • Atrophie rénale,
  • tuberculose rénale,
  • Suppurations rénales,
  • Suppurations péri rénales,
  • Hydronéphrose,
  • H.T.A. sévère,
  • Traitement anticoagulant en cours: il doit être interrompu quelques jours à l’avance.

IV-      PREPARATION DU MALADE

  • Malade hospitalisé,
  • Préparer le malade psychologiquement et lui expliquer la nécessite de
    l’examen.
  • Vérifier la présence dans le dossier du malade:

-         des radiographies indispensables (U.I.V), échographies

-         de la carte de groupage,

-         des résultats des tests de l’hémostase

  • Surveiller la température et la T.A.
  • Arrêter sur avis médical un traitement anticoagulant en cours
  • Préparer la région à ponctionner
  • Le matin de l’examen : faire la prémédication

         V- MATERIEL

  • Matériel pour asepsie :

-         Champs, gants compresses stériles

-         alcool à 70°, alcool iodé ou betadine

-         pince à servir

-         plateau stérile

  • Matériel pour anesthésie locale : xylocuïne à 1% + seringue et aiguilles stériles.
  • Un bistouri + une aiguille à P. L pour guider l’aiguille à ponction.
  • Aiguille spéciale pour P.B.R (aiguille de VIM-SILVERMAN), de préférence aiguille jetable après usage.
  • Un flacon avec du liquide de BOUIN pour recueillir le fragment
  • Nécessaire pour le pansement
  • Double décimètre crayon dermographique
  • Un plan dur + oreiller ou coussin

VI- TECHNIQUE

    La position du malade :

    Le malade est allongé sur le ventre, un coussin placé au niveau de la région abdominale permettant de maintenir les reins contre la paroi lombaire.

La ponction :

    Une fois les repères osseux et du pôle inférieur du rein tracés sur la peau, le spécialiste :

  • Aseptise la région et procède à une anesthésie locale soigneuse
  • Introduit d’abord une aiguille exploratrice (aiguille à P.L) au point
    correspondant au pole inférieur du rein
  • Procède à l’anesthésie plan par plan du trajet à de la xylocaine. (on
    reconnaît que l’aiguille est parvenue au contact du fait qu’elle est animée
    de mouvements rythmés par la respiration).
  • Repère la distance entre l’orifice cutané et la pointe de l‘aiguille
    exploratrice qui est retirée.
  • Pratique un orifice cutané au point d’entrée avec la pointe du bistouri et
    introduit selon le même trajet l’aiguille à biopsie de VIM-SILVERMANN. Cette dernière découpe un fragment du parenchyme rénal à l’aide de ses deux lames.
  • Le fragment prélevé est mis dans le liquide de BOUIN, un pansement 
    fait par la suite.


Remarque : laiguille peut être guidée par échographie.

VII-INCIDENTS ET ACCIDENTS

  • Lipothymie
  • Douleurs dans la région lombaire à type de colique néphrétique
  • Hématurie souvent modérée parfois plus abondante
  • Hématome péri-rénal
  • Lésion du pédicule rénal (hémorragie grave).

VIII-SURVEILLANCE

         Après la ponction, le malade doit rester allongé (lit strict) pendant 24 heures

         Surveiller étroitement:

  • le pouls, la tension artérielle toutes les heures pendant 4 heures ensuite
  • toutes les trois heures,
  • la conscience,
  • l‘aspect des téguments, le pansement,
  • la diurèse, la couleur des urines: il est important de recueillir les urines dans des bocaux différents afin d’apprécier les modifications de couleur et de dépister une hématurie éventuelle (la première miction doit être claire parfois elle peut être hématurique, les urines s’éclaircissent ensuite)
  • l’apparition de douleur,
  • la température.

Avertir le médecin en cas d’hématurie, de douleurs lombaires, de chute tensionnelle ou autres anomalies.

Le malade peut manger et boire abondamment.

A sa sortie de l’hôpital, lui recommander d’éviter les efforts et exercices physiques violents pendant plusieurs jours.

 
REMARQUE : La P.B.R. peut être faite à vue, après incision chirurgicale et sous anesthésie générale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA PONCTION LOMBAIRE


DEFINITION

         Technique qui consiste à introduire une aiguille dans l’espace sous-arachnoïdien du canal rachidien entre L3 et L4 ou L4 et L5 dans les conditions d’asepsie rigoureuse.


BUTS

  • Ø Diagnostique:
    • Recueil et étude du L.C.R :

-         Examen physique.

-         Examen chimique.

-         Examen cytologique.

-         Examen bactériologique, virologique, parasitologique.

  • Exploration radiologique:

-         Myélographie.

-         Encéphalographie.

-         Ventriculographie.

  • Ø Thérapeutique:
    •  Injection médicamenteuse : ATB, corticoïdes, antimitotiques…
    •  Evacuer le LCR en cas d’hydrocéphalie (dilatation des cavités ventriculaires par le LCR).
    • Ø Anesthésique:
      • Injection de produit anesthésique dans l’espace sous-arachnoïdien: c’est la rachianesthésie. (réalisée chez les vieillards ou sujets fragiles).

 
INDICATIONS:

  •  Méningites.
  •  Sdr méningé.
  • Affections neurologiques :

-         AVC.

-         Coma fébrile inexpliqué.

-         Encéphalite…

  •  Troubles psychiques.
  •  Poliomyélite.
  •  Traumatisme crânien avec rhinorrhée ou otorrhée importante.
  •  Suspicion de compression médullaire.
  •  Trypanosomiase.
  •  Syphilis tertiaire.

CONTRE-INDICATIONS :

  • Hypertension intracrânienne : Contre indication majeure (risque d’engagement des amygdales cérébelleuses dans le trou occipital entraînant une mort subite par compression bulbaire). Elle est recherchée par l’examen du fond d’oeil ou au moins par la mesure de la pression du L.C.R.
  • Lésion infectieuse cutanée ou osseuse de la région lombaire (mal de POTT).
  • Déformation de la colonne vertébrale rendant difficile la ponction lombaire (cyphose, scoliose...).

 
PREPARATION DU MALADE :

  • La ponction lombaire doit être précédée d’un examen du fond d’oeil pour éliminer une H.T.I.C.
  • Expliquer la technique au malade pour le rassurer et obtenir sa collaboration.
  • Malade à jeun sauf en cas d’urgence (pour éviter les nausées ou les vomissements..).
  • Une prémédication peut être prescrite (selon le cas).


MATERIEL :

  • Matériel pour asepsie : pince à servir, plateau stérile, petits champs stériles, compresses stériles, pinces stériles, alcool à 70°, betadine, gants stériles, lampe à alcool + allumettes.
  • Matériel pour ponction et prélèvement:

-         Aiguille de TUFFIER ou de LABORDE (10 à 15cm de longueur à biseau court).

-         Manomètre de Claude avec son robinet et son raccord en caoutchouc.

-         Trois tubes stériles, bon de labo, étiquettes.

  • Matériel divers :

-         Seringue + aiguille stérile + solution à injecter.

-         Protection.

-         Sparadrap + ciseaux.

-         Deux haricots + oreiller.

-         Deux billots si nécessaires.

-         Une serviette.

 
TECHNIQUE

1-    INSTALLATION DU MALADE:

Deux positions sont possibles :

                    a/  La position assise:

                   Le patient est assis, jambes pendantes au bord du lit, penché en avant, la tête fléchie (le dos rond), les bras croisés sur un oreiller maintenu sur l’abdomen.

                   Un aide est placé devant lui et l’aide à maintenir la position pendant la ponction.

                   b/  La position couchée:

                   Le patient est en décubitus latéral en chien de fusil, le dos bien arrondi, la tête fléchie, le menton sur le sternum, un aide est placé devant lui, maintient la tête rapprochée au maximum des genoux.

2-    LA PONCTION:

Elle est réalisée par le médecin, assistée par l’infirmier.

L’opérateur:

v repère le point de la ponction

v aseptise les mains et met des gants stériles

v désinfecte largement la peau du malade

v repère une nouvelle fois le site de ponction

v introduit l’aiguille à ponction munie de son mandrin entre L4 et L5.

v Quand l’aiguille est dans le canal rachidien, il retire le mandrin et le L.C.R s’écoule alors.

3-    LA MESURE DE LA PRESSION:

v C’est le premier temps de l’examen

v L’opérateur adapte le raccord distal du manomètre à l’aiguille

v Le manomètre est maintenu en position horizontale dans le plan de l’aiguille.

v La lecture de la pression est faite :

-         10 à 15cm d’eau dans la position couchée,

-         18 à 25cm d’eau dans la position assise.

4-    LE RECUEIL DU LCR:

       Il est recueilli dans des tubes pour les différents examens demandés: un à trois ml par tube, ne pas excéder 15 ml chez l‘adulte et 10 ml chez l’enfant. En cas d’injection de médicaments, présenter le nécessaire au médecin.

REMARQUE:Les prélèvements sont transportés immédiatement au laboratoire. Ne jamais conserver les tubes de LCR au froid.

5-    ABLATION DE L’AIGUILLE:

  • Le mandrin est réintroduit dans l’aiguille avant son ablation.
  • Présenter au médecin une compresse imbibée de betadine.
  • Réinstaller immédiatement le malade en décubitus dorsal sans oreiller.

INCIDENTS ET ACCIDENTS

  • Ponction lombaire impossible par ossification des ligaments intervertébraux ou déformation de la colonne vertébrale.
  • Ponction blanche due à un cloisonnement méningé.
  • Douleur vive d’apparition brutale irradiant dans le membre inférieur due à la piqûre d’une racine de la queue de cheval. Elle est fugace et sans gravité.
  • Lipothymie, Syncope.
  • Hémorragie pariétale sans gravité (le sang apparaît dans le premier tube).
  • Céphalées, avec nausées et vomissements dus à la modification de pression intrarachidienne; un changement de position peut soulager le malade ® position déclive.
  • Crise convulsive (20 ou 30 minutes après la ponction lombaire et suite à une injection médicamenteuse).
  • Mort subite à la suite d’une décompression brutale par engagement des amygdales cérébelleuses dans le trou occipital.

 
SURVEILLANCE:

Pendant la ponction :

  • Veiller au maintien de la position pour faciliter le passage de l’aiguille entre les deux apophyses épineuses.
  • Surveiller l’aspect du malade : coloration, sueur, respiration, pouls, comportement, état de conscience.

Après la ponction lombaire :

  • Le malade doit rester couché à plat sur le dos, sans traversin pendant au moins 3 heures.
  • Il restera allongé au lit pendant la journée.
  • Informer le patient sur la nécessité d’un repos absolu au lit, à plat et sans oreiller pendant 24 heures, pour éviter le Sdr post-PL (violentes céphalées, vomissements, vertiges).
  • Surveiller la conscience, le pouls, la TA, la respiration, la T°, l’apparition de douleurs lombaires, de céphalées, nausées, vomissements, l’état général pour dépister es incidents et accidents.
  • La diète absolue sera maintenue pendant 2 à 3 heures, le malade mangera ensuite légèrement dans la journée.


Remarque:

         Au cours de la ponction lombaire, la manoeuvre de QUECKENSTEDT STOOKEY peut être effectuée. Elle a pour but de déceler s’il existe un obstacle à la circulation du L.C.R dans le canal rachidien. Elle consiste à mesurer la pression du L.C.R après:

-         Compression de veines jugulaires.

-         Compression du foie.

 

PONCTION LOMBAIRE

 

LA PONCTION PLEURALE

DEFINITION 

Méthode d’exploration de la plèvre permettant d’affirmer le diagnostic d’une pleurésie et d’en préciser l’étiologie. Elle consiste à introduire une aiguille dans la cavité pleurale pour en prélever le contenu.

BUTS ET INDICATIONS 

Normalement une fine lame de liquide lubrifie les surfaces séreuses de la cavité pleurale (surfactant)

Anormalement le liquide peut augmenter dans des proportions importantes

-         On parle d’hydrothorax ou de TRANSUDAT quand l’épanchement est du à un obstacle mécanique gênant la circulation sanguine.

-         Le liquide est SERO-FIBRINEUX et porte le nom d’exsudat quand il est d’origine inflammatoire, il contient une forte quantité de lymphocytes

  •  La ponction pleurale peut avoir une action :
    • Ø EXPLORATRICE :

-         Vérification de l’existence et l’étude de la nature de l’épanchement suspecté par examen clinique et radiologique (sérofibrineux, purulent, hémorragique)

-         Examen du liquide

  1. Chimique : dosage d’albumine
  2. Cytologique : recherche des leucocytes                                                           recherche de cellules néoplasiques
  3. Bactériologique

-          Recherche d’une fistule broncho pleurale par injection de bleu de méthylène dans la cavité pleurale donnant immédiatement une expectoration bleue.

  • Ø EVACUATRICE :

            Evacuation en partie ou en quasi-totalité un épanchement pleural. Elle est faite lorsque l’épanchement devient gênant ou dangereux par son abondance.

  • Ø THERAPEUTIQUE :

Lavage de plèvre indispensable en cas de pleurésie purulente.

Injection médicamenteuse intra pleurale (antibiotique, antimitotique) après évacuation de la quasi-totalité de l’épanchement.

Injection d’air en vue de création d’un pneumothorax artificiel (rarement utilisé actuellement).

  • Ø BIOPSIQUE :

         Prélèvement d’un fragment de plèvre pariétal en vue d’un examen anatomopathologique : suspicion d’une tuberculose, d’un cancer.

I                    ROLE INFIRMIER :

v R.DANS LA PREPARATION DU MALADE:

  • Informer le malade sur l’innocuité du soin ; lui expliquer le déroulement, pour s’assurer de sa collaboration.
  • S’assurer surtout pour une ponction biopsique qu’il n’y a pas de risque d’hémorragie (traitement anticoagulant).
  • Vérifier que les radiographies pulmonaires (face et profil) figurent bien au dossier.
  • Administrer éventuellement selon les prescriptions médicales une prémédication, une demi-heure avant la ponction (si malade anxieux).

v R. DANS LA PREPARATION DU MATERIEL :

Le matériel sera en fonction du type de ponction à effectuer mais il comporte toujours :

  • De quoi désinfecter la peau avant et après la ponction : pince montée, antiseptique coloré.
  • Gants stériles.
  • Tubes pour prélèvement : prévoir 3 tubes + bons de laboratoire.
  • Pour la ponction exploratrice :
    •  Aiguille de KUSS à biseau court, à mandrin si l’on pense trouver du pus : un trocart de gros calibre.
    • Une seringue étanche de 20 cc.
    • Une ampoule de bleu de méthylène dans une seringue si on soupçonne une fistule broncho pleurale au cours d’une pleurésie purulente.
    • Nécessaire pour la réaction de Rivalta.
    • Ø Pour la ponction évacuatrice :
      • Une tubulure pour siphonage ou une seringue de TOURNANT.
      • Un bocal gradué pour recueillir le liquide pleural et le mesurer.
    • Ø Pour le lavage de plèvre :
      • Un trocart (de tournant muni d’un robinet).
      • Une seringue (pleurolaveur de TOURNANT).
      • Un flacon stérile de sérum physiologique tiède pour le lavage.
      • Un bocal gradué pour recevoir le liquide de vidange.
      • Des raccords stériles.
      • Médicaments à injecter après le lavage.
    • Ø Pour la ponction biopsie :
      • L’aiguille d ‘ABRAMS ou CASTELIN.
      • Un bistouri + aiguille et fil pour suture ; Nécessaire pour pansement (compresses + sparadrap). De quoi faire une anesthésie locale : seringue de 5cc, aiguilles, anesthésique local (LIGNOCAINE à 1%) Flacon contenant du liquide de BOUIN (conservation du fragment) + bon de laboratoire.

v  R. DANS LE DEROULEMENT DE L’ACTE.

La participation de l’infirmier consiste à installer le malade, le surveiller, à assister le médecin, entretenir et stériliser le matériel.

INSTALLATION DU MALADE.

  • Pendant l’anesthésie
    • En décubitus dorsal ou latéral.
    • Ou assis dans son lit.
    • Ø Pendant l’examen (2 positions) :
      •  Position assise : le malade est assis sur le bord de son lit, bien calé les bras croisés sur un oreiller ; ou en califourchon sur une chaise.
      • Décubitus latéral : le coté sain est appuyé sur un ou deux oreillers et le bras du coté malade relevé.

Quelque soit la position adoptée, on installera le malade le plus confortablement possible et un aide maintiendra le malade dans la position choisie.

ASSISTANCE A LA REALISATION DE LA TECHNIQUE

  • La ponction est réalisée par le médecin
  • Il repère la matité, aseptise et anesthésie la région ; introduit l’aiguille
    au ras du bord supérieur de la côte (afin d’éviter de piquer les vaisseaux
    intercostaux).
  • La plèvre pariétale étant perforée, le mandrin est enlevé et la seringue est immédiatement adaptée à l’aiguille pour éviter la rentrée d’air dans la plèvre (évite le pneumothorax).

-         Pour une ponction exploratrice 10 à 20 cc de liquide sont recueillis dans des tubes pour le laboratoire + réaction de RIVALTA.

-         Pour une ponction évacuatrice, adapter à l’aiguille le système d’aspiration après avoir enlevé le mandrin.

-         Retirer le liquide lentement (en goutte à goutte et non en jet).

  • Si l’épanchement est abondant, la soustraction d’une quantité supérieure à 1 litre risque d’entraîner des accidents.

-         Avant d’enlever l’aiguille, remettre le mandrin.

-         Après l’ablation de l’aiguille, faire une légère compression et poser un pansement aseptique.

SURVEILLANCE DU MALADE

            Surveiller le malade pour dépister et prévenir les différents problèmes inhérents à la technique.

  • Ø Incidents :
    • Technique défectueuse par :

-         mauvais repérage.

-         aiguille trop fine ou trop courte.

  • plèvre cloisonnée.
  • hématome pariétal, sans gravite.
  •  Lipothymie : évanouissement causé par l’appréhension, la douleur (faire un stimulant cardiaque sur prescription).
  • Ø Accidents :

         Sont exceptionnels mais peuvent être dramatiques ; surveiller
attentivement:

  •  Le faciès :

-         sa coloration : la pâleur importante peut faire craindre une syncope grave.

-         Le regard angoissé est signe d’une complication (craindre une mort
subite par embolie gazeuse).

  •  La respiration :

-         doit rester calme tout au long de la ponction.

-         apparition d’une dyspnée indique une complication :

*       O.A.P. par décompression trop rapide

*       Pneumothorax (rentrée massive d’air par l’aiguille).

  •  La toux:

            A redouter car elle favorise les complications en particulier la perforation du poumon par l’aiguille.

 N.B : Un bon repérage, une introduction prudente de l’aiguille et une évacuation lente et modérée du liquide éviteront la plupart des accidents de la ponction pleurale.

 ENTRETIEN DU MATERlEL 

Décontaminer, entretenir et stériliser le matériel après usage (voir
décontamination, entretien et stérilisation du matériel).

NB :    LA REACTION  DE  RIVALTA

         C’est une technique qui permet de connaître l’origine d’un épanchement, est ce qu’il est d’origine inflammatoire ou mécanique.

Le matériel :

Le matériel pour ponction :

  • Ø Acide acétique
  • Ø Compte goutte
  • Ø Verre à pied

Technique :

  • Ø On met quelques cc de liquide retiré lors de la ponction dans le verre à pied
  • Ø Ajouter 4 à 5 gouttes d’acide acétique.

Le résultat :

v Le 1er cas : réaction positive :

Dans le cas d’exsudation : apparition du flocon blanchâtre donc l’épanchement est d’origine inflammatoire.

 

v Le 2éme cas : réaction négative :

Dans le cas de transudation : pas de formation de flocons, donc l’épanchement est d’origine mécanique. 

 

 

 

 

 

 

LA PONCTION GANGLIONNAIRE OU ADENOGRAMME

 

  • DEFINITION 

C’est le prélèvement et l’étude des différents éléments cellulaires contenus dans les ganglions lymphatiques.

Le prélèvement peut être effectué par :

      -Une ponction ganglionnaire

      -Une biopsie ganglionnaire

 

1/LAPONCTION GANGLIONNAIRE

 

  • INDICATIONS 

-Hypertrophies ganglionnaires des :

           .Hémopathies (leucémies, maladie de HODGKIN °

           .Métastases cancéreuses

           .Maladies infectieuses (tuberculoses)

 

  • CONTRE- INDICATION 

-Situation du ganglion dans une région très vascularisée exposant aux hémorragies.

 

  • ROLE DE L’INFIRMIER 

 

-Dans la préparation du malade :

    Bonne préparation psychologique, le prévenir de la ponction.

 

-Dans la préparation du matériel :

    Nécessaire pour asepsie : antiseptiques, compresses, pince montée, plateau stérile, champs, gants.

    Nécessaire pour anesthésié locale (si nécessaire)

    Nécessaire pour la ponction : seringue de 10 cc

    Nécessaire pour le laboratoire : lames de verre dégraissées, étiquettes, bons de laboratoire

    Nécessaire pour pallier aux accidents ( tonicardiaque, hémostatiques et de quoi les injecter )

    Matériel divers : haricots, désinfectant, protection, vessie de glace si besoin

 

-Dans la technique 

    Installer confortablement le malade, aider à la réalisation de la technique faite par le médecin :

    Après asepsie de la peau l’aiguille est enfoncée dans la masse ganglionnaire :la pulpe ganglionnaire prélevée par aspiration à la seringue est immédiatement étalée sur lame

  • RESULTATS 

Adénogramme normal

       .Lymphocytes                     60-70 %

       .Lymphoblastes                        20 %

       .Monocytes                               1  %

       .Plasmocytes                              1  %

Variations pathologiques

   L’examen montre la présence des :

      - Cellules anormales par ex :

                     Leucoblastes ( leucoses)

      - cellule de STERNBERG (maladie de HODGKIN)

        .Germes pathogènes : germes pyogènes, bacille de koch

 

2/LA BIOPSIE GANGLIONNAIRE 

 

       Le ganglion est prélève au cours d’une petite intervention chirurgicale faite le plus souvent sans anesthésie locale

       Elle permet d’étudier :

        -La structure biologique

        -L’architecture cellulaire

Elle précise les renseignements fournis par la ponction ganglionnaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA PONCTION DU PERICARDE

 

 

DEFINITION

C’est une technique qui consiste à introduire une aiguille dans la cavité péricardique pour en prélever le contenu .c’est un examen dangereux pratiqué dans les cas graves.

 

BUTS ET INDICATIONS 

Elle peut être faite :

  • Dans un but diagnostique :

Vérifier l’existence et l’étude de la nature du liquide d’épanchement

Déterminer la nature de l’épanchement

Faire un examen chimique et bactériologique

  • Dans un but thérapeutique :

Evacuer un épanchement abondant ( épanchement sero-fibrineux d’origine tuberculeux )

Injecter localement des  anti-biotiques  ( rarement utilisé )

 

MATERIEL 

  • Nécessaire pour l’asepsie de la peau :

Compresses stériles

Alcool à 70°

Alcool iodé

  • Nécessaire pour l’anesthésie locale (parfois utilisé ) :

Xylocaine à 1 %

Seringue et aiguille

  • Nécessaire pour la ponction :

Aiguille longue à mandrin type : de Tuffier ou de Laborde

Seringue de 20 cc

Des tubes pour recueillir le liquide+étiquettes+bons de laboratoire.

  • Nécessaire pour pallier aux accidents
  • Divers : haricots, protections, sparadrap .
  • Nécessaire pour décontaminer le matériel

 

 

PREPARATION DU MALADE 

  • Rassurer le patient et au besoin le calmer par des sédatifs selon les habitudes de service
  • Un E.C.G. doit être fait avant la ponction.

