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PATHOLOGIE ORL

angines

 

Définition.

Inflammation aiguë d’origine infectieuse de l'oropharynx et en particulier des amygdales.


Micro-organismes.

• Streptocoque ;
• Staphylocoque ;
• Pneumocoque;
• la majorité des angines sont virales.

Types d'angines:

L'angine rouge: Elle est fréquente, souvent virale, rarement streptococcique. On observe une rougeur du pharynx, du palais, de la luette et des amygdales, sans réaction ganglionnaire mais souvent avec une diffusion aux yeux et à l'arbre respiratoire.

L'angine de Vincent: c'est une angine unilatérale, ulcéreuse ou pseudomembraneuse

L'angine vésiculeuse: présence de vésicules évoquant un herpès ou une varicelle

L'angine érythémato-pultacée: elle évoque une infection streptoccocique. La fièvre est élevée, avec des amydgales rouges ++ et de grosses adénopathies périphériques.

a noter qu'il existe encore d'autres angines que nous ne développerons pas ici.

Symptomatologie:.

• Fièvre brutale (39°, 40°) ;
• Dysphagie douloureuse ;
• Asthénie ;
• Céphalée ;
• Myalgie ;
• Refus alimentaire ;
• Vomissements ;
• Douleurs abdominales ;
• Adénopathie ;
• Splénomégalie ;
• Otite ;
• Langue saburale.

Examens complémentaires.

Prélèvement de gorge qui mettra en évidence l'origine batérienne ou virale
NFS et VS¬ ;
ASLO si doute sur une bactérie, angine récidivante.


Traitement.

ATB : pénicilline G aminopénicilline ou céphalosporine ou macrolides pendant 10 jours et 5 jours pour les macrolides Þ 48h à 72h après : disparition des signes cliniques. Pas l'antibiothérapie en cas d'angine virale.
Antipyrétique ;
Anti-inflammatoire
Amygdalectomie parfois nécessaire en cas d'angines récidivantes.

Complications:

L'angine peut se compliquer redoutablement. Le médecin recherchera toujours des formes angineuses de MNI, de syphilis ou même de diphtérie en cas de membranes amygdaliennes.
Atteinte rhumatismale et valvulocardiaque possibles.

Rôle IDE.

Surveillance du traitement ;
Prendre la température, hydratation +++ ; anti-pyrétique surtout chez l’enfant ;
Alimentation (liquide, ½ liquide, tiède) ;
Réalisation d’examens.

 

LARYNGITE

Introduction

Inflammation de la muqueuse (couche de cellules recouvrant les organes creux en contact avec l'air) du larynx, plus fréquente chez l'adulte que chez l'enfant (plutôt atteint de laryngite aiguë).

Physiopathologie

La laryngite aiguë de l'adulte désigne l'inflammation de la muqueuse du larynx c'est-à-dire des cellules qui recouvrent l'intérieur du larynx. Cette affection otorhinolaryngologique se caractérise par l'apparition de rougeur et d'oedème qui se traduisent par une dysphonie (difficultés à émettre des sons) associés ou pas à une dyspnée c'est-à-dire des difficultés à respirer.
Les causes de la laryngite aiguë de l'adulte sont une infection bactérienne, une infection virale du larynx qui peut être soit isolé soit accompagnée d'une rhinite, une pharyngite ou encore d'une trachéite.
La laryngite aiguë de l'adulte s'observe essentiellement au cours des maladies infectieuses qui sont la grippe chez l'enfant, la rougeole, diphtérie etc.. Elle peut également faire suite à une inhalation de gaz irritants.
Toute inflammation au niveau du larynx est différente selon l'étage atteint.

  • Cette inflammation entraîne pour l'étage glottique (au niveau de la glotte) un trouble de la déglutition et de la respiration.
  • Quand c'est l'étage glottique qui est atteinte il s'agit de troubles de la phonation puis ensuite de troubles la respiration.
  • Quand c'est l'étage sous glottique est atteinte il s'agit de troubles respiratoires surtout quand c'est un enfant.

