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MICRO1

MICROBIOLOGIE ET PARASITOLOGIE

 

Objectifs pédagogiques

I) Définir:

1) Microbiologie; 2) Micro-organisme;3) Bactérie; 4) Virus; 5) Champignon;  

6) Anti-toxine ; 7) parasitologie ; 8) phagocytose 9) immunité 10) virulence 11) vaccination 12) entomologie 13) antigène 14) anticorps 15) saprophyte 16) mycologie 17) anatoxine.

II) Décrire la classification des microbes;

III) Expliquer brièvement la structure et la physiologie

IV) Décrire brièvement le mode d’action des microbes dans l’organisme humain.

V) Citer les différentes voies de pénétration et d’élimination des micro- organismes;

VI) Décrire les phénomènes de défense de l’organisme;

VII) Décrire le cycle biologique des parasites suivants:

1) Plasmodium; 2) schistosome; 3) taenia; 4) ankylostome; 5) ascaris; 6) amibe

7) oxyures; 8) toxoplasme;

 

Schéma du cours

Microbiologie

I- Définitions

1) Microbiologie; 2) Champignon 3) Anticorps 4) Micro-organisme 5) Phagocytose6) Saprophyte 7) Bactérie 8) Immunité 9) Mycologie10) Anatoxine11) Antitoxine, 12) Entomologie 13) Virus14) Antigène15) Toxine 16) Parasitologie17) Vaccination  18) Virulence.

II) Classification:

1) bactéries;

2) virus

3) champignons;

III) Structure des bactéries et virus;

IV) Les voies pénétration et d’élimination des micro-organismes

V) Phénomènes de défense de l’organisme

VI) Moyens de lutte contre les microbes;

Parasitologie

I) Définition:

1) Parasite;

2) Parasitologie;

II) Cycle biologique:

Plasmodium; Ascaris; Oxyures, Schistosome ; Ankylostome ; Amibe; Taenia (larve, adulte), Toxoplasme;

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Microbiologie

I- Définitions

1) Microbio1oie:

La microbiologie (du grec : micros = petit ; bios = vie ; logos = science) est une science qui étudie les micro-organismes comprenant les bactéries, les virus; les champignons et les protozoaires. Ce terme englobe donc plusieurs disciplines dont voici les définitions:

a) La bactériologie qui étudie les bactéries, leurs propriétés et leur action sur l’homme et sur l’animal;

b) La virologie qui étudie les virus, leurs propriétés et leur action sur l’homme et sur l’animal;

c) La mycologie qui étudie les virus, leurs propriétés et leur action sur l’homme et sur l’animal;

d) La parasitologie qui étudie les parasites (y compris les protozoaires), leurs propriétés et leur action sur l’homme et sur l’animal;

2) Micro-organismes

Ce sont des êtres vivants unicellulaires ayant une structure et es dimensions si petites qu’ils ne peuvent être vus qu’au microscope. Ils peuvent vivre à l’état saprophyte dans les milieux organiques extérieurs où ils engendrent des fermentations. Ils peuvent aussi vivre et se développer chez les êtres vivants et engendrer des maladies infectieuses.

2) bactérie

Les mots microbe ou bactérie désignent des êtres unicellulaires ayant des structures et des dimensions si petites qu’ils ne peuvent être vus qu’au microscope.

Les bactéries se présentent sous des aspects différents:

> Forme sphérique, cocci, coque, régulier ou irrégulier, réniforme, ou ovoïde;

Forme de bâtonnet, spiralé;

> Forme hélicoïdale : en forme d’hélice;

4) Virus:

Les virus sont des agents infectieux dont la structure se résume à un génome (A.D.N ou A.R.N) entouré d’une coque protéique appelée capside; cet ensemble appelé nucléocapside s’entoure chez certains virus d’une enveloppe.

Les virus sont tellement petits qu’ils passent à travers une bougie filtrante et ne sont vus qu’à l’aide du microscope électronique;

5) Champignons

Les champignons sont des micro-organismes uni ou pluricellulaires, plus complexes que les bactéries. Ils ont une structure cellulaire analogue à celle des animaux et des végétaux;

6) Anatoxines:

Sont des toxines ayant perdu leurs propriétés toxiques mais qui conservent leur pouvoir antigénique (immunisants) ex: anatoxines diphtériques; anatoxines tétaniques;

7) Phagocytose: La phagocytose est un mécanisme par lequel certaines cellules animales vivantes (surtout les leucocytes) ou certains organismes unicellulaires (amibes) englobent et digèrent des particules étrangères (débris de cellules nécrosées, micro-organismes, particules nutritives).

La phagocytose est aussi un moyen de défense de l’organisme.

8) immunité: L’immunité caractérise l’état d’un organisme qui possède des moyens de défense efficaces vis à vis des éléments susceptibles de l’agresser. C’est un état réfractaire, temporaire ou habituel d’un organisme vis-à-vis de certaines maladies:

9) Antigène : On appelle antigène toute substance étrangère à l’organisme (microbe, toxine) qui, introduite dans celui-ci y fait naître, par réaction de défense, une substance antagoniste : l’anticorps capable de l’anéantir.

10) Anticorps: Ce sont des substances défensives élaborées par l’organisme à la suite de l’introduction dans celui-ci d’un antigène, et concourant au mécanisme de l’immunité.

 11) Antitoxines : Ce sont des substances produites par l’organisme pour combattre les effets des toxines. Elles deviennent de plus en plus abondantes à mesure qu l’immunité devient plus forte; on les trouve dans le sérum

12) Toxines : Ce sont des substances à la fois toxiques et antigéniques élaborées par certaines bactéries. C’est tout poison d’origine biologique.

13) Vaccination: C’est l’inoculation, ou l’administration par voie buccale d’un vaccin, soit pour protéger l’organisme contre une maladie déterminée (vaccination préventive) soit pour combattre une maladie en évolution en augmentant la résistance de l’organisme (vaccination curative);

14) Saprophyte : Les germes saprophytes sont des germes qui vivent dans un organisme humain sans provoquer de maladie. Ils sont parfois utiles pour cet organisme ; c’est le cas de la flore intestinale qui aide dans la digestion des aliments;

15) Mycologie C’est l’étude des champignons ou mycètes;

16) Entomologie: est une partie de la zoologie qui traite des insectes;

17) Virulence : Elle désigne le degré de pathogénique d’un micro-organisme, c’est-à-dire son aptitude à se développer dans un organisme hôte et d’y provoquer des troubles morbides (maladie). La virulence dépend de deux facteurs : le potentiel d’agression des microbes et les moyens de défense de l’hôte;

18) Parasite : Ce sont des organismes animaux ou végétaux qui vivent aux dépens d’un autre (hôte), lui portant préjudice mais sans le détruire. Il existe des parasites dits externes (pou, puce) et des parasites internes (taenia, douve).

IIL Classifications:

A- Classification des bactéries : les bactéries peuvent être classées:

1) selon la morphologie: Schématiquement on peut classer les bactéries d’après cinq formes principales:

a) les sphériques ou coccus ou cocci ex : streptocoque, staphylocoque, pneumocoque et méningocoque;

b) les bactéries allongées ou bacilles ex : colibacille, bacilles diphtériques e) les bacilles intermédiaires entre coccus et bacille ; coccobacille : les rickettsies, les clamydiés;

d) les incurvées : vibrion cholérique;

e) les spiralées : spirochètes ex : tréponème pâle

2) selon le mode de vie: C’est surtout vis-à-vis de l’oxygène que les exigences gazeuses des bactéries sont précises ainsi on distingue

a) les anaérobies strictes: ils meurent en présence de l’oxygène libre et ne vivent qu’en présence d’oxygène combiné;

b) les aérobies strictes : ne vivent qu’en présence d’oxygène libre;

e) les anaérobies facultatifs ou aéro-anaérobies peuvent vivre dans les deux conditions;

3) Selon la virulence:

a) Les bactéries saprophytes : Elles vivent au dépens des déchets organiques sans nuire à l’organisme. Elles peuvent devenir pathogènes par les poisons qu’elles secrètent lorsqu’elles se retrouvent dans de nouvelles conditions de vie. Les bactéries saprophytes mènent dans la nature une vie autonome en y puisant leur énergie et en y effectuant leurs synthèses.

b) Les bactéries pathogènes: Ce sont des micro-organismes déterminant chez un hôte une maladie qui peut se traduire par des signes cliniques ou au contraire rester inapparente. On doit distinguer parmi ces micro-organismes:

Les pathogènes stricts : qui sont en principe toujours pathogènes pour un hôte donné. Certains peuvent toutefois être rencontrés à l’état saprophytisme chez des sujets hyerrésistants appelés porteurs de germes ou porteurs sains.