 

 

TECHNIQUE 

  • Installation du malade :

Soit en position demi assise ou décubitus dorsal

L’enregistrement de l’ECG sera poursuivi pendant la ponction

  • La ponction :

La région à ponctionner doit être largement découverte et désinfectée.

Assister le médecin

L’introduction de l’aiguille se fait soit à :

   L’extrémité interne du 5ème espace intercostal gauche prés du sternum.

   A la région rétroxyphoidienne.

Le péricarde pariétal étant perforé, le mandrin est remis dans l’aiguille avant son ablation.

 

INCIDENTS ET ACCIDENTS 

  • La ponction blanche est assez fréquente lorsque le liquide est peu abondant et se collecte en arrière.
  • L’hémorragie liée à la piqûre, peut être dramatique si l’oreillette a été touchée.
  • La mort subite : due probablement à l’arrêt cardiaque.

 

SURVEILLANCE 

  • Surveiller le malade tout le temps de la ponction.
  • Après la ponction : pansement simple, mettre le malade en position demi assise et envoyer le prélèvement au laboratoire.

Remarque :

La ponction du péricarde est un examen utile, mais qui comporte des risques importants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE MYELOGRAMME 

 

 

C’est l’étude des différents éléments cellulaires contenus dans la moelle osseuse.

La moelle osseuse est prélevée :

-au niveau du sternum ( le plus souvent ) c’est la ponction sternale.

-au niveau de la crête iliaque ou du tibia (chez l’enfant) c’est la ponction biopsie osseuse.

 

A-la ponction sternale 

 

  • DEFINITION 

C’est la ponction de la moelle osseuse au niveau du sternum.

 

  • BUTS 

Diagnostique : quand l’examen du sang circulant n’apporte pas assez de renseignements.

Pronostique ou pour guider la thérapeutique.

 

  • INDICATIONS

-Etude du myélogramme :

Dans les hémopathies malignes :

        .Leucémies

        .Maladies de HODGKIN

        .Maladie de KAHLER (myélome diffus)

Dans les anémies :

        .Spécialement l’anémie de BIERMER

Dans les aplasies médullaires

        .Intoxication

                   .médicamenteuse (sulfamides, pyramidons)

                   .professionnelle (Benzol).

       .Action des corps radio actifs (Rayons X ; isotopes)

-Examen parasitologie :

Recherche de LEISHMANIA dans le KALA AZAR

 

  • CONTRE-INDICATIONS 

Maladies de la coagulation : HEMOPHILIE

Traitement par les anticoagulants

 

  • PREPARATION DU MALADE 

-Prévenir le malade car la P.S. est assez douloureuse,

-Faire un temps de saignement et un temps de coagulation ou T.P. ( selon les habitudes du service )

-Prévoir le groupe sanguin et le facteur Rh ( en cas d’accident )

-Demander une numération globulaire et formule sanguine

-Raser la région sternale au besoin.

 

  • MATERIEL 

-Nécessaire pour l’asepsie des mains et du champs opératoire :compresse, gants, champs troué,plateau et pinces stériles, alcool à brûler + allumettes,alcool à 70°, antiseptique fort.

-Nécessaire pour l’anesthésie ( parfois utilisée ) : seringue, aiguilles, novocaïne à 0.05 %.

-Nécessaire pour la ponction :

         .Trocart de MALLARME de 15 à 20 mm de longueur avec mandrin biseauté et curseur de garde ( minutieusement nettoyé et stérilisé à sec )

         .Seringue de 20 cc

         .Matériel de laboratoire :

                       *Lames de verre dégraissées par un mélange d’alcool+Ether

                       *Lamelle bien rodée pour l’étalement sur lames

                       *Buvard (fiches de labo+étiquettes, lampe à alcool (parfois)

-Matériel divers :

        .Le dossier du malade

        .Collodion

        .Sparadrap

        .2 haricots

 

  • TECHNIQUE 

-Le malade est installé en décubitus dorsal

-Après asepsie de la peau, le médecin enfonce le trocart au niveau du manubrium sternal à la hauteur du 1er espace intercostal, à un centimètre de la ligne médiane.

-Avec la seringue, il aspire quelques gouttes de moelle osseuse ( douleur vive et de courte durée )

-La seringue et le trocart sont retirés ensemble d’un coup sec.

-La moelle prélevée est immédiatement :

       .étalée sur lames

       .séchée par agitation

       .envoyée au laboratoire pour coloration et examen.

-A la fin de la ponction, désinfecter la région ponctionnée et faire un pansement sec.

 

 

  • INCIDENTS ET ACCIDENTS 

-L’aspiration ne ramène rien ( pas de moelle )

-Hémorragie et hématome de la paroi

-Pneumothorax spontané

-Syncope due à la douleur très vive.

 

B-la ponction de la crête iliaque

 

Les indications, les contres indications et la préparation sont les mêmes que pour la ponction sternale, seule la technique diffère légèrement.

  • Technique :

-Le malade est couché sur le côté, les membres inférieurs légèrement fléchis

-Le point de ponction est situé en arrière de l’épine iliaque antéro supérieure ou (à 1 travers de doigts) au dessous de la crête.

-Après asepsie de la peau, le médecin enfonce le trocart perpendiculairement à la surface osseuse.

N.B.Cette technique est moins douloureuse et moins impressionnante pour le malade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PREPARER LE MALADE POUR LES EXAMENS RADIOLOGIQUES ENDOSCOPIQUES ET ELECTRIQUES SUIVANTS ET ASSURER SA SURVEILLANCE APRES CES EXAMENS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA RADIOGRAPHIE DE L’ABDOMEN SANS PREPARATION (A.S.P)

 

 

DEFINITION-GENERALITES

 

Examen radiologique de l’abdomen sans préparation préalable, demandé dans le diagnostic de certaines affections abdominales, son exécution est rapide et n’est pas traumatisant pour le malade. Il permet d’éliminer ou d’affirmer une urgence chirurgicale. Il est souvent complète (voir remplacé) par une échographie.

 

BUT : diagnostic

 

INDICATIONS :

 

  • Ø Suspicion d’occlusion intestinale : L’ASP permet de mettre en évidence une stagnation liquidienne et gazeuse dans l’intestin (image hydro-aérique) indiquant l’arrêt du transit intestinal en cas d’occlusion intestinale.
  • Ø Suspicion de perforation d’un viscère creux (estomac le plus souvent) :

 L’ASP montre une image de croissant gazeux clair sous les coupoles                            diaphragmatiques en cas de perforation d’un viscère creux

  • Ø Affection du pancréas : l’ASP peut montrer des calcifications pancréatiques
  • Ø Affections de l’appareil urinaire : L’ASP peut monter des calculs radio opaques
  • Ø Affections vésiculaires : certains calculs biliaires généralement vésiculaires sont parfois visible sur l’abdomen sans préparation.

 

PREPARATION DU MALADE

 

  • Ø Aucune préparation spéciale, cependant il vaut mieux supprimer toute alimentation susceptible d’augmenter les gaz intestinaux.
  • Ø Pendre R.V avec le service de radiologie (parfois)
  • Ø Accompagner le malade au service de radiologie avec un bon d’examen rédigé et signé.

 

 

 

 

TECHNIQUE

 

  • Ø Faite par le spécialiste
  • Ø Comporte des clichés de face et de profil (au moins trois incidences :

Debout de face, couché de face et de profil) :

              - Chez le malade debout : position fatigante chez nu patient déjà fatigué.

              - Chez le malade couché ; position moins fatigante mais les images sont difficile à interpréter.

 

REMARQUE

 

Un cliché au moins doit comporter tout l’abdomen depuis les coupole diaphragmatiques jusqu’au pubis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA CHOLECYSTOGRAPHIE ORALE

 

 

DEFINETION

 

Examen radiologique de la voie biliaire principale et de la vésicule biliaire après prise par voie orale d’un produit de contraste spécifique

 

BUT

 

Etudier la morphologie et le fonctionnement de la vésicule biliaire, du canal cystique, du canal cholédoque et surtout leurs modifications pathologiques

 

INDICATIONS

 

Suspicion d’une obstruction des voies biliaires

 

CONTRE INDICATIONS

 

  • Intolérance aux produits iodés
  • Diarrhées s’opposant à l’absorption intestinale du produit
  • Insuffisance hépatique : le produit de contraste étant capté et transformé par le foie
  • Ictère en cours (ictère par rétention s’oppose à l’élimination du produit)
  • Insuffisance rénale grave : une partie du produit est éliminée par les riens

 

EXEMPLE DE PRODUITS DE CONTRASTE

 

  • ORABILIX
  • BILOPTINE
  • TELEPAQUE
  • VESIPAQUE
  •  Ils sont administrés 10à 14h avant l’examen, selon le produit utilisé
  • Pour une bonne opacification, il est nécessaire que le produit de contraste reste suffisamment longtemps dans l’intestin et que la posologie soit correcte.

 

PREPARATION DU MALADE

 

  • Les 5 jours précédent l’examen, éviter toute préparation du bismuth
  • La veille de l’examen
    • Faire un test à l’iode
    • Prendre le soir un repas léger, exclusivement composé d’aliment non gras : viande maigre, légumes cuits à l’eau, confiture, biscottes boissons sucrées.
    • Supprimer tous les corps gras, le lait, les œufs, les fromages, le chocolat, le tabac
    • Ne pas prendre de laxatifs (le lavement est inutile) ni de médicaments.
    • Après le repas et entre 10et 14h avant l’examen, absorber la totalité de la dose d’opacifiant avec un grand verre d’eau
    • Ne plus rie prendre en suite. Seule de petites quantités d’eau sont tolérées jusqu’au coucher.
    • Le matin de l’examen :
      • Malade strictement à jeun
      • L’accompagnant au service de radiologie.

 

TECHNIQUE

 

  • Elle est faite par le spécialiste
  • Des clichés sont pris sans autre préparation, ils explorent la vésicule.
  • La contraction et la chasse vésiculaires sont déclenchées par la prise d’un repas type BLADEX ou un repas type BOOYDEN avec un grand verre d’eau glacée
  • De nouveaux clichés sont pris explorant :
    • La contraction vésiculaire
    • Le canal cystique
    • Le remplissage du cholédoque.

 

INDICATIONS ET ACCIDENTS

 

La cholécystographie est généralement bien tolérée. Les incidents et accidents rencontrés restent bénins. Ils sont dus à l’intolérance au produit opacifiant. (Voir surveillance)

 

RESULTATS

 

Les clichés montrent soit :

  • Des voies biliaires normales
  • Des calculs, des tumeurs
  • Une absence d’opacification dont les causes sont multiples, exemples :
    • Oubli de prise de produit de contraste
    • Posologie insuffisante
    • Prise précoce de clichés après l’ingestion de produit de contraste
    • Diarrhées, vomissements
    • Insuffisance hépatocellulaire…

 

SURVEILLANCE

 

Après le malade sera fatigué :

  • Par le jeun prolongé
  • Par le longueur de l’examen et la prise des clichés en diverses positions
  • Lui donner une boisson chaude pour le réchauffer
  • Surveiller l’apparition de signes d’intolérance au produit iodé :

              Manifestations respiratoires

              Manifestations digestives

              Manifestations cutanées … (voir test à l’iode)

 

REMARQUE

 

     La cholécystographie set un examen qui n’est quasiment plus réalisé depuis le développement de l’échographie.

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA CHOLANGIOGRAPHIE INTRAVEINEUSE

 

 

DEFINITION

    

     Radiographie des voies biliaires après injection ou perfusion intraveineuse d’un produit de contraste iodé permettant leur opacification

 

BUTS ET INDICATIONS

 

  • Visualiser les voies biliaires lorsque cela n’a pas été possible par la cholécystographie ou lorsque le sujet a été cholécystéctomisé
  • La cholangiographie n’est jamais effectuée d’emblée sauf dans la surveillance des cholécystéctomisés. Lorsqu’un drain de KHER a été mis en place lors de l’intervention, le produit de contraste est injecté pat le drain.

         On vérifie ainsi la perméabilité des voies biliaires et l’absence de calcul restant

  • La cholangiographie est systématiquement pratiquée avant l’ablation de drain

 

CONTRE INDIACTIONS

 

  • Ø Intolérance aux produits iodés
  • Ø Insuffisance hépatique
  • Ø Ictère en cours (ictère par rétention)
  • Ø Insuffisance rénale

 

EXEMPLES DE PRODUITS UTILISES

 

  • Ø INTRABILIX
  • Ø TARNSBILIX
  • Ø RADIOSELECTAN BILIAIRE
  • Ø BILIGRAM

 

PREPARATION DU MALADE

 

Les jours précédant l’examen

  • Pratiquer l »examen à distance d’un autre utilisant des produits de contraste à élimination rénale. Attendre 48h à 3 jours après une cholécystographie
  • S’abstenir de toute préparation contenant du bismuth les 5 jours qui précèdent l’examen.

 

La veille et l’avant-veille de l’examen

  • Supprimer les féculents, la charcuterie, le chocolat et toutes les matières grasses
  • Eliminer les contre indications
  • Faire un test à l’iode

 

Le matin de l’examen :

  • Malade à jeun
  • Accompagner le patient au service de radiologie avec son dossier renfermant les radiographies antérieures 

 

TECHNIQUES

 

  • Faite par le spécialiste
  • Le malade est installé sur la table de radiologie en décubitus dorsal
  • Le produit de contraste est injecté :
    • Soit par voie intraveineuse directe
    • Soit par perfusion
    •  Des clichés successifs sont pris explorant :
      • Les canaux intra hépatiques
      • Le cholédoque
      • Puis secondairement le cystique, la vésicule.
      • Une injection de morphine peut être faite déclenchant la fermeture du sphincter d’oddi, la concentration du produit opaque s’intensifie dans les voies biliaires.
      • Une contraction de la vésicule peut être déclencher 2h après le début de l’examen par la prise du repas type BLADEX.

 

RESULTATS

 

  • Les clichés montrent des voies biliaires :
    • Normales
    • Ou dilatées en amont d’une obstruction lithiasique ou non.
    • Ou non opacifiées à cause d’un obstacle ou d’un défaut d’élimination hépatique

 

INCIDENTS

 

v Manifestations digestives :

Sensation de chaleur abdominale, nausées, vomissements

 

v Manifestations respiratoires :

Picotement du nez, éternuement, toux, sensation de constriction laryngée.

 

v Manifestations nerveuses :

Céphalée, angoisse

 

v Manifestations cutanées :

Prurit, urticaire.

 

Surviennent 5à 10 min après l’injection du produit iodé

Elles peuvent apparaître avec 24h de décalage

 

ACCIDENTS

 

  • Ils sont essentiellement représentés par le collapsus cardiovasculaire lié à l’intolérance à l’iode, une voie d’abord veineuse doit toujours être à la disposition de l’opérateur pendant toute la durée de l’examen.
  • L’oligo-anurie aigue peut se voir exceptionnellement moins de 24h après l’examen s’il a été pratiqué chez un insuffisant rénal ou si l’opacifiant a été sur dosé.

 

SUEVEILLANCE

 

Rechercher les signes d’intolérance au produit iodé (voir incidents et accidents) en surveillant pendant et après l’examen :

  • Le faciès
  • Le pouls, la TA
  • La respiration
  • L’état général du patient.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE TRANSIT OESO-GASTRO-DUODENAL

 

 

DEFINITION

 

     Examen radiologique de l’œsophage, de l’estomac et du duodénum après absorption d’une bouillie permettant leur opacification.

 

BUT : diagnostic

 

INDICATIONS

 

Elles sont devenues rares depuis qu’on utilise la fibroscopie. Il s’agit d’un examen de seconde intention qui peut être demandé en cas de :

  • Certaines affections de l’œsophage. Exemples :
    • Rétrécissement
    • Tumeurs bénignes ou malignes
    • Certaines affections de l’estomac
      •  Tumeurs
      • Ulcères
      • Hernie hiatale
      • Certaines affections du duodénum, exemples :
        • Ulcères
        • Sténose pylorique
        • Impossibilité de passage de fibroscope
        • Bilan préopératoire
        • Surveillance postopératoire des ulcères et cancers gastro-duodénaux

 

CONTRE INDICATIONS

 

  • Le TOGD peut être réalisé chez n’importe quel malade, à condition qu’il puisse se tenir debout, ne pas être trop fatigué et ne pas avoir de troubles de la déglutition (risque de fausse route barytée)
  • La grossesse
  • Il faut retenir que l’utilisation de la baryté est contre indiquée en cas de suspicion de perforation digestive, dans ce cas on peut utiliser de la gastrografine qui donne des images de moins bonne qualité mais qui est sans risque en cas de perforation.

 

PREPARATION DU MALADE

 

a)    quelques jours avant l’examen

  • Prendre rendez-vous auprès du service de radio
  • Informer le malade du jour et de l’heure du RV
  • Lui expliquer en fonction de sa personnalité et de sa compréhension le but et le déroulement de l’examen
  • Les 5 jours au moins précédant l’examen, supprimer :
    • Tout produit opaque aux RX
    • Les aliments susceptibles d’augmenter les gaz intestinaux

 

b)    la veille de l’examen

 

  • Demander au malade de rester à jeun 12h avant l’examen.
  • Lui conseiller de s’abstenir de fumer

 

c)     le matin de l’examen

 

  • Malade à jeun
  • Préparer le dossier
  • Compléter le bon d’examen
  • Accompagner le malade au service de radiologie

 

TECHNIQUE

 

Faite par le spécialiste

L’ingestion de baryté est suivie par des clichés radiologiques itératifs et en scopie télévisée depuis l’oesophage supérieure jusqu’au début de l’intestin grêle

 

SURVEILLANCE

  • Surveiller l’évacuation de la baryté
  • En cas de besoin, donner un laxatif ou un lavement évacuateur selon les habitudes de service.

NB

     La demande d’examen radiologique doit être accompagnée de renseignements cliniques suffisants pour orienter l’examen du radiologue et étudier plus précisément telle partie de l’estomac. On évitera ainsi les examens radiologiques dits standard, qui sous forme d’examen de routine sont incomplets et souvent de mauvaise qualité.

 

 

 

LE LAVEMENT BARYTE

 

 

  DEFINITION

 

Examen radiologique du colon après son opacification par voie basse par un produit radio opaque (baryte).

 

INDICATTIONS

 

  • Troubles du transit (diarrhées et constipations chroniques)
  • Colites
  • Saignement (rectorragie)
  • Recherche d’une compression (de voisinage) extrinsèque.
  • Affections congénitales du côlon

 

CONTRE INDICATIONS

 

  • Femme enceinte (sauf avis médicale)
  • Colites en poussée
  • Insuffisance sphinctérienne
  • Traumatisme abdominal

 

PREPARATION DU MALADE

 

a)    quelques jours avant l’examen

  • Informer le malade du jour et de l’heure du R.V de l’examen
  • 4jours au moins avant l’examen, éviter les médicaments radio opaques Ex : Bismuth
  • Les 3 jours qui précédent l’examen, mettre le malade à un régime sans résidus.

 

Supprimer donc :

  • Les légumes secs, les légumes verts
  • Les fruits secs et les fruits crus
  • Viande (fumée, en conserve, en tajine, dure, filandreuse), volaille grasse.
  • Les farines complètes….

 

Conseiller au contraire :

  • Viande grillée (parties maigres des viandes)
  • Poisson maigre
  • Œufs
  • Lait, yaourt
  • Jus de fruits.. (Voir régime sans résidus)

 

b)    la veille de l’examen

  • Donner un laxatif par voie orale (souvent prescrit par le médecin)
  • Faire un lavement évacuateur (2l)

 

c)     le matin de l’examen

  • Donner un deuxième lavement évacuateur (2l)
  • Selon les habitudes du services : on peut donner au malade un thé ou un café léger sucré avec 2 biscottes.
  • Accompagner le malade au service de radio

Attention

Les lavement évacuateurs doivent être gardés au moins 20min. en changeant de potion du malade. (Le second lavement doit revenir clair.)

 

TECHNIQUE

 

  • Faite par le spécialiste
  • Le lavement baryté peut se faire de deux façons chez un sujet non à jeun :
    • Lavement baryté simple qui consiste à suivre la progression de la baryte jusqu’à la valvule iléo caecale et au grêle terminal.
    • Lavement baryté en double contraste qui associe à la baryte fluide une injection d’air par voie rectale, dont le principal intérêt est la mise en évidence des polypes coliques.

 

INCIDENTS ET ACCIDENTS

 

Le lavement baryté est un examen qui n’est pas dangereux. Il est exceptionnel que surviennent des accidents. Cependant on peut voir parfois :

  • Un réveil des phénomènes douloureux chez les malades atteints de colites.
  • Une incontinence sphinctérienne chez le vieillard.
  • Une opacification d’organe voisin (vessie) par fistule pathologique.
  • Une aggravation des phénomènes inflammatoires.

 

 

 

 

 

SURVEILLANCE

 

Surveiller le transit intestinal après l’examen

Le lendemain, donner un peu d’huile de paraffine ou un petit lavement (selon les habitudes du service)

 

REMARQUE

 

Le lavement baryté est indispensable pour explorer le côlon dans tous les cas où l’on

suspecte une pathologie colique ou recto colique. Néanmoins, le rectum est insuffisamment étudié par cet examen. Il est par contre particulièrement accessible à la rectoscopie.

        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ECHOGRAPHIE

 

DÉFINITION 

Examen rapide indolore et sans danger, utilisant les ultrasons. Cet examen est perturbé par la présence d’air dans l’abdomen.

 

PRINCIPE 

Il s’agit d’une méthode d’exploration basée sur la réflexion (écho) des ultrasons sur les structures internes des organes pour mesurer la profondeur et la situation des éléments constitutifs (écho simple). On peut aussi obtenir les images de leur forme (écho tomographie).

 

INDICATIONS 

L’échographie est maintenant utilisée dans de nombreuses spécialités du fait qu’elle intéresse :

-         La boite crânienne (échoencéphalogramme).

-         Le système vasculaire (écho doppler).

-         Examen prénatal.

-         L’abdomen (écho abdominal).

-         Le foie et la vésicule biliaire (écho hepato-biliaire).

-         Les reins et les glandes surrénales.

L’échographie étudie aussi :

-         Le comportement normal ou anormal d’un organe ou d’une lésion.

-         Le fonctionnement d’un appareil.

-         Souffrance d’un organe.

Elle a l’avantage d’être inoffensive pour le patient et de ne nécessiter aucune préparation de celui ci sauf pour l’écho abdominal (éviter les gaz) et pelvienne (vessie pleine).

 

CONTRE-INDICATION 

  • Une seule et relative : si malade non coopérant (exp : malade très agité).

 

RÔLE INFIRMIER 

  • Registrer les rendez-vous et document bien entretenus et mis à jour.
  • Salle d’examen et matériel propres.

D’une manière générale l’échographie ne nécessite pas de préparation spéciale, comme ne l’avons cité, cependant l’écho abdominal et pelvien présente une exception :

 

1)   ECHOGRAPHIE ABDOMINALE

 

Pendant les 2 jours qui précédent l’examen :

-         Préparation psychologique : avertir, décrire l’examen et répondre aux éventuelles questions posées.

-         Faire prendre matin, midi et soir selon prescription un adsorbant (exp : Carbosylane ou Eucarbon …) au début de chaque repas.

-         Eviter les aliments suivants :

♦       Féculents : pois chiche, lentilles, haricots secs…

♦       Soupe à base de féculents : harira, bissara…

♦       Couscous.

♦       Choux.

♦       Boissons gazeuses.

♦       Sucreries. 

Le jour de l’examen :

-         Se présenter à jeun :

                       * Sans boire (selon les régions à examiner).

                       * Ni fumer dans les 8h qui précédent l’examen.

-Conseiller le malade de ce munir des radios et échos précédents.