Les symptômes de la laryngite aiguë de l'adulte sont un enrouement qui vient subitement et qui entraîne l'apparition d'une voix qui est voilée sourde ou roque. Parfois cela peut évoluer jusqu'à l'une aphonie c'est-à-dire une perte de la possibilité d'émettre des sons et une dyspnée associée ou pas à un cornage qui sont des bruits bizarres de tirage. La laryngite catarrhale est le deuxième type de symptômes survenant au cours de la laryngite aiguë l'adulte. ce type de symptômes s'observent quand le patient a subi un refroidissement ou à la suite d'une grippe. Il entraîne essentiellement les difficultés à émettre des sons (dysphonie) et si l'on examine les cordes vocales celles-ci sont rouges.
Le troisième type de symptômes et l'oedème du larynx qui s'accompagne d'une dyspnée laryngée. Celle-ci est quelquefois de nature allergique ou inflammatoire ou fait suite plus rarement à une insuffisance rénale.
Le quatrième type de symptômes survenant cours de la laryngite aiguë l'adulte est ce que l'on appelle la laryngotrachéite aiguë comme dans le croup viral.
Si on examine le larynx avec un laryngoscope on constate une inflammation ou un oedème du larynx qui est rouge c'est-à-dire inflammatoire ou simplement blanc parce qu'il existe une allergie. Le traitement est bien entendu le repos du patient et celui du larynx c'est-à-dire qu'il ne faut plus essayer d'émettre des sons, la suppression de l'atmosphère délétère (tabac, pollution). Il est conseillé au patient de faire des inhalations d'aérosols avec un antibiotique général quand il s'agit d'une infection bactérienne et d'absorber les corticoïdes sous forme de goutte en pratiquant un gargarisme. La trachéotomie est possible mais très exceptionnellement quand le patient présente de grandes difficultés à respirer à type de suffocation.
La laryngite aiguë de l'enfant appelée également croup viral, faux croup, pseudo croup, laryngotrachéite est une laryngite c'est-à-dire une inflammation du larynx précisément dans son étage situé en dessous de la glotte. Cette inflammation fait suite à une infection par un virus et se manifeste chez les nourrissons et les enfants âgés de trois mois à six ans. Il nécessaire de préciser que pour les Anglo-Saxons la laryngite aiguë de l'enfant porte également le nom de croup. Ce terme, en France n'est pas comparable avec celui utilisé par les Anglo-Saxons.
Cette laryngite aiguë de l'enfant se caractérise par l'apparition d'une toux qui est rauque d'une voix qui éteinte (aphonie) puis par la survenue d'épisodes de dyspnée (difficulté importante à respirer) respiratoire c'est-à-dire au moment où l'enfant fait rentrer de l'air dans les poumons par sa gorge. Cette dyspnée est brutale et évolue rapidement vers ce qu'on appelle le stridor respiratoire accompagné d'un tirage et parfois d'une cyanose c'est-à-dire d'une coloration bleue pale voir violette des tissus, traduisant une insuffisance d'oxygénation. L'évolution peut se faire vers l'apparition d'un oedème en dessous de l'étage glottique rendant cette maladie dangereuse alors que bénigne au départ.
La laryngite aiguë de l'enfant s'explique par la diminution très importante du passage du flux aérien au niveau des voies respiratoires supérieures à cause de la laryngotrachéite c'est-à-dire de l'inflammation importante du larynx et de la trachée faisant suite à l'infection par le virus dans la région sous glottique, entraînant l'apparition d'un oedème c'est-à-dire d'une collection de liquide et d'un rétrécissement du conduit aérien qui doit normalement laisser passer l'air sans obstruction.
L'agent responsable de la maladie est le plus souvent le virus parainfluenza de type 1. D'autres virus sont responsables également mais moins souvent, il s'agit du virus respiratoire syncytial. Les allergies sont, selon certains spécialistes en oto-rhino-laryngologie, également la cause de laryngite aiguë de l'enfant, il s'agit d'allergie spasmodique récurrente.
Le jeune patient présente, en plus des symptômes d'infection des voies respiratoires, une toux qui est rauque, des difficultés à émettre des sons, voir des modifications de la voie et des épisodes de plus en plus intenses associés à des difficultés respiratoires surtout inspiratoires s'accompagnant d'un tirage est parfois de cyanose quand les difficultés respiratoires de Vienne de plus en plus intenses. On constate d'autre part une élévation de la température le plus souvent. Chez un patient sur 2 l'évolution se fait normalement en 2-3 voir 4 jours de façon normale c'est-à-dire que cette affection guérit spontanément. Ceci pour les formes spontanément résolutives. Il existe néanmoins des formes graves plus rares qui nécessitent une hospitalisation surtout celles qui n'ont pas été traitées au départ par l'adjonction de corticoïdes (cortisone). Une fois en service de réanimation les patients sont intubés de façon à permettre le passage normal de l'air intérieur de la trachée (intubation endotrachéale). Ce geste est associé à une ventilation contrôlée quand l'enfant présente une détresse respiratoire.
La laryngite aiguë l'enfant ne doit pas être confondue avec l'épiglottite aiguë, la trachéite bactérienne aiguë ou le croup diphtérique.
Le traitement nécessite, pour les formes légères, de la dexaméthasone (cortisone) par voie orale. Chez les enfants atteints de laryngotrachéite aiguë, que celle-ci soit modérée ou sévère, il est conseillé d'effectuer 0,6 mg par kilo gramme de dexaméthasone par voie intramusculaire. Le plus souvent ce traitement est suffisant pour éviter l'hospitalisation évolution vers une forme grave.