Les pathogènes occasionnels : ils peuvent éventuellement déterminer une maladie lorsque diminue la résistance que peut leur opposer l’hôte;

Les opportunistes saprophytes ou commensaux, ils ne se montrent pathogènes que lorsque des conditions très exceptionnelles se trouvent accidentellement réunies (cas du SJ.D.A);

B) Classification des virus : La classification des virus fait intervenir 4 critères à savoir:

1) le type d’acide nucléique : ribonucléique (A.RN) ou acide désoxyribonucléique (A.D.N) :(acides organiques constituants des noyaux cellulaires dont dépendent les caractères génétiques des chromosomes)

2) le type de symétrie de la capside : cubique ou hélicoïdale;

3) selon ce type de symétrie: le nombre de capsomères dans le 1 cas, le diamètre de l’hélice dans le second cas;

4)  La présence ou l’absence de l’enveloppe virale

C- Classification des champignons: La classification des champignons microscopiques sera limitée aux espèces saprophytes ou pathogènes pour l’homme. C’est ainsi que l’on distingue schématiquement

  • Ø Le groupe des Dermatophytes;
  • Ø Le groupe des levures;
  • Ø Le groupe des moisissures;
  • Ø Le groupe des champignons divers;

1 ) Le groupe des Dermatophytes : Les Dermatophytes sont pathogènes, et se développent sur la kératine contenue dans la conche cornée de la peau, des ongles, des cheveux et des poils, ils sont responsables par exemple des teignes, des mycoses des plis inter orteils ; ce groupe comporte 3 genres:

  • Ø Le genre trichophyton;
  • Ø Le genre microsporum;
  • Ø Le genre épidermophyton;

Le genre des levures: Ce sont des champignons microscopiques de structure unicellulaire ronde ou ovalaire. Ils se reproduisent par bourgeonnement et vivent particulièrement dans les milieux riches en sucre. Il en existe plusieurs genres

Le genre Candida: CANIDIDA - ALBICANS : responsable des candidoses cutanéomuqeuses : mycoses mixtes, superficielles, profondes, humides, suintantes, prurigineuses, mal limitées ex : le muguet buccal, les vulvo-vaginites.

Le genre Cryptococcus : Notamment l’espèce cript- néoformans responsable d’atteintes cutanées, pulmonaires et méningo-cérébrales;

Le genre Pityrosporum: Dont le P- Orbiculaire (ou ovale); agent du Pityriasis versicolore:

 

Mycose bénigne, superficielle et très fréquente du cou, haut du thorax et des épaules;

D) Structure des bactéries et virus

1) La paroi: La bactérie est une cellule procaryote constituée d’une paroi, d’une membrane cytoplasmique d’un appareil nucléaire et de cytoplasme qui sont des éléments Constants chez toutes les bactéries. La capsule, la spore, les flagelles (cils) sont des éléments inconstants ou facultatifs chez toutes les bactéries.

Les bactéries sont enveloppées et protégées par une enveloppe externe nommée paroi qui est présente chez toutes les bactéries. Cette paroi protège les bactéries contre les chocs et assure la forme des bactéries. La coloration de GRAM permet de séparer les bactéries en 2 groupes : les bactéries GRAI\4 + leur paroi est pauvre en lipides et GRAM — leur paroi est riche en lipides.

2) La membrane cytoplasmique : Elle est formée comme chez les eucaryotes (cellule dont Le noyau est pourvu de membrane) par deux couches de phospholipides contenant les protéines à 60 % et des lipides à 40% et des traces de glucides. Elle assure la régulation de la pression osmotique, elle contrôle le flux des substances qui entrent et sortent de la cellule, elle assure quelques activités métaboliques et enzymatiques.

3) Le cytoplasme : C’est un milieu liquide contenant plus de 95% d’eau et au sein duquel il y a des substances dissoutes ou en suspension. Il est riche en ribosome (particules protoplasmiques formées de protéines et acide ribonucléique)

4) L’appareil nucléaire : Il est formé d’A.D.N bicatenaire(double filament )qui forme un unique chromosome circulaire qui peut atteindre la longueur de 1 mm et support des informations nécessaires au contrôle des activités virales. En plus de l’ADN certaines bactéries contiennent des petits filaments d’ADN circulaires qu’on appelle les plasmides qui portent des facteurs génétiques particuliers notamment les facteurs de résistance aux antibiotiques.

5) Les flagelles ou cils : De nombreuses espèces bactériennes sont capables de mouvements grâce à un appareil locomoteur constitué de flagelles . Il existe 4 types:

a) les mono triches : c’est-à-dire un seul flagelle à une seule extrémité.

b) les amphi triches ou bipolaire : il y a quelques flagelles au deux extrémités.

c) les lophotriches : c’est-à-dire les bactéries qui ont plus de deux(2) flagelles à une extrémité.

d) les pertriches : ont des flagelles sur toute la surfa ce de la cellule.

6) La capsule: Chez certaines bactéries la paroi est recouverte par une enveloppe

nature glucidique appelée capside ou glycocalyx, la synthèse de la capsule de

influencée par des facteurs génétiques et environnementaux. La capsule est

responsable du pouvoir pathogène de la bactérie.

7) La spore: C’est un organite de résistance de certaines bactéries dans des conditions défavorables : la spore contient un petit fragment de l’appareil nucléaire et un cytoplasme déshydraté. La spore résiste à la chaleur aux antibiotiques et aux radiations. Au retour des conditions favorables , la spore germe et donne naissance à des nouvelles bactéries.

E) les voies de pénétration et d’élimination des micro-organismes

La relation hôte micro organisme est une relation complexe, c’est un équilibre dynamique, influencé par de nombreux facteurs. L’infection traduit la rupture de cet équilibre en faveur des micro-Organismes, les moyens de défense de l’hôte ne sont plus efficaces et les micro-organismes deviennent plus agressifs.

1) Réservoirs des micro-organismes pathogènes:

a) Définition: Le réservoir est défini comme le lieu dans lequel les micro-organismes pathogènes survivent ou se multiplient entre les infections,et à partir duquel s’effectue la contamination, On distingue deux types de réservoirs:

  • Ø Le réservoir humain: Un certain nombre d’agents pathogènes n’affecte que l’homme qui est donc le seul réservoir (syphilis).

 la transmission qui s’effectue d’un individu à un autre en l’absence de tout

autre intermédiaire vivant est appelée transmission interhumaine (roug, M.S.T) Un porteur sain est un individu qui porte en lui l’agent pathogène mais qui est

apparemment sain.

  • Ø Le réservoir animal: Les animaux qui transmettent des maladies infectieuses à l’homme sont nombreux (les chiens, chats, renards) .Parmi les maladies transmises par les animaux on trouve : la rage, le paludisme, la peste.

