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Les Soins Infirmiers En pathologies digestives


 
 
  Les Soins Infirmiers En pathologies digestives
  Les Soins Infirmiers En pathologies digestives


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

OBJECTIFS PEDAGOGIQUES

 

 

1-   OBJECTIFS THEORIQUES

 

  • Définir les examens radiologiques et endoscopiques retenus dans le programme de formation (voir schémas du cours) et citer leurs indications et contre indications

 

  • Définir les ponctions suivantes :

         - Ponction d’ascite

         - Ponction biopsie du foie

 

  • Citer les indications et contre indications des ponctions sus citées

 

  • Enumérer les incidents et accidents des ponctions précédemment citées et indiquer les éléments de surveillance

 

  • Définir le tubage gastrique, le lavage gastrique et citer leurs indications et contre indications

 

2-   OBJECTIFS PRATIQUES

 

  • Préparer le malade pour un examen radiologique ou endoscopique (voir schémas de cours) et assurer sa surveillance après l’examen

 

  • Préparer le malade et le matériel pour les ponctions précédemment énumérées et assurer la surveillance du patient et après l’acte médical
  • Effectuer les techniques suivantes :

         - Tubage gastrique

         - Lavage gastrique

      Assurer la conduite à tenir devant

         -Une hématémèse –une colique hépatique

    

 

SCHEMA DU COURS

 

1-   LES EXAMENS RADIOLOGIQUES

 

  • Ø La radiographie de l’abdomen sans préparation (ASP)
  • Ø La cholécystographie orale
  • Ø La cholangiographie  intra veineuse
  • Ø Le transit œsogastroduodénal (T.O.G.D)
  • Ø Le transit du grêle
  • Ø Le lavement baryté

L’échographie

2-   LES EXAMENS ENDOSCOPIQUES

 

  • Ø La fibroscopie œsogastroduodénal
  • Ø La rectoscopie
  • Ø La coloscopie
  • Ø La laparoscopie

 

3-   LES PONCTIONS

  • Ø La ponction d’ascite
  • Ø La ponction biopsie hépatique

 

4-   LE TUBAGE GASTRIQUE

 

5-   LE LAVAGE GASTRIQUE

 

6-ROLE INFIRMIER

 

  7- BIBLIOGRAPHIE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA RADIOGRAPHIE DE L’ABDOMEN SANS PREPARATION (A.S.P)

 

 

DEFINITION-GENERALITES

 

Examen radiologique de l’abdomen sans préparation préalable, demandé dans le diagnostic de certaines affections abdominales, son exécution est rapide et n’est pas traumatisant pour le malade. Il permet d’éliminer ou d’affirmer une urgence chirurgicale. Il set souvent complète (voir remplacé) par une échographie.

 

BUT : diagnostic

 

INDICATIONS :

 

  • Ø Suspicion d’occlusion intestinale : L’ASP permet de mettre en évidence une stagnation liquidienne et gazeuse dans l’intestin (image hydro-aérique) indiquant l’arrêt du transit intestinal en cas d’occlusion intestinale.
  • Ø Suspicion de perforation d’un viscère creux (estomac le plus souvent) :

 L’ASP montre une image de croissant gazeux clair sous les coupoles                            diaphragmatiques en cas de perforation d’un viscère creux

  • Ø Affection du pancréas : l’ASP peut montrer des calcifications pancréatiques
  • Ø Affections de l’appareil urinaire : L’ASP peut monter des calculs radio opaques
  • Ø Affections vésiculaires : certains calculs biliaires généralement vésiculaires sont parfois visible sur l’abdomen sans préparation.

 

PREPARATION DU MALADE

 

  • Ø Aucune préparation spéciale, cependant il vaut mieux supprimer toute alimentation susceptible d’augmenter les gaz intestinaux.
  • Ø Pendre R.V avec le service de radiologie (parfois)
  • Ø Accompagner le malade au service de radiologie avec un bon d’examen rédigé et signé.

 

 

 

 

 TECHNIQUE

 

  • Ø Faite par le spécialiste
  • Ø Comporte des clichés de face et de profil (au moins trois incidences :

Debout de face, couché de face et de profil) :

              - Chez le malade debout : position fatigante chez nu patient déjà fatigué.

              - Chez le malade couché ; position moins fatigante mais les images sont difficile à interpréter.

 

REMARQUE

 

Un cliché au moins doit comporter tout l’abdomen depuis les coupole diaphragmatiques jusqu’au pubis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA CHOLECYSTOGRAPHIE ORALE

 

 

DEFINETION

 

Examen radiologique de la voie biliaire principale et de la vésicule biliaire après prise par voie orale d’un produit de contraste spécifique

 

BUT

 

Etudier la morphologie et le fonctionnement de la vésicule biliaire, du canal cystique, du canal cholédoque et surtout leurs modifications pathologiques

 

INDICATIONS

 

Suspicion d’une obstruction des voies biliaires

 

CONTRE INDICATIONS

 

  • Intolérance aux produits iodés
  • Diarrhées s’opposant à l’absorption intestinale du produit
  • Insuffisance hépatique : le produit de contraste étant capté et transformé par le foie
  • Ictère en cours (ictère par rétention s’oppose à l’élimination du produit)
  • Insuffisance rénale grave : une partie du produit est éliminée par les riens

 

EXEMPLE DE PRODUITS DE CONTRASTE

 

  • ORABILIX
  • BILOPTINE
  • TELEPAQUE
  • VESIPAQUE
  •  Ils sont administrés 10à 14h avant l’examen, selon le produit utilisé
  • Pour une bonne opacification, il est nécessaire que le produit de contraste reste suffisamment longtemps dans l’intestin et que la posologie soit correcte.

 

 

 

PREPARATION DU MALADE

 

  • Les 5 jours précédent l’examen, éviter toute préparation du bismuth
  • La veille de l’examen
    • Faire un test à l’iode
    • Prendre le soir un repas léger, exclusivement composé d’aliment non gras : viande maigre, légumes cuits à l’eau, confiture, biscottes boissons sucrées.
    • Supprimer tous les corps gras, le lait, les œufs, les fromages, le chocolat, le tabac
    • Ne pas prendre de laxatifs (le lavement est inutile) ni de médicaments.
    • Après le repas et entre 10et 14h avant l’examen, absorber la totalité de la dose d’opacifiant avec un grand verre d’eau
    • Ne plus rie prendre en suite. Seule de petites quantités d’eau sont tolérées jusqu’au coucher.
  • Le matin de l’examen :
    • Malade strictement à jeun
    • L’accompagnant au service de radiologie.

 

TECHNIQUE

 

  • Elle est faite par le spécialiste
  • Des clichés sont pris sans autre préparation, ils explorent la vésicule.
  • La contraction et la chasse vésiculaires sont déclenchées par la prise d’un repas type BLADEX ou un repas type BOOYDEN avec un grand verre d’eau glacée
  • De nouveaux clichés sont pris explorant :
    • La contraction vésiculaire
    • Le canal cystique
    • Le remplissage du cholédoque.

 

INDICATIONS ET ACCIDENTS

 

La cholécystographie est généralement bien tolérée. Les incidents et accidents rencontrés restent bénins. Ils sont dus à l’intolérance au produit opacifiant. (Voir surveillance)

 

RESULTATS

 

Les clichés montrent soit :

  • Des voies biliaires normales
  • Des calculs, des tumeurs
  • Une absence d’opacification dont les causes sont multiples, exemples :
    • Oubli de prise de produit de contraste
    • Posologie insuffisante
    • Prise précoce de clichés après l’ingestion de produit de contraste
    • Diarrhées, vomissements
    • Insuffisance hépatocellulaire…

 

SURVEILLANCE

 

Après le malade sera fatigué :

  • Par le jeun prolongé
  • Par le longueur de l’examen et la prise des clichés en diverses positions
  • Lui donner une boisson chaude pour le réchauffer
  • Surveiller l’apparition de signes d’intolérance au produit iodé :

              Manifestations respiratoires

              Manifestations digestives

              Manifestations cutanées … (voir test à l’iode)

 

REMARQUE

 

     La cholécystographie set un examen qui n’est quasiment plus réalisé depuis le développement de l’échographie.

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA CHOLANGIOGRAPHIE INTRAVEINEUSE

 

 

DEFINITION

    

     Radiographie des voies biliaires après injection ou perfusion intraveineuse d’un produit de contraste iodé permettant leur opacification

 

BUTS ET INDICATIONS

 

  • Visualiser les voies biliaires lorsque cela n’a pas été possible par la cholécystographie ou lorsque le sujet a été cholécystéctomisé
  • La cholangiographie n’est jamais effectuée d’emblée sauf dans la surveillance des cholécystéctomisés. Lorsqu’un drain de KHER a été mis en place lors de l’intervention, le produit de contraste est injecté pat le drain.

         On vérifie ainsi la perméabilité des voies biliaires et l’absence de calcul restant

  • La cholangiographie est systématiquement pratiquée avant l’ablation de drain

 

CONTRE INDIACTIONS

 

  • Ø Intolérance aux produits iodés
  • Ø Insuffisance hépatique
  • Ø Ictère en cours (ictère par rétention)
  • Ø Insuffisance rénale

 

EXEMPLES DE PRODUITS UTILISES

 

  • Ø INTRABILIX
  • Ø TARNSBILIX
  • Ø RADIOSELECTAN BILIAIRE
  • Ø BILIGRAM

 

PREPARATION DU MALADE

 

Les jours précédant l’examen

  • Pratiquer l »examen à distance d’un autre utilisant des produits de contraste à élimination rénale. Attendre 48h à 3 jours après une cholécystographie
  • S’abstenir de toute préparation contenant du bismuth les 5 jours qui précèdent l’examen.