Causes

Fatigue des cordes vocales (chanteur, professeur) Consommation excessive de tabac Infection (dentaire, angine, sinusite, rhinopharyngite) Toxicité par des gaz agressifs SinusiteAllergieTuberculose (du larynx)Syphilis tertiaireLésions précancéreusesReflux gastrique (pénétration dans le larynx du liquide provenant de l'estomac, et je à la suite d'un refus gastroœsophagien)

Symptômes

Douleurs de la gorge le plus souvent peu intenseModifications ou extinction de la voix, qui apparaît soit trop aiguë, soit trop grave.TouxExpectoration (extériorisations de glaires provenant des poumons)Sensation de sécheresse de la gorge

Examens Complémentaires

Il se fait grâce à l'utilisation du laryngoscope (appareil muni d'un miroir et d'une lumière) qui permet de visualiser le larynx (laryngoscopie).La laryngoscopie montre quelquefois une laryngite de coloration rouge s'accompagnant de suintement plus ou moins importants.Certains patients présentent une laryngite blanche avec des cordes vocales de la même couleur présentant un risque de dégénérescence cancéreuse.

Evolution

Surveillance d'une dysphonie (difficulté à parler) de façon à diagnostiquer le plus rapidement possible un cancer du larynx, dont le traitement est d'autant meilleur qu'il est commencé tôt.

Complications

La laryngite due à une infection par le bacille de Koch (tuberculose) est de coloration rouge (érythémateuse) et se caractérise également par la présence de petites saillies ressemblant à des verrues et localisées à la région interaryténoïdienne (entre les structures aryténoïdes). Quelquefois, à un stade plus avancé on constate une modification de la structure des cordes vocales qui se recouvrent de petites ulcérations. Les aryténoïdes sont quelquefois également concernés par ce processus.

Traitement

Celui de la cause :

  • Arrêt du tabac
  • Suppression des excès vocaux chez les chanteurs ne laissant pas reposer leur voix
  • En cas d'infection, nécessité d'employer des antibiotiques
  • Rééducation en présence de surmenage Certaines équipes spécialisées en otorhinolaryngologie préconisent l'utilisation d'antihistaminiques et de corticothérapie (cortisone utilisée localement par gargarisme ou en aérosol et quelquefois même par voie générale : comprimés).Le traitement chirurgical fait appel à l'exérèse (ablation) des lésions suspectes mises en évidence après examen histologique (observation au microscope) des échantillons recueillis par biopsie (prélèvement).

otites moyennes aigues

 

 

definition:

L'otite moyenne aiguë correspond, comme son nom l'indique, à une inflammation aiguë de l'oreille moyenne. C'est une pathologie saisonnière, que l'on observe dans nos contrées principalement d'octobre à mars. Il s'agit principalement d'une infection bactérienne à Haemophillus influenzae et à Streptoccocus pneumoniae.