2) La transmission des infections:

a) Transmission directe: Les maladies infectieuses qui passent d’un animal à l’homme sont considérées comme des *jnfectjons à transmission directe. On distingue:

La transmission interhumaine : La contamination d’un individu par un autre se fait soit par contacte direct (rapports sexuels) ,soit par l’intermédiaire de produits virulents : (salive,expectoration,sang,urine)

La transmission animal homme ; zoonose ou anthropozoonose) : On appelle zoonoses des maladies infectieuses animales transmises à l’homme occasionnellement, cette transmission se fait soit par exposition aux produits virulents (rage) ou par des produits alimentaires (lait, viande)

b) Transmission indirecte : Il existe deux modes de transmission indirecte:

La transmission fécale orale : Les aliments, l’eau et plusieurs objets peuvent transporter les agents infectieux de certaines maladies, ces agents infectieux proviennent des excréments (selles) humains ou animaux, généralement l’infection résulte de la consommation d’aliments contaminés au cours de la culture, de la récolte ,ou lors de la préparation des aliments(choléra),

3) Portes d’entrée des microorganismes : Une porte d’entrée est le lieu par lequel un micro-organisme pathogène s’introduit (pénètre) dans l’organisme. Ces portes d’entrée sont constituées par la peau, les muqueuses, les voies respiratoires, les voies digestives, les voies génito-urinaires et les voies transplacentaires, et les voies parentérales (injections):

a) Les portes d’entrée cutanéo-muqueuses: La peau et les muqueuses peuvent être franchies à la suite de divers traumatismes provoquant la rupture de la barrière cutanée et des muqueuses (brûlures, coupures). Ces traumatismes peuvent être accidentels ou provoqués lors d’investigations instrumentales ou bien lors d’intervention chirurgicale;

b) Les portes d’entrée respiratoires : Les voies respiratoires représentent une porte d’entrée importante pour les micro-organismes à travers les poussières et les aérosols,c’est par cette voie qu’ils pénètrent les bactéries responsables de La scarlatine, la coqueluche, les méningites, la diphtérie, la tuberculose, la grippe ; la rougeole, la rubéole ;etc.

e) La porte d’entrée digestive : Des micro-organismes pathogènes peuvent pénétrer dans l’organisme par les voies digestives en même temps que l’eau et les aliments

 

consommés. Souvent la multiplication des micro-organismes est à l’origine des infections (choléra, typhoïde, poliomyélite) cependant la maladie peut aussi être causée par une toxine secrétée par des microbes et accumulée dans les aliments avant leur consommation et on parle alors d’intoxication alimentaire.

d) La porte d’entrée génito-urinaire : Les muqueuses génitales et urinaires de l’homme et de la femme sont la cible de certains micro-organismes transmis par voie sexuelle (ex :le S.I.D.A, la syphilis).

e) La porte d’entrée placentaire : Quelques micro-organismes pathogènes présents dans l’organisme maternel peuvent traverser la barrière placentaire et contaminer l’embryon ou le foetus et causer des maladies graves (S.I.D.A, Syphilis).

f) La porte d’entrée parentérale : Les micro-organismes peuvent être introduits directement dans la circulation sanguine par suite des piqûres des insectes ou par l’intermédiaire d’un matériel contaminé (seringue, instruments médicaux) hépatite ,S.I.D.A

4) Les phénomènes de défense de l’organisme:

> Les micro-organismes se défendent par leur pouvoir pathogène contre l’organisme qui les héberge.

> L’organisme à son tour va se défendre soit par les moyens dont il dispose lui- même soit par les moyens mis à sa disposition.

> La maladie résulte du déséquilibre entre l’hôte et son envahisseur témoignant de la défaillance des mécanismes de défense de l’organisme.

> Pour se défendre, l’organisme dispose de deux types de résistance. L’immunité naturelle : elle est immédiatement disponible. Celle immunité

ne vise pas un micro-organisme déterminé (n’est pas spécifique).

L’immunité spécifique (acquise). Elle est plus spécialisée et spécifiquement dirigée contre le micro-organisme en cause elle est plus efficace mais nécessite un temps d’induction de quelques jours.

a) L’immunité naturelle : La résistance naturelle existe dès le 1’ contacte avec l’agent pathogène, elle n’a aucun caractère de spécificité, elle a pour but de s’opposer à la pénétration des microbes et en cas d’échec d’empêcher leur diffusion et leur multiplication lorsque cette première barrière est franchie, la maladie infectieuse apparaît mettant en jeu le 2ème stade de l’immunité de l’organisme qu’on appelle l’immunité spécifique. lusieurs facteurs interviennent dans la défense naturelle:

barrière cutanéo-muqueuse : La peau et les muqueuses qui sont intactes représentent les 1 obstacles à la pénétration microbienne, c’est une barrière qui va jouer des rôles mécaniques, des rôles chimiques et enzymatiques.

La peau : Elle offre une grande résistance en raison de sa structure mais aussi par les effets bactéricides des secrétions sudoripares.

 

  • Ø Les muqueuses : Le muqueuses représentent des portes d’entrée plus faciles à franchir que la peau, cependant la présence des mucus (secrétions visqueuses par les intestins) et les cils vibratiles sur la muqueuse respiratoire permet l’englobement et l’élimination des germes. De même la présence dans la plu part des sécrétions (nasales, vaginales, intestinales, salivaires) des lysozymes (enzymes capables de détruire la paroi cellulaire des bactéries) Ou l’importance de l’acidité gastrique (Hcl),le péristaltisme intestinal, l’acidité des urines(entre 4 et 6) et la présence des lactobacilles tous ces éléments contribuent à détruire et à éliminer les micro-organismes.

 

> La réaction inflammatoire : La barrière cutanéo - muqueuse peut être franchie, la pénétration des germes dans les tissus conjonctifs aboutit à la réaction inflammatoire qui s’installe par étapes successives. L’inflammation a pour cause les altérations cellulaires dues aux toxines des bactéries et aux produits de leur métabolisme. Ces substances provoquent des perturbations circulatoires localisées au foyer microbien.

- vasodilatation locale qui permet l’afflux sanguin (apport des polynucléaires) et des macrophages;

- stase sanguine;

- augmentation de la perméabilité des capillaires, qui laisse passer des constituants du plasma sanguin (anticorps, macrophages, polynucléaires);

- réaction cellulaire : diapédèse (migration des leucocytes hors des capillaires) Multiplication des monocytes et histiocytes et formation du pus fait de cadavres des bactéries et des leucocytes mêlés aux tissus nécrosés. Ainsi les leucocytes forment une « gendarmerie cellulaire toujours prête à entrer en action ».

La propriété majeure des polynucléaires et des monocytes est leur aptitude à la phagocytose.

La phagocytose: C’est un processus de défense, en particulier antimicrobien, assumé par les phagocytes. Les microbes sont fixés par les opsonines (protéines capables de se combiner avec les microbes afin de les préparer à la phagocytose) sur les phagocytes, ingérés dans les vacuoles (ou phagocytomes) de ces derniers où ils sont digérés par les enzymes des lysosomes(enzyrnes bactéricides),

> Le système réticulo-histiocytaire : Dans un 2ème temps la réaction devient régionale puis générale ; les germes non détruits localement gagnent par voie lymphatique les ganglions puis la circulation sanguine pour atteindre les organes. Tout au long de ce parcours les germes vont être confrontés au système réticulohistiocytaire à haute activité macrophagique.

b) L’immunité spécifique: L’immunité spécifique acquise est l’oeuvre de l’organisme lui-même qui est stimulé par le germe pathogène ou par ses antigènes, elle persiste souvent indéfiniment (reste active toute la vie) avec des rappels.

> Mécanisme de mise en oeuvre: La pénétration d’un micro-organisme va inciter l’organisme à réagir : les macrophages vont capter le germe pour le détruire ,mais en conservant intacts les fractions antigéniques qui seront présentées aux lymphocytes porteurs de récepteurs spécifiques correspondants, en effet lorsque les 1ere défenses de l’organisme sont dépassées un certain nombre de cellules vont intervenir. Les premières cellules qui interviennent sont les monocytes et les macrophages ; mais quand ces cellules sont débordées, l’organisme fait alors appelle en second lieu aux lymphocytes :T et B

> L’immunité à médiation humorale (lymphocytes B) : Les lymphocytes B syrthétisent les anticorps dirigés contre les germes responsables (gammaglobulines) Les anticorps se combinent rapidement aux antigènes bactériens qui ont provoqué leur apparition. La combinaison de l’antigène avec l’anticorps correspondant a souvent une conséquence heureuse pour la défense de l’organisme: en supprimant l’action pathogène de la bactérie ou

= en permettant sa destruction

= les antitoxines neutralisent les exotoxines protéiques d’autres anticorps se fixant sur le corps bactérien facilitent la phagocytose : les opsonines.

 

> L’immunité à médiation cellulaire :(lymphocytes T): Elle consiste en une activation des macrophages qui ont englobé des macrophages activées (phagocytaires),ou immuns macrophages,ayant alors une plus grande richesse en enzymes et une plus grande activité métabolique, s’opposant à la multiplication des bactéries et provoquent leur mort. L’activation des macrophages est due, non pas à des anticorps, mais à l’action des lymphocytes (T) qui se sont sensibilisés au contact des bactéries.