 

2)   ECHOGRAPHIE PELVIENNE

 

Vessie pleine : faire boire abondamment juste avant l’examen et lui conseiller de se retenir jusqu’après l’examen.

  • MATÉRIELS 

-         Un lit propre où pourra s’étendre confortablement le patient.

-         Appareillage : Echographe.

-         Sondes.

-         Gel de contact.

-         Compresses ou mieux serviette en papier.

-          

ROLE INFIRMIER

  • PENDANT L’EXAMEN :

-         Expliquer l’examen si besoin et rassurer le malade.

-         S’assurer que la demande comprend l’histoire clinque du malade et le problème particulier soupçonné par le médecin qui indique l’examen.

-         L’aider à s’installer s’il ne peut le faire seul, le déshabiller le moins possible (respecter la pudeur).

•  APRES L’EXAMEN:

 Nettoyer le gel et aider le patient à se remettre.

 

L’UROGRAPHIE INTRAVEINEUSE (U.I.V)

          I-      DEFINITION

Examen radiologique de l’appareil urinaire, après injection intraveineuse d’un produit iodé opaque aux rayons X et éliminé électivement par les reins.

     II-      BUTS ET INDICATIONS

L’U.I.V permet l’exploration radiologique de tout l’appareil urinaire :

- exploration de la fonction sécrétoire,
- exploration de la fonction excrétoire,
- étude de la morphologie et de la topographie des voies urinaires

 Elle est indiquée :

  • Dans les affections de l’appareil urinaire:

       - tuberculose,

       - colique néphrétique

       - lithiase urinaire,

       - cancer

       - hydronéphrose,

       - gros rein et masse lombaire,

       - rein poly kystique,

       - infections urinaires chroniques ou lésions répétées d’un uretère,

       - les dysuries,

       - Dysfonctionnement vésical,

       - Grosse prostate,

  • En pathologie vasculaire:

       - H.T.A: recherche d’une malformation rénale

  • Les calcifications abdomino-pelviennes
  • Les tumeurs pelviennes

 III-      CONTRE-INDICATIONS

  • Insuffisance rénale importante
  • Intolérance à l’iode
  • Maladie de KAHLER (l’albumine de BENCE-JONES forme avec le produit de contraste un précipité qui déclenche un choc mortel)
  • Grossesse (à cause de la compression abdominale et risque d’irradiation du foetus)
  • Lésion de l’aorte abdominale

 IV-      PREPARATION DU MALADE

  • Eliminer les contre-indications
    • Ø Faire un bilan rénal :

-         recherche d’une protéinurie,

-         dosage de l’urée sanguine,

-         dosage de créatinine sérique.

  • Faire un test à l’iode
  •  Supprimer tout médicament à base de bismuth au moins 8 jours avant l‘examen et faire attention à la programmation d’autres examens nécessitant l’absorption du produit radio opaque.
  • Conseiller un régime sans résidus pendant 3 jours avant l’examen
  • Il est souvent utile d’administrer un laxatif la veille de l’examen ou de favoriser l’élimination des gaz et des selles par un lavement évacuateur afin d’obtenir de meilleures images (suivre les habitudes du service).
  • Mettre le malade en restriction hydrique 12 heures avant l’examen pour permettre une meilleure concentration urinaire du produit de contraste.
  •  Expliquer au malade le déroulement de examen qui dure en moyenne entre une et deux heures (parfois plus).
  • Demander au malade de rester à jeun.

      V-      TECHNIQUE

  • Faite par Le spécialiste.
  • L’examen s’effectue en salle de radiographie et ne nécessite pas en général d’hospitalisation.
  • Le spécialiste réalise un 1er cliché radiographique sans opacification (A.S.P), puis injecte par voie veineuse le produit iodé, à partir de ce moment là, il prend une série de clichés minutés qui permettent de voir, en suivant la progression du produit, tout d’abord le rein puis les uretères. le malade doit ensuite boire plusieurs verres d’eau pour permettre à la vessie de se remplir, ce qui demande 1 ou 2 Heures. Des radiographies sont alors prises pendant que le malade urine ce qui permet de visualiser au mieux l’urètre.
  • En fin, un dernier cliché est effectué après que le malade a vidé complètement sa vessie aux toilettes, donnant la possibilité  de vérifier qu’il ne reste pas d’urine, ce qui peut arriver en cas de maladie de la prostate.

  D’autres clichés peuvent être pris 1 heure, 3, 6, 24 heures, voire plus (48) après l’injection on cas de dysfonctionnement rénal.

  Cet examen long est parfois désagréable car il faut se retenir d’uriner pendrant un certain temps et qu’il peut être gênant d’uriner devant le radiologue.

 REMARQUE:

Une compression abdominale peut être exercée pour obtenir une meilleure concentration du produit de contraste au niveau des calices et des bassinets.

Cette compression hypogastrique ne sera faite que si les images du haut appareilne sont pas satisfaisantes.

 

 VI-       INCIDENTS ET ACCIDENTS :

 Réactionsallergiques:

-         Urticaire,

-         Bouffée de chaleur,

-         Nausées,

-         Céphalées.

Si les précautions d’usage ont été respectées, on peut assister à des accidents graves:

-         état syncopal,

-         collapsus cardio-vasculaire,

-         oedème de Quincke

VII-      SURVEILLANCE :

Au cours de l’examen :

-         surveiller l’apparition de signes annonciateurs de réactions allergiques (voir incidents et accidents).

Après l’examen :

-         raccompagner le malade à son lit,

-         Lui donner à manger.

N.B : Le malade peut avoir une induration de la veine ayant servie à l’injection duproduit de contraste.

 

 

 

 

 

 

LA BRONCHOSCOPIE

 

I-      DEFINITION

Examen endoscopique, fait à l’aide d’un appareil d’optique spécial : le bronchoscope.

Cet appareil est introduit par voie orale, pour examiner la trachée et les grosses bronches.

Cette épreuve est faite en salle spéciale.

 

II-      INDICATIONS

La bronchoscopie est faite dans un but :

Diagnostique :

  • Etude du calibre des bronches (obstruction, rétrécissement des bronches)
  • Examen de la paroi des bronches
  • Recherche d’une tumeur avec biopsie
  • Recherche d’ulcérations, de fistules, d’inflammation
  • Prélèvement des secrétions, biopsie
  • Bilan pré-opératoire avant une exérèse pulmonaire

 

Thérapeutique :

  • Ablation de corps étrangers
  • Aspiration des sécrétions bronchiques
  • Dilatation trachéale après sténose
  • Instillation bronchique d’un médicament (ex : fluidifiant)

 

III-       CONTRE INDICATIONS

1-    C.I. formelles :

  • Anévrisme de l’aorte, dépisté par la radio pulmonaire (risque de rupture)
  • Traitement anticoagulant

 

2-    A éviter encas de :

  • Cardiopathie décompensée
  • Crise d’asthme
  • Période fébrile

 

3-    Impossible à réaliser :

  • Atteinte du rachis cervical, raideur de la région cervicale :

-         Malformation

-         Rhumatisme

  • Atteinte musculaire (maladie de Parkinson par exemple

NB :

Le plus souvent, on utilise le fibroscope souple, plus fiable, de préférence au bronchoscope rigide qui sera réservé pour l’ablation de corps étrangers ou les biopsies importantes des grosses bronches

 

                                       BRONCHOSCOPIE

 

 

 

 

IV-      ROLE INFIRMIER

 

1-     Dans la préparation du malade :

 

-         Les jours précédant l’examen :

 

  •  supprimer le tabac (irrite les voies aériennes, stimule les secrétions, favorise les spasmes)
  • Faire une radiographie pulmonaire pour dépister les contre-indications
  • Faire un bilan général
  • Exploration de la coagulation, ECG (selon les habitudes de service)

 

-         La veille :

  • Le patient sera hospitalisé de préférence la veille de l’examen ; si besoin donner sur prescription des tranquillisants.
  • A son entrée, le rassurer et lui expliquer l’innocuité de cet examen malgré ses désagréments.
  • S’assurer qu’il n’existe aucune contre indication

 

-         Le matin :

  • Le malade reste à jeun
  • Faire enlever les prothèses dentaires
  • Une heure avant l’examen faire la prémédication prescrite (selon les habitudes du service) ex : atropine : ¼ - ½ ou 1mg pour réduire au maximum les sécrétions + phénergan.

 

2-     Dans la préparation du matériel :

Préparer en salle d’examen :

 

*       Nécessaire pour l’anesthésie locale :

  • Anesthésique : pantocaire ou tétracaine à 1% cupule stérile.
  • Pulvérisateur de VILBISS
  • Seringue endo-trachéale avec sa canule courbée.
  • Miroir de CLAR. Miroirs laryngés avec lampe à alcool pour éviter la buée.
  • Compresses stériles – haricot – protection.
  • 2 sièges : l’un pour le patient, l’autre pour l’opérateur.

 

*        Nécessaire pour l’examen proprement dit :

  • Fibroscope souple et ses accessoires
  • Matériel pour faciliter l’examen : canule d’aspiration – tubes stériles pour l’envoi au laboratoire – pince à biopsie – flacon avec liquide de BOUUN pour recevoir les fragments prélevés (biopsie) – solution d’APRENALINE à 1% pour favoriser la vasoconstriction après biopsie.
  • Matériel pour le traitement : pince à corps étrangers (elles sont nombreuses et de formes variées suivant l’objet à extraire).
  • Matériel pour l’asepsie : - champs troués pour le malade – casaque – masque – gants pour l’opérateur.
  • Matériel en cas d’accident : selon les habitudes du service : (cardiotoniques et de quoi les injecter).

 

*       Autres :

  • Dossier avec radiographies – négatoscope – table d’examen
  • Chaise roulante

 

3-     Dans le déroulement de l’examen :

 

  • En salle d’examen, l’opérateur sera présent, l’aspiration et l’oxygène prêts à servir ; le malade est installé sur une chaise, il sera procédé à l’anesthésie locale.
  • L’installer après, sur la table d’examen, en décubitus dorsal tête en hyperextension inclinée à l’aide d’une têtière orientable.
  • Aider à la réalisation de la technique tout en surveillant le patient.

 

4-     Dans la surveillance du malade :

 

-         pendant l’examen :

  • surveiller le pouls, le rythme respiratoire, le faciès, l’apparition d’une cyanose indique une oxygénothérapie immédiate par sonde nasale

 

-         après l’examen :

  • adresser le plus rapidement possible les prélèvements aux laboratoires de bactériologie et d’anatomopathologie munis de bons de laboratoire, correctement rédigés.
  • Le patient est alors reconduit en fauteuil roulant dans sa chambre, une surveillance du pouls, de la tension artérielle et du rythme respiratoire doit avoir lieu toutes les demi-heures pendant 2 heures.
  • Aucune alimentation ni boisson n’est autorisée dans les deux heures qui suivent l’examen du fait de l’anesthésie locale qui entrave le fonctionnement correct des mouvements de déglutition.
  • Recueillir l’expectoration pendant les 2 ou 3 jours qui suivent : l’irritation bronchique déclenchée par l’examen endoscopique provoque la toux et peut favoriser une expectoration riche en bacilles (B.K) ou en cellules néoplasiques.
  • Dépister les incidents et les accidents par la surveillance du malade qui portera sur :

*       Toux et expectoration : dans les heures qui suivent, le malade présente une toux d’irritation ; quelques crachats sanglants peuvent être expectorés surtout après une biopsie ; redouter une hémoptysie plus importante : faire des hémostatiques.

*       La respiration : l’apparition d’une dyspnée peut être le signe : d’un choc anaphylactique à la PANTOCAINE le malade présente de plus une accélération du pouls et une chute tensionnelle (T.A) ; d’un emphysème médiastinal par perforation d’une branche.

*       Deux accidents graves sont à redouter au cours de la bronchoscopie :

1-    la syncope cardiaque, au début de l’anesthésie : par intolérance à la cocaïne ou par anesthésie trop rapide.

2-    La rupture d’un anévrisme de l’aorte, (ne doit pas avoir lieu car l’anévrisme contre indique la bronchoscopie).

 

LA FIBROSCOPIE  OESO-GASTRO-DUODENALE

  

 DEFINITION

 

Examen endoscopique du haut appareil digestif : œsophage, estomac et duodénum à l’aide d’un appareil optique souple : le fibroscope.

 

BUTS :

 

  • Ø Exploration
  • Ø Thérapeutique

 

INDICATIONS :

 

  • Elles sont très larges étant donné la bénignité de l’examen, sa durée brève et les renseignements rapportés.
  • Cet examen est devenu indispensable dans presque toutes les affections œsogastriques et dans un bon nombre d’affections duodénales.
  • Tout malade présentant nue symptomatologie digestive haute doit bénéficier d’une fibroscopie en première intention. Les examens radiologiques usuels ne gardent plus que de rares indications.

Epigastralgie, dysphagie, pyrosis, hématémèse, méléna et altération de l’état général sont les indications principales de la fibroscopie.

  • Sclérose et ligature de varices oesophagiennes

 

CONTRE INDICATIONS

 

Pratiquement il n’est a pas de contre indications sauf :

L’anévrisme de la crosse de l’aorte.

La grande insuffisance cardiaque

Les troubles graves du rythme cardiaque

 

PREPARATION DU MALADE

 

Faire un bilan d’hémostase (T.P, T.C.A)

Prendre rendez-vous auprès de service intéressé

Préparer le malade psychologiquement, lui expliquer en le rassurant, le but et le déroulement de l’examen

Lui demander de rester à jeun douze heures avant l’examen et de ne pas fumer.

Administrer la prémédication prescrite par le médecin à l’heure prévue.

En cas de fibroscopie d’urgence pour hémorragie digestive, l’opérateur peut demander la pose d’une sonde gastrique pour réaliser un lavage d’estomac avec du sérum physiologique glacé 

Faire transporter le patient et son dossier à l’heure prévue au service d’endoscopie.

 

MATERIEL

 

  • Fibroscope avec source de lumière froide et bocal d’aspiration (le tout doit être vérifié au préalable)
  • Pinces à biopsie et autres instruments opérateurs
  • Cale dents : tube creux en plastique dur
  • Gel anesthésique de xylocaîne
  • Gants à usage unique pour l’opérateur et pour l’infirmier
  • Compresses
  • Protection
  • Haricot
  • Flacon de liquide de BOUIN
  • Bon d’examen
  • Etiquettes

 

TECHNIQUE

 

  • L’examen se déroule dans une salle d’endoscopie correctement équipée.
  • Anesthésie locale pharyngo-laryngée avec un gel anesthésique de xylocaîne pour diminuer le réflexe nauséeux.
  • Le patient est installé en décubitus latéral gauche, la tête penchée en avant (menton vers la poitrine). Un cale dents est mis en place évitant le malade de mordre le fibroscope.
  • Installer une protection sous le menton du patient, un aide se place derrière lui et maintient sa tête fléchie en avant (sans hyper extension) pour éviter une les mouvements intempestifs.
  • Le fibroscope est introduit doucement en demandant au patient de déglutir (temps le plus délicat). Une fois le tube avalé, il est poussé sous contrôle de la vue jusqu’au deuxième duodénum, l’inspiration des organes se faisant surtout au retrait de l’appareil.
  • Sont successivement explorés : le duodénum, l’estomac et l’œsophage.

         Au cours de l’examen, la salive ne doit pas être avalée mais doit couler dans un          haricot placé sous la bouche du malade.

         L’examen dure entre 10 et 20 min selon la réalisation d’actes complémentaires,          il st le plus souvent bien supporté et facilement renouvelable.

     Après l’examen : le malade doit rester à jeun de préférence 2h après la fin de la fibroscopie.

 

ACCIDENTS 

 

  • Pratiqué avec douceur, cet examen n’est pas douloureux mais seulement désagréable. Il est habituellement facile
  • Les risques d’accidents sont négligeables
  • La perforation oesophagienne est le risque le plus grave

 

REMARQUE

 

On trouve des vidéo-endoscopes qui permette de visualiser directement (et d’enregistrer sur magnétoscope) les images sur une télévision au lieu de les regarder dans un oculaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA COLOSCOPIE

DEFINITION

 

     La coloscopie ou colonoscopie est un examen endoscopique qui permet de visualiser l’intérieur de tout le côlon (et souvent la dernière anse iléale) à l’aide d’un endoscope long et souple muni d’une source de lumière froide.

 

BUTS

  • Diagnostic : recherche de tumeurs, de colite inflammatoire, de diverticules…
  • Thérapeutique : ablation de tumeurs
  • Contrôle et surveillance : surveillance postopératoire des polypectomies et des opérés coliques.

 

INDICATIONS

  • Tumeurs bénignes ou malignes du côlon
  • Sigmoïdites diverticulaires (en dehors des poussées)
  • Rectocolites hémorragiques
  • Malade de Crohn
  • Rectorragie (en dehors de la période hémorragique)

 

CONTRE INDICATIONS

Troubles d’hémostase

 

PREPARATION DU MALADE

 

  • Expliquer au patient le principe de l’examen et la nécessité de préparer le côlon afin qu’il soit parfaitement propre. Cette préparation colique vise à assurer le vacuité intestinale. La vidange colique est débutée quelques jours avant l’examen. Elle associe :
    • Un régime sans résidus quatre jours avant l’examen
    • L’ingestion d’une solution laxative type Colo-peg ou X- prep la veille et le matin de l’examen. (4h avant si anesthésie générale)
    • L’arrêt de la prise de charbon et de fer les 8 jours qui précédent l’examen

N.B : les lavements évacuateurs ne sont pas systématiques. Ils remplacent ou complètent la préparation colique par Colo-peg ou X-prep en cas d’intolérance ou lorsque la personne   

Doit rester à jeun. 

  • Faire un bilan d’hémostase : T.P, T.C.A, plaquettes.
  • Faire groupage sanguin et autres examens sur prescription médicale.
  • Si l’examen est prévu sous anesthésie générale :   
    •        Une consultation d’anesthésie est obligatoire (48h avant l’examen)
    •        Faire un E.C.G
    •        Malade à jeun le matin de l’examen
    •        Prémédication selon prescription 1h 30 avant l’examen
    •        Eventuelle antibiothérapie, selon prescription médicale en cas de terrain à risque.
    • Il faut insister sur le fait que l’examen ne peut correctement se faire que sur un côlon propre et débarrassé de toute matière ou liquide, dans le cas contraire, la progression et la visualisation dans le côlon peuvent être impossible.

 

 

PREPARATION DU MATERIEL

 

L’examen se déroule dans une salle d’endoscopie spécialement équipée.

  •        Vérifier le coloscope et son installation : lumière froide, insufflation et aspiration doivent être fonctionnelles.
  •        Vérifier les accessoires : pinces à biopsie et autres
  •        Préparer : gants, doigtiers, xylocaine visqueuse, gel lubrifiant, liquide de Bouin…

 

TECHNIQUE

 

  • Faire uriner le malade.
  • Le patient est installé en décubitus latéral gauche.
  • L’examen est procédé d’un toucher rectal qui permet de détecter une éventuelle masse, d’apprécier la qualité de la préparation et de lubrifier le canal anal.
  • Le coloscope lubrifié avec un gel anesthésique est ensuite introduit par l’anus, puis l’appareil est dirigé sans forcer, sous contrôle de la vue jusqu’au caecum.
  • L’examen du colon se fait surtout au retrait de l’appareil, c’est à ce moment que sont prises les photographies ou réalisées les biopsie, les prélèvements, la résection de polypes, etc.…

 

INCIDENTS ET ACCIDENTS

 

  • Douleurs intolérables et agitation.
  • Des incidents de type vagal avec nausées, vomissements, chute de la tension artérielle peuvent survenir.
  • Hémorragies : essentiellement après polypectomie
  • Perforation, surtout en cas de facteurs de risque.
    •        Diverticules
    •        Colite inflammatoire
    •        Polypectomie, dilatation
    •        Manque d’expérience de l’opérateur.

 

SURVEILLANCE

 

Pendant l’examen :

  • Surveiller : le pouls

               La T.A

              La fréquence respiratoire

              La coloration des téguments

              Et  le comportement du malade.

  • Actionner la pince à biopsie à la demande du médecin.
  • Récupérer les prélèvements à l’aide d’une aiguille fine et les mettre dans les flacons contenant le liquide de bouin.

Après l’examen :

  • En cas d’anesthésie : réveil et surveillance en salle de réveil.
  • Un malade non accompagné ne peut pas sortir le jour de l’examen s’il a été anesthésié
  • Envoyer les prélèvements au laboratoire avec la demande d’examen remplie par le médecin
  • Surveiller le pouls, la T.A et la température
  • Avertir en cas de douleurs abdominales, baisse tensionnelle, tachycardie et rectorragie.
  • Le malade  reste au repos une à deux heures après l’examen.
  • Lorsqu’une polypectomie a eu lieu, la surveillance en milieu hospitalier est obligatoire, le malade reste hospitalisé jusqu’au lendemain matin.

 

REMARQUES :

 

La position du malade varie en cours d’examen selon la progression du coloscope.

L’insufflation d’azote ou l’aire se pratique à la demande de l’opérateur selon les besoins.

 

 

 

 

 

 

LA RECTOSCOPIE

  

  DEFINITION

 

Examen endoscopique qui permet la vision directe de la muqueuse anale, rectale et sigmoidienne basse à l’aide d’un rectoscope.

 

BUTS ET INDICATIONS :

 

La rectoscopie est un examen de pratique courante et quasiment systématique dans la pathologie du bas appareil digestif, qu’il s’agisse :

 

De préciser un diagnostic :

  • Hémorroïdes
  • Abcès
  • Fissures, fistules anales
  • Rectites
  • Tumeurs bénignes ou malignes
  • Troubles du transit (diarrhée, constipation)
  • Dysenterie amibienne
  • Rectorragie

 

De suivre l’évolution d’une maladie :

  • Recto-colite hémorragique
  • Polypose

 

De traiter certains affections :

  • Ablation de polypes rectaux
  • Sclérose d’hémorroïdes

 

PREPARATION DU MALADE

 

Elle est très importante. D’elle dépend en grande partie de la réussite de l’examen.

 

a)    préparation locale

L’intestin terminal doit être évacuer de son contenu fécal ce qui n’est pas toujours facile à réaliser.

  • La rectoscopie sera faite loin d’un lavement baryté
  • Supprimer :
    • Les médicaments à base de bismuth, 2 à 3j avant
    • Les aliments riches en celluloses, la veille
    • La vacuité intestinale sera assurée par des grands lavements évacuateurs de1 litred’eau tiède, sans aucune substance irritante :
      • Un lavement la veille au soir
      • Un lavement le matin, 2 h avant l’examen.
      • Les purgatifs ne sont pas nécessaires et même nocifs car irritants pour la muqueuse.
      • Lorsque la rectoscopie a lieu pendant un épisode diarrhéique, il faut :
        • Essayer d’atténuer le flux intestinal par de l’élixir parégorique.
        • Ne pas donner de lavement évacuateur.
        • Selon le cas, raser la région.
        • Quelques minutes avant l’examen, le lavement devra vider vessie.

 

b)    préparation psychologique

 

  • Rassurer le patient et lui expliquer la nécessité de l’examen souvent redouté par les malades.
  • Lui préciser la position qu’il devra prendre lors de l’examen.
  • La prémédication est en général inutile. Un sédatif léger peut être donné, le matin, aux malades très anxieux ou agités.

 

PREPARATION DU MATERIEL

 

  • Le rectoscope de BENSAUDE : il comprend :
    • Un tube métallique creux cylindrique gradué en cm. Sa longueur est de 15 à 35cm et son diamètre varie de 10 à 25mm.

Le plus utilisé est celui de 25cm de lg et de 20mm de diamètre.