 

La veille et l’avant-veille de l’examen

  • Supprimer les féculents, la charcuterie, le chocolat et toutes les matières grasses
  • Eliminer les contre indications
  • Faire un test à l’iode

 

Le matin de l’examen :

  • Malade à jeun
  • Accompagner le patient au service de radiologie avec son dossier renfermant les radiographies antérieures 

 

TECHNIQUES

 

  • Faite par le spécialiste
  • Le malade est installé sur la table de radiologie en décubitus dorsal
  • Le produit de contraste est injecté :
    • Soit par voie intraveineuse directe
    • Soit par perfusion
  •  Des clichés successifs sont pris explorant :
    • Les canaux intra hépatiques
    • Le cholédoque
    • Puis secondairement le cystique, la vésicule.
  • Une injection de morphine peut être faite déclenchant la fermeture du sphincter d’oddi, la concentration du produit opaque s’intensifie dans les voies biliaires.
  • Une contraction de la vésicule peut être déclencher 2h après le début de l’examen par la prise du repas type BLADEX.

 

RESULTATS

 

  • Les clichés montrent des voies biliaires :
    • Normales
    • Ou dilatées en amont d’une obstruction lithiasique ou non.
    • Ou non opacifiées à cause d’un obstacle ou d’un défaut d’élimination hépatique

 

INCIDENTS

 

v Manifestations digestives :

Sensation de chaleur abdominale, nausées, vomissements

 

v Manifestations respiratoires :

Picotement du nez, éternuement, toux, sensation de constriction laryngée.

 

v Manifestations nerveuses :

Céphalée, angoisse

 

v Manifestations cutanées :

Prurit, urticaire.

 

Surviennent 5à 10 min après l’injection du produit iodé

Elles peuvent apparaître avec 24h de décalage

 

ACCIDENTS

 

  • Ils sont essentiellement représentés par le collapsus cardiovasculaire lié à l’intolérance à l’iode, une voie d’abord veineuse doit toujours être à la disposition de l’opérateur pendant toute la durée de l’examen.
  • L’oligo-anurie aigue peut se voir exceptionnellement moins de 24h après l’examen s’il a été pratiqué chez un insuffisant rénal ou si l’opacifiant a été sur dosé.

 

 

SUEVEILLANCE

 

Rechercher les signes d’intolérance au produit iodé (voir incidents et accidents) en surveillant pendant et après l’examen :

  • Le faciès
  • Le pouls, la TA
  • La respiration
  • L’état général du patient.

 

 

 

 

 

 

 

 

LE TRANSIT OESO-GASTRO-DUODENAL

 

 

DEFINITION

 

     Examen radiologique de l’œsophage, de l’estomac et du duodénum après absorption d’une bouillie permettant leur opacification.

 

BUT : diagnostic

 

INDICATIONS

 

Elles sont devenues rares depuis qu’on utilise la fibroscopie. Il s’agit d’un examen de seconde intention qui peut être demandé en cas de :

  • Certaines affections de l’œsophage. Exemples :
    • Rétrécissement
    • Tumeurs bénignes ou malignes
  • Certaines affections de l’estomac
    •  Tumeurs
    • Ulcères
    • Hernie hiatale
  • Certaines affections du duodénum, exemples :
    • Ulcères
    • Sténose pylorique
  • Impossibilité de passage de fibroscope
  • Bilan préopératoire
  • Surveillance postopératoire des ulcères et cancers gastro-duodénaux

 

CONTRE INDICATIONS

 

  • Le TOGD peut être réalisé chez n’importe quel malade, à condition qu’il puisse se tenir debout, ne pas être trop fatigué et ne pas avoir de troubles de la déglutition (risque de fausse route barytée)
  • La grossesse
  • Il faut retenir que l’utilisation de la baryté est contre indiquée en cas de suspicion de perforation digestive, dans ce cas on peut utiliser de la gastrografine qui donne des images de moins bonne qualité mais qui est sans risque en cas de perforation.

 

PREPARATION DU MALADE

 

 

a)    quelques jours avant l’examen

  • Prendre rendez-vous auprès du service de radio
  • Informer le malade du jour et de l’heure du RV
  • Lui expliquer en fonction de sa personnalité et de sa compréhension le but et le déroulement de l’examen
  • Les 5 jours au moins précédant l’examen, supprimer :
    • Tout produit opaque aux RX
    • Les aliments susceptibles d’augmenter les gaz intestinaux

 

b)    la veille de l’examen

 

  • Demander au malade de rester à jeun 12h avant l’examen.
  • Lui conseiller de s’abstenir de fumer

 

c)     le matin de l’examen

 

  • Malade à jeun
  • Préparer le dossier
  • Compléter le bon d’examen
  • Accompagner le malade au service de radiologie

 

TECHNIQUE

 

Faite par le spécialiste

L’ingestion de baryté est suivie par des clichés radiologiques itératifs et en scopie télévisée depuis l’oesophage supérieure jusqu’au début de l’intestin grêle

 

SURVEILLANCE

 

  • Surveiller l’évacuation de la baryté
  • En cas de besoin, donner un laxatif ou un lavement évacuateur selon les habitudes de service.

 

NB

 

     La demande d’examen radiologique doit être accompagnée de renseignements cliniques suffisants pour orienter l’examen du radiologue et étudier plus précisément telle partie de l’estomac. On évitera ainsi les examens radiologiques dits standard, qui sous forme d’examen de routine sont incomplets et souvent de mauvaise qualité.

 

 

LE TRANSIT DU GRELE

 

 

DEFINITION

 

Examen radiologique de l’intestin grêle après ingestion d’un produit de contraste (baryte)

 

BUT : diagnostic

 

INDICATIONS :

 

  • Malade coeliaque et autres causes de malabsorption
  • Maladie de CROHN
  • Tumeurs de l’intestin grêle

 

CONTRE INDICATIONS

 

  • Suspicion d’occlusion intestinale

 

PREPARATION DU MALADE

 

a)    quelques jours avant l’examen

 

  • Prendre rendez-vous auprès du service de radiologie
  • Informer le malade du jour et de l’heure de l’examen
  • Le rassurer et lui expliquer le déroulement de l’examen
  • Les six jours précédant l’examen, éviter :
    • Les examens radiologiques utilisant de la baryte
    • La prise de médicament radio opaque comme le bismuth

b)    la veille de l’examen

 

  • Demander au malade de rester à jeun et de ne pas fumer depuis la veille au soir

 

c)     le matin de l’examen

 

  • Malade à jeun
  • Accompagner le patient au service de radiologie avec son dossier complet et le bon d’examen

 

TECHNIQUE

 

  • Le spécialiste fait ingérer au patient de la baryte.
  • Il suit le trajet du produit opacifiant depuis le duodénum jusqu’au passage dans la valvule iléocæcale, ce qui dure en moyenne une à 6h.
  • Le grêle est opacifié, le radiologue l’étudie anse par anse, en mobilisant le patient et en comprimant son abdomen. La progression du produit de contraste est suivie en scopie (télévision) et des clichés radiographiques sont pratiqués à intervalles réguliers.

 

APRES L’EXAMEN

 

  • Ramener le patient dans sa chambre
  • Récupérer les clichés radiographiques, le compte rendu du médecin radiologue ainsi que le dossier du patient
  • Surveiller l’évacuation de baryte

 

REMARQUE

 

     Cet examen est parfois fatiguant par sa longueur, mais il n’est ni pénible ni dangereux, le malade ne doit pas boire ni manger pendant toute la durée de l’examen.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE LAVEMENT BARYTE

 

 

  DEFINITION

 

Examen radiologique du colon après son opacification par voie basse par un produit radio opaque (baryte).

 

INDICATTIONS

 

  • Troubles du transit (diarrhées et constipations chroniques)
  • Colites
  • Saignement (rectorragie)
  • Recherche d’une compression (de voisinage) extrinsèque.
  • Affections congénitales du côlon

 

CONTRE INDICATIONS

 

  • Femme enceinte (sauf avis médicale)
  • Colites en poussée
  • Insuffisance sphinctérienne
  • Traumatisme abdominal

 

PREPARATION DU MALADE

 

a)    quelques jours avant l’examen

  • Informer le malade du jour et de l’heure du R.V de l’examen
  • 4jours au moins avant l’examen, éviter les médicaments radio opaques Ex : Bismuth
  • Les 3 jours qui précédent l’examen, mettre le malade à un régime sans résidus.

 

Supprimer donc :

  • Les légumes secs, les légumes verts
  • Les fruits secs et les fruits crus
  • Viande (fumée, en conserve, en tajine, dure, filandreuse), volaille grasse.
  • Les farines complètes….

 

Conseiller au contraire :

  • Viande grillée (parties maigres des viandes)
  • Poisson maigre
  • Œufs
  • Lait, yaourt
  • Jus de fruits.. (Voir régime sans résidus)

 

b)    la veille de l’examen

  • Donner un laxatif par voie orale (souvent prescrit par le médecin)
  • Faire un lavement évacuateur (2l)

 

c)     le matin de l’examen

  • Donner un deuxième lavement évacuateur (2l)
  • Selon les habitudes du services : on peut donner au malade un thé ou un café léger sucré avec 2 biscottes.
  • Accompagner le malade au service de radio

Attention

Les lavement évacuateurs doivent être gardés au moins 20min. en changeant de potion du malade. (Le second lavement doit revenir clair.)

 

TECHNIQUE

 

  • Faite par le spécialiste
  • Le lavement baryté peut se faire de deux façons chez un sujet non à jeun :
    • Lavement baryté simple qui consiste à suivre la progression de la baryte jusqu’à la valvule iléo caecale et au grêle terminal.
    • Lavement baryté en double contraste qui associe à la baryte fluide une injection d’air par voie rectale, dont le principal intérêt est la mise en évidence des polypes coliques.