5) Les moyens de lutte contre les microbes:

Introduction:

Dans le monde médical on pratique des mesures qui permettent d’éliminer les microorganismes indésirables : comme la stérilisation des instruments chirurgicaux, le nettoyage de la peau avec de l’alcool avant une injection,le lavage des mains après un soin sont des exemples quotidiens efficaces pour éviter l’infection, de même dans l’industrie alimentaire, dans les cuisines de collectivité ou simplement chez soi on peut éviter le risque de contamination en utilisant des techniques appropriées. En général on distingue deux types de procédés : procédés qui tuent les microbes ou bien qui les privent de leur pouvoir de reproduction.

Les procédés qui mettent les lieux, les substances ou les êtres vivants à l’abri des microorganismes sont: l’asepsie, l’antisepsie et la désinfection.

a) La stérilisation : La stérilisation est le procédé de destruction de tout microbe capable de se multiplier qu’il soit pathogène ou non. Cette stérilisation dépend du temps létal de l’agent mortel et de la densité de la population microbienne initiale, et le taux de mortalité des microorganismes.

b) Modes d’action des antimicrobiens : Les agents antimicrobiens physiques, chimiques ou chimiothérapeutiques modifient soit la composition soit les activités physiologiques vitales des microbes, ils ont une activité bactéricide et bactériostatique (qui inhibe temporairement le développement microbien)

c) Les agents physiques : Parmi les agents physiques seule l’utilisation des températures élevées et de la radioactivité permet une destruction totale des microorganismes.

> La chaleur et la température : La chaleur conduit à une destruction totale ou partielle des microorganismes selon son intensité et les conditions de son utilisation. A température égale, la destruction des microorganismes et des pores est plus lente avec la chaleur sèche qu’avec la chaleur humide. La chaleur est le plus courant des moyens physiques employés pour la stérilisation de danger pour le personnel ; la stérilisation est réalisée par la chaleur sèche (poupinel) ou par la chaleur humide (autoclave).

La stérilisation par la chaleur sèche : Le four poupinel assure la stérilisation par la chaleur sèche. Ce procédé est surtout utilisé pour la stérilisation: des verreries,des seringues,des aiguilles,des pièces de métal mais aussi pour les substances à teneur élevée en matières grasses . Les objets à stériliser sont placés au four poupinel à 1700 e entre 30 minutes et 2 heures.

  • Ø La stérilisation par la chaleur humide: Elle est réalisée par un appareil appelé autoclave dont la vapeur d’eau comprimée atteint une température bien supérieure à celle de l’eau bouillante à la pression atmosphérique, son pouvoir hydratant accélère notablement la coagulation des substances cellulaires. La durée d’exposition des objets varie de 15 à 20 minutes à 121° à pression 137,8 k pr et 10 à 12 minutes pour 126° e. Les objets stérilisés doivent être protégés de la contamination jusqu’au moment de leur utilisation c’est pourquoi ils doivent être emballés : le papier reste le matériel d’emballage de choix.

> Autre procédé faisant appel à la température: Certains produits sont altérés par des températures supérieures à 200° et par conséquent ne peuvent être stérilisés à l’autoclave.

= La tyndallisation : C’est une stérilisation modérée par étapes, réalisée à 1000 e. le traitement est long (3 jours) on alterne chauffage et refroidissement pour détruire les spores.

= L’ébullition: L’ébullition détruit rapidement la plupart des virus et des bactéries sous forme végétative qui ne sont pas sporulés mais ne détruit pas certains virus et certaines toxines.

= La Pasteurisation: Consiste à exposer un produit à une température modérée entre 62 et 80° e Pendant une durée courte, seuls les organismes les plus sensibles à la chaleur sont détruits ex : mycobactérium tuberculosis, brucella, cette méthode est utilisée surtout *pour *la conservation des produits laitiers.

= La réfrigération et la congélation : Ce sont des moyens efficaces pour empêcher le développement microbien, utilisés pour la conservation des produits organiques et des denrées périssables (aliments).

> L’irradiation: En raison de leurs effets mortels, les rayons ultraviolets et les rayons bêta sont utilisés pour détruire les microorganismes ou stériliser certains objets.

d) Les agents chimiques : Il y a deux groupes d’agents qui ont le pouvoir antigénique. Ce sont: les aldéhydes et les glutaraldéhydes.

les aldéhydes : Le plus connu est le formol .il est très irritant et donc plus utilisé dans la désinfection des objets et des locaux ex : blocs op6ratoires

> le glutaraldéhyde : il est dix fois plus actif que le formol et en est moins toxique. Pour cette raison on l’utilise pour stériliser à froid les objets sensibles à la chaleur, notamment certains liquides à usage chirurgical.

> l’oxyde d’éthylène : c’est un gaz puissant et microbicide, il sert pour la stérilisation à froid des tubes récipients en plastic, des appareils électriques, certains appareils chirurgicaux. C’est n produit dangereux qui doit être manipulé avec précautions.

e) Les antiseptiques et désinfectants:

Définition / généralités : es antiseptiques et les désinfectants sont des produits capables d’éliminer ou de tuer les microorganismes.

= antiseptiques : c’est un médicament à usage externe utilisé sur les tissus vivants et en particulier sur la peau et les muqueuses

= Désinfectant: c’est un produit non médicamenteux utilisé sur des matériels des surfaces inertes (mortes) ou l’air ambiant, il est souhaitable que les antiseptiques et les désinfectants aient un large spectre d »action et qu’ils soient peu toxiques pénétrants, détergeant et solubles dans l’eau de plus, ils doivent agir à faible concentration à température ambiante sans être affectés par la présence de matières organiques.

L’efficacité d’un antiseptique dépend de la concentration, du temps de contact, de la température, du P.H et de la présence de matières organiques.

 

 

> Les principaux groupes des antiseptiques et des désinfectants:

= les aldéhydes : En raison de leurs caractères irritant ils sont utilisés dans la désinfection de l’air et des matières inertes.

* le formol : est une solution aqueuse, utilisée comme désinfectant après dilution à 1%;

* le glutaraldéhyde : est utilisé à 2%, il faut un temps de contact d’au moins 2 heures;

=. les alcools : parmi les nombreux alcools, plusieurs ont des propriétés antiseptiques en particulier l’éthanol et éthylène- glycol ,la présence d’eau accroît l’efficacité des alcools ,ils sont utilisés pour l’antisepsie de la peau et pour la désinfection.

= L’éthanol : est utilisé en solution aqueuse à 70%;

= Léthylène-glycol ; est utilisé en concentration de 70% à 90%, il est l’unique produit inefficace pour les virus de l’hépatite A-B-etC ainsi que les spores.

= les dérivés chlorés:

* L’hypochlorite de sodium est le principe actif de l’eau de javel et du dakin:

l’eau de javel à 12% est utilisée en désinfection pour les surfaces et le sol ainsi que le traitement de l’eau de boisson et les eaux de piscine, son spectre est très large et nécessite un temps de contacte de 15 à 30 minutes, il se conserve à l’a bri delà lumière et de la chaleur;

* la solution de dakin est une eau de javel diluée et neutralisée par des bicarbonates de sodium et colorée par le permanganate de potassium (0,00l%)

Elle est utilisée comme antiseptique pour le nettoyage des plaies; = les dérivés iodés:

* L’iode est un antiseptique efficace sur les bactéries et les spores , les mycètes et les virus, il agit vite, l’iode n’est pas soluble dans l’eau ,mais soluble dans les solutions organiques comme l’alcool, il est utilisé souvent sous forme iodée ou iodophore

* Les iodophore occupent aujourd’hui une place de choix dans la désinfection de la peau et des muqueuses ex : Bétadine, Bétadine tulle ; l’alcool iodé est une solution d’iode à 2%;

= les autres produits : Les phénols ; les dérivés mercuriels, les dérivés argentiques (nitrate d’argent) ;le peroxyde d’hydrogène(H202) eau oxygénée;

> Les conditions générales d’utilisation:

= les antiseptiques: L’utilisation des antiseptiques nécessite l’application scrupuleuse des instructions des fabricants. Le respect des indications, de la concentration active, du temps ; des dates de péremption, des incompatibilités, doivent être conservés à l’abri de la chaleur, de la lumière dans des flacons fermés;