  • Un mandrin : tige terminée par un bout olivaire qui obture l’extrémité distale du rectoscope et permet son introduction avec douceur.
  • Une source lumineuse : l’éclairage est de 2 types :

              - Distal      : lampe de 4 volts sur tige porte lampe (peu utilisée)

              - Proximal : lampe de 12 volts dont les rayons lumineux sont réfléchis dans l’axe du rectoscope à un miroir.

  • Un transformateur du courant électrique
  • Matériel pour faciliter l’examen :

ü Tige porte-coton pour nettoyer l’ampoule rectale si besoin au cours de l’examen

ü Soufflerie de Richardson pour déplisser la muqueuse intestinale (n’est pas toujours utilisée car l’insuffisance d’aire dans le rectum est douloureuse)

ü Un anuscope (pour examen de l’anus avant la rectoscopie proprement dite)

ü Des gants pour l’opérateur

ü Des doigtiers pour un toucher rectal préalable

ü De la vaseline

ü Compresses

ü Haricot

ü Pommade anesthésiante (parfois)

  • Matériel pour prélèvements :

     Pinces à biopsie, flacons avec liquide conservateur de BOUIN + lames + tubes stériles pour le recueil de secrétions + bons d’examen + étiquettes. 

 

TECHNIQUE

 

a)    préparation du rectoscope :

L’infirmier rince le rectoscope et vérifier le bon fonctionnement du système d’éclairage.

 

b)    Installation du malade

ü Le malade est installé en position genu-pectorale :

  • A genou sur la table d’examen
  • Les cuisses à angle droit par apport à la table
  • Le tronc penché en avant
  • Le joue droite reposant sur les bras croisés à plat sur la table.

ü L’infirmier aidera le malade à maintenir sa position et à accentuer le creux lombaire.

ü Si le malade est fatigué et ne pouvant se maintenir en position genu-pectorale, il peut être installé en :

  • Position gynécologique
  • Position latérale

L’exploration est plus difficile et les résultats sont moins bons avec ces deux dernières positions.

c)     introduction du tube et examen proprement dit :

ü L’examen débute par le toucher rectal

ü Le rectoscope, muni de son mandrin est introduit par l’opérateur sur une longueur de 4 à 5cm.

ü Le mandrin est ôté et l’éclairage est adapté sur le tube, la progression du tube se fait sous contrôle de la vue. (le tube est poussé jusqu’au 20 ou 25cm)

ü L’examen soigneux de la muqueuse a lieu au retrait progressif du rectoscope, si besoin, des prélèvements sont faits à n’importe quel niveau.

 

INCIDENTS ET ACCIDENTS

 

ü Difficultés à faire pénétrer le rectoscope du fait des douleurs importantes provoquées par une fissure anale ; un anesthésie locale réduit ces difficultés.

ü Saignement : si muqueuse fragile ou après biopsie (il est prudent de surveiller le malade pendant 24 h surtout après biopsie)

ü Lipothymie (durant l’examen)

ü Examen impossible : malade mal préparé

ü Perforation : à craindre chez les malade agités ou lorsque l’opérateur a forcé le rectoscope sur la muqueuse.

Ces incidents et accidents sont rares quand la rectoscopie est pratiquée avec douceur sur un malade bien préparé.

 

REMARQUE

 

     Il arrive parfois que le médecin souhaite voir la totalité du sigmoïde jusque dans sa jonction avec le côlon gauche, on parle alors de sigmoidoscopie, le plus souvent jumelée avec la rectoscopie : c’est la recto-sigmoidoscopie.

La préparation du malade est identique à celle de la rectoscopie. Le technique est semblable à celle de la coloscopie, mais l’endoscopie souple alors utilisé est d’un modèle court. Il est poussé par l’opérateur jusqu’à la hauteur désirée.

 

 

ENTRETIENT ET STERILISATION

 

Le rectoscope et ses annexes sauf le système d’éclairage sont soigneusement lavés à l’eau savonneuse puis portés à ébullition, séchés et mis dans une boite contenant du formol. Le système d’éclairage est nettoyé à l’alcool.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA LAPAROSCOPIE 

 

DEFINITION

 

     Examen endoscopique permettant d’examiner le péritoine et les viscères abdominaux au moyen d’un endoscope introduit à travers la paroi abdominale après création d’un pneumopéritoine artificiel.

 

INDICATIONS

 

Laparoscopie permet :

  • Ø L’examen du foie, des voies biliaires :
    • Diagnostic des cirrhoses, des tumeurs.
    • Diagnostic étiologique au cours des choléstases
    • Ø L’examen du péritoine :
      •     Péritonite tuberculeuse, métastase.
      • Ø L’examen du grêle et du côlon :
        •     Recherche des lésions tumorales
        • Ø L’examen des organes du petit bassin, (organes génitaux chez la femme). Cet examen porte le nom de coelioscopie.

 

CONTRE INDICATIONS

 

v Adhérences péritonéales rendant impossible la création du pneumopéritoine.

v Troubles de la coagulation

v Inflammation péritonéale

v Insuffisance cardiaque et insuffisance respiratoires sévères que risque d’aggraver le pneumopéritoine.

v Ascite importante.

 

PREPARATION DU MALADE

 

a)    la veille de l’examen :

v Faire un taux de prothrombine (il ne doit pas être inférieur à 50% ), TS, TC, numération des plaquettes NFS, HB, Hte et autres examens à la demande du médecin

v Déterminer le groupage sanguin et le rhésus.

v Effectuer un E.C.G.

v Demander une radio-pulmonaire

v Raser très largement la paroi abdominale jusqu’au pubis.

v Evacuer l’ascite si elle existe.

v Prendre les constantes : TA, pouls, T°

v Donner un lavement évacuateur sur avis médical

v Conseiller le malade de rester à jeun

v Un somnifère est souvent utile.

 

b)    le matin de l’examen :

v Malade à jeun

v Nettoyer la paroi abdominale du patient en insistant sur l’ombilic.

v Prendre les constantes.

v Effectuer la prémédication.

v Faire uriner le malade juste avant l’examen

v Préparer le dossier complet du malade.

 

PREPARATION DU MATERIEL

 

v Matériel pour l’anesthésie locale : seringues, aiguilles, xylocaîne.

Celle-ci sera renouvelée deux fois, pour l’introduction :

  • Du trocart à insufflation
  • Du trocart à ponction

v Matériel pour asepsie :

  • Casaque, gants stériles pour l’opérateur
  • Champs, compresses stériles
  • Alcool iodé ou betadine

v Matériel pour la création du pneumopéritoine :

  • Trocart à insufflation ou aiguille à pneumopéritoine
  • Appareil à insufflation d’air ou de gaz carbonique
  • Tuyau permettant de raccorder l’aiguille à l’insufflateur
  • Seringue en verre

v Matériel pour laparoscopie :

  • Trocart à ponction abdominale avec son mandrin
  • Laparoscope dont le diamètre varie entre 5 et 10 mm selon la marque utilisée.
  •     Pince à biopsie
  • Source de lumière froide
  • Un faisceau de fibres de verre qui permet de conduire la lumière de la source extérieure jusqu’à l’extrémité de l’optique.
  • Un bistouri : une petite incision facilite la pénétration du trocart à ponction.

v Nécessaire pour la fermeture de la paroi et le pansement.

 

TECHNIQUE

 

A)  INSTALLATION DU MALADE :

 

v Le malade est installé en décubitus dorsal sur la table d’examen.

v Une perfusion au bras gauche est posée pour une éventuelle anesthésie générale.

Il est à noter que cet examen se pratique le plus souvent sous anesthésie locale.

a)    création de pneumopéritoine :

v Après asepsie de la peau et anesthésie locale, introduction du trocart à insufflation (région para ombilicale gauche pour l’exploration du foie).

v Insuffisance d’air filtré ou de gaz carbonique.

b)    examen endoscopique :

v Nouvelle anesthésie locale dans la région sous ombilicale ou para ombilicale droite.

v Incision de la paroi au bistouri.

v Introduction du trocart à ponction par l’incision, le mandrin est ensuite retiré.

v Introduction du Laparoscope dans la lumière du trocart, examen de la cavité péritonéale et des organes abdominaux.

v A la fin de l’examen, le Laparoscope est retiré, le gaz contenu dans le péritoine s’échappe. Une pression abdominale permettra d’achever l’exsufflation du pneumopéritoine.

v Fermeture de l’incision par une ou deux agrafes.

 

INCIDENTS ET ACCIDENTS

Ils sont rares (2%)

ü Infiltration d’air dans le tissu cellulaire sous cutané ou l’épiploon (sans gravité)

ü Douleurs au niveau des épaules.

ü Embolie gazeuse (rarement)

ü Traumatisme du côlon ou du grêle avec possibilité de perforation et péritonite.

ü Blessure du foie

ü Hémorragie intra péritonéale surtout en cas d’HTP.

ü Infections péri-ombilicales.

 

SURVEILLANCE

 

v Le repos au lit est nécessaire pendant 12 heures.

v Le malade peut se plaindre de douleurs au niveau des deux épaules.

  • Ces douleurs sont secondaires à l’irritation du diaphragme par l’air du pneumopéritoine.
  • Donner sur avis médical des antalgiques (aspirine par ex.)

v Surveiller le pouls, la TA toutes les heures durant les quatre premières heures ensuite toutes les trois heures afin de détecter une éventuelle hémorragie

v Surveiller le pansement

v Surveiller la température pour dépister toute infection.

 

REMARQUE

 

     Le terme de coelioscopie a longtemps été utilisé uniquement pour l’exploration des organes génitaux pelviens de la femme en opposition à la laparoscopie désignant l’exploration abdominale digestive et particulièrement hépatique.

Actuellement toutes les explorations trans-pariétales abdominales sont dénommées coelioscopie.

 

 

 

 

Cholangiographie

 

                                                                                                  Coelioscopie

 

 

                                                                    

 

 

 

 

 

 

 

                         

                                                                                           Coloscopie

  Endoscopie gastrique

 

 

                                                                                        

                                                                                               

                                                       

LES EXAMENS ÉLECTRIQUES

 

 

          DÉFINITION 

 

 

Eléctrocardiogramme (ECG) :

 

C’est le tracé de l’électrocardiographie qui est un examen destiné à enregistrer l’activité électrique du muscle cardiaque à l’aide d’un appareil enregistreur relier à des électrodes de détection. Il permet de détecter un trouble de rythme cardiaque, une hypertrophie auriculaire ou ventriculaire, une péricardite, une ischémie myocardique ou un infarctus de myocarde.

 

 

Echo- doppler Vasculaire :

 

Examen échographique basé sur l’utilisation des ultrasons et qui permet d’explorer les artères et les veines. L’examen consiste à déplacer une sonde qui émet des ultrasons qui vont à la rencontre des tissus. La représentation est réalisée par ordinateur avec des couleurs conventionnelles, du flux sanguin mesuré au même endroit par la technique de Doppler.

              

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ELECTROGARDIOGRAMME

 

DÉFINITION :

C’est l’enregistrement graphique des courants électriques de l’activité cardiaque.

 

PRINCIPE :

Comme n’importe quel muscle, le muscle cardiaque émet de l’électricité en se contractant. Cette électricité est transmise jusqu’à la peau (le corps humain étant bon conducteur d’électricité).

Lors d’une contraction cardiaque le courant va partir des oreillettes pour se propager ensuite aux ventricules selon :

  • Une intensité variable.
  • Une certaine direction dans l’espace *.

 

BUTS

  • Confirmer un diagnostic clinique ou le complémenter.
  • Surveiller l’évolution d’une maladie cardiaque.
  • Surveiller un traitement.
  • Dépister une contre indication à une intervention chirurgicale chez les personnes âgées.

 

 

* Le rythmedes battements cardiaques est maintenu par une suite régulière de décharges, points de départ le nœud sino auriculaire du ventricule droit et parcourant le nœud auriculo-ventriculaire et le faisceau des fibres neuromusculaires (faisceau de His) jusqu’aux ventricules.      

  L’enregistrement de ces variations est obtenu en fixant des électrodes sur différentes parties du corps. Cet enregistrement s’appelle un « Électrogardigramme » ou « ECG », en abrégé.

 

Sur l’enregistrement ECG sont observées les variations suivantes :

-         L’onde P : déflexion provoquée par le courant provenant de l’oreillette.

-         QRS        : complexe ventriculaire reflétant le passage électrique dans les ventricules.

-         L’onde T : corresponde aux ventricules au repos.

 

INDICATIONS :

♪       Systématique dans le bilan préopératoire chez les personnes âgées.

♪       Les hypertrophies ventriculaires causées par :

-         Lésions valvulaires.

-         Hypertension artérielle (H.T.A).

-         C.P.C (cœur pulmonaire chronique).

-         Malformations cardiaques.

♪       Les troubles de rythmes cardiaques :

-         Le flutter auriculaire.

-         La fibrillation.

-         Tachycardie.

♪       L’angine de poitrine.

♪       L’infarctus de myocarde.

 

MATÉRIEL :

  • Ø Un lit où le malade pourra s’étendre confortablement.
  • Ø Appareil à électrocardiogramme en bon état de marche.
  • Ø Electrodes (très propres).
  • Ø Ceinture de caoutchouc pour maintenir les électrodes lorsqu’elles ne sont pas munis de ventouse spéciales ou pinces spéciales en plastique.
  • Ø Compresses ou mieux tampon de coton ou «clinex».
  • Ø Gel spéciale de contact (à défaut : de l’eau salée à saturation).

 

TECHNIQUE :

  • Ø Vérifier le bon fonctionnement de l’appareil.
  • Ø Vérifier l’intégrité des fils de l’appareil.
  • Ø Choisir une pièce calme et suffisamment chauffée.
  • Ø Bonne préparation psychologique du malade (malade décontracté et calme).
  • Ø Le malade est installé confortablement allongé torse nu et mis en confiance afin d’obtenir un bon relâchement musculaire.
  • Ø Après avoir enlever montre et bracelet du malade, appliquer le gel de contact pour facilité le passage du courant au niveau des zones où seront placées les électrodes (poignets, cheville, région cardiaque).   

 

1/ Pour les électrodes des membres :

Placer les garrots de caoutchouc au niveau des : poignets, chevilles.

Les relier à l’appareil par des électrodes dont chaque couleur et destination correspondent à une région (les couleur et destinataires varient avec les appareils).

 

Exemple :

  • Fil rouge : correspond au poignet droit.
  • Fil noire : correspond à la cheville droite.  
  • Fil vert : correspond à la cheville gauche.
  • Fil jaune : correspond au poignet gauche.

 

2/pour les électrodes précordiales :

Les fixer par l’intermédiaire des ventouses :

  • V1 : au bord droit du sternum au niveau du 4ème espace intercostal.
  • V2 : au bord gauche du sternum au niveau du 4ème espace intercostal.
  • V4 : à l’intersection de la ligne médio-claviculaire avec celle du 5ème espace intercostal.
  • V3 : entre V2 et V4.
  • V5 : à l’intersection d’une ligne abaissée du bord antérieur du creux axillaire gauche avec une horizontal tracée à partir de V4.
  • V6 : à l’intersection d’une ligne abaissée du milieu du creux axillaire avec une ligne horizontal tracée à partir de V4.

 

Avant l’enregistrement

On s’assure :

De l’absence de parasitage :

Electrique (par une bonne mise à la terre).

Ou musculaire (bonne décontraction musculaire).

Du bon étalonnage de l’appareil (1mV devant correspondre à un déplacement de 1cm du stylet)

De la bonne vitesse du défilement du papier millimétré qui doit être réglé à 2,5cm /seconde.

 

L’enregistrement

Les tracées obtenus varient suivant les variations : on distingue 3 catégories de dérivations.

1/ Les dérivations « standards » ou bipolaires des membres :

Elles enregistrent les différences de potentiel entre 2 électrodes.

Les électrodes sont placées aux extrémités des membres, pour plus de commodité :

  • D I : entre bras droit, bras gauche.
  • D II : entre bras droit, jambe gauche.
  • D III : entre bras gauche, jambe gauche.

 

 

2/ les dérivations unipolaires des membres :

  • AVR : électrodes placées au poignet droit.
  • AVL : électrodes placées au poignet gauche.
  • AVF : électrodes placées à la cheville gauche.

 

3/ --les dérivations précordiales :

        V1, V2, V3, V4, V5, V6….

    

Après l’enregistrement :

  • retirer les électrodes, aider le patient à ce rhabillé.
  • Inscrire l’examen sur la feuille de température, sur le dossier et ne pas oublier de marquer sur la bande : le nom et prénom du malade, le N° du lit, la date de l’examen, le nom de la formation (et l’heure si plusieurs ECG enregistrés dans la journée).
  • Nettoyer les électrodes et ranger le matériel.

 

INCIDENTS :

v Mauvais tracé :

  • Le malade est contracturé, respire fortement.
  • Le malade tremble, il peut avoir froid.
  • Défaut d’adhérence des électrodes (forte pilosité par expo).
  • Inversion des électrodes des poignets.

 

v Parasitage :

  • Un autre appareil électronique peut fonctionner dans le voisinage.
  • Fils en mauvais état ou prise de terre mal branchée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EDUCATION DU MALADE

 

 

 

 

APPRENDRE À UN DIABETIQUE LA TECHNIQUE

 D’INJECTION D’INSULINE ET LES REGLES D’OR

 

EDUQUER UN MALADE DIABETIQUE SUR SON                   REGIME

 

EDUQUER UN MALADE SOUS REGIME SANS SEL

 

EDUQUER UN MALADE SOUS REGIME HEPATIQUE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Apprendre à un diabétique la technique d’injection d’insuline et les règles d’or

 

 Le diabète sucré est considéré comme une maladie métabolique en rapport avec un trouble de l’utilisation du glucose par la cellule, ce trouble est sous la dépendance d’un déficit relatif ou absolu en insuline.

 

I- Rôle infirmier dans l’éducation du diabétique

      

Ce rôle est majeur quand le diabétique est traité par l'insuline.

1/ s'assurer que le malade connaît sa maladie et comprend la nécessité de se surveiller lui-même et de se traiter quotidiennement à vie è Son auto surveillance + son auto traitement = vie normale.

 

2/ apprendre au malade à faire lui-même les recherches de glucose et d'acétone dans les urines.

 

3/ expliquer et insister sur la nécessité de faire sa propre injection à la même heure avant les repas ou collation .en règle :

  • L'I.O. est injectée 10 min avant les repas.
  • L'I.R. prescrite en injection unique est faite le matin avant le petit déjeuner.
  • L'I.I. prescrite en deux injections est faite : le matin avant le petit déjeuner et le soir avant le dîner.

4/ montrer au diabétique le matériel nécessaire aux injections et lui expliquer comment s'en servir. Conseiller le matériel jetable (simplifier les gestes).

*Le flacon d’insuline :

  • Montrer au diabétique qu'il faut le conserver au réfrigérateur ou dans un endroit frais.
  • Lui faire connaître la concentration de son INSULINE (1ml = 100 UI)
  • Vérifier la date limite d'utilisation.
  • Ne pas oublier de rouler le flacon entre les deux paumes des mains afin de mélanger la solution; surtout pour l'I.R.

*Les aiguilles : deux types sont nécessaires :

 

Si possible

 

 

         -1 pour prélever du flacon (15/8)

         -1 pour l'injection (biseau court)                            

            *La seringues : toujours vérifier la graduation avant le prélèvement de l'insuline : 1 ml est dosé à 100 UI.

  • Vérifier la seringue avant son utilisation :

* Graduation lisible en claire

* Etanchiéité

* Ne jamais utiliser de seringue ébranchée ou fêlée.

N/B : conseiller de prendre des seringues à usage unique.

            * le matériel de désinfection locale : coton+ alcool pour le flacon et le lieu d'injection.

 

5/ expliquer avec le plus grand soin et de multiples fois en décomposant les gestes, la technique de l'injection d'insuline.

*/Apprendre au diabétique à effectuer les manipulations sur un plan propre après s'être lavé les mains (brosser les ongles)

*/La technique du prélèvement : les différents gestes faits lentement en les commentant devant lui :

  • Homogénéiser la suspension (sans former de mousse)
  • Désinfecter la capsule
  • Percer avec l'aiguille montée, après asepsie du bouchon du flacon
  • Prélever la dose prescrite d'insuline ; purger
  • Désadapter la seringue de l'aiguille pompeuse
  • Fixer l'autre aiguille
  • Effectuer la technique d'injection proprement dite devant l'infirmier(e)

 

6/ apprendre au diabétique à varier les points d’injection pour éviter les complications (lipodystrophie); piquer perpendiculairement la peau.

 

7/ en cas de perte d'insuline lors de l'injection donner au malade les directives suivantes :

Vérifier l'étanchéité

Ne jamais effectuer d'injection complémentaire (risque de malaise hypoglycémique par surdosage)

Le diabétique doit noter la perte sur le carnet + surveillance des urines de la journée qui suit l'injection défectueuse. N'augmentera pas la dose d'insuline si la glycosurie s'élève mais reste isolée. Si abondante plus cétonurie, entraîne à modifier ses doses : s'injectera avant le repas du soir une dose complémentaire d'I.O. : 2UI + De sucre.

 La dose du lendemain sera faite sans changement (sur avis médecin traitant)

 

8/ expliquer au diabétique son régime (diététicienne)

Doit prendre son repas à l'heure fixe sans sauter un repas (risque d'hypoglycémie)

Expliquer que le régime est fonction : du poids, taille, âge et de l'activité.

L'alimentation doit être variée (voir régime diabétique).

 

9/ enfin terminer par lui souligner l'importance de quelques points suivants :

  • Connaître les causes et les signes précurseurs d'un coma diabétique et d'un coma hypoglycémique.

Savoir que toute affection intercurrente peut déséquilibrer sa maladie et qu’un mauvais état de santé entraîne une anorexie.

Ne cesser en aucun cas l'injection d'insuline.

Ne cesser en aucun cas de consommer la quantité de glucide fixée par le médecin (un manque apport énergétique peut être dû non seulement à un repas supprimé ou retardé mais aussi à des vomissements

 Expliquer au malade les incidents et accidents qui peuvent survenir au cours d’un traitement à insuline pour essayer de les éviter au maximum

 

  • Ø Locaux :
  • Les lipodystrophie : ce sont des atrophies ou des hypertrophies progressives du tissu cutané et sous cutané avec apparition graisseuse sous la peau.

 Elles entraînent une mauvaise résorption de l’insuline au moment de l’injection, elles peuvent entraîner une résorption massive des doses injectées précédemment                                                                                                    Pour éviter ces accidents, il faut varier les lieux d’injection d’insuline.

  • Les infections cutanées : le diabétique se défend mal contre l’infection (l’asepsie doit être rigoureuse pour éviter les abcès.)

 

  • Ø Généraux :
  • les accidents allergiques : sont assez rares
  • les accidents d’hypoglycémie : constituent la complication essentielle du traitement par l’insuline.
  • Accidents légers : le malade éprouve un malaise avec sensation de vertige, une faim douloureuse avec crampes épigastriques, il est pâle ou couvert de sueur : l’ingestion de quelques morceaux de sucre fait disparaître ces signes.
  • Accidents graves : en quelques minutes le malade tombe dans le coma, il est pâle, agité, des sueurs, parfois convulsions.

L’injection IV de 10 à 20 CC de sérum glucosé hypertonique à 30% ou de 1 mg de glucagon en S/C réveille immédiatement le malade.

Les causes :

Les accidents d’hypoglycémie sont liés soit à une erreur de dosage, absence ou insuffisance d’apport glucidique (vomissement, diarrhée, retard de repas, suppression ou une consommation exagérée de glucose au cours d’exercice physique ou d’effort intellectuel.