 

INCIDENTS ET ACCIDENTS

 

Le lavement baryté est un examen qui n’est pas dangereux. Il est exceptionnel que surviennent des accidents. Cependant on peut voir parfois :

  • Un réveil des phénomènes douloureux chez les malades atteints de colites.
  • Une incontinence sphinctérienne chez le vieillard.
  • Une opacification d’organe voisin (vessie) par fistule pathologique.
  • Une aggravation des phénomènes inflammatoires.

 

 

 

SURVEILLANCE

 

Surveiller le transit intestinal après l’examen

Le lendemain, donner un peu d’huile de paraffine ou un petit lavement (selon les habitudes du service)

 

REMARQUE

 

Le lavement baryté est indispensable pour explorer le côlon dans tous les cas où l’on

suspecte une pathologie colique ou recto colique. Néanmoins, le rectum est insuffisamment étudié par cet examen. Il est par contre particulièrement accessible à la rectoscopie.

        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ECHOGRAPHIE

 

DÉFINITION 

Examen rapide indolore et sans danger, utilisant les ultrasons. Cet examen est perturbé par la présence d’air dans l’abdomen.

 

PRINCIPE 

Il s’agit d’une méthode d’exploration basée sur la réflexion (écho) des ultrasons sur les structures internes des organes pour mesurer la profondeur et la situation des éléments constitutifs (écho simple). On peut aussi obtenir les images de leur forme (écho tomographie).

 

INDICATIONS 

L’échographie est maintenant utilisée dans de nombreuses spécialités du fait qu’elle intéresse :

-         La boite crânienne (échoencéphalogramme).

-         Le système vasculaire (écho doppler).

-         Examen prénatal.

-         L’abdomen (écho abdominal).

-         Le foie et la vésicule biliaire (écho hepato-biliaire).

-         Les reins et les glandes surrénales.

L’échographie étudie aussi :

-         Le comportement normal ou anormal d’un organe ou d’une lésion.

-         Le fonctionnement d’un appareil.

-         Souffrance d’un organe.

Elle a l’avantage d’être inoffensive pour le patient et de ne nécessiter aucune préparation de celui ci sauf pour l’écho abdominal (éviter les gaz) et pelvienne (vessie pleine).

 

CONTRE-INDICATION 

  • Une seule et relative : si malade non coopérant (exp : malade très agité).

 

RÔLE INFIRMIER 

  • Registrer les rendez-vous et document bien entretenus et mis à jour.
  • Salle d’examen et matériel propres.

D’une manière générale l’échographie ne nécessite pas de préparation spéciale, comme ne l’avons cité, cependant l’écho abdominal et pelvien présentent une exception :

 

1)   ECHOGRAPHIE ABDOMINALE

 

Pendant les 2 jours qui précédent l’examen :

-         Préparation psychologique : avertir, décrire l’examen et répondre aux éventuelles questions posées.

-         Faire prendre matin, midi et soir selon prescription un adsorbant (exp : Carbosylane ou Eucarbon …) au début de chaque repas.

-         Eviter les aliments suivants :

♦       Féculents : pois chiche, lentilles, haricots secs…

♦       Soupe à base de féculents : harira, bissara…

♦       Couscous.

♦       Choux.

♦       Boissons gazeuses.

♦       Sucreries. 

Le jour de l’examen :

-         Se présenter à jeun :

                       * Sans boire (selon les régions à examiner).

                       * Ni fumer dans les 8h qui précédent l’examen.

-Conseiller le malade de ce munir des radios et échos précédents.

 

2)   ECHOGRAPHIE PELVIENNE

 

Vessie pleine : faire boire abondamment juste avant l’examen et lui conseiller de se retenir jusqu’après l’examen.

  • MATÉRIELS 

-         Un lit propre où pourra s’étendre confortablement le patient.

-         Appareillage : Echographe.

-         Sondes.

-         Gel de contact.

-         Compresses ou mieux serviette en papier.

-          

ROLE INFIRMIER

  • PENDANT L’EXAMEN :

-         Expliquer l’examen si besoin et rassurer le malade.

-         S’assurer que la demande comprend l’histoire clinque du malade et le problème particulier soupçonné par le médecin qui indique l’examen.

-         L’aider à s’installer s’il ne peut le faire seul, le déshabiller le moins possible (respecter la pudeur).

 

•  APRES L’EXAMEN:

 Nettoyer le gel et aider le patient à se remettre.

 

 

 

 

LA FIBROSCOPIE  OESO-GASTRO-DUODENALE

  

 DEFINITION

 

Examen endoscopique du haut appareil digestif : œsophage, estomac et duodénum à l’aide d’un appareil optique souple : le fibroscope.

 

BUTS :

 

  • Ø Exploration
  • Ø Thérapeutique

 

INDICATIONS :

 

  • Elles sont très larges étant donné la bénignité de l’examen, sa durée brève et les renseignements rapportés.
  • Cet examen est devenu indispensable dans presque toutes les affections œsogastriques et dans un bon nombre d’affections duodénales.
  • Tout malade présentant nue symptomatologie digestive haute doit bénéficier d’une fibroscopie en première intention. Les examens radiologiques usuels ne gardent plus que de rares indications.

Epigastralgie, dysphagie, pyrosis, hématémèse, méléna et altération de l’état général sont les indications principales de la fibroscopie.

  • Sclérose et ligature de varices oesophagiennes

 

CONTRE INDICATIONS

 

Pratiquement il n’est a pas de contre indications sauf :

L’anévrisme de la crosse de l’aorte.

La grande insuffisance cardiaque

Les troubles graves du rythme cardiaque

 

PREPARATION DU MALADE

 

Faire un bilan d’hémostase (T.P, T.C.A)

Prendre rendez-vous auprès de service intéressé

Préparer le malade psychologiquement, lui expliquer en le rassurant, le but et le déroulement de l’examen

Lui demander de rester à jeun douze heures avant l’examen et de ne pas fumer.

Administrer la prémédication prescrite par le médecin à l’heure prévue.

En cas de fibroscopie d’urgence pour hémorragie digestive, l’opérateur peut demander la pose d’une sonde gastrique pour réaliser un lavage d’estomac avec du sérum physiologique glacé 

Faire transporter le patient et son dossier à l’heure prévue au service d’endoscopie.

 

MATERIEL

 

  • Fibroscope avec source de lumière froide et bocal d’aspiration (le tout doit être vérifié au préalable)
  • Pinces à biopsie et autres instruments opérateurs
  • Cale dents : tube creux en plastique dur
  • Gel anesthésique de xylocaîne
  • Gants à usage unique pour l’opérateur et pour l’infirmier
  • Compresses
  • Protection
  • Haricot
  • Flacon de liquide de BOUIN
  • Bon d’examen
  • Etiquettes

 

TECHNIQUE

 

  • L’examen se déroule dans une salle d’endoscopie correctement équipée.
  • Anesthésie locale pharyngo-laryngée avec un gel anesthésique de xylocaîne pour diminuer le réflexe nauséeux.
  • Le patient est installé en décubitus latéral gauche, la tête penchée en avant (menton vers la poitrine). Un cale dents est mis en place évitant le malade de mordre le fibroscope.
  • Installer une protection sous le menton du patient, un aide se place derrière lui et maintient sa tête fléchie en avant (sans hyper extension) pour éviter une les mouvements intempestifs.
  • Le fibroscope est introduit doucement en demandant au patient de déglutir (temps le plus délicat). Une fois le tube avalé, il est poussé sous contrôle de la vue jusqu’au deuxième duodénum, l’inspiration des organes se faisant surtout au retrait de l’appareil.
  • Sont successivement explorés : le duodénum, l’estomac et l’œsophage.

         Au cours de l’examen, la salive ne doit pas être avalée mais doit couler dans un          haricot placé sous la bouche du malade.

         L’examen dure entre 10 et 20 min selon la réalisation d’actes complémentaires,          il st le plus souvent bien supporté et facilement renouvelable.

     Après l’examen : le malade doit rester à jeun de préférence 2h après la fin de la fibroscopie.

 

ACCIDENTS 

 

  • Pratiqué avec douceur, cet examen n’est pas douloureux mais seulement désagréable. Il est habituellement facile
  • Les risques d’accidents sont négligeables
  • La perforation oesophagienne est le risque le plus grave

 

REMARQUE

 

On trouve des vidéo-endoscopes qui permette de visualiser directement (et d’enregistrer sur magnétoscope) les images sur une télévision au lieu de les regarder dans un oculaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA RECTOSCOPIE

  

 

DEFINITION

 

Examen endoscopique qui permet la vision directe de la muqueuse anale, rectale et sigmoidienne basse à l’aide d’un rectoscope.

 

BUTS ET INDICATIONS :

 

La rectoscopie est un examen de pratique courante et quasiment systématique dans la pathologie du bas appareil digestif, qu’il s’agisse :

 

De préciser un diagnostic :

  • Hémorroïdes
  • Abcès
  • Fissures, fistules anales
  • Rectites
  • Tumeurs bénignes ou malignes
  • Troubles du transit (diarrhée, constipation)
  • Dysenterie amibienne
  • Rectorragie

 

De suivre l’évolution d’une maladie :

  • Recto-colite hémorragique
  • Polypose

 

De traiter certains affections :

  • Ablation de polypes rectaux
  • Sclérose d’hémorroïdes

 

PREPARATION DU MALADE

 

Elle est très importante. D’elle dépend en grande partie de la réussite de l’examen.

 

a)    préparation locale

L’intestin terminal doit être évacuer de son contenu fécal ce qui n’est pas toujours facile à réaliser.