Clinique:

le contexte clinique est celui d'une rhino pharyngite, avec plus ou moins quelques signes inconstants:

• Otalgie intense (l’hypoacousie associée passe au second plan)
• Température>38,5°C
• Irritabilité, troubles digestifs

Diagnostic:

C'est l'otoscopie qui réalise le diagnostic:
• Le tympan est rouge puis oedématié
• Le relief du manche du marteau et le triangle lumineux disparaissent
• Bombement global ou postérieur du tympan par collection purulente dans la caisse du tympan
• Otorrhée spontanée par perforation tympanique

Evolution:

Elle est favorable, avec une diminution de la symptomatologie au 4ème jour et disparition au 8ème, avec toutefois, une possibilité de présence de liquide derrière le tympan durant les 3 semaines suivant l'épisode.

Les complications

sont rares, toutefois, on notera:
• Mastoïdite
• Paralysie faciale
o Survient généralement au début de l’otite
o antibiothérapie adaptée (Prélèvement bactériologique par paracentèse)
o Régresse avec l’otite
• Labyrinthite: extension de l’infection à l’oreille interne
o Très rare
o vertige et nystagmus témoignant d’un syndrome vestibulaire périphérique
o surdité de perception endocochléaire pouvant être définitive
o antibiothérapie adaptée

Cas des otites récidivantes:

facteurs favorisants:

• Otite sero-muqueuse sous-jacente
• Hypertrophie des végétations adénoïdiennes
• Vie en collectivité (crèche)
• Tabagisme passif

Traitement

• Antibiothérapie systématique.
• Paracentèse à visée thérapeutique (rare) et/ou pour prélèvement bactériologique.
• Antalgiques et antipyrétiques
• Traitement de la rhino-pharyngite
• Adénoïdectomie en cas de récidives ++
• Aérateurs trans-tympaniques: Otite sero-muqueuse

 

 

Pathologie orl

 

 

 

L'épistaxis

Définition:
L'épistaxis est un symptôme et non une maladie; saignement issu de la fosse nasale ( de nez ) , motif de consultation fréquent en ORL ; généralement bon pronostic . moins de 10% des épistaxis sont dues à une maladie néoplasique ou une coagulopathie

1.Hémorragie antérieure: saignement provenant de la partie antérieure des fosses nasales, le plus souvent dans la zone de Kiesselbac (90% des cas) à la partie antérieure de la cloison nasale. Le plus souvent, il s'agit d'un polype saignant au niveau du tiers antérieur de la cloison nasale (formation angiomateuse bénigne due à une irritation mécanique).

2.Hémorragie postérieure: saignement issu de la partie postérieure de la fosse nasale ou du cavum sous la partie postérieure du cornet inférieur. Étiologie: les facteurs de risque sont locaux ou généraux :

A - Causes locales
1.Idiopathique: épistaxis de faible abondance récidivante, surtout chez l'enfant. La plus fréquente
2.Traumatisme vasculaire (microtraumatisme) au niveau de la zone de Kiesselbach (grattage)
3.Rhinites antérieures croûteuses: traumatisme chimique ou thermique de la muqueuse; perforation de la cloison
4.Influence de l'environnement: vie en altitude, variations de la pression atmosphérique, air conditionné
5.Traumatique: fracture des os propres du nez, fracture de la cloison, fracture de la partie antérieure de la base du crâne (carotide interne)
6.Corps étranger intranasal ou rhinolithe: épistaxis unilatérale
7.Polype de la cloison: granulome télangiectasique
8.Tumeur nasale ou sinusienne maligne: tumeur du rhinopharynx, angiofibrome juvénile (épistaxis abondantes)

B- Causes des épistaxis secondaires à une affection générale
1.Maladies infectieuses aiguës: grippe, rougeole, typhus, rhume, rhinite, sinusite.
2.Maladies vasculaires et circulatoires: athérosclérose, hypertension artérielle systémique, maladie de Rendu-Osler (télangiectasies hémorragiques héréditaires)
3.Troubles de l'hémostase: thrombopathie (maladie de von Willebrand), purpura thrombopénique
4.Coagulopathie: hémophilie, maladie de Waldenström, surdosage en anticoagulants..
5.Scorbut
6.Purpura rhumatoïde, maladie de Wegener, polychondrite atrophiante
7.insuffisances hépatique et rénale

Signes cliniques :
l'examen local ORL confirme le siège de saignement et en précise souvent la cause , prise de la pression artérielle systématique .
1.Epistaxis antérieure : chez l'enfant le saignement plus souvent antérieur hémorragie est visible .
2.Epistaxis postérieure : chez le sujet âgé le saignement plus souvent postérieur. se manifeste par une hémoptysie, nausées, hématémèse ou méléna .
NB: toujours rechercher une hypertension artérielle et une thrombopénie quel que soit l'âge , surtout chez le sujet âgé une hypertension artérielle et/ou athérosclérose. au cours de la grossesse l'epistaxis est plus fréquentes.