= les désinfectants : Leur efficacité dépend étroitement du niveau de propreté de l’objet désinfecter. Cette règle impose pour les instruments une décontamination préalable systématique à l’aide d’une solution appropriée ; les concentrations d’emploi, les temps de contacte, les contre - indications et les dates de péremption sont à respecter par l’utilisateur.

f) Les agents chimio- thérapeutiques: Un agent chimiothérapeutique est un composé chimique naturel ou de synthèse qui inhibe le développement des microorganismes ; ce composé agit à faible dose, il exerce une action très spécifique et une toxicité sélective, il inhibe le développement de sa cible ou il tue tout en étant inoffensif pour l’hôte. Il existe 3 types d’agents chimiothérapeutiques : les sulfamides, les antibiotiques et les antiviraux. Les sulfamides et les antibiotiques ont des modes d’action comparables:

> Les antibiotiques:

= Définition : un antibiotique est un composé chimique naturel ou de synthèse à pouvoir bactéricide ou bactériostatique, il agit spécifiquement sur les bactéries ou les mycètes sans affecter l’hôte. Les antibiotiques peuvent être absorbés par voie orale ou parentérale.

= Spectre d’action : Il existe deux groupes : le spectre large et le spectre étroit:

 Les antibiotiques à large spectre agissent sur plusieurs groupes de microorganismes

 Les antibiotiques à spectre étroit n’agissent que sur un groupe de microorganismes particulier (coque GRAM --). Le spectre d’action de certains antibiotiques peut être plus étroit et n’agissant que sur certaines espèces (protozoaires, métazoaires);

Mode d’action : Les antibiotiques peuvent agir sur la synthèse de la paroi(pénicillines) sur la membrane cytoplasmique (polymycines) ,sur la synthèse de l’A.D.N (acide nalidixique),sur la synthèses des protéines (les aminosides) ou sur le métabolisme intermédiaire (les sulfamides);

Les antiviraux: La chimiothérapie virale consiste à introduire des produits artificiels dans l’organisme pour limiter l’infection virale. Les substances actuellement disponibles ne tuent pas les virus mais ne font que les inactiver, les virus restent vivants dans l’organisme mais leur style de reproduction est bloqué, ce sont des produits virostatiques.

 

PARASITOLOGIE

I- Définitions:

1) Parasitologie: La parasitologie médicale étudie les organismes animaux ou fongiques (champignons) qui sont des parasites de l’homme et peuvent devenir pathogènes pour l’hôte, entraînant des troubles plus ou moins graves, les agents pathogènes étudiés dans le cadre de la parasitologie médicale sont extrêmement variés et très différents

2) Parasites : Les parasites sont des êtres vivants animaux ou fongiques qui vivent pendant une partie ou la totalité de leur existence au dépens d’autres organismes appelés hôtes.

La plupart des parasites humains appartiennent au règne animal, on les appelle le zoo parasite, les autres parasites sont des champignons:

a. Les ectoparasites vivent à la surface ou dans les téguments de l’hôte exp. Parasites de la teigne, de la gale;

b. Les endoparasites vivent à l’intérieur du corps exp: les ascaris, les taenia;

3) L’entomologie : L’entomologie médicale étudie les arthropodes ecto ou endoparasites de l’homme, certains ont un rôle de vecteur très important, on distingue les acariens et les insectes.

4) Les arthropodes: sont des animaux sans squelette interne. Ils sont maintenus par un exosquelette constitué par leurs téguments rigides. Le corps est composé de segments bien séparés chez les insectes mais indiscernables chez les acariens. Les arthropodes sont des animaux à sexes séparés (M et F). Les femelles pondent des oeufs ou des larves, leur développement passe successivement par les stades oeuf larve et nymphe.

II!- Cycle biologique:

A) Plasmodium : L’agent vecteur du paludisme est un moustique du genre anophèle, les espèces vectrices sont nombreuses, elles se nourrissent et se reposent dans les maisons, parmi ces moustiques seule la femelle hématophage assure la transmission du paludisme, elle ne pique que le soir et la nuit

1) Cycle chez l’homme (cycle asexué): Au cours de la piqûre le moustique infesté, injecte dans un capillaire des sporozoites (petits parasites) .ce sont des formes infestantesg ; 1’ contenues dans les glandes salivaires du moustique. Ces sporozoites ne font que transiter une derniheure dans les capillaires sanguins et en 24 heures arrivent au foie et y pénètrent.

La multiplication des sporozoites dans les hépatocytes évolue pour constituer des schizontes : corps bleus qui contiennent de nombreux mérozoites. La cellule hépatique éclate et libère de nombreux mérozoites ; certains parasites restent dans l’hépatocyte sans se transformer en corps bleus et après un temps variable ils entrent en division. Les mérozoites libérés gagnent la circulation sanguine puis pénètrent dans les hématies et deviennent chacun un prophozoite, celui-ci se développe et grossit ,son noyau se divise pour donner un schizonte; la multiplication des noyau forme dans l’hématie ce qu’on appelle un corps en rosace, celui-ci va s’éclater pour libérer les mérozoites qui vont parasiter une hématie vierge et suivre le cycle intra érythrocytaire ;chaque cycle dure 48 heures pour la fièvre tierce ou 72 heures pour la fièvre quarte ;l’éclatement des hématies est responsable de l’accès fébrile(accès palustre) ; après plusieurs cycles asexués apparaissent dans les :hématies des éléments à potentiel sexuel ; ce sont les gamétocytes qui ne peuvent poursuivre leur développement que s’ils sont absorbés par l’anophèle femelle. Ainsi chez l’homme on distingue deux cycles : l’un exo érythrocytaire :intrahépatique et l’autre intra érythrocytaire(asexué) où les mérozoites pénètrent dans les hématies hôtes et s’y transforment en trophozoites.

2) Cycle chez l’anophèle :(cycle sexué): Chez l’anophèle femelle s’effectue le cycle sexué ou sporogonique. En prenant son repas sanguin sur un paludéen, l’anophèle absorbe des trophozoites des schizontes,des rosaces,des gamétocytes. Les éléments asexués sont digérés et seuls les gamétocytes ingérés assurent la poursuite du cycle. Dans l’estomac du moustique, le gamétocyte mâle et femelle se transforment en gamètes mâle et femelle et se fixent au niveau de sa face externe formant l’oocyste, dans lequel s’individualisent les sporozoites. Libérés par l’éclatement de l’oocyste, ces derniers gagnent avec prédilection les glandes salivaires de l’anophèle et seront injectés avec la salive lors d’une piqûre infestante. L’ensemble de ce cycle chez le moustique se déroule en 10 à 40 jours selon la température et selon l’espèce en cause.

B) Taenias ou cestodes:

1) Définition et généralités : Les Taenias ou cestodes sont des vers plats segmentés dont le corps se compose de 3 parties : sç1ex ou tête qui porte les organes de fixation qui sont des vçus.es ou des crochets; le cou mince et non segmenté et le corps appelé aussi sbiiç.; il se compose d’une chaîne d’anneaux formés à la jonction du cou. Les anneaux augmentent de taille et deviennent matures à masure qu’ils s’éloignent de la tête et les anneaux en fin de chaîne sont mures et pleins d’oeufs. L’homme peut être contaminé par les ténias sous leur forme adulte ou larve. Plusieurs espèces différentes des ténias sont rencontrées habituellement ou accidentellement chez l’homme. Ces espèces sont : toenia saginata (boeuf), toenia solium (porc), taenia échinocoque (chien);

2) Cycle biologique du ténia saginata (boeuf): Le ténia adulte vit chez l’homme qui est son hôte définitif; il se fixe à la muqueuse intestinale par la tête et s’allonge dans l’intestin où il libère des anneaux murs qui vont forcer le sphincter anal pour évoluer dans le milieu extérieur.

Les oeufs ou embryophores souillent et contaminent les végétaux avalés par le boeuf ces oeufs évoluent et se transforment en larve cysticerques qui vont traverser le tube digestif et se fixer dans le muscle. L’homme se contamine en mangeant de la viande de boeuf mal cuite ou crue qui contient des larves cysticerques, ces larves arrivent dans l’estomac où ils vont évoluer pour devenir adultes en 3 mois.