  • La rectoscopie sera faite loin d’un lavement baryté
  • Supprimer :
    • Les médicaments à base de bismuth, 2 à 3j avant
    • Les aliments riches en celluloses, la veille
    • La vacuité intestinale sera assurée par des grands lavements évacuateurs de1 litred’eau tiède, sans aucune substance irritante :
      • Un lavement la veille au soir
      • Un lavement le matin, 2 h avant l’examen.
      • Les purgatifs ne sont pas nécessaires et même nocifs car irritants pour la muqueuse.
      • Lorsque la rectoscopie a lieu pendant un épisode diarrhéique, il faut :
        • Essayer d’atténuer le flux intestinal par de l’élixir parégorique.
        • Ne pas donner de lavement évacuateur.
        • Selon le cas, raser la région.
        • Quelques minutes avant l’examen, le lavement devra vider vessie.

 

b)    préparation psychologique

 

  • Rassurer le patient et lui expliquer la nécessité de l’examen souvent redouté par les malades.
  • Lui préciser la position qu’il devra prendre lors de l’examen.
  • La prémédication est en général inutile. Un sédatif léger peut être donné, le matin, aux malades très anxieux ou agités.

 

PREPARATION DU MATERIEL

 

  • Le rectoscope de BENSAUDE : il comprend :
    • Un tube métallique creux cylindrique gradué en cm. Sa longueur est de 15 à 35cm et son diamètre varie de 10 à 25mm.

Le plus utilisé est celui de 25cm de lg et de 20mm de diamètre.

  • Un mandrin : tige terminée par un bout olivaire qui obture l’extrémité distale du rectoscope et permet son introduction avec douceur.
  • Une source lumineuse : l’éclairage est de 2 types :

              - Distal      : lampe de 4 volts sur tige porte lampe (peu utilisée)

              - Proximal : lampe de 12 volts dont les rayons lumineux sont réfléchis dans l’axe du rectoscope à un miroir.

  • Un transformateur du courant électrique
  • Matériel pour faciliter l’examen :

ü Tige porte-coton pour nettoyer l’ampoule rectale si besoin au cours de l’examen

ü Soufflerie de Richardson pour déplisser la muqueuse intestinale (n’est pas toujours utilisée car l’insuffisance d’aire dans le rectum est douloureuse)

ü Un anuscope (pour examen de l’anus avant la rectoscopie proprement dite)

ü Des gants pour l’opérateur

ü Des doigtiers pour un toucher rectal préalable

ü De la vaseline

ü Compresses

ü Haricot

ü Pommade anesthésiante (parfois)

  • Matériel pour prélèvements :

     Pinces à biopsie, flacons avec liquide conservateur de BOUIN + lames + tubes stériles pour le recueil de secrétions + bons d’examen + étiquettes. 

 

TECHNIQUE

 

a)    préparation du rectoscope :

L’infirmier rince le rectoscope et vérifier le bon fonctionnement du système d’éclairage.

 

b)    Installation du malade

ü Le malade est installé en position genu-pectorale :

  • A genou sur la table d’examen
  • Les cuisses à angle droit par apport à la table
  • Le tronc penché en avant
  • Le joue droite reposant sur les bras croisés à plat sur la table.

ü L’infirmier aidera le malade à maintenir sa position et à accentuer le creux lombaire.

ü Si le malade est fatigué et ne pouvant se maintenir en position genu-pectorale, il peut être installé en :

  • Position gynécologique
  • Position latérale

L’exploration est plus difficile et les résultats sont moins bons avec ces deux dernières positions.

c)     introduction du tube et examen proprement dit :

ü L’examen débute par le toucher rectal

ü Le rectoscope, muni de son mandrin est introduit par l’opérateur sur une longueur de 4 à 5cm.

ü Le mandrin est ôté et l’éclairage est adapté sur le tube, la progression du tube se fait sous contrôle de la vue. (le tube est poussé jusqu’au 20 ou 25cm)

ü L’examen soigneux de la muqueuse a lieu au retrait progressif du rectoscope, si besoin, des prélèvements sont faits à n’importe quel niveau.

 

INCIDENTS ET ACCIDENTS

 

ü Difficultés à faire pénétrer le rectoscope du fait des douleurs importantes provoquées par une fissure anale ; un anesthésie locale réduit ces difficultés.

ü Saignement : si muqueuse fragile ou après biopsie (il est prudent de surveiller le malade pendant 24 h surtout après biopsie)

ü Lipothymie (durant l’examen)

ü Examen impossible : malade mal préparé

ü Perforation : à craindre chez les malade agités ou lorsque l’opérateur a forcé le rectoscope sur la muqueuse.

Ces incidents et accidents sont rares quand la rectoscopie est pratiquée avec douceur sur un malade bien préparé.

 

REMARQUE

 

     Il arrive parfois que le médecin souhaite voir la totalité du sigmoïde jusque dans sa jonction avec le côlon gauche, on parle alors de sigmoidoscopie, le plus souvent jumelée avec la rectoscopie : c’est la recto-sigmoidoscopie.

La préparation du malade est identique à celle de la rectoscopie. Le technique est semblable à celle de la coloscopie, mais l’endoscopie souple alors utilisé est d’un modèle court. Il est poussé par l’opérateur jusqu’à la hauteur désirée.

 

ENTRETIENT ET STERILISATION

 

Le rectoscope et ses annexes sauf le système d’éclairage sont soigneusement lavés à l’eau savonneuse puis portés à ébullition, séchés et mis dans une boite contenant du formol. Le système d’éclairage est nettoyé à l’alcool.    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA COLOSCOPIE

 

DEFINITION

 

     La coloscopie ou colonoscopie est un examen endoscopique qui permet de visualiser l’intérieur de tout le côlon (et souvent la dernière anse iléale) à l’aide d’un endoscope long et souple muni d’une source de lumière froide.

 

BUTS

  • Diagnostic : recherche de tumeurs, de colite inflammatoire, de diverticules…
  • Thérapeutique : ablation de tumeurs
  • Contrôle et surveillance : surveillance postopératoire des polypectomies et des opérés coliques.

 

INDICATIONS

  • Tumeurs bénignes ou malignes du côlon
  • Sigmoïdites diverticulaires (en dehors des poussées)
  • Rectocolites hémorragiques
  • Malade de Crohn
  • Rectorragie (en dehors de la période hémorragique)

 

CONTRE INDICATIONS

Troubles d’hémostase

 

PREPARATION DU MALADE

 

  • Expliquer au patient le principe de l’examen et la nécessité de préparer le côlon afin qu’il soit parfaitement propre. Cette préparation colique vise à assurer le vacuité intestinale. La vidange colique est débutée quelques jours avant l’examen. Elle associe :
    • Un régime sans résidus quatre jours avant l’examen
    • L’ingestion d’une solution laxative type Colo-peg ou X- prep la veille et le matin de l’examen. (4h avant si anesthésie générale)
    • L’arrêt de la prise de charbon et de fer les 8 jours qui précédent l’examen

N.B : les lavements évacuateurs ne sont pas systématiques. Ils remplacent ou complètent la préparation colique par Colo-peg ou X-prep en cas d’intolérance ou lorsque la personne    

Doit rester à jeun. 

  • Faire un bilan d’hémostase : T.P, T.C.A, plaquettes.
  • Faire groupage sanguin et autres examens sur prescription médicale.
  • Si l’examen est prévu sous anesthésie générale :   
    •        Une consultation d’anesthésie est obligatoire (48h avant l’examen)
    •        Faire un E.C.G
    •        Malade à jeun le matin de l’examen
    •        Prémédication selon prescription 1h 30 avant l’examen
    •        Eventuelle antibiothérapie, selon prescription médicale en cas de terrain à risque.
  • Il faut insister sur le fait que l’examen ne peut correctement se faire que sur un côlon propre et débarrassé de toute matière ou liquide, dans le cas contraire, la progression et la visualisation dans le côlon peuvent être impossible.

 

 

PREPARATION DU MATERIEL

 

L’examen se déroule dans une salle d’endoscopie spécialement équipée.

  •        Vérifier le coloscope et son installation : lumière froide, insufflation et aspiration doivent être fonctionnelles.
  •        Vérifier les accessoires : pinces à biopsie et autres
  •        Préparer : gants, doigtiers, xylocaine visqueuse, gel lubrifiant, liquide de Bouin…

 

TECHNIQUE

 

  • Faire uriner le malade.
  • Le patient est installé en décubitus latéral gauche.
  • L’examen est procédé d’un toucher rectal qui permet de détecter une éventuelle masse, d’apprécier la qualité de la préparation et de lubrifier le canal anal.
  • Le coloscope lubrifié avec un gel anesthésique est ensuite introduit par l’anus, puis l’appareil est dirigé sans forcer, sous contrôle de la vue jusqu’au caecum.
  • L’examen du colon se fait surtout au retrait de l’appareil, c’est à ce moment que sont prises les photographies ou réalisées les biopsie, les prélèvements, la résection de polypes, etc.…

 

INCIDENTS ET ACCIDENTS

 

  • Douleurs intolérables et agitation.
  • Des incidents de type vagal avec nausées, vomissements, chute de la tension artérielle peuvent survenir.
  • Hémorragies : essentiellement après polypectomie
  • Perforation, surtout en cas de facteurs de risque.
    •        Diverticules
    •        Colite inflammatoire
    •        Polypectomie, dilatation
    •        Manque d’expérience de l’opérateur.

 

SURVEILLANCE

 

Pendant l’examen :

  • Surveiller : le pouls

               La T.A

              La fréquence respiratoire

              La coloration des téguments

              Et  le comportement du malade.

  • Actionner la pince à biopsie à la demande du médecin.
  • Récupérer les prélèvements à l’aide d’une aiguille fine et les mettre dans les flacons contenant le liquide de bouin.