-Expliquer au malade les règles d’or

 

II-Les règles d’or d’un diabétique

 

Toute personne, atteinte de diabète, peut aujourd’hui, mener une vie normale,                      en gérant au mieux ses conditions de vie :

 - suivre un régime alimentaire équilibré

 - avoir une activité sportive

 - suivre les Conseils médicaux

 - éviter le stress

Un diabétique doit :

 - Comprendre sa maladie, afin d’aider à équilibrer son diabète.                                                                    Avoir un carnet, portant son identité, adresse, nom du médecin traitant, résultat de la glycémie, dose d’insuline, heure d’injection, résultat d’analyse d’urine, et son poids

 - savoir faire l’analyse d’urine

 - savoir faire l’injection, selon les règles d’asepsie

 - varier les zones d’injection

 - conserver l’insuline au réfrigérateur (dans un endroit frais à la campagne), si voyage dans une caisse isotherme

 - savoir différencier entre insuline ordinaire, et insuline retard.

 - agiter le flacon avant l’injection

 - connaître les signes annonciateurs d’un coma hypoglycémiant, et les signes d’une acidocétose

 - avoir toujours sur lui, un morceau du sucre

 - avoir chez lui si possible quelque ampoule de sérum glucosé hyper tonique

 - pratiquer du sport.

 

III- Recommandations et Suivi :

 

 le suivi comporte, tous les 3-4 mois, pour un patient équilibré ,un interrogatoire concernant l’éducation ,l’observation du traitement ,l’auto surveillance glycémique,les problèmes psychosociaux ,un examen clinique (pouls ,TA, poids, examen des pieds) .

Aussi, il est souhaitable, de faire un examen clinique complet, qui doit être annuel, et doit comporter les examens suivants :

- examen ophtalmologique

- Bilan lipidique

- Clairance de la créatinine

- Protéinurie

- ECG au repos 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le régime diabétique

 

Le diabète est une affection chronique dont un malade diabétique doit s’y habituer, ce qui fait il doit respecter certaines règles et un régime bien déterminé.

Le malade doit respecter :- le choix des aliments

- la ration alimentaire et la répartition des aliments dans la journée

Quelques conseils pratiques :

Les principes du régime du diabétique :

Le régime doit apporter au diabétique une ration calorique suffisante en rapport avec son poids et ses besoins énergétiques.

- Un diabétique de poids normal a des besoins normaux qu'il faut respecter.

- Un diabétique de poids supérieur à la normale a des besoins quantitatifs réduits.

Le régime est prescrit par le médecin seul qui l'adapte à chaque malade selon son âge, son activité physique, son poids et la forme de son diabète.

On admet couramment que chez le diabétique, le régime comporte en règle générale :

- 20 % de calories d'origine protidique,

- 40 % de calories d'origine lipidique,

- 40 % de calories d'origine glucidique.

100 g de protides et de glucides apportent 400 calories chacun. 100 g de lipides apportent 900 calories.

Pour établir un régime de façon rationnelle, il est nécessaire de connaître la teneur des aliments en leurs principaux composants, en particulier en glucides, ce qui permet de lutter inlassablement contre la monotonie du régime. Dans la pratique, les aliments se classent en sept catégories qui, contrairement à ce que l'on pourrait être amené à croire, ne sont pas interchangeables car, en plus des glucides préformés qu'ils contiennent en quantités inégales, ils apportent des oligo-éléments, des minéraux, des vitamines qui interviennent dans le bon équilibre alimentaire. Il sera donc souhaitable par exemple de remplacer les pommes de terre par d'autres féculents, les fruits par d'autres fruits, les légumes verts par d'autres légumes verts pour obtenir une alimentation variée et rationnelle. Il ne faut pas oublier que, dans le calcul de la ration quotidienne, doivent entrer en compte les boissons.

Les sept grandes classes d'aliments

  1. Lait, laitages, fromages : ils apportent à l'organisme protéines, graisses, vitamines et surtout le calcium nécessaire à l'organisme. Le lait frais peut être remplacé par le yaourt. 100 ml de lait équivalent à un pot de yaourt.
  2. Viande, poissons, oeufs : ils sont la source essentielle de protéines, mais ils contiennent aussi des lipides en quantité non négligeable.
  3. Pain, céréales, pommes de terre : ils apportent une quantité importante de glucides sous forme d'amidon, mais aussi des sels minéraux.
  4. Légumes frais non farineux : riches ou pauvres en glucides, ils jouent un rôle important grâce à la cellulose qu'ils apportent et aux sels minéraux et vitamines qu'ils renferment.
  5. Fruits : ils sont riches aussi en vitamines et en sels minéraux; leur teneur en glucides est très variable puisque les agrumes. riches en eau ont une teneur de 10 % et les fruits secs ou séchés ont une teneur dépassant 50 %. A noter aussi que le sucre des fruits n'est pas semblable à celui des pommes de terre.
  6. Matières grasses; d'origines différentes, végétale et animale, elles apportent des lipides.

Sucre : il doit être exclu de l'alimentation habituelle du diabétique pour être réservé à un secours d'urgence en cas de malaise hypoglycémique.

Schéma d'un régime pour diabétique

Au point de vue pratique, il existe pour le diabétique trois grandes catégories d'aliments

•a) Aliments pauvres en glucides (5 %) pouvant être consommés librement

Toutes les viandes.

Poissons, mollusques, crustacés.

Oeufs, fromages et matières grasses (librement mais avec modération).

Certains légumes verts: aubergine, asperge, céleri en branche, choux blanc et rouge, chou-fleur, champignon, chicorée, concombre, cresson, courgette, endive, épinard, laitue, scarole frisée, poivron, tomate, mâche, côte de bette, radis.

Certains fruits: pamplemousse, orange, melon, pastèque, mandarine, fraise, framboise, mûre.

•b) Aliments à teneur moyenne en glucides (10 à 20 %) dont la consommation doit être contrôlée

Lait frais, yaourt nature.

Légumes frais: betterave, carotte, radis rave, choux de Bruxelles, navet, salsifis, artichaut, petits pois, topinambour, légumes secs et pomme de terre.

Fruits: abricot, ananas, poire, pomme, cerise, mirabelle, prune.

Céréales: pains blanc et complet, pâte, riz, semoule, biscotte.

•c) Aliments interdits

Fruits: banane, raisin, figue fraîche, marron ou châtaigne, datte et tous les fruits secs et séchés, fruits confits et en conserve.

Desserts: sucre et sucreries, bonbons, chocolat, nougat, pâte de fruit, confiture, miel, pâtisserie, pain d'épice, lait concentré sucré.

Boissons: apéritif, liqueur, vin sucré, cidre, bière, eaux-de-vie, limonade, soda, coca-cola, sirop, jus de fruits du commerce sucrés.

D'autre part, il ne faut pas oublier que les aliments et partant tous les glucides à absorber en 24 heures, doivent être répartis correctement dans la journée. La répartition des repas sera différente chez les malades traités par :

Le régime seulement,

Des sulfamides hypoglycémiants (ceux-ci se contentent aisément de trois repas par jour),

L’insuline (ces malades ont intérêt à prendre dans la journée 4 à 5 repas suivant leur cas personnel).

Ce sont donc les modalités du traitement insulinique qui orientent la répartition des repas dans la journée du diabétique.

En règle générale, donc, elle se fera de la façon suivante :

1 - petit déjeuner,

2 - repas complet à midi,

3 - repas plus léger, le soir, avec éventuellement un goûter léger à 16 heures.

journalière calorique et glucidique qui vous est attribuée, c'est pourquoi nous ne vous donnons Pour vous aider à l'élaboration de votre régime, votre pharmacien doit connaître la ration pas de menu type, mais des suggestions, chaque cas étant particulier . 

Équivalence en glucides des aliments

Afin de varier vos menus, voici quelques équivalences :

- 100 g de pommes de terre = 2 pommes de terre moyennes ou 3 cuillers à soupe de pâtes cuites ou 3 cuillers à soupe 1/2 de riz cuit ou 5 cuillers à soupe de légumes secs cuits.

- 100 g de pommes de terre crues équivalent à: 28 g de riz cru (soit 5 cuillers à café) ou 28 g de semoule ou 28 g de pâtes.

- 100 g de petits pois peuvent être remplacés par : 100 g d'artichauts ou 100 g de crosnes ou 160 g de salsifis ou 200 g de betteraves rouges ou 200 g de navets ou 200 g de carottes ou 230 g de céleri-rave ou 230 g de choux de Bruxelles ou 300 g de haricots verts ou 300 g de choux-verts ou 300 g de choux-fleurs

- 140 g d'oranges, soit deux petites oranges, peuvent être remplacés par : 140 g de pamplemousse ou 90 g de prunes (3 prunes moyennes) ou 100 g de raisin ou 100 g de pêches (2 petites pêches) ou 90 g de pommes ou 90 g de poires ou 150 g de framboises ou 150 g de groseilles ou 230 g de fraises ou 300 g de melon ou 450 g de pastèque

- 1 biscotte = 15 g de pain frais et pèse 10 à 11 g.

 

Quelques suggestions de menus

Cette ration journalière calorique et glucidique vous est attribuée en fonction de votre taille, de votre poids, de votre sexe et de votre activité physique.

Des ressources financières quelquefois modestes, des habitudes alimentaires souvent mauvaises, solidement incrustées, difficiles à déraciner rendent souvent délicate l'application du régime.

Voici quelques suggestions : avec les équivalences qui vous ont été données plus haut, il vous sera possible de varier vos menus : votre pharmacien vous aidera à établir des menus équilibrés qui respecteront les besoins quantitatifs et qualificatifs de votre organisme, en fonction de votre diabète et du traitement qui vous est imposé.

Nous distinguerons deux cas :

Celui du diabétique adulte de poids normal = régime à 2200 calories,

Celui du diabétique adulte de poids supérieur à la normale = régime à 1600 calories par exemple.

Régime à 2200 calories

Pour une journée, il est préconisé :

- lait : 200 g

- viande ou poisson : 200 g

- oeuf : 1

- pommes de terre ou céréales : 300 g

- légumes verts : 400 g

- fromage : 80 g

- yaourt nature : 1

- fruits frais : 300 g

- pain : 200 g

- matières grasses : 20 g de beurre par jour, 15 g huile d'arachide par exemple.

A partir de cette consommation journalière,

Au petit déjeuner :

- 200 g de lait de vache

- 10 g de beurre

- 20 g de fromage

- 3 biscottes au gluten 20 % ou 2 tranches de pain blanc (1,5 cm épaisseur au milieu d'une baguette)

- 100 g de fruits frais.

Au déjeuner :

- 100 g de viande maigre (steak grillé ou mouton maigre, veau, poulet, pintade, dindonneau)

- 150 g de pommes de terre ou céréales

- 200 g de légumes verts

- 1 yaourt nature

- 100 g de fruits frais

- 3 tranches de pain blanc.

Variez vos menus en pensant à consommer des légumes verts crus en salade, par exemple, tomate, concombre, salade verte en été ou endives en hiver. Pour simplifier la vie de la maîtresse de maison, il est suggéré par exemple de préparer pour une semaine la ration de sauce vinaigrette qui agrémentera les légumes verts crus en été ou cuits comme poireaux, asperges, artichauts, etc...

Dans un récipient que vous conserverez au réfrigérateur, mesurez 7 cuillers à soupe d'huile d'arachide par exemple, auxquelles vous ajouterez de l'oignon écrasé, ou de la ciboulette, de l'estragon, du cerfeuil, de l'ail, suivant la saison et le goût, une cuiller à soupe de vinaigre, une cuiller à dessert de moutarde. De cette vinaigrette émulsionnée et préparée à l'avance, le diabétique prélèvera pour sa consommation journalière une cuiller à soupe. Dans le cas où la ration quotidienne de lait ne serait pas absorbée le matin, pensez à l'utiliser pour la confection de la sauce Béchamel qui agrémentera les légumes d'hiver, épinards, poireaux, ou d'été, courgettes, aubergines, etc... , ou de gnocchis par exemple.

A 16 h 30 :

- 20 g de fromage

- 50 g de pain blanc

Au dîner :

- 100 g de viande maigre peuvent être remplacés par du poisson maigre (merlan, sole, limande, grondin, saumonette, perche, tanche, etc...) ou par 2 œufs à la coque ou au plat (utilisez les 10 g de la ration journalière de beurre)

- 200 g de légumes verts - 150 g de pommes de terre ou équivalent

- 100 g de fruits frais

- 2 tranches de pain blanc.

Régime à 1600 calories

Maigrir pour le diabétique obèse devient une nécessité qui est moins difficile à supporter si l'on observe certaines règles.

1 - Faire au moins 3 repas à peu près égaux.

2 - Faire un petit déjeuner substantiel.

3 - Ne jamais sauter un repas.

Pour une journée il est préconisé :

- 200 g de lait

- 200 g de viande ou poisson

- 200 g de pommes de terre ou céréales

- 400 g de légumes verts - 80 g de fromage

- 1 yaourt

- 300 g de fruits frais

- 100 g de pain

- 15 g de beurre par jour

- 10 g d'huile par jour

Au petit déjeuner :

- 200 g de lait ou 40 g de fromage

- 100 g de fruits frais

- 3 biscottes gluten 20 % ou 50 g de pain blanc

- 1 œuf

Au déjeuner :

- 100 g de viande maigre ou poisson

- 200 g de légumes verts

- 100 g de pommes de terre ou équivalent

- 100 g de fruits frais

A 16 h 30 : 40 g de fromage ou 2 tranches de pain blanc

Au dîner

- 100 g de viande

- 100 g de pommes de terre ou équivalent

- 200 g de légumes verts

- 1 yaourt

- 100 g de fruits frais.

Ne pas oublier, plus que jamais, que le diabétique obèse ne doit pas boire de boissons alcoolisées ou de boissons gazeuses, il peut boire à volonté entre les repas de l'eau ou des boissons tièdes: thé léger par exemple, et éviter de boire en mangeant.  

NB

Il n'est pas indispensable de peser chaque jour les aliments glucidiques

- La ration de pain sera évaluée/rapport au poids d'un pain de 500g par exemple

- La ration de féculents cuits sera mesurée en cuillères à soupe (peser le contenu d'une cuillère a soupe et déterminer le nombre de cuillères nécessaires pour obtenir 10g de féculents, utiliser toujours la même cuillère et faire de temps en  temps des pesés de contrôle.

- Les légumes verts seront servis a volonté, en fonction de l'appétit du malade, sauf ceux qui doivent être donnes en quantité limitée

- Le sucre peut être remplace un édulcorant de synthèse (saccharine) à condition d'être employé en petites quantités

 glucides-

Problèmes particuliers

Pour terminer, nous évoquerons quelques problèmes particuliers :

1 - ceux du diabétique âgé

2 - ceux de la femme enceinte

3 - ceux du diabétique malade

4 - ceux de l'enfant diabétique.

 

• 1. Régime du diabétique âgé

comme celui d'un adulte, il dépend du poids, de la taille, du sexe, il doit aussi tenir compte du fait que l'activité physique est diminuée d'où un besoin glucidique et calorique inférieur. Il faut cependant considérer certains facteurs qui entrent en jeu au 3. âge.

Le régime auquel doit être soumis le diabétique âgé doit s'accommoder de la modicité des ressources, des difficultés de mastication dues à des appareils dentaires plus ou moins bien supportés, d'une réduction d'activité entraînant la solitude, et d'habitudes alimentaires souvent plus mauvaises que bonnes, bien ancrées, impossibles à bouleverser et rendant plus difficiles encore la poursuite d'un régime rationnel. En règle générale, la ration de viande pour des raisons pécuniaires est diminuée, il faudra donc conseiller l'absorption de viande maigre hachée par exemple, penser aux filets de poisson meilleur marché que la viande, aux œufs qui apportent des protides moins coûteux que la viande, et aux produits laitiers moins onéreux, qui contiennent du calcium. Les légumes en conserve moins chers en hiver que les légumes frais peuvent être utilement conseillés au diabétique, sauf dans le cas où un régime sans sel, en cas d'hypertension par exemple, est prescrit au diabétique. Les fruits en cas de mauvaise dentition peuvent être remplacés par des compotes préparées avec un édulcorant de synthèse.

 

• 2. Régime de la femme enceinte diabétique:

 la grossesse peut révéler ou exagérer les perturbations du métabolisme glucidique jusque-là restées cachées ou qui n'avaient nécessité qu'un régime, ou des hypoglycémiants oraux associés au régime. Les conseils d'hygiène et de diététique donnés à la femme enceinte sont valables pour les diabétiques enceintes, on ne saurait assez insister sur le fait que le diabète de la femme enceinte doit être étroitement contrôlé et que celle-ci doit être soumise à la surveillance conjointe d'un gynécologue et d'un diabétologue. Le contrôle de son alimentation en quantité et en qualité doit être encore plus précis. Le médecin doit être consulté sans tarder en cas de vomissements et de nausées qui rendent difficile toute alimentation et compliquent la situation en raison du risque d'hypoglycémie.

 

• 3. Régime du diabétique malade: il est en principe impératif dans le cas où le malade est traité par l'insuline: il ne faut jamais l'arrêter, ni cesser de consommer la quantité de glucides prescrite par le médecin; cette ration glucidique peut alors être absorbée sous forme semi-liquide. Par exemple, le lait, les œufs, les bouillies et farines infantiles non sucrées, la semoule, la crème de riz, la maïzéna, la floraline peuvent servir à confectionner des entremets solides qui seront absorbés tout au long de la journée, chaque 2 ou 3 heures en petites quantités. Si le diabétique malade n'aime pas le lait, 1/4 de litre de lait peut être remplacé par: 2 yaourts nature ou 30 g de fromage de gruyère + 100 g de fruits frais ou 200 g de fromage blanc frais + 50 g de fruits frais.

 

• 4. Régime de l'enfant diabétique:

Le régime de l'enfant diabétique ne doit pas être trop restrictif afin d'assurer un développement physique normal

La ration est libre, on supprime seulement de l'alimentation le sucre, le miel, la confiture, les confiseries, les bonbons, le chocolat et les boissons sucrées.

, il est impératif de répartir le plus harmonieusement possible, les calories auxquelles son régime et son diabète lui donnent droit en 4 à 5 repas équilibrés lui apportant chacun : - des protéines (viandes, œufs, poissons) - des laitages (pour le calcium) - des fruits frais (pour les vitamines) - des matières grasses et féculents (pour les lipides et les glucides).

 

 

Produits de régime

 

On trouve actuellement, en grand nombre, dans le commerce des produits de régime pour diabétiques.

 N'achetez que des produits de régime portant sur l'emballage, la composition en glucides; mais il faut que vous sachiez que ces produits ne peuvent pas être consommés en supplément de la ration journalière glucidique permise et que vous devez tenir compte de leur teneur en glucides.

Votre pharmacien, seul, parce qu'il les connaît, est capable de vous apprendre à lire les étiquettes et de vous permettre ainsi de mieux suivre le régime que vous a prescrit votre médecin. Pour rendre plus attrayant votre régime, vous pouvez trouver chez votre pharmacien :

des produits hypo glucidiques - biscottes, - sablés, galettes - pâtes - chocolat, confiture - petits déjeuners et succédanés - sucres et édulcorants de synthèse.

des boissons - eau Apollinaris - jus de fruits Weleda

des tisanes - Copaltra - Diatisan de Lehning - cure Abbé Ramon no 1 - aigremoine - feuilles de noyer - feuilles de myrtilles - pervenche - géranium Robert

Voici une formule composée dont vous pourrez demander l'exécution à votre pharmacien : myrthe 20 g pervenche 25 g aigremoine-sauge-noyer(feuilles) à 15 g chicorée(feuilles) 10 g

 Pour la pesée de vos aliments, nous vous conseillons l'achat d'une petite balance de régime graduée par 2 g.

 

 

 

 

 

LE RÉGIME SANS SEL

 

1-Principe :

           Le but du régime sans sel est de réduire la quantité de sodium, par la suppression au moment de la cuisson et par l’interdiction de tout aliment industriel contenant du sel pour sa conservation ou son agrément.

           Lorsqu'on est au régime sans sel, on ne peut pas consommer d'aliments industrialisés ou achetés chez le traiteur, soit parce que la quantité de sodium est trop élevée, soit parce qu'elle est inconnue. Hormis quelques exceptions, on a donc toujours recours aux aliments frais.
           En plus de la suppression de certains aliments, on s'abstiendra de consommer médicaments effervescents et bicarbonate de soude.

           Pour mémoire : 1 gramme de chlorure de sodium (Na Cl) apporte 400 mg de sodium (Na+).

2-Indications :

 

♫   Toutes les rétentions :

  • Insuffisance cardiaque avec oedèmes ;
  • Ascite ;
  • Insuffisance rénale avec oedèmes dans certains cas de syndromes néphrotique.
  • Anurie.

♫   L’hyper tension artérielle

♫   En cas de corticothérapie

♫   Certains cas d’obésité

♫   Certains cas de grossesse chez la femme

 

3-Contre indications :

 

Les régimes hyposodés sont souvent prescrits abusivement. Ils sont en particulier illogiques au cours :

  • Une insuffisance rénale qui ne s’accompagne ni d’oedèmes, ni d’hyper tension artérielle.
  • Une obésité sans retentissement cardiovasculaire : le seul intérêt à l’origine de cette prescription, reste la fadeur des aliments qui limite l’appétit mais les inconvénients sont loin d’être négligeables.
  • Ils sont formellement contre indiqués en cas :

Ê D’hyper azotémie par manque de sel

Ê D’insuffisance surrénale

Ê D’hypotension artérielle

Ê Traitement par lithium, un tel régime entraîne une réabsorption tubulaire excessive du lithium, d’où des accidents de surdosage.

 

4-Différents types de régimes sans sel :

Il faut distinguer 3 types de régimes sans sel en pratique courante.

 

     1-1-régime désodé large :

 

 Le principe du régime sans sel large (ou régime désodé large) est de supprimer de l'alimentation tous les aliments les plus riches en sel à commencer par le chlorure de sodium (sel d'assaisonnement) afin d'obtenir un apport sodique généralement compris entre 1000 et 2000 mg par jour.

Liste des aliments interdits dans le cadre d'un régime désodé large :

Æ  Les charcuteries, y compris le jambon.

Æ  Les viandes et poissons fumés ou séchés.

Æ  Les crustacés, les coquillages, les œufs de poisson, les beurres et crèmes de poisson.

Æ  Les œufs en gelée.

Æ  La choucroute.

Æ  Le beurre salé ou demi-sel, la margarine, la graisse d'oie.

Æ  Les chips, les biscuits apéritifs, les olives, les graines oléagineuses salées.

Æ  Les potages surgelés, en conserve ou en sachet.

Æ  Les pâtes préparées.

Æ  Tous les plats du traiteur.

Æ  La moutarde, les câpres, les cornichons, le sel de céleri, tous les condiments salés.

Æ  Toutes les sauces du commerce.

Æ  La levure alsacienne / levure chimique.

Æ  Les bouillons de viande et autres bouillons en cube.

Æ  Les biscuits, viennoiseries et pâtisseries du commerce.

Æ  Le pain complet, les biscottes et les céréales pour petit déjeuner.

Æ  Les pastilles Vichy, les bonbons.

Æ  Toutes les conserves sauf celles portant la mention "sans adjonction de sel".

Æ  Les eaux gazeuses, les jus de fruits gazeux, les boissons fruitées gazeuses, et jus de légumes du commerce.

 

Le pain blanc et le fromage seront supprimés ou consommés en quantité contrôlée :
             -100 g de pain blanc contiennent en moyenne 0,8 g de sodium ;
             -100 g de fromage contiennent en moyenne 1,3 à 2 g de sodium, c'est pourquoi la quantité consommée doit être très faible. De préférence, on remplacera les fromages fermentés par du fromage blanc qui, pour sa part, ne contient que 40 mg de sodium aux 100 g, ou encore des petits suisses (25 mg de sodium aux 100 g).


2-1-régime désodé standard :

Tel qu'il est pratiqué à l'hôpital, apportant environ 600 mg de sodium par jour.