3) Cycle biologique du ténia solium (porc): L’homme élimine passivement avec les selles les anneaux murs qui souillent le milieu extérieur en libérant les embryophores avalés par le porc qui est l’hôte intermédiaire. Les embryophores évoluent et se fixent dans ses muscles sous forme de larves (cysticerques). L’homme se contamine en mangeant de la viande de porc infesté mal ou insuffisamment cuite. Les larves évoluent dans l’estomac en 3rnois pour devenir adultes.

4 Cycle biologique du ténia échinocoque :(chien):

a) Définition de l’hydatidose: L’hydatidose est une maladie parasitaire due au développement dans l’organisme humain d’une larve d’un ténia du chien : ecchinococusgranulosus, cette forme évolue en kyste hydatique dans différents organes.

b) Cycle : le chien est l’hôte définitif, il abrite dans son intestin grêle le ténia adulte qui élimine les oeufs avec les selles et souille le milieu extérieur. Avalés par un herbivore les embryophores libèrent les embryons qui atteignent le foie et donnent naissance à un kyste hydatique contenant de nombreux scolex. Parfois le filtre hépatique est dépassé et la localisation du kyste hydatique peut se faire dans les poumons ou dans d’autres organes.

Lorsque les viscères parasités sont avalés par le chien, les scolexes contenus dans le kyste hydatique se développent dans le tube digestif du chien et évoluent vers le ténia adulte. L’homme est affecté en avalant les oeufs soit comme souillure alimentaire ou par l’intermédiaire des mains souillées et le cycle continue.

C) l’ascaris

1) Définition: L’ascaris lumbricoide est un ver rond de grande taille qui provoque l’ascaridiose par sa présence à l’état adulte dans l’intestin grêle de l’homme. L’ascaridiose est une parasitose très courante qui provoque des troubles intestinaux souvent importants et parfois graves.

2) Cycle : La femelle pond ses oeufs dans la lumière intestinale ; une moyenne de 2 cent mille oeufs sont éliminés dans les selles ; ils ne sont pas embryonnés. L’oeuf, très résistant, évolue dans le milieu extérieur s’embryonne en 2 à 4 semaines et devient infestant; après 1 »ingestion de l’eau, des légumes et fruits souillés par les oeufs embryonnés, l’homme se contamine et après éclosion des oeufs les larves traversent la paroi du duodénum passent dans le sang et arrivent au foie puis au coeur et ensuite les capillaires pulmonaires ; les larves traversent les parois alvéolaires, remontent l’arbre bronchique et la trachée et sont déglutis pour gagner l’intestin grêle et devenir adultes en 2 mois environ après l’ingestion infestante. L’auto infestation est impossible car l’oeuf n’est pas embryonné au moment de son émission dans les selles.

D) Les oxyures : Ce sont des vers ronds de petite taille qui vivent sur la muqueuse intestinale entraînant l’oxyurose. C’est un parasite cosmopolite extrêmement répandu dans e monde et touche surtout la population d’âge scolaire.

L’oxyure adulte vit en rand nombre dans la région iléo-cæcal ;après l’accouplement (mâle et femelle) les femelles restent sur place tan disque les mâles gagnent l’ampoule rectale franchissent le sphincter anal activement le soir, ils se fixent aux plis radiaires de la marge anale les femelles déposent leurs oeufs embryonnés qui à leur tour libèrent leurs larves * dans l’intestin grêle où ils deviennent adultes et se fixer à la muqueuse; le cycle dure entre 2 et 4 semaines.

Remarques:

1) les oeufs embryonnés lors de la ponte sont immédiatement infestants avec comme

1ere conséquence l’auto - infestation par ses propres parasites;

2) les oeufs infestants souillent les vêtements de nuit, la literie et la poussière des locaux, ce qui explique la grande contagiosité de cette parasitose.

E) le schistosomes: Le schistosoma haematobium : est un ver plat d’environ 1,5cm de long, muni de deux ventouses lui permettant de se fixer sur la paroi des veines de la vessie à l’intérieur desquelles il vit. a durée de vie d’un schistosome femelle dans l’organisme est probablement de 4 à 14 ans en moyenne. Les schistosomes sont des vers sexués:

= le mâle mesure de 1 cm à 1,5 cm, il parait de forme cylindrique et fendu sur toute sa longueur;

= la femelle mesure de 1,5cm à 2 cm. Elle est fihiforme,cylindrique et se tient par la gouttière formée par le corps du mâle. Elle pond des oeufs qui sont volumineux et munis d’un éperon terminal;

1) Cycle biologique chez l’homme : Après accouplement dans la gouttière formée par le corps du mâle, la femelle gravide migre vers le plexus péri vésical où elle pond des oeufs, ces oeufs gagnent la lumière vésicale (vessie) et sont éliminés avec les urines ,puis. arrivent dans l’eau douce où le cycle e poursuivra. Les oeufs présents dans les urines sont embryonnés et contiennent une larve prête à éclore. En milieu aquatique (eau douce) la coque de l’oeuf se rompt et la larve ciliée ou miracidium commence à nager activement à la recherche d’un hôte intermédiaire qui est le mollusque (bulin) après pénétration dans le mollusque. La larve ciliée passe par plusieurs stades avant d’être émise sous forme de furcocercaire dans l’eau par le mollusque ; ces furcocercaire nagent librement dans l’eau et peuvent contaminer l’homme par voie transcutanée à l’occasion d’une baignade ou pendant les travaux d’irrigation ou de lavage nécessitant un long contacte avec l’eau:

Ex: lavage de linge; irrigation, baignade.

Chez l’homme les larves passent par les voies lymphatiques le coeur droit, les poumons, le coeur gauche, la grande circulation et enfin arrivent aux vaisseaux hépatiques en 8 jours. Là, elles grandissent et deviennent adultes après 1 mois. Mâles et femelles s’accouplent, gagnent les veines vésicales où la femelle pond ses oeufs.

2) Cycle biologique chez l’hôte intermédiaire (Bulinus truncatus truncatus): Le mollusque, hôte intermédiaire de la Bilharziose urogénitale, est un coquillage appartenant au genre Bulinus. (Voir Programme LAB)

F) Les ankylostomes : Ce sont deux petits vers ronds très voisins, ankylostoma duodénale et Necator Américanus, sont désignés couramment par le même nom d’ankylostome car ils entraînent, par leur présence dans le duodéno-jéjunum de l’homme, une seule et même maladie: l’ankylostomiase .ce sont des vers hématophages qui font saigner la muqueuse à laquelle ils se fixent pour se nourrir de sang.

Le male et la femelle vivent fixés à la muqueuse duodéno-jéjunale par la capsule buccale et se nourrissent de sang, ils peuvent vivre des années; après fécondation la femelle gravide pond ses oeufs qui sont éliminés avec les selles. Les oeufs évoluent dans le milieu extérieur favorable (humide, de t° entre 25 et 350) à l’éclosion les oeufs libèrent un nombre important de larves, celles - ci pénètrent par voie transcutanée et migrent par voie lymphatique ou sanguine vers le coeur droit,puis les poumons, ensuite la trachée et, par un mouvement de déglutition les larves sont ingérées et arrivent au duodénum où elles deviennent adultes, le cycle dure 40 jours.

G) Les amibes (amibiase): L’amibiase est une maladie parasitaire due à la présence dans l’organisme humain d’une amibe nommée : entamoeba histolytica. Elle provoque un syndrome dysentérique sévère et parfois même une amibiase viscérale de mauvais pronostic.

C’est une parasitose très répandue, favorisée par le péril fécal et par le manque d’hygiène, l’homme se contamine en ingérant de l’eau de boisson ou des aliments souillés par les kystes d’amibe. Les mains sales et les mouches véhiculent les kystes d’amibe et souillent les produits alimentaires.

L’homme s’infeste en ingérant des kystes, rarement de façon directe au contacte d’un sujet malade mais surtout de façon indirecte après pollution du milieu extérieur; la consommation d’eau ou des aliments souillés, les mouches et les différents insectes peuvent également véhiculer les kystes. Il existe deux cycles dans l’intestin humain : cycle non pathogène et le cycle pathogène.