Après l’examen :

  • En cas d’anesthésie : réveil et surveillance en salle de réveil.
  • Un malade non accompagné ne peut pas sortir le jour de l’examen s’il a été anesthésié
  • Envoyer les prélèvements au laboratoire avec la demande d’examen remplie par le médecin
  • Surveiller le pouls, la T.A et la température
  • Avertir en cas de douleurs abdominales, baisse tensionnelle, tachycardie et rectorragie.
  • Le malade  reste au repos une à deux heures après l’examen.
  • Lorsqu’une polypectomie a eu lieu, la surveillance en milieu hospitalier est obligatoire, le malade reste hospitalisé jusqu’au lendemain matin.

 

REMARQUES :

 

La position du malade varie en cours d’examen selon la progression du coloscope.

L’insufflation d’azote ou l’aire se pratique à la demande de l’opérateur selon les besoins.

 

 

LA LAPAROSCOPIE 

 

DEFINITION

 

     Examen endoscopique permettant d’examiner le péritoine et les viscères abdominaux au moyen d’un endoscope introduit à travers la paroi abdominale après création d’un pneumopéritoine artificiel.

 

INDICATIONS

 

Laparoscopie permet :

  • Ø L’examen du foie, des voies biliaires :
    • Diagnostic des cirrhoses, des tumeurs.
    • Diagnostic étiologique au cours des choléstases
  • Ø L’examen du péritoine :
    •     Péritonite tuberculeuse, métastase.
  • Ø L’examen du grêle et du côlon :
    •     Recherche des lésions tumorales
  • Ø L’examen des organes du petit bassin, (organes génitaux chez la femme). Cet examen porte le nom de coelioscopie.

 

CONTRE INDICATIONS

 

v Adhérences péritonéales rendant impossible la création du pneumopéritoine.

v Troubles de la coagulation

v Inflammation péritonéale

v Insuffisance cardiaque et insuffisance respiratoires sévères que risque d’aggraver le pneumopéritoine.

v Ascite importante.

 

PREPARATION DU MALADE

 

a)    la veille de l’examen :

v Faire un taux de prothrombine (il ne doit pas être inférieur à 50% ), TS, TC, numération des plaquettes NFS, HB, Hte et autres examens à la demande du médecin

v Déterminer le groupage sanguin et le rhésus.

v Effectuer un E.C.G.

v Demander une radio-pulmonaire

v Raser très largement la paroi abdominale jusqu’au pubis.

v Evacuer l’ascite si elle existe.

v Prendre les constantes : TA, pouls, T°

v Donner un lavement évacuateur sur avis médical

v Conseiller le malade de rester à jeun

v Un somnifère est souvent utile.

 

b)    le matin de l’examen :

v Malade à jeun

v Nettoyer la paroi abdominale du patient en insistant sur l’ombilic.

v Prendre les constantes.

v Effectuer la prémédication.

v Faire uriner le malade juste avant l’examen

v Préparer le dossier complet du malade.

 

PREPARATION DU MATERIEL

 

v Matériel pour l’anesthésie locale : seringues, aiguilles, xylocaîne.

Celle-ci sera renouvelée deux fois, pour l’introduction :

  • Du trocart à insufflation
  • Du trocart à ponction

v Matériel pour asepsie :

  • Casaque, gants stériles pour l’opérateur
  • Champs, compresses stériles
  • Alcool iodé ou betadine

v Matériel pour la création du pneumopéritoine :

  • Trocart à insufflation ou aiguille à pneumopéritoine
  • Appareil à insufflation d’air ou de gaz carbonique
  • Tuyau permettant de raccorder l’aiguille à l’insufflateur
  • Seringue en verre

v Matériel pour laparoscopie :

  • Trocart à ponction abdominale avec son mandrin
  • Laparoscope dont le diamètre varie entre 5 et 10 mm selon la marque utilisée.
  •     Pince à biopsie
  • Source de lumière froide
  • Un faisceau de fibres de verre qui permet de conduire la lumière de la source extérieure jusqu’à l’extrémité de l’optique.
  • Un bistouri : une petite incision facilite la pénétration du trocart à ponction.

v Nécessaire pour la fermeture de la paroi et le pansement.

 

 

 

TECHNIQUE

 

A)  INSTALLATION DU MALADE :

 

v Le malade est installé en décubitus dorsal sur la table d’examen.

v Une perfusion au bras gauche est posée pour une éventuelle anesthésie générale.

Il est à noter que cet examen se pratique le plus souvent sous anesthésie locale.

a)    création de pneumopéritoine :

v Après asepsie de la peau et anesthésie locale, introduction du trocart à insufflation (région para ombilicale gauche pour l’exploration du foie).

v Insuffisance d’air filtré ou de gaz carbonique.

b)    examen endoscopique :

v Nouvelle anesthésie locale dans la région sous ombilicale ou para ombilicale droite.

v Incision de la paroi au bistouri.

v Introduction du trocart à ponction par l’incision, le mandrin est ensuite retiré.

v Introduction du Laparoscope dans la lumière du trocart, examen de la cavité péritonéale et des organes abdominaux.

v A la fin de l’examen, le Laparoscope est retiré, le gaz contenu dans le péritoine s’échappe. Une pression abdominale permettra d’achever l’exsufflation du pneumopéritoine.

v Fermeture de l’incision par une ou deux agrafes.

 

INCIDENTS ET ACCIDENTS

Ils sont rares (2%)

ü Infiltration d’air dans le tissu cellulaire sous cutané ou l’épiploon (sans gravité)

ü Douleurs au niveau des épaules.

ü Embolie gazeuse (rarement)

ü Traumatisme du côlon ou du grêle avec possibilité de perforation et péritonite.

ü Blessure du foie

ü Hémorragie intra péritonéale surtout en cas d’HTP.

ü Infections péri-ombilicales.

 

SURVEILLANCE

 

v Le repos au lit est nécessaire pendant 12 heures.

v Le malade peut se plaindre de douleurs au niveau des deux épaules.

  • Ces douleurs sont secondaires à l’irritation du diaphragme par l’air du pneumopéritoine.
  • Donner sur avis médical des antalgiques (aspirine par ex.)

v Surveiller le pouls, la TA toutes les heures durant les quatre premières heures ensuite toutes les trois heures afin de détecter une éventuelle hémorragie

v Surveiller le pansement

v Surveiller la température pour dépister toute infection.

 

REMARQUE

 

     Le terme de coelioscopie a longtemps été utilisé uniquement pour l’exploration des organes génitaux pelviens de la femme en opposition à la laparoscopie désignant l’exploration abdominale digestive et particulièrement hépatique.

Actuellement toutes les explorations trans-pariétales abdominales sont dénommées coelioscopie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cholangiographie

 

                                                                                                  Coelioscopie

 

 

                                                                    

 

 

 

 

 

 

 

                         

                                                                                           Coloscopie

  Endoscopie gastrique

 

 

 

 

 

                                                                                               

 

 

                

                                                                                                        

 

 

                                                                                                           

 

 

 

                                                                                                                        

 

LA PONCTION D’ASCITE

    

 

   DEFINITION

 

     Technique (acte médical) qui consiste à introduire une aiguille dans la cavité péritonéale pour en prélever le contenu.

 

BUTS

 

a-    Exploration : affirme le diagnostic et oriente l’étiologie.

La ponction d’ascite permet donc :

  • La vérification de l’existence d’un liquide d’épanchement
  • L’étude du liquide d’épanchement. (s’il existe)
    • Coloration :

ü Jaune citron, dans les transsudats : les cirrhoses hépatiques, les insuffisances cardiaques, (origine mécanique)

ü Jaune paille dans les exsudats : cancer et tuberculose péritonéale (origine inflammatoire)

ü Hémorragique en cas de cancer

ü Verdâtre en cas d’épanchement biliaire.

ü Laiteux en cas d’épanchement chyleux.

  • Aspect :

ü Fluide dans les transsudats

ü Gluant ou collant dans les exsudats.

  • Examen du liquide :

ü Examen chimique : dosage d’albumine

ü Examen cytologique :

                       - Taux et types de cellules présentes (lymphocytes, polynucléaires..)

                       - Recherche de cellules néoplasiques

ü Examen bactériologique : recherche de BK

 

b-    évacuation : chez tout malade présentant une ascite avec :

  • Dyspnée importante
  • Cyanose
  • Tachycardie
  • Gêne à la marche
  • Douleur de l’abdomen

     Chaque ponction entraîne la soustraction d’une certaine quantité de protides qu’il faudra compenser par des perfusions de protéines.

c-     thérapeutique :injection de médicaments antimitotiques dans les ascites cancéreuses.

 

INDICATIONS

 

Etant donné sa bénignité, la ponction d’ascite est indiquée chaque fois que l’on suspecte une ascite : toute ascite doit être ponctionnée.

  • Ø Rappelons les principales étiologies des ascites :
    • Cirrhoses du foie
    • Hypertension portale
    • Tuberculose péritonéale
    • Insuffisance cardiaque
    • Péricardite constrictive
    • Cancers :

                       - Cancers primitifs du péritoine

                       - Atteintes métastasiques du péritoine

  • Syndrome néphrotique….

 

CONTRE INDICATIONS

 

  • Troubles graves de l’hémostase.