Examens complémentaires :
1.Radiographie de sinus, scanner de sinus et cavum, voire artériographie si l'origine du saignement est difficile à préciser , l' artériographie peut permettre de localiser l'artère concernée par le saignement. Une embolisation de cette artère est alors possible dans le même temps.
2.Contrôle des plaquettes et de la coagulation indispensable .

Traitement :
une hospitalisation s'impose en cas d'hémorragie sévère, ou si sujet âgé, hypertension artérielle sévère, hémorragie réfractaire au traitement local nécessitant donc un tamponnement postérieur .
Mise au repos (sédation médicamenteuse si besoin) , position assise, apprendre au patient à rester calme et à se pincer le nez en cas d'épistaxis à répétition , dormir avec 2 oreillers et rester en position proclive , pas d'alcool et pas de liquide chaud.
1- Traitement général :
1.Réanimation, remplissage si choc hypovolémique
2.Traitement antihypertenseur si besoin
3.Équilibration hydroélectrolytique
4.Transfusion sanguine si nécessaire
5.Si possible arrêt des anticoagulants (au moins transitoire)
6.Traitement substitutif des troubles de l'hémostase
2- Traitement loco-régional :
A° Traitement local
1.Application locale de vasoconstricteurs: mise en place de cotonnettes imbibées de lidocaïne naphtazolinée, puis application de thrombase : les vasoconstricteurs phényléphrine (0,25%); adrénaline (1/1000); lidocaïne naphtazolinée (0,1%)
2.Cautérisation si saignement unique bien localisé
3.Tamponnement antérieur par un méchage au tulle gras ou biogaze
4.Tamponnement postérieur par du tulle gras ou une sonde à ballonnet si l'hémorragie persiste
B° Artériographie si le saignement persiste afin de localiser l'artère concernée, puis embolisation ou ligature chirurgicale (artère maxillaire interne, artère ethmoïdale antérieure et postérieure, artère carotide externe)
C° Cautérisation
1.Pulvérisation de vasoconstricteurs sur la muqueuse du côté qui saigne pour obtenir une vasoconstriction locale
2.Anesthésie locale avec de la lidocaïne naphtazolinée (délai d'action 5 minutes)
3.Cautériser à l'acide chromique jusqu'à formation d'une escarre jaune
4.Cautérisation possible au bistouri électrique ou au laser
D° Tamponnement antérieur : anesthésie locale de la muqueuse nasale à la lidocaïne naphtazolinée , anesthésiques ( lidocaïne naphtazolinée; lidocaïne en spray laryngé; lidocaïne visqueuse ) , tamponnement compressif à l'aide de tulle gras ou de biogaze; utiliser des mèches larges en commençant l'application par le plancher de la fosse nasale puis en remontant .
E° Tamponnement postérieur : sous anesthésie générale ou locale , réalisation d'un tampon de biogaze entouré de fils de traction (formant une sorte de petit paquet). Le tamponnement est introduit dans le cavum par l'intermédiaire d'une sonde de Foley glissée dans une fosse nasale. Les différents fils de ligature sont suturés à l'extrémité de la sonde de Foley que l'on va tirer progressivement pour attraper les fils à la partie antérieure de la fosse nasale. Un fil de rappel est laissé au niveau du tamponnement postérieur et sera collé sur la joue à l'aide de sparadrap. Un tamponnement antérieur est alors réalisé et les fils du tamponnement postérieur sont alors ligaturés en avant du tamponnement antérieur. Une antibiothérapie de couverture per os est toujours nécessaire (amoxicilline) antibiothérapie per os (amoxicilline 2 g/j) systématique en cas de tamponnement (prévention de la sinusite) .
F° Autre technique du tamponnement postérieur (méthode de Bellocq ): sous anesthésie générale ou locale, une sonde de Foley est introduite dans la fosse nasale jusqu'au rhinopharynx; le ballonnet est alors rempli d'eau jusqu'à obstruction complète du rhinopharynx. La fosse nasale est alors entièrement méchée par un tamponnement antérieur et l'extrémité de la sonde qui sort par l'orifice narinaire est fixée.
Surveillance: Hémodynamique, NFS , Ablation des tamponnements 24 à 36 h après
Mesures préventives : En prévention, application de vaseline dans les narines pour éviter la sécheresse des muqueuses, humidification nocturne de l'atmosphère environnante, garder les ongles courts pour limiter les lésions de grattage , supplémentation en fer en cas d'anémie.