Liste des aliments interdits dans le cadre d'un régime désodé standard :

P Tous les aliments de la liste précédente plus :

Ü Le pain normal qui sera remplacé par du pain sans sel ou des biscottes sans sel

Ü Les fromages fermentés

Ü Les blettes, le céleri, les épinards et le fenouil

Ü Les confiseries, pâtes de fruits, glaces et sorbets du commerce
 

         La quantité d'aliments appartenant au groupe viandes, poissons et œufs peut éventuellement être contrôlée car ce sont ces aliments qui apportent le plus de sodium. Ce contrôle des quantités doit être exercé en suivant les conseils du médecin ou du diététicien, ces aliments étant les meilleures sources de protéines.

         On peut s'autoriser un petit peu de fromage fermenté en jouant sur les équivalences, par exemple en prenant du pain sans sel ou en choisissant ses légumes parmi les plus pauvres en sodium.

3-1-régime désodé strict :

       Où l'apport en sodium sera limité aux alentours de 300/350 mg par jour (ou moins si nécessaire), en faisant un choix parmi les aliments qui contiennent le moins de sodium afin de ne pas dépasser le seuil maximal indiqué par le médecin.
       Le régime correspond souvent à un traitement de phase aigue (décompensation d’une cirrhose poussée d’OAP, insuffisance cardiaque aigue, toxémie gravidique…), mais fait souvent place au régime hyposodé standard, assez rapidement.

Liste des aliments interdits dans le cadre d'un régime désodé strict :

P Tous les aliments des listes précédentes plus :

Ü Le lait normal qui sera remplacé par du lait désodé, les entremets gélifiés du commerce

Ü Le blanc d'œuf est limité

Ü Les abats

Ü La margarine

Ü Les betteraves, les carottes, le cresson, les navets, le pissenlit et les poireaux

Ü Les fruits au sirop en cas d'usage du benzoate comme additif

Ü Les fruits secs

 

5-LES SUBSTITUTS :

 

         En cas de régime sans sel, plusieurs solutions de remplacement existent. Il est évidemment possible de substituer à cet élément des sels de régime qui ne contiennent, en théorie, pas de sodium. Mais il faut être prudent, car certains d'entre eux en recèlent tout de même parfois, sous une forme discrète (iodure de sodium par exemple). Il faut vérifiez donc leur composition !  

         Pour les assaisonnements de salades et de légumes, on pourra utiliser tous les aromates et condiments, en veillant à choisir de la moutarde et des cornichons sans sel. 

         De même, la plupart des boulangers préparent aujourd'hui, souvent sur commande, des pains sans sel. Si ce n'était pas le cas, on pourra acheter des biscottes sans sel. 

         Dans les régimes plus stricts, il faut remplacer le lait ordinaire par du lait Pennac sans sel. 

         Il existe aussi des plats de conserve de régime, mais il faut dabord vérifier la composition sur l'étiquette : ils ne doivent pas renfermer de chlorure de sodium, ni une autre forme de sodium. 

Voici la liste des substituts possibles :

  • Sels de régime : sels Bouillet, Diasal, Salsea (ce dernier contient un peu de vrai sel) ;
  • Laits de régime : lait Pennac, lait Bouillet ;
  • Condiments de régime : moutarde et cornichons Bornibus captiva, moutarde nature sans sel (moins de 1% de sel), moutarde et cornichons Sanceldiet ou Charasse ;
  • Epices, aromates et condiments : ail, basilic, cannelle, cerfeuil, ciboulette, citron, clous de girofle, cornichons de régime, cumin, curry, échalotte, estragon, gingembre, laurier, menthe, moutarde de régime, noix de muscade, oignon, persil, origan, paprika, piment, poivre, romarin, safran, sel de régime, thym, vanille, vinaigre.

 

6-Conseils pratiques pour la cuisson sans sel :

           La cuisine sans sel peut paraître très fade lorsqu'on n'y est pas habitué : il importe donc d'en relever le goût en faisant appel aux saveurs acides et/ou aux herbes et aromates à goût fort : le vinaigre, le citron, la tomate cuite, l'ail, l'oignon, l'échalote, les épices (poivre, piment, curry, safran, paprika, etc.) et les fines herbes (ciboulette, estragon, persil en quantité limitée, basilic, romarin, etc.) sont de ce fait indispensables pour réaliser des mets sapides.

           Les techniques culinaires employées auront pour but de limiter les pertes en vitamines, minéraux et en goût : on cuira le moins souvent possible à l'eau, et dans ce cas, on utilisera le moins d'eau possible et l'on débutera la cuisson à l'eau chaude. On privilégiera les modes de cuisson favorisant la communication de saveurs, tels que la papillote, la cuisson en braisé, sauté, ragoût...
  On trouve par ailleurs dans le commerce des :
        *   Produits pour régime "appauvris en sodium", ou "à teneur en sodium réduite", dont la teneur en sodium est inférieure à 120 mg aux 100 g.

* Et des produits "très appauvris en sodium" ou "à teneur très réduite en sodium", dont la teneur en sodium est inférieure à 40 mg/100 g.

      C'est dans cette dernière catégorie que se situent les laits désodés de type Bouillet ou Pennac et les condiments de type Bornibus, Charrasse ou Aponacl.
La quantité précise maximale de sodium apportée par 100 g de produit est précisée sur l'emballage.

      Il est important pour le patient de bien respecter la teneur en sodium qui lui a été prescrite par le médecin, un apport insuffisant comme un apport trop élevé pouvant entraîner des conséquences graves.

 1-6-modes de cuisson :

 

Les cuissons sans sel seront faites à part, en utilisant au maximum les épices et les aromates naturels de façon à relever le goût des préparations :

Ê viande rôtie ou en tajine

Ê poisson au four, au court bouillon très parfumé, en tajine.

Ê œufs dures avec sauce tomates, pommes de terre, oignons.

Ê légumes de préférence cuits sans eau, dans leur peau, en vapeur ou au four.

Ê si les légumes ont été cuits à l’eau les faire sauter dans un corps gras avec des oignon et du persil ou les servir froids en vinaigrette.

Ê le riz et les pâtes seront cuits dans une eau très parfumée et servis accompagnés de beurre et de tomate.

 

2-6-condiments utilisables :

 

♫   Les épices : cumin, cannelle, safran, gingembre piment, poivre, noix de muscade.

♫   Plantes aromatiques : persil, laurier le thym, la menthe…

♫   Légumes aromatisés : oignon, ail, tomate fraîche, fenouille

♫   Condiments acides : citron, vinaigre.

 

7-Régime sans sel avec les corticoïdes :

 

           Il faut savoir que les glandes surrénales sécrètent naturellement des corticoïdes. Ce sont des hormones qui agissent sur le métabolisme de l'eau et des électrolytes (sodium et potassium surtout) dans notre organisme. Lorsqu'on prend des corticoïdes de synthèse les glandes surrénales se mettent au repos, elles n'assument plus leur fonction, et l'équilibre est rompu. Il faudra donc augmenter les apports en potassium (K) et diminuer ceux en sodium (Na) pour éviter la rétention d'eau dans les tissus, c'est à dire l'œdème. C’est pour cela qu’on recommande un régime appauvri en sodium qui est surtout présent sous forme de chlorure de sodium dans l’alimentation (sel de table).

Il faut donc suivre un régime strict qui dépend aussi bien de la dose que de la durée du traitement.

 

8-Incidents et accidents :

 

♫   régime mal présenté :

        On peut observer en cas de prescription abusive une chute de la TA qui se nominalise avec la prise de sel.

        Une dénutrition peut s’observer en cas d’anorexie secondaire. Il est donc primordial que le sujet puisse varier ses menus. Le steak frit sans adjonction de sel n’est pas défendu. Un sel de régime peut également aider le malade.

        Des conseils de cuisson sont indispensables, tout comme la liste des aromates et épices autorisés.

♫   régime mal suivi :

       On peut observer l’inondation sodée, celle qui peuvent la réaliser : un repas de fromage, une choucroute ou un plateau de fruits de mer risque d’être dramatique. L’incartade ne pardonne pas au cours des régimes hyposodés, en risque d’entraîner une décompensation brutale de l’état clinique. Il faut en avertir le malade en particulier au moment des fêtes.

 

9-Surveillance :

 

♫   une seule erreur peut annuler l’effet bénéfique de bien des privations. Il est donc conseillé de pratique, de temps à autre un interrogatoire alimentaire, de manière à dépister une faille involontaire.

S’il en pense que ses erreurs ne sont pas des oublis, la natriurèse qui doit être inférieure à 400mg/l, si le régime est bien suivi, donne une bonne indication.

 

♫   les paramètres biologiques ou cliniques ayant motivé la prescription diététique doivent, bien sur, être contrôlés régulièrem

 

 

 

 

RÉGIME HYPO LIPIDIQUE

 

 

1- Définition

      C’est un régime qui à pour objectif de réduire les graisse de l’alimentation pour permettre une meilleur digestion.

 

2- Indications

  • Réalimentation des pancréatites
  • Lithiase biliaire en période de crise
  • Début de réalimentation de l’hépatite avec ictère

 

3- conseils alimentaires

     Ce régime doit être composé de protides faciles à digérer et régénérateur de la cellule hépatique, riche en acides aminés indispensables. On introduira donc très rapidement des protides animaux (viandes, poisson, lait, yaourt, et les œufs sont tolérés.)

 

     La plus grande difficulté à quelle on se heurte est l’anorexie qui est très souvent rencontrée chez ces malade, où il est absolument indespensables de les nourrir pour ne pas laisser un grand soin à la présentation des repas pour exciter l’appétit du malade.   

 

     il faut donner des repas en petite quantité et en plusieurs prises sous une forme facile à digérer (yaourt, lait, œuf durs ou incorporé à une préparation si le malade la tolère, en compote entrement au lait écrémé, poisson au court bouillon).

 

 Supprimer les œufs en cas de la lithiase biliaire et dans la phase aigue de l’hépatite.

 Donner des plats simples, variés et appétissantes.

 Toutes les cuissons se feront sans matières grasses :

    Viande grillée, rôtie, bouillie.

    Poisson au four, au cours bouillon.

    Légumes à l’eau, à la vapeur, en purée avec du lait écrémé.

    Fruits cuits ou en compote puis crustacés mures entrement au lait écrémé (semoule, vermicelle, riz)

 

 

 

4- en pratique

                    En utilisera à l’hôpital le menu du régime normal léger dans lequel on supprimera :

    Toutes les matières grasses : (beurre, vinaigrette, lait entier)

    Les crudités

    Les légumes crus seront remplacés par un potage (soupe, purée)

    Les fruits crus seront remplacés par un des compotes au fruits cuits, on donnera des suppléments au cours de la journée sous forme de yaourt, jus de fruits entrement au lait écrémé, biscuits secs afin d’obtenir un rapport calorique suffisant.

    On introduira par la suite progressivement les matières grasses sous forme de beurre crus sur les légumes et lorsque l’ictère commence à régresser on donnera le régime normal léger.   

      Les effets de l’alimentation sur la formation des lithiases demeurent encore obscurs. On sait, cependant que certains aliments influencent la composition de la bile soit en favorisant son

équilibre, soit en accélérant le passage de la bile dans le duodénum, soit en augmentant le taux de cholestérol dans le milieux biliaire.

 

      Même si on ne connaît pas exactement les effets du régime alimentaire dans la formation des lithiases, on recommande aux personnes qui viennent de subir une colique hépatique et à celles qui attendent une ablation de la vésicule biliaire un régime restreint en lipides. Ce régime est également conseillé durant les 1ères semaines ou les 1ères mois qui suivent l’intervention.       

 

3- LÉCITHINE

 

      La lécithine est une substance qui est présente dans la bile dont le rôle est d’aider à garder le cholestérol en suspension.

On considère généralement que l’organisme produit une quantité suffisante de lécithine pour satisfaire à ses besoins.

Cependant, les personnes qui développement des lithiases ont souvent un taux de lécithine, ou vitamines, ou autres nutriments nécessaires à la production de lécithine.     

 

4- LES PROTEINES 

 

      Les aliments riches en protéines peuvent protéger contre la Formation des lithiases biliaires.

Lorsque les protéines sont digérées, la vésicule biliaire se vide de labile qu’elle contient. Les protéines empêchent donc que la bile soit stagnante. Une condition qui favorise la formation de lithiase biliaire, les protéines aussi contiennent également des acides aminés qui jouent un rôle dans la production de lécithine.

 

 

5- LES VITAMINES

 

      Les vitamines peuvent influencer indirectement la formation de lithiase, certains vitamines comme les vitamines du groupe B, contribuent à la formation de lécithine, tandis que d’autres, comme les vitamines E préviennent de production excessive de pigments biliaires. 

 

6 – ALIMENT A PREVILIGIER 

 

      Les fibres alimentaires sont certainement à préviligier quand on est susceptibles de développer des lithiases biliaires. On les retrouve principalement dans les céréales et les pains faits de grains entiers, mais, les fruits et les légumes en contiennent aussi.

On conseil de limité la consommation des œufs à 3 par semaine, et de choisir les poissons et les viandes les plus maigres, le lait et produits laitiers écrémés ou partiellement écrémés et les fromages de type codlage. 

    

7 – ALIMENT A ÉVITER

 

      Certains aliments risquent plus que d’autres de provoquer des intolérances chez les personnes qui ont des calcules biliaires. On recommande d’éviter les pâtisseries, les œufs frits, les mets épiciers, les corps gras, les amandes, les arachides, le beurre d’arachides, et certains légumes comme les oignons, le chou, le brocoli, le chaufleur, le concombre et le navet.      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SURVEILLER L’ ALIMENTATION DES MALADES ET LE RESPECT DES REGIMES INDIQUES

 

 

L’alimentation est l’ensemble de substances nécessaire qui apportent a l’organisme l’énergie et les éléments nécessaire pour son bon fonctionnement.

L’éducation du malade en matière d’alimentation varie selon la nature de la maladie, autrement dit il faut adapté le régime adéquat avec la nature de la maladie.

De ce fait, le malade doit respecter un ensemble de mesure diététique et un régime bien adapter à son cas.

Un régime ne peut avoir de succès que s’il est expliquer parfaitement au malade, adapter a son mode de vie et à ses habitudes alimentaires tout en respectant les conseils médicaux.

En effet l’infirmier doit expliquer au malade l’importance du respect du régime alimentaire et d’une alimentation équilibrée. (Voir cours sur régime alimentaire)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EFFECTUER LE TUBAGE GASTRIQUE

 

EFFECTUER UNE HEMOCULTURE

 

EFFECTUER L’ EPREUVE DES TROIS VERRES

 

EFFECTUER AU MOINS DIX PRELEVEMENTS DE SANG POUR LES EXAMENS BIOLOGIQUES

 

EFFECTUER LES ANALYSES URINAIRE A

 L’ AIDE DE BANDELETTES

 

 

 

 

 

 

LE TUBAGE GASTRIQUE

 

DEFINITION

 

         Technique qui consiste à introduire une sonde dans l’estomac (introduction soit par la bouche soit par le nez) en vue de prélèvement et étude du contenu gastrique.

 

BUT

 

  • Prélèvement de crachat pour la recherche de B.K (surtout chez les femmes et les enfants qui avalent leurs crachats).
  • Prélèvement et étude du liquide gastrique.

 

INDICATIONS

 

  • En pathologie gastrique : pour orienter le diagnostic vers l’ulcère, le cancer ou la gastrite.
  • Devant une anémie ; pour préciser le diagnostic d’anémie de BIERMER.
  • En pathologie pulmonaire ; pour étude bactériologique des crachats déglutis.

CONTRE-INDICATIONS

 

  • Hémorragies digestives de moins de trois semaines.

 

MATERIEL

 

  • Sonde type :

-         Gastroplast : sonde en plastique à usage unique.

Ou

-         Sonde de CAMUS : sonde semi-rigide, opaque aux rayons X utilisée lorsque la progression de la sonde est guidée et suivie écran radioscopique.

Pour faciliter la progression de la sonde, il faut prévoir :

*       Un lubrifiant, type sirop de citron,

*       Un verre d’eau, si l’examen ne contre-indique pas l’absorption de quelques gorgées d’eau.

  • Nécessaire pour asepsie
  • Gants de protection
  • Bavette
  • Compresses stériles
  • Seringue de 20cc stérile pour aspirer le liquide
  • Sérum physiologique
  • Tubes pour recevoir les prélèvements

-         10 tubes numérotés pour l’étude de la sécrétion gastrique

-         Un flacon à large ouverture pour l’étude des crachats dégluti.

-         De quoi vérifier la présence de la sonde dans l’estomac.

  • Des médicaments pour stimuler la sécrétion gastrique (en cas de prélèvement de liquide gastrique) :

-         Chlorhydrate d’histamine ou insuline

-         Nécessaire pour injection s/c

Respecter les habitudes du service si ces méthodes sont encore d’usage.

  • Protection
  • Haricots
  • Eau de javel
  • Etiquette
  • Bon de laboratoire

 

PREPARATION DU MALADE

 

  • Bonne préparation psychologique du patient
  • Demander au malade de rester à jeun  et allongé, jusqu’au moment de l’examen.
  • Pour le prélèvement de crachat, le tubage doit être fait au réveil du malade car l’expectoration déglutie au cours de la nuit passe rapidement dans l’intestin.

 

TECHNIQUE

 

A/ installation du malade :

 

  • Le malade est installé en position assise et recouvert de la protection.

 

B/  introduction de la sonde :

 

  • Avec une compresse, saisir la sonde lubrifiée et l’introduire par le nez (le plus souvent)
  • Demander au malade de respirer calmement.
  • Pousser la sonde vers le pharynx, lorsqu’elle rencontre une légère résistance, demander au malade de faire quelques mouvements de déglutition ou lui faire boire quelques gorgées d’eau.
  • Guider la descente de la sonde vers l’estomac (environ 50 cm)
  • Adapter la seringue sur la sonde et aspirer.

C/ prélèvement de crachat :

 

  • Avec la seringue aspirer les crachats, il est parfois nécessaire d’injecter par la sonde un peu de sérum physiologique pour les diluer.
  • Recueillir le liquide obtenu dans le flacon.

D/ prélèvement de la sécrétion gastrique :

 

  • Recueillir à l’aide de la seringue le liquide contenu dans l’estomac : échantillon A
  • Aspirer avec douceur, toutes les 2 ou 3 mn pendant ¼ d’heure, le liquide recueilli constitue l’échantillon B.
  • Faire l’injection s/c d’histamine ou d’insuline.
  • Recueillir le liquide gastrique pendant 2 heures en changeant de tubes toutes les 15 min, on aura 8 tubes numérotés.

E/ ablation de la sonde :

 

  • Pincer la sonde, la retirer d’un mouvement rapide et la déposer dans un haricot contenant de l’eau de javel.
  • Faire rincer la bouche du malade.

 

INCIDENTS ET ACCIDENTS

 

  • Réflexe de suffocation dès l’introduction de la sonde dans la cavité buccale : rassurer le malade et le calmer.
  • Accès de toux : la sonde bute sur l’épiglotte ou est passée dans la trachée : retirer la sonde légèrement et attendre la fin de l’accès de toux pour poursuivre sa progression.
  • Nausées : très désagréables (la sonde bute sur la luette). L’introduction rapide et prudente de la sonde peut les éviter.

Les nausées peuvent réapparaître si la sonde bute sur le cardia spasmé : demander au malade de faire quelques inspirations profondes

  •  Vomissements
  • Hémorragies : arrêter l’examen

 

L’injection d’histamine peut faire apparaître :

-         Des réactions allergiques :

*       Urticaire

*       Œdème

*       Palpitations

Injecter un antihistaminique sur avis médical (phénergan)

*       Un choc anaphylactique

L’injection d’insuline peut faire apparaître des signes d’hypoglycémie :

*       Faim douloureuse

*       Vertiges

*       Céphalées

*       Troubles visuels…

Pouvant aller jusqu’au coma hypoglycémique avec convulsions.

Il faut injecter du sérum glucosé hypertonique en I.V (sur avis médical) 

N.B :

Pour multiplier les chances de découvrir le B.K dans les crachats, le tubage doit être fait trois jours consécutifs et au réveil du malade.

 

RESULTATS DE L’EXAMEN

 

Etude de la sécrétion gastrique :

Sécrétion normale :

-         La quantité de liquide émise pendant 2 heures après l’injection d’histamine est de 150 à 200cc.

-         Le dosage de l’acide chlorhydrique est de 44 à 84 meq pour%° avec maximum d’acidité ¾ d’heure après l’injection

Cas pathologiques :

-         Hypochlorhydrie avec hyposécrétion se rencontre dans : le cancer gastrique

-         Hyperchlorhydrie avec hypersécrétion se voit en cas d’ulcère duodénal (inconstamment) dans le syndrome de ZOLLINGER-ELLISON

-         Achlorhydrie avec hyposécrétion en cas d’anémie de BIERMER.

 

REMARQUE

         Le tubage gastrique est également indiqué en cas de lavage gastrique et de gavage. C’est une technique qui demande l’emploi de gants de protection.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PRELEVEMENT SANGUIN

 

I-Définition

 

C’est un acte de soins qui permetl’identification d’un échantillon de sang veineux  ou capillaire dans le but d’effectuer des examens soit pour le dépistage d une anomalie du sang, suivre l’évolution d’une maladie, suivre l’évolution thérapeutique.

 

II-Rappel sur la constitution du sang

  

Le sang est constitué de globule rouge, globules blancs et de plasma (voir plus loin)

 

III-Les examens de sang

 

Au laboratoire on assiste à l’application de plusieurs examens :

1-Les examens hématologiques

Au laboratoire, on travaille sur le sang total systématiquement, le tube contient un anti coagulant, ex : NFS-VS.

2-Les examens chimiques

On travaille sur le plasma tube sec, ex : BHE-transaminase.

3-Les examens sérologiques

On travaille sur le sérum, ex : ASLO-VDRL-TPHA

4-Les examens bactériologiques

Exemple : l’hémoculture

 

IV-Règles générales a respecté avant un prélèvement de sang

 

-         Avertir le malade la veille de l’examen pour qu’il reste à jeun si c’est nécessaire.

-         Vérifier la prescription médicale et l’identité du malade.

-         S’assurer au prés du laboratoire si besoin sur les conditions du prélèvement.

-         Préparer le matériel nécessaire.

-         S’assurer de l’existence d’un bon éclairage pour la visualisation de la veine a ponctionner.

-         Installer le malade confortablement, la position dorsale est la meilleure.

-          

V-Préparation du matériel

        Sur un chariot propre et désinfecté :

        -un plateau stérile

        - compresses stériles

        -pince à servir

        -cupule contenant du coton

        -au moins deux seringues avec aiguilles stériles ou un venoject

        -un garrot

        -bons de laboratoire

        -étiquettes

        -alcool à70

      -bétadine

      -gants pour l’opérateur

      -deux haricots

      -un contenaire si service de maladies  infectieuses

 

VI-La technique

 

A-Pour un prélèvement veineux

 

-Préparer le chariot

-Se laver les mains avec du savon

-Mettre le chariot en parallèle au lit du malade , à la portée de la main

-Dégager le bras du malade le mettre en extension

-Placer la protection sous le bras

-Examiner la région à ponctionner, repérer la veine la plus accessible (pli du coude) le choix de la veine se fait à la palpation, essayer d’apprécier sa taille et déceler la veine qui aura tendance à renfler au moment de la ponction

-Préparer la seringue ou le venoject, ne pas oublier de vérifier la date de péremption

-Placer le garrot sans le serrer 15cm au dessus de la région a ponctionné, le garrot doit arrêter la circulation veineuse mais sans bloquer la circulation artérielle

-Si la veine n’est pas apparente prendre le bras à l’instant et frotter de bas en haut l’endroit a ponctionner ou tapoter sur la veine ou demander au malade de serrer la main

-Enfiler les gants de protection

-Appliquer l’antiseptique largement sur la région a ponctionné, attendre 30 secondes

-Repérer la veine et l’immobiliser en tendant la peau avec le pouce de la main libre

-Ponctionner la veine en dirigeant le biseau de l’aiguille vers le haut et en exerçant un angle de 30 degré pour assurer une pénétration facile et automatique de la peau et de la veine.