 

MATERIEL

 

  • Nécessaire pour asepsie :
    • Alcool à 70
    • Alcool iodé ou betadine
    • Plateau stérile
    • Pince à servir
    • Compresses stériles
    • Gants stériles
    • Champs stériles si possible
    • Lampe à alcool + allumettes (parfois)
    • Nécessaire pour la ponction et le recueil du liquide :
      •     Aiguille à mandrin de KUSS ou de TUFFIER stérile, à biseau court de 10 à 15cm de longueur ou cathlon à usage unique de préférence
      • Tubulure stérile de perfusion sans filtre à usage unique dotée d’un modérateur de débit.
      • Bocal stérile (de 2 à 3 litres)

  

  •  Nécessaire pour l’examen du liquide :
    • Trois tubes stériles
    • Parfois le nécessaire pour la réaction de RIVALTA.
    • Bons de laboratoire + étiquettes.
    • Le nécessaire pour anesthésie local (rarement utilisé)
    • Nécessaire pour faire face aux accidents :
      • Stimulants cardiaques
      • Seringue + aiguille stériles

 

  • Matériel divers :
    • Nobécutane ou collodion (si disponible)
    • Protection
    • Sparadrap
    • Ciseau
    • Deux haricots

 

 

 

NB : ne pas oublier de préparer le dossier complet du malade.

 

PREPARATION DU MALADE

 

  • Ø Le malade sera prévenu de la ponction
  • Ø Le faire uriner, au besoin faire un sondage avant la ponction pour éviter de placer l’aiguille dans la vessie distendue.

 

 

 

TECHNIQUE

 

a-    installation du malade :

Le malade est installé en décubitus dorsal avec un oreiller, en légère inclinaison sur le côté gauche, avec parfois nu oreiller sous la fesse droite.

 

b-    la ponction :

ü Après asepsie de la peau, le médecin ponctionne dans la fosse iliaque gauche (pour éviter de piquer le foie ou le colon droit) : le point de ponction se situe à l’union du 1/3 externe d’une ligne fictive joignant l’ombilic et l’épine iliaque antéro-supérieure en pleine matité.

ü L’aiguille est introduite avec son mandrin perpendiculairement à la peau.

ü Le mandrin est retiré et conservé dans le tube stérile (ou plateau stérile)

ü Le liquide s’écoule spontanément.

Si ponction exploratrice :

ü Recueillir le liquide dans différents tubes pour examens de laboratoire. (parfois le médecin utilise une seringue pour effectuer ces prélèvements).

Si ponction évacuatrice :

ü Adapter la tubulure à l’aiguille

ü Entourer l’embout de l’aiguille d’une compresse et fixer le tout à la peau.

ü Mettre l’autre extrémité de la tubulure dans le bocal stérile.

ü Régler le débit : celui-ci doit être en goutte à goutte très continu mais non en jet. La quantité à prélever sera prescrite par le médecin :

500ml à 2 ou 3 litres.

ü Surveiller le malade.

 

c-     a la fin de la ponction :

ü Retirer l’aiguille d’un coup sec, (certains le font après remis le mandrin dans l’aiguille).

ü Aseptiser le point de ponction en tamponnant avec un compresse imbibée d’alcool iodée ou de betadine

ü Faire un pansement compressif (mettre du Nobécutane ou du collodion si possible sur le point de ponction)

ü Mettre le malade sur le côté droit pour empêcher le fuite du liquide par l’orifice de l’aiguille.

ü Noter la quantité prélevée sur la feuille de température.

 

INCIDENTS ET ACCIDENTS

 

a-    incidents :

 

  • Piqûre d’un vaisseau de la paroi, sans gravité, sauf s’il existe des troubles graves de la coagulation (cirrhose)
  • Arrêt de l’écoulement :

         - L’aiguille est obturée par une frange de l’épiploon ;

                   La remuer légèrement et l’écoulement reprend.

         - L’aiguille est bouchée par un caillot d’albumine ;

                   Sa mobilisation ne fait pas reprendre l’écoulement, il faut l’enlever.

b-    accidents :

  • Collapsus cardio-vasculaire.
  • Hémorragie intra-péritonéale à vacuo

Ils sont liés tous les deux à une  décompensation très brutale provoquée par un écoulement trop rapide.

  • Infection péritonéale qui pourrait être la conséquence :

         - De fautes d’asepsie au moment de la ponction

         - De la persistance de l’écoulement par l’orifice de la ponction, (bien l’obturer avec du Nobécutane ou du collodion).

 

 

SURVEILLANCE

  • Surveiller l’écoulement du liquide
  • Surveiller le débit, le bon fonctionnement du système mis en place.
  • Surveiller l’aspect du liquide (clair, hémorragique…)
  • Surveiller :

         - Le faciès

         - La tension artérielle

         - Le pouls

         - Le pansement (vérifier si persistance d’écoulement du liquide)

         - L’état général.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA PONCTION BIOPSIE DU FOIE

 

DEFINITION

         Technique qui consiste à prélever un fragment du parenchyme hépatique en vue d’un examen histologique.

 

INDICATIONS

  • Ø Hépatites chroniques
  • Ø Cirrhose hépatique
  • Ø Hémochromatose
  • Ø Cancer hépatique
  • Ø Hépatomégalie de cause indéterminée.

 

CONTRE INDICATIONS

  • Ø Trouble de l’hémostase
  • Ø Kyste hydatique du foie
  • Ø Angiocholite par obstruction des voies biliaires extra hépatiques.
  • Ø Ascites importantes
  • Ø Tumeur hépatique hyper vascularisée.
  • Ø Foie congestif de l’insuffisance cardiaque avec stase veineuse.

 

PREPARATION DU MALADE

a)- les jours précédant l’examen

 

  • Ø S’assurer de l’absence des contre indications
  • Ø Faire un bilan d’hémostase complet : T.S, T.P, T.C.A, plaquettes.
  • Ø Demander un groupage sanguin et facteur rhésus.
  • Ø Demander une échographie. (Celle-ci doit être récente)

 

b)- la veille de l’examen :

 

  • Ø Le malade doit être hospitalisé
  • Ø Lui administrer un hémostatique sur prescription médicale
  • Ø Le rassurer
  • Ø Lui demander de rester a jeun

 

c)- le matin de l’examen :

 

  • Ø Malade a jeun
  • Ø Administrer selon les habitudes de service une à deux ampoules de vitamines K.
  • Ø Rassurer le malade et lui faire une prémédication (si agité) selon avis médical.

 

MATERIEL

Le matériel à préparer pour nue ponction biopsie du foie par voie transcutanée ou transpariétale est le suivant :

  • Ø Nécessaire pour asepsie :
    • Alcool à 70.
    • Alcool iodé ou bétadine
    • Compresses, gants et champs stériles.
    • Pinces stériles.
    • Nécessaire pour anesthésie locale :
      • Seringue de 20cc + aiguilles sous cutanées stériles.
      • Xylocaîne à 1%
      • Ø Nécessaire pour la ponction et le prélèvement :

         Trousse à usage unique type HEPAFIX DE BRAUN MESUNGEN se composant :

                   - D’un bistouri très pointu

                   - D’une aiguille à biopsie

                   - D’un mandrin spécial

                   - D’une seringue de 10ml avec cran d’arrêt à la graduation 6ml, pour l’aspiration du fragment.

  • Cupule stérile pour le sérum physiologique
  • Sérum physiologique
  • Flacon avec liquide fixateur
  • Bon d’examen + étiquette
  • Ø Nécessaire pour faire face aux incidents et accidents :
    • Seringue + aiguilles stériles + tonicardiaque.
    • Vessie de glace.
    • Ø Matériel divers :
      • Protection
      • 2 haricots
      • Sparadrap
      • Ciseau, eau de javel.

TECHNIQUE :

 

a-    installation du malade :

Le malade est installé dans son lit au mieux sur une table d’examen :

  • Ø En décubitus dorsal avec légère rotation vers la gauche
  • Ø La tête est totalement tournée vers la gauche
  • Ø Le bras droit est relevé, main sur la tête.

 

 

b-    la ponction :

Elle  est faite par le médecin, le plus souvent par voie intercostale en pleine matité hépatique (8é ou 9é E.I.C.D, entre la ligne axillaire antérieure et la ligne axillaire moyenne). C’est une biopsie par aspiration-section du parenchyme hépatique après :

  • Ø Asepsie de la peau
  • Ø Anesthésie locale
  • Ø Perforation de la peau avec la pointe d’un bistouri.
  • Ø Introduction de l’aiguille à biopsie avec son mandrin à travers la proi
  • Ø La seringue remplie de sérum physiologique est adaptée à l’aiguille après retrait du mandrin.
  • Ø On demande au malade de bloquer sa respiration en fin d’expiration.
  • Ø L’aiguille est enfoncée rapidement de 6 cm environ (2 à 3cm dans le parenchyme hépatique) et retirée aussitôt. Une forte aspiration est maintenue dans la seringue pendant toute l’opération.
  • Ø Le fragment prélevé est mis dans le liquide de bouin.

c-     après la ponction :

  • Ø Nettoyer la région ponctionnée
  • Ø Faire un pansement
  • Ø Placer le malade en décubitus latéral droit, le bras droit collé à la paroi thoracique faisant pression au point de ponction pendant un quart d’heure.
  • Ø Envoyer le prélèvement au laboratoire
  • Ø Surveiller le malade.

 

INCIDENTS ET ACCIDENTS

  • Ø Douleurs dans la région sous-costale droite avec irradiation vers l’époule.
  • Ø Lésions des vaisseaux intercostaux
  • Ø Lipothymie, malaise vagal.
  • Ø Péritonite biliaire.
  • Ø Hémorragie intra pleurale.
  • Ø Pneumothorax

SURVEILLANCE

  • Ø Le malade doit rester couché en décubitus latéral droit strict pendant 6 heures.
  • Ø Le repos strict au lit est impératif pendant 24h
  • Ø Vessie de glaces localement, antalgiques sur prescription médicale.
  • Ø Surveiller le pouls et la tension artérielle toutes les ½ heure pendant 2 heures, puis toutes les heures pendants 6h, ensuite toutes les 3h.
  • Ø Appeler le médecin en cas de chute de la T.A, tachycardie, douleur abdominale ou thoracique violentes.
  • Ø Alimentation possible 2h après l’examen
  • Ø Eviter tout exercice physique violent pendant une semaine.