Complications:
1.Sinusite
2.Migration du tamponnement postérieur et obstruction des voies aérodigestives supérieures prévenue par la fixation du fil de sécurité sur la joue
3.Hématome et/ou abcès du septum secondaire à un tamponnement agressif
4.Perforation de la cloison après cautérisation excessive
5.Nécrose de la muqueuse sur ballonnet trop gonflé
6.Toxicité des vasoconstricteurs
7.Malaise vagal au cours du tamponnement.

 

 

L’amygdalite



Les amygdales

Les amygdales palatines sont de petites masses que l'on peut voir dans le fond de la gorge de chaque coté de la luette. D'autres amygdales, dont les amygdales pharyngées, sont aussi localisées dans la gorge mais on ne peut les voir.

Le rôle des amygdales
Les amygdales servent à protéger les voies respiratoires et le système digestif contre les infections causées par les microbes. Les amygdales jouent aussi un rôle dans la formation des anticorps. Les amygdales sont donc importantes et font partie du système immunitaire.

Les amygdales des enfants sont généralement plus grosses que celles des adolescents ou des adultes, car c'est à cet âge que l'on est le plus à risque d'attraper des infections des voies respiratoires, par exemple des infections de la gorge, du nez et des oreilles.

L’amygdalite
L'amygdalite est une infection des amygdales palatines. Les infections aux amygdales peuvent être causées par un virus ou une bactérie, le streptocoque bêta-hémolytique groupe A.

Si l'infection est causée par la bactérie, il est essentiel d'être traité avec des antibiotiques. En effet, l'infection à streptocoque peut causer des dommages importants si elle n'est pas traitée : méningite, fièvre rhumatismale ou problèmes rénaux à plus long terme ;
Si l'infection est causée par un virus, il est inutile de prendre des antibiotiques. En effet, ils n'agissent pas sur les virus.
Pour savoir si vous avez une amygdalite causée par la bactérie, votre médecin peut décider de faire une culture des cellules de votre gorge. Pour ce faire, il frottera le fond de votre gorge avec une tige montée, comme le Coton-Tige. En cas de doute, le médecin peut décider de vous donner des antibiotiques immédiatement sans attendre les résultats de la culture car les conséquences d'une infection à streptocoque sont plus graves que de prendre des antibiotiques inutilement.

Les signes et les symptômes de l’amygdalite
Irritation de la gorge ;
Fièvre (plus de 38,5oC ou 101,5oF) ;
Ronflement ;
Difficulté à avaler ;
Rougeur au fond de la gorge ;
Présence d’un dépôt blanc sur les amygdales.
L’amygdalite chronique
L'amygdalite chronique est plus rare et est souvent confondue avec d'autres problèmes de santé tels que : l'asthme, les allergies et les sinusites. Les personnes qui souffrent d'amygdalite chronique disent avoir toujours la gorge irritée et être obligées d'avaler fréquemment. Elles ont la sensation que leur gorge est obstruée et sont incapables de tousser efficacement pour faire sortir les sécrétions.

L’abcès périamygdalien

L'abcès périamygdalien, aussi appelé angine phlegmoneuse, est une accumulation de pus dans les amygdales palatines. Les amygdales deviennent alors très enflées et peuvent se rejoindre au milieu de la gorge, bloquant ainsi l'entrée d'air et de nourriture

 


Les signes et les symptômes de l’abcès périamygdalien
En plus des symptômes de l'amygdalite, on note :

Une difficulté à avaler ;
Une voix voilée ;
Un écoulement de salive par les coins de la bouche. En effet, même la salive devient difficile à avaler ;
Une douleur plus intense localisée dans le fond de la gorge.