-Abaisser l’aiguille parallèlement à la peau et pénétrer doucement dans la veine.

-Immobiliser le corps de la seringue avec la main non dominante.

-Laisser la seringue prendre la quantité nécessaire et ensemencer le sang dans les différents tubes.

 

 

 

Remarque

 

Si on pique avec un venoject :

Il faut que les tubes soient sous vide.

-Apres que l’aiguille est dans la veine enfoncer chaque tube dans le venoject, desserrer le garrot, placer une compresse imbiber d’antiseptique sur le point d’injection, comprimer la veine sans plier le bras pour éviter la formation d’un hématome.

-Demander au patient de maintenir la compresse en appuyant dessus.

-jeter immédiatement l’aiguille dans le contenaire.

-Tourner et retourner le tube lentement, enlever les gants, appliquer un petit pansement sur le point d’injection.

-Mettre les étiquettes sur les tubes, noter dessus nom, prénom, date de naissance, numéro d’entrée sans oublier le service.

-Inscrire le prélèvement sur le bon de laboratoire.

-Placer les tubes dans le sachet de transport.

-Laver le matériel et le stériliser.

-Se laver les mains avec du savon et noter les examens sur la feuille de température.

 

 

B-Pour un prélèvement capillaire

-Se laver les mains.

-Désinfecter la région à ponctionner : soit la partie< du lobe de l’oreille ou le bout du doigt de la main.

-Préparer les lames ou les bandes réactifs.

-Enfiler les gants, piquer sur le lieu désigné avec l’auto- piqueur ou l’aiguille.

-Effacer la 1ère goutte et prélever la quantité du sang voulue.

-Appliquer un tampon de coton sur le point de ponction.

-Passer à la lecture ou laisser faire le technicien spécialiste.

                     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’HEMOCULTURE

 

I- DEFINITION – GENERALITES

 

C’est une technique qui consiste à prélever du sang généralement veineux avec le maximum d’asepsie en vue d’une recherche et d’une culture microbienne. Le sang est ensemencé sur un milieu de culture approprié.

On admet que le sang est un milieu stérile et doué d’un pouvoir bactéricide important, ce qui permet dans une certaine mesure de lutter contre l’invasion microbienne.

La présence de microbe dans le sang s’accompagne presque toujours de fièvre et provoque quelquefois un syndrome très grave appelé septicémie.

Souvent les microbes ne sont pas nombreux dans le sang et un examen direct ne peut mettre en évidence. Il est donc nécessaire pour les caractériser de procéder à des ensemencements ou à des inoculations aux cobayes.

 

II- BUTS

  • Diagnostic,
  • Surveillance de l’efficacité d’un traitement,
  • Suivre l’évolution d’une maladie.

 

III- INDICATIONS

      L’hémoculture est un examen qui apporte dans des infections graves des éléments diagnostics décisifs. Ses indications doivent être larges :

 

  • Syndromes infectieux faisant suspecter un état septicémique c'est-à-dire :

-         Meningococcemie

-         Endocardites infectieuses

-         Fièvre typhoïde et paratyphoïde

-         Mélitococcie, ou fièvre de MALTE.

-         Septicémie puerpérale

  • Fièvre prolongée et inexpliquée particulièrement chez :

-         Les malades atteints de valvulopathies avec risque de maladie d’OSLER

-         Les malades porteurs de prothèses (valves cardiaques, prothèses orthopédiques).

-         Les malades porteurs de cathéters veineux, des sondes vésicales pendant des périodes prolongées etc.

  • Dans tous les cas où il existe un foyer suppuré ou une maladie susceptibles de provoquer une septicémie.

 

IV- CONDITIONS REQUISES POUR L’EXECUTION DE LA TECHNIQUE

 

  • L’asepsie doit être rigoureuse, car la moindre souillure risque de fausser les résultats.
  • Les manipulations seront réduites au minimum.
  • L’hémoculture sera faite de préférence, avant tout traitement aux antibiotiques, au moment des frissons, ou d’un clocher thermique.
  • Si l’hémoculture faite en dehors des heures d’ouverture du laboratoire, la maintenir à température constante (34° à 36°) en la déposant à l’intérieur de l’étuve prévue à cet usage.

 

V- MATERIEL A PREPARER

 

  • Matériel pour prise de la température
  • Matériel pour toilette du bras
  • Plateau propre et nettoyé
  • Compresses stériles
  • Pince à servir
  • Deux haricots
  • Lampe à alcool
  • Alèse en caoutchouc ou un champ stérile
  • Coton cardé
  • Garrot
  • Seringues stériles
  • Alcool à 70°, alcool iodé, betadine
  • Milieu de culture
  • Masque pour l’opérateur
  • Bon d’examen, étiquette

 

NB : tenir compte des moyens et des habitudes du service dans la préparation du matériel.

 

 

 

 

 

VI- FLACONS DE PRELEVEMENT

 

Autrefois on utilisait :

 

  • Un ballon contenant un bouillon de culture pour hémoculture en milieu aérobie.
  • Le ballon de JAUBERT et GORY pour le développement des germes aérobies et anaérobies. C’est un ballon étranglé à sa partie moyenne et formé de 2 cavités superposées communiquant entre elles par un orifice obturé par une bille en verre.
  • Le tube de REILLY contenant de la gélose molle couverte d’huile de paraffine pour le développement des germes anaérobies.

 

Actuellement les flacons utilisés sont :

  

 

  • Les flacons classiques : les milieux d’ensemencement sont distincts pour les germes aérobies et les germes anaérobies. Dans ce type de flacon, le sang est injecté à travers l’opercule de caoutchouc par l’opérateur.
  • Les flacons vacutainers : le milieu d’ensemencement est le même pour les germes aérobies et anaérobies et c’est l’opérateur qui réalise l’aérobiose dans un seul des flacons en introduisant de l’air. Un dispositif de prélèvement livré avec le flacon est obligatoirement employé. Un type spécial de VACUTAINER est constitué par le flacon de CASTANEDA. Il comporte à la fois un bouillon et une gélose coulée sur l’une des parois du flacon. L’ensemencement d’un seul flacon de CASTANEDA permet en principe la culture des germes aérobies et anaérobies, mais pour une plus grande sécurité, de nombreux laboratoires recommandent l’utilisation de 2 flacons.

 

VII- TECHNIQUE

 

  • Ø L’asepsie doit être rigoureuse :
    • Eviter les déplacements d’air (fermer porte et fenêtres)
    • Réduire l’assistance au strict minimum.
    • Eviter de tousser et de parler au moment du prélèvement, au besoin porter un masque.
    • Malade installé confortablement, sa tête tournée au côté opposé au lieu de la ponction.
    • Laver la région, lieu de la ponction (si besoin).
    • Prévoir un aide si nécessaire.

 

  • Ø La ponction veineuse :
    • La veine est préparée au niveau du pli du coude chez l’adulte.
    • Le garrot est posé sur le bras après avoir mis la protection.
    • Une désinfection soigneuse de la région est faite avec la bétadine ou de l’alcool iodé. Faire 2 applications successives à 2 ou 3 minutes d’intervalle.
    • La ponction doit être franche, toute hésitation risque de souiller l’aiguille.
    • Recueillir le sang dans la seringue en veillant à ne pas aspirer d’air.
    • Si la ponction est défectueuse, il faut la recommencer avec une autre aiguille stérile ou un autre veinotube.
    • Après le prélèvement, l’aiguille est retirée de la veine sans appliquer de coton sur elle. Le tamponnement de la veine sera faite ensuite. Faire un pansement sur le point de ponction

  

  • Ø L’ensemencement :
    • Lorsqu’on se sert d’une seringue, l’ensemencement sera fait immédiatement au lit du malade :

-         Au dessus de la flamme de la lampe à alcool.

-         L’aide ouvre aseptiquement le flacon contenant le milieu de culture et le tient incliné à 45° au dessus de la flamme pour éviter les souillures par l’air.

-         L’opérateur injecte le sang dans le flacon en évitant d’y faire tomber l’aiguille.

-         Flamber le goulot du flacon et le bouchon et refermer aseptiquement.

  • Après l’ensemencement, rédiger le bon de l’examen et l’étiquette et envoyer le milieu de culture étiqueté et entouré de coton cardé au laboratoire le plutôt possible.
  • Inscrire l’examen sur la feuille de T°.

 

Remarque : ne pas oublier de porter les gants avant la ponction veineuse.

VIII- RESULTATS

Les résultats seront connus plus au moins rapidement suivant les germes entre 2 et 21 jours.

  • Ø Une hémoculture négative ne permet pas d’éliminer le diagnostic supposé. La technique sera renouvelée.
  • Ø Une hémoculture positive permet de poser un dg précis, mais le prélèvement a pu être souillé par les staphylocoques, germes saprophytes de la peau.
  • Ø Un antibiogramme est systématiquement effectué lorsque l’hémoculture est positive.

 

 

 

Epreuve des trois verres

 

1- Définition

 

C’est une technique qui consiste à recueillir les urines chez un malade présentant une hématurie

L'épreuve des trois verres permet de préciser ou de détecter l'origine de l'hématurie (rein, uretère ou vessie et urètre)

 

2-Matériel

 

-un plateau

-3 verres à pied

-papier hygiénique

-une protection

-un paravent si salle commune

-de quoi faire la toilette intime si le malade ne peut pas se mettre

Debout

 

3-Résultats

 

La présence du sang dans les urines dans:

  • 1er verre : hématurie initiale provenant de l'urètre ou de la  prostate
  • 3ème verre : hématurie terminale venant de la vessie
  • les trois verres : démontre une hématurie totale venant des reins

 

 

Hématurie totale

 

 

Hématurie terminale

 

 

Hématurie initiale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Effectuer les examens d’urines a l’aide de bandelette et les interpréter

     Se présenter au malade, le saluer

  • Ø L’identifier,
  • Ø Lui expliquer  les examens et leurs buts
  • Ø Préparer le matériel :
    • Flacon des réactifs
    • Récipient pour recueillir les urines,  un stylo
    • Haricot, feuille de température
    • Montre trotteuse

 Technique

  • Ø Recueillir l’urine dans un haricot propre
  • Ø Vérifier la date de péremption du flacon de réactifs (labstix, uristix)
  • Ø Faire sortir une bandelette du flacon et le reboucher aussitôt
  • Ø Comparer la bandelette retirée avec celle figurant sur le flacon toute zone qui apparaît plus claire ou foncée que le bloc témoin est considérée comme détériorée
  • Ø Tremper la bandelette dans le récipient et la retirer immédiatement
  • Ø Eliminer l’excès d’urine en tapotant légèrement la bandelette sur le bord du récipient
  • Ø Comparer la bandelette à l’échelle colorimétrique sur l’étiquette de flacon

Interprétation des résultats :

Suivant le prospectus, respecter le temps de la lecture, généralement :

  • Ø La lecture du PH et l’albumine se fait immédiatement, la lecture de glucose est après 30 secondes, celle d’acétone, est après 40 secondes
  • Ø Cette lecture est évaluée par des croix
  • Ø La présence d’acétone ou des corps cétoniques, est une indication à une intervention immédiate et urgente.

NB :

Pour plusieurs examens, l’urine doit être prélevée sur la totalité sécrétée en 24heure (voir fiche technique sur diurèse)

Pour les examens bactériologiques, l’urine doit être recueillie au milieu du jet, après avoir donner au malade une toilette propre suivie d’une toilette stérile (voir fiche technique)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ASSURER LA SURVEILLANCE DES MALADES SOUS TRAITEMENT

 

 

CORTICOIDES

DIURETIQUES

DIGITALIQUES

ANTI COAGULANTS

ANTI MITOTIQUES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SURVEILLANCE DU TRAITEMENT CORTICOIDES

 

 

I) - Définition :

 

C’est l’emploi thérapeutique de corticoïdes (essentiellement les glucocorticoïdes).

 

II) - Principales  indications :

 

ü Insuffisance surrénalienne (à titre substitutif)

ü Maladies rhumatismales ex : le RAA.

ü Maladies des collagènes.

ü Hémopathies : leucémies – maladies de Hodgkin.

ü Etat de choc anaphylactique.

ü Asthme

ü Prévention de rejet de greffe.

ü Cancer (en cancérologie, on administre parfois les corticoïdes).

 

III) - Contre indication :

 

Avant le traitement, il faut s’assurer de l’absence de contre indications.

A savoir :

ü Le diabète sucré.

ü L’ulcère gastro duodénal.

ü L’HTA.

ü Les antécédents psychiques.

ü L’ostéoporose.

ü L’insuffisance rénale.

ü La tuberculose.

 

IV) - Rôle infirmier dans la surveillance du traitement :

 

Un certain nombre de précautions sont nécessaires lors de l’administration des corticoïdes :

 

1)    - Avant le traitement :

Aider le médecin à éliminer les contre indications (voir liste) :

  • Se renseigner sur les antécédents pathologiques du malade.
  • Faire une glycémie, rechercher le glucose dans les urines.
  • Radiographie du rachis lombaire et du bassin après 50 ans.
  • Radiographie digestive ou fibroscope.

2) - Pendant le traitement :

 

* Surveillance clinique :

  • Poids corporel ;
  • La taille (chez l’enfant);
  • La diurèse ;
  • La tension artérielle, la température ;
  • Les modifications du psychisme.

 

* Surveillance biologique :

  • Recherche de glucose dans les urines ;
  • Glycémie (surtout si le malade a une tendance au diabète) ;
  • Ionogramme sanguin ;
  • Créatinine ;
  • La VS ;
  • Le cholestérol  (chez les sujets athéromateux)

 

* Dépistage des effets secondaires :

  • Oedèmes, surtout des membres inférieurs ;
  • Douleurs gastriques ;
  • Douleurs osseuses ;
  • Excitation, nervosité ;
  • Recherche de foyer infectieux ;
  • Recherche de signes d’hypokaliémie ;
  • Radiographie pulmonaire, du bassin et du rachis tous les semestres ou tous les ans si corticothérapie prolongée (surveillance médicale)
  • Prévenir le médecin en cas de  constatation des anomalies.

 

* Conseils aux patients :

- Traitement :

  • Prise régulière du traitement et respect des doses prescrites.
  • Pas d’autres médicaments sans avis médical.

 

- Régime :

  • Alimentation pauvre en hydrates de carbone, lipides et sodium et riche en protides.
  • Il doit être selon le cas sans sel ou modérément salé.

 

 

* Médicaments préventifs prescrits en même temps que les corticoïdes :

  • Les sels de potassium.
  • Les anti – acides. ex. MAALOX ou autre médicament protecteur gastrique.
  • Calcium et vitamine D (en cas de traitement prolongé.)
  • Antibiotiques (peuvent être prescrits)

 

3- L’arrêt du traitement :

 

Doit être progressif : risque d’insuffisance surrénale aiguë si cet arrêt est brutal.

 

Si corticothérapie locale :

  • Celle ci doit être faite sous surveillance médicale.
  • Eviter les traitements trop longs et les applications sur les grandes surfaces.
  • Le traitement peut être responsable d’atrophie cutanée, de vergetures et de retard de cicatrisation.
  • Ne jamais utiliser des collyres contenant des corticoïdes sans avis médical.
  • Les infiltrations locales devront être faites avec asepsie rigoureuse par le médecin. Elles sont contre indiquées en cas :

- D’infections cutanée au niveau de la voie d’abord.

- D’arthrite septique ou tuberculeuse.

- Chez un patient sous anticoagulant.

 

 

SURVEILLANCE DU TRAITEMENT DIURETIQUES

 

 

I/- DEFINITION DES DIURETIQUES:

 

Ce sont des médicaments capables d'augmenter la diurèse: ils augmentent l'élimination urinaire de l'eau et du sodium.

 

II/- ROLE DE L'INFIRMIER DANS LA SURVEILLANCE DU TRAITEMENT

 

1/- vérifier les critères d'efficacité du traitement:

  • Augmentation de la diurèse
  • Disparition des oedèmes
  • Perte de poids (si nécessaire)
  • Normalisation de la tension artérielle chez l'hypertendu

 

2/- assurer la surveillance:

a)- clinique:

Diurèse (expliquer au malade de garder les urines dans un bocal)

Poids

Oedèmes

T.A.

E.C.G.

b) - biologique:

Ionogramme sanguin et urinaire

Glycémie

Uricémie

Urée sanguine

Hématocrite

La périodicité des contrôles biologiques dépend de l'affection qui a justifié la prescription des diurétiques, de la réponse au traitement et des diurétiques utilisés.

 

3/- dépister les effets indésirables :

*signes de déshydratation :

  • Soif
  • Sécheresse de la bouche
  • Hypotension due à l'hypo volémie
  • Augmentation du pli cutané
  • Perte importante de poids

* signes d'hyponatremie:

  • Faiblesse musculaire
  • Crampes
  • Étourdissements

*signes d'hypokaliémie:

Crampes

Fatigue

Nausées et vomissements

Augmentation importante de la diurèse

Troubles du rythme cardiaque

*signes d'hyperkaliémie:

  • Crampes abdominales
  • Diarrhées
  • Anxiété
  • Arythmie…

En cas d'hypokaliémie ou d'hyperkaliémie, aviser le médecin, arrêter le traitement et faire un dosage de la kaliémie+ un E.C.G.

 

4/- conseiller le malade de :

Suivre un régime sans sel et lui indiquer clairement les aliments défendus et lui proposer une liste de condiments autorisés.

Prendre le médicament le matin (si la prescription le permet) pour limiter les levers nocturnes.

Surveiller son poids dans les mêmes conditions

Consommer les aliments riches en potassium si une supplementation en cet électrolyte est nécessaire (banane, raisin, agrumes, abricot, céréales). Le médecin peut être amené à prescrire du potassium.

 

 

 

 

SURVEILLANCE DU TRAITEMENT DIGITALIQUE

RAPPEL DES DIGITALIQUES

 

 Ce sont des médicaments cardiotoniques.

ACTION

8  Renforcer la contractilité myocardique

8  Ralentissent la fréquence cardiaque

8  Ralentissent la conduction intracardiaque

8  Augmentent l’excitabilité du myocarde 

RÔLE INFIRMIER DANS LA SURVEILLANCE

 

  • Se rappeler que sous le traitement digitaliques :

-         La taille du cœur diminue.

-         La diurèse augmente

-         Les oedèmes disparaissent et le rythme cardiaque diminue

On retrouve ainsi : la règle des 3R : renforce (action sur la force de contraction), ralentit (diminution du rythme cardiaque) et régularise (amélioration de la circulation).

  • La surveillance a donc pour but d’évaluer l’efficacité du traitement et d’éviter l’intoxication digitalique.

 

CRITERES D’EFFICACITÉ

 

  • Diminution du poids, disparition des oedèmes, augmentation de la diurèse.
  • Amélioration de la respiration
  • Régularisation du rythme de la fréquence cardiaque

 

SURVEILLANCE

 

Le risque majeur d’un traitement digitalique est l’accumulation du produit . Tous les digitaliques exposent au risque de surdosage.

Surveiller donc l’apparition de tout signes évoquant cette intoxication digitalique :

Æ Les troubles digestifs : les 1er signes cliniques d’intoxication digitalique sont des signes gastro-intestinaux : perte d’appétit, nausées, vomissements, douleurs abdominales. La constatation de ces troubles chez un malade sous digitaline doit être un signe d’alarme.

Æ Les signes neurosensoriels : céphalées, vertiges, crampes.

Æ Le pouls : en cas d’accumulation digitalique, on note une bradycardie inférieure à 60 et l’apparition d’un pouls bigéminé, c-à-d l’alternance d’une pulsation forte normale suivis d’une pulsation faible qui correspond à une extrasystole ventriculaire.

Æ L’électrocardiogramme : il permet de rechercher des troubles myocardiques.

Æ Dosage plasmatique du digitalique :

  • digoxinémie après 7 jours de traitement
  • digitalinémie après 21 jours de traitement

 

Æ dosage de la kaliémie et de la calcémie

 

Æ EN CAS D’INTOXICATION DIGITALIQUE :

  • Arrêter le traitement et informer le médecin
  • Mise en œuvre du traitement sur avis médical pour corriger les troubles électrolytiques et les troubles du rythme.
  • Surveillancedupouls, da la TA, de l’ECG et le dosage des électrolytes.

 

Æ SE RAPPELER QUE :

-         il ne faut jamais injecter du calcium par voie IV.

-         L’hypokaliémie et l’hypocalcémie sensibilisent le cœur à la digitaline.

-         Il fautréserver une surveillance accrue chez le sujet âgé.

 

Æ ENFIN :

-         apprendre au patient à prendre son pouls et à connaître les signes de surdosage.

-         Lui expliquer les modalités du traitement.

-         Lui conseiller une alimentation riche en potassium.

-         Prévoir la surveillance éventuelle par une personne de l’entourage si le sujet est âgé.

     

 

      

 

       

 

 

 

 

 

 

 

SURVEILLANCE DU TRAITEMENT ANTI COAGULANT

 

I-DÉFINITION :

 

Les anticoagulants sont des médicaments qui s’opposent à la coagulation du sang. Leur administration vise à obtenir une hypocoagulabilité thérapeutique sans risque d’hémorragie.

 

II- BUTS :

 

Prévenir la thrombose, ou stopper son évolution sans provoquer d’hémorragie.

 

III- RÔLE DE L’INFIRMIER DANS LA SURVEILLANCE :

 

La surveillance vise à connaître l’efficacité de la thérapeutique, et dépister rapidement les accidents.

 

A- SURVEILLANCE CLINIQUE :

 

       1) Signes à surveiller :

 

a) Les hémorragies, même minimes (signes de surdosage)

Dépister donc l’apparition de :

º Gingivorragies.

º Epistaxis.

º Ecchymoses.

º Hématurie, garder les urines du malade dans un bocal et les observer. (se rappeler que pindione colore les urines en rouge orange)

º Méléna.

º Toute autre hémorragie qui n’a aucune tendance à s’arrêter spontanément : écorchure, coupure…

º Douleurs lombaires soudaines pouvant faire penser à une hémorragie retro-péritonéale (sous antivitamine K).

 

 

b) Les troubles digestifs :

º Douleurs gastriques, nausées, vomissement, (tromexane).

º Diarrhée (pindione).

 

c) Des accidents d’intolérance à l’héparine. (Rares) :

º Nausées, céphalées, vertige, éruption…

 

 2) Gestes à éviter pouvant entraîner un risque hémorragique :

º Les injections I.M.

º Les extractions dentaires.

º Les interventions chirurgicales.

º Les ponctions artérielles.

 

3) En cas d’accident hémorragiques grave :

-         Arrêter le traitement et sur avis médical : injecter en I.V l’antidote qu’il faut toujours sous la main.

-         Sulfate de protamine ou du polybrene pour l’héparine (action immédiate). (1mg de sulfate de protamines en IVD neutralise 100UI d’héparine.

-         Vitamine K pour les antivitamine K (action lente) et apporter au malade sur avis médical les éléments de la coagulation (P.P.S.B).

 

N.B : le groupe sanguin et le facteur rhésus du patient seront déterminés avant tout traitement anticoagulant.

 

B- SURVEILLANCE BIOLOGIQUE :

  

1) Tests utilisés :

     a) si traitement par les H.N.F :

-         T.C.K : le traitement est efficace si le temps du malade est égal à 1.5 à 3 fois celui d’un témoin normal.