REMARQUE :

Dans certains cas, la P.B.F peut être effectuée sous contrôle optique ou échotomographique.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE TUBAGE GASTRIQUE

 

 

 

DEFINITION

 

         Technique qui consiste à introduire une sonde dans l’estomac (introduction soit par la bouche soit par le nez) en vue de prélèvement et étude du contenu gastrique.

 

BUT

 

  • Prélèvement de crachat pour la recherche de B.K (surtout chez les femmes et les enfants qui avalent leurs crachats).
  • Prélèvement et étude du liquide gastrique.

 

INDICATIONS

 

  • En pathologie gastrique : pour orienter le diagnostic vers l’ulcère, le cancer ou la gastrite.
  • Devant une anémie ; pour préciser le diagnostic d’anémie de BIERMER.
  • En pathologie pulmonaire ; pour étude bactériologique des crachats déglutis.

CONTRE-INDICATIONS

 

  • Hémorragies digestives de moins de trois semaines.

 

MATERIEL

 

  • Sonde type :

-         Gastroplast : sonde en plastique à usage unique.

Ou

-         Sonde de CAMUS : sonde semi-rigide, opaque aux rayons X utilisée lorsque la progression de la sonde est guidée et suivie écran radioscopique.

Pour faciliter la progression de la sonde, il faut prévoir :

*       Un lubrifiant, type sirop de citron,

*       Un verre d’eau, si l’examen ne contre-indique pas l’absorption de quelques gorgées d’eau.

  • Nécessaire pour asepsie
  • Gants de protection
  • Bavette
  • Compresses stériles
  • Seringue de 20cc stérile pour aspirer le liquide
  • Sérum physiologique
  • Tubes pour recevoir les prélèvements

-         10 tubes numérotés pour l’étude de la sécrétion gastrique

-         Un flacon à large ouverture pour l’étude des crachats dégluti.

-         De quoi vérifier la présence de la sonde dans l’estomac.

  • Des médicaments pour stimuler la sécrétion gastrique (en cas de prélèvement de liquide gastrique) :

-         Chlorhydrate d’histamine ou insuline

-         Nécessaire pour injection s/c

Respecter les habitudes du service si ces méthodes sont encore d’usage.

  • Protection
  • Haricots
  • Eau de javel
  • Etiquette
  • Bon de laboratoire

 

PREPARATION DU MALADE

 

  • Bonne préparation psychologique du patient
  • Demander au malade de rester à jeun  et allongé, jusqu’au moment de l’examen.
  • Pour le prélèvement de crachat, le tubage doit être fait au réveil du malade car l’expectoration déglutie au cours de la nuit passe rapidement dans l’intestin.

 

TECHNIQUE

 

A/ installation du malade :

 

  • Le malade est installé en position assise et recouvert de la protection.

 

B/  introduction de la sonde :

 

  • Avec une compresse, saisir la sonde lubrifiée et l’introduire par le nez (le plus souvent)
  • Demander au malade de respirer calmement.
  • Pousser la sonde vers le pharynx, lorsqu’elle rencontre une légère résistance, demander au malade de faire quelques mouvements de déglutition ou lui faire boire quelques gorgées d’eau.
  • Guider la descente de la sonde vers l’estomac (environ 50 cm)
  • Adapter la seringue sur la sonde et aspirer.

C/ prélèvement de crachat :

 

  • Avec la seringue aspirer les crachats, il est parfois nécessaire d’injecter par la sonde un peu de sérum physiologique pour les diluer.
  • Recueillir le liquide obtenu dans le flacon.

D/ prélèvement de la sécrétion gastrique :

 

  • Recueillir à l’aide de la seringue le liquide contenu dans l’estomac : échantillon A
  • Aspirer avec douceur, toutes les 2 ou 3 mn pendant ¼ d’heure, le liquide recueilli constitue l’échantillon B.
  • Faire l’injection s/c d’histamine ou d’insuline.
  • Recueillir le liquide gastrique pendant 2 heures en changeant de tubes toutes les 15 min, on aura 8 tubes numérotés.

E/ ablation de la sonde :

 

  • Pincer la sonde, la retirer d’un mouvement rapide et la déposer dans un haricot contenant de l’eau de javel.
  • Faire rincer la bouche du malade.

 

INCIDENTS ET ACCIDENTS

 

  • Réflexe de suffocation dès l’introduction de la sonde dans la cavité buccale : rassurer le malade et le calmer.
  • Accès de toux : la sonde bute sur l’épiglotte ou est passée dans la trachée : retirer la sonde légèrement et attendre la fin de l’accès de toux pour poursuivre sa progression.
  • Nausées : très désagréables (la sonde bute sur la luette). L’introduction rapide et prudente de la sonde peut les éviter.

Les nausées peuvent réapparaître si la sonde bute sur le cardia spasmé : demander au malade de faire quelques inspirations profondes

  •  Vomissements
  • Hémorragies : arrêter l’examen

 

L’injection d’histamine peut faire apparaître :

-         Des réactions allergiques :

*       Urticaire

*       Œdème

*       Palpitations

Injecter un antihistaminique sur avis médical (phénergan)

*       Un choc anaphylactique

L’injection d’insuline peut faire apparaître des signes d’hypoglycémie :

*       Faim douloureuse

*       Vertiges

*       Céphalées

*       Troubles visuels…

Pouvant aller jusqu’au coma hypoglycémique avec convulsions.

Il faut injecter du sérum glucosé hypertonique en I.V (sur avis médical) 

N.B :

Pour multiplier les chances de découvrir le B.K dans les crachats, le tubage doit être fait trois jours consécutifs et au réveil du malade.

 

RESULTATS DE L’EXAMEN

 

Etude de la sécrétion gastrique :

Sécrétion normale :

-         La quantité de liquide émise pendant 2 heures après l’injection d’histamine est de 150 à 200cc.

-         Le dosage de l’acide chlorhydrique est de 44 à 84 meq pour%° avec maximum d’acidité ¾ d’heure après l’injection

Cas pathologiques :

-         Hypochlorhydrie avec hyposécrétion se rencontre dans : le cancer gastrique

-         Hyperchlorhydrie avec hypersécrétion se voit en cas d’ulcère duodénal (inconstamment) dans le syndrome de ZOLLINGER-ELLISON

-         Achlorhydrie avec hyposécrétion en cas d’anémie de BIERMER.

 

REMARQUE

         Le tubage gastrique est également indiqué en cas de lavage gastrique et de gavage. C’est une technique qui demande l’emploi de gants de protection.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE LAVAGE GASTRIQUE

 

DEFINITION

         C’est une technique qui consiste à vider l’estomac de son contenu et à le laver avec un liquide adéquat après introduction d’une sonde dans la poche gastrique.

 

INDICATIONS

  • Ø Intoxication : le lavage gastrique devra être dans les premières heures qui suivent l’ingestion du toxique, le séjour dans l’estomac étant de 3 à 4h.

Le lavage d’estomac peut parfois être fait plus tardivement.

  • Ø Avant une anesthésie générale en urgence :

         - Pour éviter les vomissements et l’inondation trachéale au cours et après anesthésie.

  • Ø Lors d’une sténose du pylore de l’adulte :

         - En période pré-opératoire, pour vider l’estomac

         - Le lavage d’estomac est souvent remplacé par une aspiration gastrique continue.

 

CONTRE INDICATIONS

Les principales sont :

  • Ø L’absence d’intubation trachéale chez le malade comateux
  • Ø L’ingestion de produits caustiques, corrosifs (eau de javel) ou de dérivés de pétroles.
  • Ø L’absorption de toxiques au-delà de 48h.
  • Ø Anévrisme de l’aorte.

 

PREPARATION DU MATERIEL

 

  • Ø Tube de FAUCHER avec son entonnoir
  • Ø Lubrifiant
  • Ø Liquide de lavage : eau tiède, environ 10 litres pour l’adulte (parfois plus) 2 à 5 litres pour l’enfant dans laquelle on peut ajouter :

         - Du chlorure de sodium 4g/l

         - Du bicarbonate de soude 5g/l

  • Ø Un seau pour recueillir l’eau de lavage
  • Ø Protection pour le malade : alèse en toile + alèse en caoutchouc.
  • Ø Protection pour l’infirmier.
  • Ø Gants de protection
  • Ø Un verre d’eau si le malade a une prothèse dentaire
  • Ø Un deuxième verre d’eau avec une solution antiseptique pour rincer la bouche du malade après la lavage.
  • Ø Haricots
  • Ø Compresses
  • Ø Une seringue pour s’assurer que la sonde est bien dans l’estomac.

 

PREPARATION DU MALADE

 

  • Ø Le rassurer et le bien préparer psychologiquement ce qui aidera à la réussite de la technique.
  • Ø Lui bien expliquer le soin car sa collaboration est nécessaire.