 

 

Les végétations adénoïdes



Définition, localisation anatomique:

les "végétations" désignent en fait une hypertrophie des amygdales pharyngées, situées sur la paroi postérieure du cavum (ou nasopharynx). Elles appartiennent au tissu lymphoïde et jouent un rôle dans les défenses immunitaires.

Le cavum a pour fonction de conduire l'air depuis les fosses nasales jusqu'au larynx, participe également à l'équilibre des pressions entre l'oreille moyenne et le pharynx et sert de caisse de résonance dans la phonation. Il se situe en retrait des fosses nasales, au dessus de l'oropharynx.

 



Physiopathologie:

Quand l'hypertrophie des végétations devient obstructive, on observe l'apparition de différentes pathologies:

un ronflement nocturne

des infections ORL (laryngites, trachéites...), des rhinites purulentes et rhinopharyngites, des otites .

une déformation palatine avec répercussion sur la croissance maxillaire.

Traitement:

Il consiste en une exérèse chirurgicale des végétations adénoïdes, généralement pratiquée en hospitalisation de jour, parfois couplée à une amygdalectomie.

Complications:

Elles sont infectieuses, avec en premier lieu l'otite chronique et toutes infections ORL.

Les complications liées à la chirurgie sont d'ordre hémorragique. Parfois, d'autant plus que le sujet es jeune, il y peut y avoir récidive.

 

sinusites chroniques

SEMIOLOGIE

----- Ecoulement nasal mucopurulent (83 %)
----- Obstruction nasale (73 %)
----- Pesanteur ou douleur au niveau des sinus (60 %)
----- Troubles de l'odorat (39 %)
----- Céphalées chroniques. Classiquement nocturnes pour S. maxillaire; diurnes pour S. éthmoïdale

DIAGNOSTIC

Le scanner est l'examen radiologique de référence.
Il permet d'éliminer ou de diagnostiquer une polypose
Eventuellement Panorex ( importance des anaérobies dans le cas ou de la pate dentaire est dans le sinus mais une aspergillose peut également être rencontreé favorisée par l'oxyde de zinc )

FACTEURS FAVORISANTS

Le problème était de déterminer quels étaient les facteurs de risque de passage à la chronicité au détour d'une sinustie aigue. ( "Rhinosinuistes chroniques inflammatoires " Laboratoires ROUSSEL-DIAMANT


Facteurs favorisants

• L'existance d'une bronchite chronique 19 % contre 6% des témoins
• Terrain allergique : 42 % contre 30 %
• Exposition professionnelle : 61 % contre 52 % (climatisation ,poussière)
• Le tabagisme

Facteurs protecteurs dans les modalités de traitement de l'épisode auguë

• Une corticothérapie courte : 71 % contre 45 %
• Utilisation de vasoconstricteurs : 90 % contre 56 %
• Par contre, le facteur " choix de l'antibiotique initial " n'a pas pu être dégagé.

TRAITEMENT MEDICAL

Il reste proche de celui d'un épisode aigu avec une orientation anaérobie plus marquée.
Corticothérapie courte ( 10 jours ), Vasoconstricteurs / Aérosols
---- AUGMENTIN - CIBLOR
---- Fluoroquinolones ( CIFLOX 500 101, OFLOCET 400 101 )
---- OFCLOCET + PYOSTACINE
---- Métrodibazole.

TRAITEMENT CHIRURGICAL

---- Méatotomie moyenne.
---- Lavages nasosinusiens.

 

 

 

 

 

otites moyennes aigues

 

definition:

L'otite moyenne aiguë correspond, comme son nom l'indique, à une inflammation aiguë de l'oreille moyenne. C'est une pathologie saisonnière, que l'on observe dans nos contrées principalement d'octobre à mars. Il s'agit principalement d'une infection bactérienne à Haemophillus influenzae et à Streptoccocus pneumoniae.