-         HÉPARINE : traitement efficace avec 0.2 à 0.6 U.I /ml de plasma.

-         N.F.S : à faire avant le traitement, puis surveiller le taux de plaquettes pour dépister une thrombopénie).

 

     b) Si traitement par les H.B.P.M :

-         Dosage de l’activité anti Xa, en traitement curatif : le traitement est efficace avec 0.5 à 1 unité anti Xa de plasma 4 à 6 h après l’injection s/c.

-         PLAQUETTES : le risque de thrombopénie existe.

 

     c) Si traitement par les anti vitamines K :

-         T.P : la zone d’efficacité du traitement est atteinte quand le T.P est comprit entre 20 et 30%.

-         L’I.N.R : (international normalized ration) c’est le rapport du temps de QUICK du patient sur celui du témoin.

Un I.N.R normale d’un sujet non anticoagulé est inférieur à 1.2.

Lors d’un traitement anticoagulant par les A.V.K, l’I.N.R souhaité est :

 Entre 2 et 3 en cas de :

♫    Arythmie complète.

♫    Phlébite.

♫    Embolie pulmonaire.

       Entre 3 et 4.5 en cas de :

♫    Embolie artérielle à répétition.

♫    Prothèses valvulaires cardiaques.  

L’I.N.R doit être contrôlé tous les mois, une fois le traitement est équilibré.

2) Horaires des prélèvements et fréquence des contrôles :

â Pour l’héparine :

L’heure du prélèvement est variable selon la technique de l’injection :

-         L’injection I.V continue : bilan de la coagulation avant le traitement, puis prélèvement 4 h après la mise en route de l’héparinothérapie. (le prélèvement sera effectuer sur le membre opposé à la perfusion et ne pas prélever par le cathéter servant à l’injection d’héparine).

-         Injection I.V discontinue : contrôle avant le traitement, puis 1 et 2 h après la 1ère injection.

-         Injection s/c : contrôle 6 h après la 1ère injection.

-          

Fréquence des contrôles :

Les contrôles sont journaliers au début du traitement, puis variable selon la stabilité des résultats biologiques.

Toute modification de la posologie sera suivie d’un nouveau contrôle biologique.

 

            

â  Pour les A.V.K :

-         Les prélèvements sont faits toujours à la même heure afin d’être comparatifs.

-         Le 1er contrôle est effectuer 24 à 48h après le début du traitement, puis contrôle tous les 2 à 3 jours jusqu’à atteinte du résultat souhaité, ensuite, contrôle régulier chaque mois, et plus souvent si nécessaire.

 

EDUCATION DU MALADE

 

Relation dose / INR :

º Expliquer qu’on part d’un INR égal à 1, en l’absence de traitement AVK.

º En augmentant les doses d’AVK, l’INR augment progressivement.

 

Fourchette d’INR :

Le patient doit savoir dans quelle fourchette se situe son INR :

º INR = 3 à 4.5 si il est porteur d’une prothèse valvulaire mécanique ou après plusieurs embolies artérielles.

º INR = 2 à 3 dans les autres cas.

 

Ajustement de la dose :

º Ne jamais changer la dose sans avis médical, ne pas doubler la dose en cas d’oubli de prise du traitement la veille.

º En cas d’INR trop faible, après plus de 3 jours à la même dose, en augmente d’un quart de comprimé.

º En cas d’INR très élevé, on diminue d’un quart de comprimé.

º Après chaque changement de dose, l’INR est vérifié 3 jours plus tard.

º En cas d’INR très élevé (supérieur à 6), en suspend le traitement, et on vérifie l’INR tous les jours.

º Tous changement de dose se fait sur avis téléphonique du médecin traitant, à qui est communiqué le dernier résultat d’INR.

 

En pratique :

º Conseiller au patient de prendre son traitement AVK le soir, à heure fixe (20h, par exemple).

º Faire le prise du sang le matin, le résultat est communiqué au médecin en fin de matinée ou en début d’après-midi, afin de modifier éventuellement la dose le soir même.

 

Quelques recommandations :

Rappeler au patient que, sont interdits :

º Les injections IM, les infiltrations intra-articulaires, à cause du risque d’hématome.

º Les anti-inflammatoires, l’aspirine, le Daktarin et le Diflurex, qui augmentent l’effet anticoagulant du traitement.

º Le patient doit rappeler qu’il est sous AVK à chaque fois qu’un médecin doit lui prescrire un nouveau médicament.

º Eviter l’abus d’aliments riche en vitamine k (choux, choux-fleurs, abats), qui diminuent l’effet anticoagulant.

º En cas de saignement anormal, il doit consulter son médecin (ou l’hôpital) en urgence, afin que soient prélèves un INR et une numération sanguine.

Lui remettre un carnet personnel de traitement AVK, dans lequel sont rappelés toutes ces recommandations.

Tout nouveau médicament peut modifier l’efficacité des AVK dans un sens ou dans l’autre, il faut vérifier l’INR quelques jours après le début du traitement.

 

Remarques

Les examens du contrôle biologique sont fait à la demande du médecin traitant. Leur rythme peut être variable d’un patient à l’autre suivant la stabilité des résultats obtenus.

 

 

 

C- CONSEILS AUX PATIENTS :

 

â Tout patient sous anticoagulant doit être prévenu que :

-         L’apparition spontanée d’ecchymose, de gingivorragie, d’épistaxis, d’hématurie.

-         L’apparition soudaine de douleurs lombaires pouvant faire penser à une hémorragie retro-peritonéale (sous AVK)

-         Ou un T.P inférieur à 10%.

Sont des signes évoquant un surdosage et nécessitant un examen médical et un contrôle biologique rapide.

 

â Ne pas modifier le traitement prescrit que sur avis médical et le prendre régulièrement selon le rythme indiqué.

â En cas d’oublie d’un comprimé, ne pas prendre 2 comprimés le lendemain.

â Contrôler régulièrement la coagulation, de préférence dans le même laboratoire.

â Tenir à jour le carnet de traitement où doivent figurer les résultats de laboratoire ainsi que la carte de groupage sanguin.  

 

 

SURVEILLANCE DU TRAITEMENT ANTI MITOTIQUES

 

 

I-                 GENERALITES :

 

Les médicaments antimitotique ou anticancéreux ou antinéoplasique sont utilisés pour le traitement des cancers.

Selon la localisation et le type de cellules cancéreuses, il est possible de distinguer schématiquement :

- Les tumeurs ou néoplasmes (sarcomes, épithéliomes). Les tumeurs sans métastases, c'est-à-dire sans localisations secondaires pourrant sous certaines conditions être traités par la chirurgie ou la radiothérapie.

-  Les maladies caractérisées par une prolifération aiguë ou chronique de certains lignées cellulaires (leucémies)

- Les cancers définis par une symptomatologie particulière :

  • Maladie de HODGKI N
  • Maladie de WALDENSTRÖM
  • Maladie de KAHLER

 

II-             MODE D’ADMINISTRATION ET CONDUITE DU TRAITEMENT ANTINEOPLASIQUE :

 

1-    MODE D’ADMINISTRATION :

La chimiothérapie s’administre par voie orale, intramusculaire (parfois : Melhotrexate – Thionepa.) ou intraveineuses principalement. On peut également utiliser ponctuellement des abords intra trachéal (intra rachidien), intraperitoneal ou intra pleural.

NB :

Les antinéoplasiques sont des substances irritantes et les voies d’abords doivent être épargnées à tout prix car le traitement dure des semaines et des mois.

 

 

 

2-    CONDUITE DU TRAITEMENT :

La conduite d’un traitement  anticancéreux est délicate et relève des services spécialisés. Elle nécessite le respect des règles suivantes :

ü Posologie adaptée : une posologie excessive met la vie du malade en danger

ü Surveillance étroite du malade : pour ces médicaments, la dose thérapeutique est souvent proche de la dose toxique. En fait, tous ces produits présentent des effets indésirables importants car ils bloquent la prolifération des cellules tumorales et le développement des tissus normaux à renouvellement rapide (moelle osseuse, épithélium digestif, gonades…)

C’est dans le but de limiter les effets secondaires néfastes de ces antimitotiques que l’on utilise habituellement 2 ou 3 produits différents pour additionner leurs effets anticancéreux et diminuer le risque toxique pour les cellules saines.

Le traitement comporte deux phases :

ü L’induction de la rémission c'est-à-dire l’arrêt du processus de multiplication des cellules cancéreuses.

ü  Si le malade n’est pas traité après la rémission, une rechute apparaît le plus souvent .

Un traitement complémentaire s’impose, il est long, et s’il n’évite pas toujours une récidive, il permet de prolonger la vie de malade

 

N.B :

Il n’existe pas de traitement universel des cancers et la thérapeutique doit être adaptée à chaque patient selon la sensibilité, le pronostic, et l’urgence médicale.

 

 

III- CONDITIONS DE REALISATION D’UNE CURE :

 

De nombreux paramètres sont à surveiller avant l’administration d’une chimiothérapie, pour assurer une bonne tolérance au traitement :

  • Ø Eliminer tout foyer infectieux, latent ou évolutif
  • Ø Prévenir tout risque infectieux lié à des prothèses dentaires
  • Ø Rechercher Les différentes affections rénales, cardiaques et hépatiques pouvant avoir un retentissement sur le traitement
  • Ø Evaluer le capital veineux
  • Ø Réaliser un bilan pré thérapeutique biologique, clinique et radiologique (T.D.M, I.R.M)

Le résultat du bilan biologique permet de préciser des doses adaptées. L’hémogramme, le bilan rénal et hépatique sont contrôlés dés le départ. Le traitement ne peut être effectuer à dose pleine que si les taux de leucocytes et de plaquettes sont suffisant, sinon les doses doivent être réduites ou le traitement diffère.

 

IV- SURVEILLENCE DU TRAITEMENT

 

   La surveillance des effets de ces produits toxiques pour le malade et pour les soignants qui les préparent et les administrent doit être plus sérieuse que pour toute autre thérapeutique, afin que le remède ne soit pas pire que le mal

 

Généralement ces effets indésirables sont proportionnels aux doses administrées et à la durée de traitement. L’immunosuppresseur induit, peut entraîner des phénomènes (infections, anémie, hémorragies susceptibles de mettre en danger la vie du malade).

 

1-    Surveillance clinique

Elle consiste à  dépister les complications pouvant survenir pendant et après les séances de chimiothérapie.

- Surveiller en particulier, l’apparition :

  • Ø D’une fièvre : rechercher les signes d’infections
  • Ø Des signes hémorragiques : ecchymoses, hématomes, hématurie
  • Ø Des signes d’hypoglycémie (asparaginase)
  • Ø D’ulcération des muqueuses (bouche)
  • Ø D’accès de goutte liée à l’hyper uricémie 
  • Ø De nausées et de vomissements dus à une mauvaise tolérance

- Surveiller également, l’état du malade (poids, teint, coloration des conjonctives, état de la bouche, état des veines…

 

2-    surveillance biologique

2.1- surveillance hématologique :

Tous les antibiotiques sont susceptibles de provoquer nue dépression médullaire qui va se traduire par une diminution du nombre des cellules sanguines :

  • G.B un chiffre inférieur à 2000 leucocytes/mm3 augmente le risque d’infection par affaiblissement des défenses naturelles de l’organisme
  • G.R, hémoglobine : anémie
  • PLAQUETTES : la baisse des plaquettes en dessous de 100000/mm3 entraîne un risque hémorragique.

 

Selon le produit utilisé et le stade de traitement, les examens hématologiques seront pratiqués avant chaque cure, tous les jours ou plusieurs fois par semaine, puis à intervalles plus espacés.

 

2.2-surveillance de la moelle :

La ponction sternale permet le diagnostic et la surveillance des maladies comportant une prolifération de cellules anormales (leucémie).

 

2.3-surveillance biologique en fonction du produit :

Elle sera orientée selon la toxicité potentielle du médicament : bilan hépatique, surveillance des fonction cardiaque et rénale, dépistage d’une hypoglycémie

 

 

V-MESURES DE PROTECTION ET PRECAUTIONS A PRENDRE PAR L’INFIRMIER LORS DE LA PREPARATION ET L’ADMINISTRATION DU TRAITEMENT :

 

 

 

1-    local de préparation :

  • Local fermé (porte et fenêtre pour éviter la dispersion d’un aérosol médicamenteux)
  • Ne pas fumer et stocker les aliments pour éviter toute absorption de médicament
  • Assurer une hygiène rigoureuse de la paillasse (surface lisse)
  • Bien éclairer le plan de travail
  • Stocker les aliments au réfrigérateur
  • Raccourcir le champ de travail d’un papier absorbant doublé d’une feuille de plastique étanche
  • Conteneur inviolable pour la collecte des aiguilles et seringues souillées

 

2-    gestes de protection du préparateur :

  • Se laver les mains
  • Mettre des gants imperméables avant toute préparation et administration
  • Se laver les mains à nouveau après avoir quitté les gants
  • Mettre une blouse à manches longues resserrées aux poignets
  • Mettre des lunettes de protection ou un masque avec visière protégeant les yeux

 

3-    préparation des produits injectables liquides et en poudre :

  • Vérifier que toute la prescription médicale soit écrite
  • Vérifier la prescription : dose, solvant
  • Préparer le matériel et le médicament nécessaire avec étiquette
  • En cas de doute demander des précisions au prescripteur
  • Utiliser des seringues dont le volume est supérieur à celui à prélever
  • Casser les ampoules contenant un antinéoplasique en les tenant enveloppées dans une compresse, avec la main gantée (jamais à main nue)
  • Si un e ampoule se brise sur le sol, ramasser les débris avec précautions en évitant tout contact avec la peau et jeter ces débris enfermés dans un sachet étanche si possible
  • Pour les solutions directement injectables, les flacons ou les ampoules contenant le liquide doivent être entourés d’une compresse stérile. Li faut ajuster le volume de la seringue et maintenir une compresse à l’extrémité de cette aiguille. Pour ces deux formes de manipulation, il important de désolidariser l’aiguille ayant servi au prélèvement et de la jeter sans la recapuchonner dans le conteneur à ouverture large adaptée à cet usage.
  • Sur la seringue prévue pour l’administration du produit, il est  nécessaire d’adapter un embout verrouillable ou une aiguille munie d’un bouchon à usage unique afin d’éviter toute de produit toxique.
  • Identifier la flacons et al seringue aussitôt préparée (nom, dose du produit)
  • Tout matériel (poche, tubulure, compresses, flacons, masque, gants) doit être placé après usage dans un sac en plastique fermé hermétiquement, identifier, destiné à l’incinération

 

4-    précaution lors du traitement

  • Respecter les précautions d’utilisation spécifiques à chaque produit (fluorouracile doit être garder à l’abri de la lumière)
  • Administrer les antiémétiques prescrits pour combattre les nausées et les vomissements
  • Surveiller les réactions allergiques et les effets indésirables spécifiques du produit utilisé

 

5-    précautions à prendre pour éviter l’extravasation

(En cas d’utilisation d’un système de perfusion simple)

  • Préserver les veines : faire coïncider les prélèvements de sang et les injections chaque fois que cela est possible
  • Eviter les injections sur le dos de la main, le poignet et le pli du coude en cas de perfusion I.V
  • Vérifier que l’aiguille est bien dans la veine en commençant la perfusion par une solution ne contenant pas d’antinéoplasique
  • En cas de poly chimiothérapie, injecter les produits par ordre de causticité croissante
  • Utiliser une seringue par produit
  • Rincer la veine entre chaque produit
  • Surveiller le point d’injection : arrêter immédiatement l’injection en cas de douleur ou gonflement

 

6-    conduite à tenir en cas d’extravasion

Dés la constatation d’une réaction locale autour du point de ponction veineuse (rougeur, gonflement, induration, sensation de brûlure, picotement ou douleur), il faut :

  • Arrêter la perfusion, mais laisser en place le dispositif d’injection (aiguille, cathéter) et prévenir le médecin
  • Aspirer quelques ml de sang (3 à 5 CC) si possible
  • Injecter 5 à 10 ml de sérum salé isotonique pour diluer le médicament
  • Injecter l’antidote du produit s’il existe ou de l’hydrocortisone selon la prescription médicale.
  • Enlever l’aiguille
  • Essayer d’aspirer avec une aiguille courte (après anesthésie locale), le maximum de liquide peri-veineux s’il set collecté en s/c.
  • Appliquer toutes les deux heures une crème sédative sur prescription médicale : hydrocortisone, alphachymotrypsine, ou autre.

 

VI-RISQUE DE MANIPULATOIN DES PRODUITS ANTINEOPLASIQUES

 

La manipulation des produits anticancéreux peut comporter des risques, immédiates ou retardés pour le personnel soignant.

 

1-                risques immédiats

Lors du contact du médicament sur la peau, il peut apparaître une réaction locale (irritation prurit, rougeur, œdème) avec dans certains cas des effets caustiques. Cette causticité, peut aller, pour certains produits jusqu'à une nécrose des tissus par exp. lors d’un passage s/c d’anthracycline). Les mêmes effets se retrouvent sur les muqueuses lors d’inhalation (aérosol) et on a pu observer des ulcérations de la cornée par projection de cytotoxiques dans l’œil à la suite d’une erreur de manipulation.

Certains médicaments peuvent également entraîner des phénomènes d’allergie et provoquer des oedèmes parfois graves.

Des manifestations plus subjectives d’ordre général ont été signalées (maux de tête, nausées, vertiges)

 

2-                risques retardés 

On observe chez les personnes qui fabriquent, préparent ou administrent ces médicaments (soit par résorption cutanée, soit pat inhalation ou très exceptionnellement par injection lors de la manipulation inadaptées et répétées) des risques à long termes ; mais aucune étude n’a jusqu’ici montré une réaction cancérigène, mutagène ou embryotoxique sur le personnel soignant dans des conditions correctes d’utilisation, cependant des mesures de protection rigoureuse sont indispensables.

 

VII-CONDUITE À TENIR LORS D’UN INCIDENT AU COURS DE LA MANIPULATION

 

 Des mesures simples peuvent répondre facilement aux accidents liés à la manipulation de médicaments cytotoxiques

ü Les projections cutanées sont faciles à éviter par le respect des mesures d’habillement. Un savonnage soigneux de la partie touchée est à faire rapidement, avec un rinçage abondant à l’eau. Une déclaration d’accident du travail doit être rédigé dans les 24h et une consultation de médecin peut être demandée.

ü Les projections oculaires sont évitées par le port de lunettes enveloppantes.Si cet accident a lieu, il convient de procéder à un lavage abondant de l’œil pendant au moins 5 minutes, avec de l’eau de robinet ou avec soluté isotonique.

ü S’il y a une projection sur les gants il faut les changer immédiatement pour ne pas souiller le reste de matériel.

ü En cas de bris de flacons ou d’écrasement de gélules ou de comprimé sur les doigts, il faut ramasser avec soin les différents fragments à l’aide de gants et de matériel adsorbant, et isoler tous ces éléments dans un sac ou conteneur destiné à l’incinération.

ü Lors de l’administration au patient, les risques sont moindre que lors de la préparation, il est néanmoins recommandé d’utiliser des gants, même si le système de robinet à 3 voies (le plus couramment utilisé pour l’injection) offre un maximum de garantie.

ü Des compresses doivent être utilisées dans la manipulation de connexion et de déconnexion du système de réglage du débit. Il doit être verrouillé ainsi que l’embout de la tubulure.

 

VIII-SOUTIEN ET CONSEILS AU MALADE ET A SA FAMILLE :

 

ü Expliquer la réversibilité de l’alopécie

ü Noter la survenue de fièvre, malaise, syndrome grippal et autres incidents à la suite de séance de traitement.

ü Rappeler l’importance de prendre le traitement antiémétique selon le protocole prescrit

ü Penser à proposer une alimentation fractionnée en rapport avec les goûts du patient

ü Insister sur l’importance des soins bucco-dentaire, notamment les bains de douche

ü Penser à pratiquer les examens prescrits avant la prochaine visite

ü Prévenir du traitement en cours tout médecin appelé à intervenir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CONVAINCRE LE MALADE POUR LE RESPECT DE LA REGULARITE DU TRAITEMENT ET DE LA DOSE PRESCRITE

 

EDUQUER LE MALADE EN MATIERE

 D’ HYGIENE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l’éducation du malade

 en matière  de thérapeutique

 

 

      L’infirmier joue un rôle important auprès du malade quelque soit sa maladie.

Cette importance est liée non seulement à ses actes paramédicaux, mais aussi à son rôle éducatif soit en matière d’hygiène d’alimentation ou  en matière de  thérapeutique.

 

La thérapeutique

 

      C’est l’élément primordial qui permet  la guérison du malade, si la période de traitement  à été bien surveiller et organiser de façon à ne pas rater un jour sans médicament ou l’absence de respect de la posologie, ce ci va ce réaliser par la collaboration entre  malade et l’infirmier, et par la vigilance et le sens de responsabilité par ce dernier

    

Ex 1 : un tuberculeux hospitalisé n’a pas suivit son traitement  correctement  va certainement faire une rechute, d’où l’utilité de recommencer  a nouveau le traitement  et de prolonger le séjour à l’hôpital 

    

Ex 2 : un malade qui prend un médicament en dépassant la dose prescrite présente des effets non souhaités qui peuvent aggraver et compliquer son état

 

Pour éviter tous ces problèmes l’infirmier doit montrer au malade et à sa famille comment prendre les médicaments

  • Respecter l’heure de la prise des médicaments
  • Respecter la dose et la voie d’administration
  • Respecter la durée et la posologie du traitement
  • Éviter l’automédication

 

 

 

 

 

l’éducation du malade

 en matière  d'hygiène

                    

1) l’hygiène

 

a) corporelle

      C’est l’ensemble des règles et pratiques relatives à la propreté du corps. C’est pour cette raison qu’elle doit tenir une grande place dans la vie quotidienne des individus.

Pour la pratique de l’hygiène, il est possible de prévenir plusieurs maladies, il est bien évident que la maladie n’est pas due au hasard ni à la fatalité, mais elle est la conséquence des mauvaises conditions d’hygiène : hygiène des yeux, hygiène des oreilles, du corps, hygiène de l’appareil uro-génital…

 

La manière de réaliser une bonne hygiène corporelle, c’est d’avoir des objets individuels, par exemple d’éviter l’usage d’une brosse à dents ou rasoir d’une autre personne.

-         Les mains doivent faire l’objet de soins particulièrement attentifs, car elles jouent un rôle essentiel dans la diffusion de nombreuses infections.

Donc elles doivent être lavées plusieurs fois par jours et obligatoirement avant de se mettre a table et a la sortie de WC.

-         Pour les diabétiques, il faut bien essuyer les pieds après chaque toilette pour éviter toute infection.

-         Pour les femmes accouchées, une toilette génitale rigoureuse et soigneuse et obligatoire pour éviter les infections de l’appareil uro-génitale.

 

b) vestimentaire

 

      C’est l’ensemble des règles et pratiques relatives à la propreté des vêtements.

L’importance de l’hygiène des vêtements sur la santé n’est plus à démontrer. En effet actuellement on a tendance à considérer les vêtements comme un moyen de protection ce qui retentit sur l’état physique et psychologique de l’individu.

 

L’habillement doit être réaliser par des vêtements hygiéniques propres qui protége la peau contre le froid et la chaleur, est cela se réalise par un lavage correcte des vêtement

-         Pour les diabétiques, un changement quotidien de chaussettes est nécessaire, en prenant considération de les choisir en coton avec des chaussures non serrées pour favoriser une bonne circulation sanguine.

-         Concernant les femmes enceintes : éviter les vêtements serrés ou élastiques, se vêtir chaudement en hiver et éviter  les chaussures a grand talon …

      (voir cours Hygiène vestimentaire).