1) le cycle non pathogène : Après ingestion avec l’eau de boisson ou des aliments, le kyste se transforme dans l’intestin en forme Minuta. Cette forme va se multiplier, d’arrondir, s’immobiliser et les noyaux se multiplient, les kystes ainsi obtenus sont éliminés avec les selles sans aucun trouble.

2) le cycle pathogène : Lors de l’affaiblissement de l’état général, la forme Minuta grossit et agresse la muqueuse intestinale en se nourrissant des hématies : c’est la forme histolytica pathogène; cette forme pénètre dans la paroi colique où elle se multiplie activement en provoquant des abcès en boutons de chemise; ces abcès sont de larges ulcérations de la paroi colique avec émission de sang et de mucus. A partir de l’amibiase intestinale, le parasite est transporté par le sang dans le foie, les poumons et éventuellement le cerveau où il provoque des abcès.

H) Les toxoplasmes:

Le toxoplasme, toxoplasma GONDII, est un sporozoaire, parasite normal du chat, dont la forme asexuée évolue dans les tissus de tous les homéothermes, oiseaux et mammifères, homme compris, déterminant la toxoplasmose:

1) cycle asexué incomplet: 1 fait intervenir uniquement des hôtes intermédiaires:

homme, animaux carnivores autres que le chat. La contamination est liée à l’ingestion des kystes contenus dans la chaire d’animaux infestés,les kystes libèrent des toxoplasmes qui se reproduisent rapidement par multiplications asexuées, ils donnent naissance à des kystes intracellulaires qui permettent la poursuite des cycles . la voie de contamination transplacentaire est responsable de la toxoplasmose congénitale.

2) Cycle sexué complet: Il se déroule successivement chez un hôte intermédiaire puis chez l’hôte définitif qui est le chat, ce dernier s’infeste en ingérant des kystes contenus dans ses proies. Les formes végétatives libérées par les kystes pénètrent dans l’intestin grêle du chat où ils se multiplient de façon asexuée puis les éléments sexués apparaissent, ce sont des mâles et femelles. La fécondation aboutit à la formation d’un oeuf qui sera rejeté dans le milieu extérieur avec les déjections. Après plusieurs jours de maturation l’oocyste peut contaminer les herbivores.

 

 

 

 

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Le retour du bloc opératoire :

 

 

  • Vérifier que la chambre de retour de bloc est prête (oxygène, aspiration, pied à perfusion).
  • Installer la patiente dans son lit et la couvrir
  • Prendre les constantes (pouls, TA, Température) et vérifier l’état de conscience (stimuler et parler à la patiente).
  • Noter les saignements, les niveaux des redons (vérifier qu’ils sont aspiratifs) et l’état du pansement.
  • Suivre les prescriptions de l’anesthésiste et du chirurgien : réanimation veineuse, oxygénothérapie, ré alimentation, antalgiques, anticoagulants, antibiotiques, sonde urinaire, mèche vaginale.
  • Planifier les soins postopératoires.
  • Prendre connaissance du geste chirurgical et rassurer la patiente.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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                   Cœlioscopie diagnostique et chirurgicale

 

  • Préparation  identique à toute intervention gynécologique.

Préparation du champ  opératoire : douche antiseptique la veille au soir, vérifier la propreté du nombril, rasage de toute la paroi abdominale et le haut du pubis (pas de rasage de la vulve)

 

  • Rassurer la patiente : il s’agit d’introduire l’optique d’une caméra à l’aide d’un trocart par le nombril permettant d’explorer les organes génitaux internes et de contrôler les gestes chirurgicaux après l’introduction d’instruments dans l’abdomen.

Les suites sont simples (cicatrice minime, intervention peu douloureuse, récupération rapide, courte hospitalisation), expliquer que s’il survient une complication, la conversion en laparotomie  classique est toujours possible.

 

  • Soins postopératoires : prendre connaissance des prescriptions de l’anesthésiste (antalgique, antibiotique…), prise des constantes(rechercher une hémorragie interne : pouls rapide et filant, TA baisse, ventre douloureux et des signes précoces d’embolie gazeuse : toux, dyspnée, cyanose, malaise), surveiller les pansements : généralement un sur l’ombilic et deux latéraux(les pansements doivent être secs, s’il existe des saignements prévenir le médecin, l’hématome par plaie de l’artère épigastrique est une complication fréquente).

Les douleurs irradiant vers le bas de l’omoplate droite sont le plus souvent la conséquence du pneumopéritoine et d’une mauvaise exuflation du gaz en fin d’intervention.

Se renseigner sur le geste cœlioscopique pratiqué et sur l’existence de complications.

 

  • Laisser rapidement les pansements à l’air, lever précoce, ablation rapide de la sonde urinaire (sauf si geste urinaire), ne pas prendre de bain pendant 15 jours, douches possibles sans problèmes. Si les fils sont non résorbables, ils sont retirés à j 5.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PREPARATION DE LA FEMME  ET DU MATERIEL

POUR INCISION DE BARTHOLINITE

 

 

 

La bartholinite est l'inflammation de la glande de Bartholin. Elle peut  être unie ou bilatérale. Elle est due à différents germes.

 

1- PREPARATION DE LA  FEMME POUR L'INCISION

                            - Expliquer l'utilité du soin et rassurer la femme

                            - Raser la vulve

                            - Faire une toilette vulvaire avec un antiseptique

                            - Appliquer une garniture stérile

                            - Donner des conseils d'hygiène génitale pour éviter les infections.

2- PREPARATION DU MATERIEL

            Sur un chariot

                           

                        - Pince à servir

                        - Alcool à 70°

                        - Plateau stérile + champs

                        - Pinces stériles

                        - Bistouris pour incision stérile

                        - Seringues stériles+ aiguilles si anesthésie locale

                        -  Lames ou mèches stériles

                        -  Gants stériles

                        -  Tubes stériles pour prélèvements

                        -  Bon d'examens

                        -  Sparadraps

                        -  Deux haricots

                        -  Cuvette + désinfectant pour recevoir le matériel sale.

3- ROLE DE L'INFIRMIER

                    A) Au moment de l'incision

                        -  Installer la femme en position gynécologique, jambes tenues par les étriers

                        -  Servir l'opérateur tout en observant la malade

                        -  Etiqueter et envoyer les prélèvements au laboratoire

                        -  Réinstaller la femme dans son lit

                        - Nettoyer et stériliser le matériel

                   B)  Après l'incision

                        -  Administrer le traitement prescrit par le médecin

                        -  Faire une toilette vulvaire stérile deux fois par jour

                        -  Changer le pansement

                        -  Ne retirer la mèche que sur avis médical lorsqu'il n'y a plus d'écoulement de

                           pus.

 

 

 

 

 

 

SOINS INFIRMIERS

EN GYNECOLOGIE

 

OBJCTIFS PRATIQUES:

 

*  Préparer la  femme, le matériel et assister la patiente au cours de :

         - Une urétro salpingographie

         - Une laparoscopie

         - Un examen gynécologique

         - Une biopsie utérine et du col utérin

         - Une coelioscopie

*  Effectuer un prélèvement vaginal

*  Préparer et surveiller la malade pour une incision de Bartholinite

*  Expliquer à une patiente comment poser un ovule

*  Préparer et surveiller la malade pour une ponction de Douglas

*  Apprendre à la femme comment établir une courbe ménothermique

*  Préparer la femme, le matériel et l'assister lors d'un curetage.    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LAPAROTOMIE

 

DEFINITION:

Ouverture chirurgicale de l'abdomen par incision de sa paroi

 

INDICATION:

La laparotomie est la première phase de toute intervention chirurgicale dans l'abdomen. Cependant, elle tend à être remplacée (interventions sur la vésicule biliaire, les ovaires, les trompes utérines) par la coelioscopie, qui procède en introduisant un système optique et des instruments  chirurgicaux par de très petites incisions.

 

TECHNIQUE:

Le site, l'orientation et la longueur de l'incision dépendent, d'une part , de l'organe à atteindre, d'autre part de l'opération à réaliser . L'incision peut être verticale (médiane, c'est-à-dire suivant la ligne médiane de l'abdomen, située au-dessus du nombril) ou horizontale (dite aussi transverse ou arciforme).