 

TECHNIQUE

 

  • Ø Demander un aide.
  • Ø Se protéger par un tablier en caoutchouc si possible.
  • Ø Faire asseoir le malade sur une chaise, parfois le patient est couché sur le coté, la tête un peu plus basse que thorax
  • Ø Enlever la prothèse dentaire s’il y a lieu.
  • Ø Mettre la protection
  • Ø Faire tenir une cuvette
  • Ø Recommander au malade de se détendre au maximum et de bien respirer
  • Ø Humecter les lèvres et la bouche du malade si elles sont sèches avec de l’eau bicarbonatée.
  • Ø Lubrifier la sonde
  • Ø Faire ouvrir la bouche du malade, la tête rejetée un peu en arrière
  • Ø Introduire assez vite la sonde dans la gorge et faire des mouvements de déglutition, au besoin faire boire un peu d’eau
  • Ø Regarder les repères portés sur le tuyau : le repère n°1 au niveau des dents correspond à l’arrivée de la sonde au niveau du cardia, le n°2 correspond au pylore.
  • Ø Procéder au lavage :
    • Mettre de l’eau dans l’entonnoir adapté à l’extrémité du tube (500cc pour l’adulte et 200cc pour l’enfant), l’élever et le maintenir à 50cm au dessus du niveau de l’estomac.
    • Avant le passage de la totalité du liquide, abaisser rapidement l’entonnoir au dessous du niveau de l’estomac et au dessus d’un seau, l’eau contenue dans l’estomac est de ce fait réaspirée.
    • Laver l’estomac jusqu’à ce que l’eau ressorte claire.
    • Ø Après le lavage :
    • Ø Retirer le tube rapidement en le pinçant.
    • Ø Faire rincer la bouche du malade.
    • Ø Garder l’eau de lavage pour la recherche éventuelle du produit toxique.

 

INCIDENTS ET ACCIDENTS

  • Difficulté ou parfois impossibilité d’introduction du tube des sujets très nerveux.
  • Etouffement
  • Nausée, vomissements
  • Quintes de toux
  • Cyanose : tube passé dans la trachée.

 

REMARQUE

Dans les services hospitaliers spécialisés, le lavage d’estomac peut être prescrit du fait de la toxicité du produit ingéré, chez un malade dans le coma, ce lavage doit être alors fait par un personnel hautement spécialisé, après intubation et vérification du gonflement du ballonnet intra-trachéale.

 

NB :

Le lavage gastrique est indiqué en cas d’hémorragie digestive, il permet l’évacuation de sang, évitant sa digestion qui peut être responsable d’une augmentation de la production d’urée, voire d’un coma hépatique chez le cirrhotique.  

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ROLE INFIRMIER DEVANT UNE HEMATEMESE

                                                                                         

I-Rappel sur l’hématémèse

 

C'est le rejet du sang par la bouche à la suite d'un effort de vomissement, le sang est de couleur rouge si l'hémorragie est récente.

Il peut être noirâtre s'il à séjourner dans l'estomac .elle est à différencier de l'hémoptysie qui est un crachat de sang aéré après une quinte

L'hématémèse constitue l'hémorragie digestive d'origine haute, habituellement suivie de méléna.

 

II/ - Etiologie

L'hématémèse est due à :

 

1) - Causes oesophagiennes

  • Tumeurs bénignes et malignes
  • Ruptures de varices oesophagiennes
  • Brûlures par produits caustiques
  • Corps étranger
  • Hernie oesophagienne

 

2) - Cause gastrique

  • Ulcère gastrique
  • Cancer de l'estomac
  • Tumeurs bénignes de l'estomac
  • Gastrite quelque soit l'étiologie.

 

3) - Causes hépatiques

  • La cirrhose du foie

4) - Causes pancréatiques et biliaires

  • La cholécystite
  • Le cancer du pancréas peut entraîner un saignement par ulcérations paroi duodénal.
  • Le cancer de l'ampoule de Water peut saigner également.
  •  

5- Causes spléniques

  • Cirrhose
  • Thrombose de la veine porte ou de la veine splénique

                           

              

 

6- Causes générales

  • Affections hématologiques: hémophilie.
  • Traitement anticoagulant
  • Intoxication au plomb
  • Certaines tumeurs cérébrales

 

III) – Conduite à tenir

 

Toute hématémèse présente une urgence pour le malade :

  • Le malade doit être hospitalisé
  • Une fois à l'hôpital, il faut apprécié l'importance de l'hématémèse et son retentissement, la quantité rejetée en principe est difficile à évaluer.

Le retentissement de l'hématémèse doit être précis, il peut s’agir d’un état de choc, pouls rapide et filant, tension artérielle baisse, pincement de la différentielle, faciès pâle, angoisse, un état de lipothymie.

Faire un bilan biologique, l'hématocrite et N.F.S. pour l'appréciation de l'anémie

  • Le groupage en urgence.
  • En place un cathéter veineux pour commencer la perfusion avec débit suffisant, avec sérum glucosé, plasma, ou macromolécule puis transfusion sanguine suffisante pour maintenir la tension artérielle. La transfusion se fait iso- groupe, iso- rhésus. Malgré l'urgence procéder au vérification indispensable : test de compatibilité "receveur, ou donneur" ou contrôle groupe malade et flacon.
  • Le volume et le débit doivent être suffisant pour maintenir une tension artérielle correcte maxima 12.
  • Au besoin, on accélère le débit en s'aidant d'un appareil de JOUVELET
  • Oxygéner le malade
  • La pause d'une sonde gastrique  est nécessaire et faire un lavage gastrique avec du sérum physiologique et injecter avec douceur le liquide par 30cc, aspirer doucement jusqu'à ce que celui-ci redevient clair ou légèrement rosé.
  • Dés que le résultat du bilan biologique est connu le communiquer rapidement au médecin et le noter sur la feuille de réanimation

ü Noter le numéro du flacon sur la feuille de réanimation

ü Les solutés et les électrolytes

ü Les coagulants

  • L'ensemble des prescriptions doit être porté sur la feuille de réanimation à l'heure où ils sont effectués
  • Pose d'une sonde à demeure et un bocal à urines
  • Sur prescription faire un lavement évacuateur avec 1500cc d'eau tiède et contrôler l'aspect
  • Surveiller toutes les 1/2 heures et noter sur la feuille de réanimation les mêmes éléments que le 1er bilan en y ajoutant:

ü Courbe des urines

ü Reprise du saignement on aspirant le contenu de l'estomac

ü Apparitions d'un méléna

  • Refaire le bilan biologique et communiquer les résultats et les noter
  • Préparer le malade aux examens complémentaires procéder à cette étape en urgence et faire une gastroscopie et transit gastro-duodenal:

ü Expliquer au malade le but et le déroulement des examens

ü S'assurer que l'estomac du malade est vide au besoin refaire un lavage gastrique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ROLE INFIRMIER DEVANT UNE COLIQUE HEPATIQUE

 

I/ - DEFINITION

 

Syndrome douloureux paroxystique, la colique hépatique est la manifestation clinique la plus fréquente de la lithiase vésiculaire. Elle est principalement le fait de la distension brutale des voies biliaires.

Par exemple chez un sujet de 20 à 40 ans, il présente:

  • Une douleur déclenchée par un repas copieux riche en lipides
  • Début brutal surtout la nuit
  • Siége: classiquement au niveau de l'hypochondre droit, mais peut être épigastrique.
  • Rapidement intolérable, comparée à une déchirure ou à une torsion peut dépasser 3 à 4 heures.
  • Permanente ou entre coupée de paroxysmes d'où le terme de colique.

Accentuée par l'inspiration profonde, bloquant parfois la respiration qui devient superficielle

 

Signes accompagnateurs

 

  • Cette douleur s'accompagne de nausées, de vomissements, de diarrhées, et de migraine.

 

A l'examen du patient

 

  • Douleurs au cours d'une inspiration profonde
  • Palpation d'une grosse vésicule douloureuse
  • Parfois signe de rétention biliaire
  • Manifestations infectieuses: fièvre, frissons,…
  • Variation du pouls, tension artérielle

 

II) - RADIOLOGIE

  • Abdomen sans préparation
  • RX du Poumon
  • Echographie

 

III) - BIOLOGIE

  • N.F.S.
  • Vitesse de sédimentation
  • Bilirubinémie
  • La calcémie

IV- Complications

  • L'hydrocholécyste
  • Cholécystite aigue

Autres:

  • Pancréatite aigue
  • Péritonite
  • Suppuration sous hépatique
  • Les fistules biliaires

 

V) – Rôle infirmier

  • Accueillir le malade et l'installer confortablement Le traitement immédiat de la crise de colique hépatique nécessite le repos au lit et le respect de l'interdiction de boire : le fait de boire augmente un peu l'excrétion biliaire, et accroît donc la présence de bile dans la vésicule, ce qui a pour effet d'accentuer la douleur.
  • Prévenir le médecin, en attendant son arrivée, rassurer le malade et apaiser son angoisse.
  • Prendre les constantes:

ü Le pouls

ü La tension artérielle

ü La température

  • Noter les soins sur la feuille de température
  • Détecter la fréquence, l'intensité de la douleur.
  • Dés l'arrivée du médecin, administrer un antispasmodique effectivement selon la prescription médicale. Parfois, la douleur est tellement insupportable qu'il faut utiliser de la morphine
  • Si le malade est hospitalisé:

ü Assurer les soins d'hygiène

ü Nursing

ü Assurer une alimentation adéquate

ü Réaliser les examens éventuellement demandés par le médecin, en préparant et informant le malade sur leurs intérêts

 

Au total :

Toute colique hépatique nécessite un traitement symptomatique et un bilan étiologique à la recherche d'une lithiase biliaire, cause la plus fréquente dont le traitement est essentiellement chirurgical.

 

 

 

 

  

 

BIBLIOGRAPHIE

 

 - Manuel de soins Bernard tome 2  1966.

 - Soins infirmiers aux malades tome 1

         Nouvelle édition 1969 - 73-76     

- Cahier de l’infirmière n° 6 (tube digestif)

         Edition  Masson 1978

- Revue de l’infirmière

         Mai 1978-  Octobre 1981-  Juillet 1985

- Revue soins : pathologie tropical 1978

- C.infirmièreN°24(gastro enterologie)

          Edition Maloine 1983    

- Surveillance infirmière : I.F.S.I(8é édition)

    Edition LAMARE 1998

- Réussir le diplôme d’état : I.F.S.I

         Edition ELLIPSES 2000

- Guide pratique des gestes médicaux .j.y DLLOT – A .BORDELOUP

        Edition Maloine 1991