Clinique:

le contexte clinique est celui d'une rhino pharyngite, avec plus ou moins quelques signes inconstants:

• Otalgie intense (l’hypoacousie associée passe au second plan)
• Température>38,5°C
• Irritabilité, troubles digestifs

Diagnostic:

C'est l'otoscopie qui réalise le diagnostic:
• Le tympan est rouge puis oedématié
• Le relief du manche du marteau et le triangle lumineux disparaissent
• Bombement global ou postérieur du tympan par collection purulente dans la caisse du tympan
• Otorrhée spontanée par perforation tympanique

Evolution:

Elle est favorable, avec une diminution de la symptomatologie au 4ème jour et disparition au 8ème, avec toutefois, une possibilité de présence de liquide derrière le tympan durant les 3 semaines suivant l'épisode.

Les complications

sont rares, toutefois, on notera:
• Mastoïdite
• Paralysie faciale
o Survient généralement au début de l’otite
o antibiothérapie adaptée (Prélèvement bactériologique par paracentèse)
o Régresse avec l’otite
• Labyrinthite: extension de l’infection à l’oreille interne
o Très rare
o vertige et nystagmus témoignant d’un syndrome vestibulaire périphérique
o surdité de perception endocochléaire pouvant être définitive
o antibiothérapie adaptée

Cas des otites récidivantes:

facteurs favorisants:

• Otite sero-muqueuse sous-jacente
• Hypertrophie des végétations adénoïdiennes
• Vie en collectivité (crèche)
• Tabagisme passif

Traitement

• Antibiothérapie systématique.
• Paracentèse à visée thérapeutique (rare) et/ou pour prélèvement bactériologique.
• Antalgiques et antipyrétiques
• Traitement de la rhino-pharyngite
• Adénoïdectomie en cas de récidives ++
• Aérateurs trans-tympaniques: Otite sero-muqueuse

 

angines

 

Définition.

Inflammation aiguë d’origine infectieuse de l'oropharynx et en particulier des amygdales.


Micro-organismes.

• Streptocoque ;
• Staphylocoque ;
• Pneumocoque;
• la majorité des angines sont virales.

Types d'angines:

L'angine rouge: Elle est fréquente, souvent virale, rarement streptococcique. On observe une rougeur du pharynx, du palais, de la luette et des amygdales, sans réaction ganglionnaire mais souvent avec une diffusion aux yeux et à l'arbre respiratoire.

L'angine de Vincent: c'est une angine unilatérale, ulcéreuse ou pseudomembraneuse

L'angine vésiculeuse: présence de vésicules évoquant un herpès ou une varicelle

L'angine érythémato-pultacée: elle évoque une infection streptoccocique. La fièvre est élevée, avec des amydgales rouges ++ et de grosses adénopathies périphériques.

a noter qu'il existe encore d'autres angines que nous ne développerons pas ici.

Symptomatologie:.

• Fièvre brutale (39°, 40°) ;
• Dysphagie douloureuse ;
• Asthénie ;
• Céphalée ;
• Myalgie ;
• Refus alimentaire ;
• Vomissements ;
• Douleurs abdominales ;
• Adénopathie ;
• Splénomégalie ;
• Otite ;
• Langue saburale.

Examens complémentaires.

Prélèvement de gorge qui mettra en évidence l'origine batérienne ou virale
NFS et VS¬ ;
ASLO si doute sur une bactérie, angine récidivante.


Traitement.

ATB : pénicilline G aminopénicilline ou céphalosporine ou macrolides pendant 10 jours et 5 jours pour les macrolides Þ 48h à 72h après : disparition des signes cliniques. Pas l'antibiothérapie en cas d'angine virale.
Antipyrétique ;
Anti-inflammatoire
Amygdalectomie parfois nécessaire en cas d'angines récidivantes.

Complications:

L'angine peut se compliquer redoutablement. Le médecin recherchera toujours des formes angineuses de MNI, de syphilis ou même de diphtérie en cas de membranes amygdaliennes.
Atteinte rhumatismale et valvulocardiaque possibles.

Rôle IDE.

Surveillance du traitement ;
Prendre la température, hydratation +++ ; anti-pyrétique surtout chez l’enfant ;
Alimentation (liquide, ½ liquide, tiède) ;
Réalisation d’examens.