La pénétration dans l'abdomen est facile s'il n'y a pas eu d'opération antérieure. Dans les autres cas, elle peut être gênée par des adhérences (tissu fibreux cicatriciel reliant des organes  normalement indépendants)

Après une laparotomie, l'abdomen est toujours refermé, sauf cas exceptionnels (péritonite, par exemple).

 

 

Prise en charge d’une bartholinite aiguë

 

 

Préparation de la patiente :

 

-          rassurer la patiente sur le fait qu’il s’agit d’une lésion bénigne et que le traitement chirurgical va la soulager.

-          Vérifier que la patiente est bien à jeun depuis 6 heures

-          Appliquer éventuellement de la glace sur la région vulvaire.Sur prescription médicale, la patiente peut être perfusée en vue d’une sédation antalgique par voie générale

 

Prescription d ‘examens complémentaires : 

 

-          l’association avec une maladie sexuellement transmissible doit être recherchée afin d’orienter l’antibiothérapie. Faire  un examen bactériologique du pus qui s’extériose au vestibule et un prélèvement urétral et endocervical pour rechercher  Chlamydiae, gonocoques et mycoplasmes.

-          Le prélèvement doit être adressé le plus rapidement possible au laboratoire

-          Prévoir un bilan préopératoire, une NFS, les sérologies Chlamydiae, HIV et TPHA

 

Traitement :

 

Il dépend essentiellement du stade de la maladie :

 

  • Au stade pré suppuratif, le traitement est d’abord médical. Il doit être efficace sur les bacilles gram négatifs, les entérobactéries et les anaérobies souvent associées.                                               

 

Ordonnance sur prescription  médicale :

-          Noroxine  400 mg 1 comp deux fois par jour

-          Flagyl 500 mg 2 comp par jour

-          Nifluril 1 suppo deux fois par jour

-          Maalox 1 cuillère à soupe à distance des repas

Chez la femme enceinte :

-          Augmentin 500 mg 1 comp trois fois par jour

-          Dafalgan 1 comp trois fois par jour

Le traitement doit être court. S’il n’y a pas de régression de la symptomatologie en 3 à 4 jours, il faut laisser évoluer vers l’abcédation.

 

  • Au stade d’abcédation

 

Le traitement est essentiellement chirurgical. C’est une urgence chirurgicale.

-          la patiente est adressée au chirurgien-gynécologue qui pratiquera au bloc opératoire l’incision et le drainage de l’abcès collecté avec marsupialisation de la glande (permettant de ramener le fond du kyste à la surface).

Dans les formes chroniques et kystiques, l’exérèse de la glande (et de son collet) sera réalisée à distance de tout épisode infectieux.

 

 

 

 

Soins post opératoires :

 

-          le traitement médical sera adapté à l’antibiogramme, il est systématique chez les sujets immunitairement faibles et en cas de IST

-          Toilette intime stérile à réaliser 2 fois par jour (mise sur le bassin, eau stérile à T° ambiante, savon moussant, coton ou compresses stériles)

-          Se renseigner auprès du chirurgien, si une lame de drainage a été mise en place au cours de l’intervention pour savoir quand la mobiliser ou la retirer

-          Recommander d’éviter les bains et les rapports sexuels pendant 3 semaines.

 

 

 

 

            Prise en charge d’une patiente devant bénéficier

d’une cure d’incontinence urinaire :

 

En préopératoire

Préparation identique à toute intervention gynécologique.

Préparation du champ opératoire : douche antiseptique la veille au soir, rasage de toute la paroi abdominale, du pubis et de la vulve.

Récupérer les examens préopératoires et notamment le bilan urodynamique et l’examen cytobactériologique des urines (si celui-ci n’a pas été réalisé, pratiquer une bandelette urinaire).

 

Soins postopératoires

-          se renseigner sur le geste chirurgical pratiqué

-          en cas de cure de prolapsus associé avec hystérectomie voie haute ou voie basse, la prise en charge est identique à celle de toute hystérectomie

-          en cas de réfection du périnée postérieur (myogrraphie des releveurs), les garnitures stériles sont changées fréquemment et on pratique des toilettes vulvaires stériles avec du coton à usage unique et un savon désinfectant en prenant soin d’aller toujours du mont de Vénus vers l’anus et jamais dans l’autre sens.

-          La sonde urinaire est laissé en place en fonction des prescriptions médicales mais en général elle est retirée après 48h , il s’agit d’un bon compromis entre l’ablation précoce (j1) entraînant plus de rétention urinaire, obligeant à des sondages itératifs et l’ablation tardive (j 3-4) source d’infection urinaire. Après l’ablation de la sonde urinaire, la première miction est étroitement surveillée (couleur et volume) et le résidu post mictionnel  à la monosonde rigide. Le résidu est considéré comme pathologique quand il est supérieur à 100 ml et il doit être recontrôlé jusqu’au jour de la sortie. La présence de plainte fonctionnelle et d’un globe vésical lié à une rétention vésicale partielle ou complète peut conduire à des sondages itératifs voire, devant des difficultés importantes, à un nouveau sondage urétral à demeure à la sonde de Foley pour 48h. Ce nouveau sondage doit être accompagné d’une rééducation vésicale par clampage de la sonde, la patiente devant alors exprimer son désir de miction avant déclampage.

La suite des soins opératoires dans la cure d’incontinence urinaire dépend de la voie d’abord et reste peu différente de ceux d’une hystérectomie.

Conseils à la sortie :

-          éviter les rapports sexuels et les efforts abdominaux pendant un mois

-          éviter de prendre des bains mais les douches sont possibles

-          conseiller de bien boire et de réaliser un calendrier mictionnel en essayant d’espacer  les mictions

-          prévoir un éventuel ECBU de contrôle

 

 
   

 

 

 

 

 

Une fonde aponévrotique placée sous le col vésical par voie basse et fixée à la gaine du grand droit par voie haute.

 

-          l’intervention de Bologna  consiste à soutenir le col vésical tout en corrigeant la cystocèle à l’aide de deux lambeaux vaginaux pédiculisés et fixés à la paroi antérieure de l’abdomen

-           l’intervention de Stamey ou de Raz  consiste à soutenir le col vésical par l’intermédiaire du vagin, à l’aide de deux fils noués à l’aponévrose abdominale antérieure.

-          L’intervention TVT (Tension free Vaginal Tape) consiste à soutenir le col vésical à l’aide d’une bandelette prothétique en prolène passée par voie basse et ressortant près du pubis à l’aide de deux aiguilles. L’intérêt de cette méthode réside dans le fait qu’elle peut être réalisée sous rachianesthésie ou anesthésie locale.

 

Voie cœlioscopique :

 

 

Plus récemment, la cœlioscopie opératoire permet de réaliser des hystérectomies ou de préparer l’hystérectomie voie basse dans les pelvis adhérentiels ou en cas de pathologie annexielle associée. La chirurgie du prolapsus (promonto- fixation) et de l’incontinence urinaire (Burch) est aussi possible par cœlioscopie seule.

 

                        Indication du traitement :

 

  • Dans le prolapsus, les indications opératoires vont dépendre de l’âge, de l’état général et/ou d’une obésité associée. On opérera les prolapsus importants de la femme jeune et de la femme âgée si l’état général le permet. Dans les prolapsus modérés, il faut être prudent et vil vaut mieux retarder une intervention qui laissera parfois des séquelles fonctionnelles.

Si l’intervention est possible, on tient compte encore pour la voie d’abord et la technique : de la variété du prolapsus et de son degré, de pathologies pelviennes associées ( fibromes, kystes, antécédents infectieux pelviens, endométriose pelvienne…), de l’existence d’une incontinence urinaire , du désir de conversation utérine et de perméabilité vaginale.

 

  • Dans l’incontinence urinaire, seule l’incontinence urinaire d’effort pure par défaut de transmission doit bénéficier d’un traitement chirurgical.

- le traitement de l’IUE pure est avant tout chirurgical. Il  n’existe pas de traitement médical de l’IUE ; cependant une  œstrogénothérapie et une rééducation périnéale, associées à une électrostimulation, permettant de différer le geste chirurgical chez les patientes jeunes. Ce traitement peut aussi être prescrit en postopératoire pour optimiser