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PNI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PROGRAMMES SANITAIRES

 

PROGRAMME NATIONAL

D’IMMUNISATION

(PNI)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                   

 

 

 

 

                                                                

 

 

 

 

 

INTRODUCTION :

 

       Les progrès de la science (découverte des antibiotiques, de la vaccination et la technologie biomédicale ont favorisé l’amélioration de la santé des populations du globe, surtout de certains groupes vulnérables tels que les enfants chez qui les maladies cibles faisaient des ravages. Notre pays le Maroc figure parmi les pays où le décès des enfants de moins de 5 ans  connait des chiffres alarmants.

 Le risque de mortalité infantile est évalué à 40 décès pour 1 000 naissances vivantes; le risque de mortalité juvénile s'établit, quant à lui, à 7 ‰. Quant aux composantes de la mortalité infantile, elles se situent à 27 ‰ pour la mortalité néonatale et à 14 ‰ pour la mortalité post-néonatale. Globalement, le risque de mortalité infanto-juvénile, c'est-à-dire le risque de décès avant l'âge de cinq ans, est de 47 ‰.

 

En d'autres termes, au Maroc, environ cinq enfants sur 100 meurent avant d'atteindre l'âge de cinq ans. * (1)

Devant cette situation le ministère de la santé a instauré des programmes visant la réduction de cette morbidité et mortalité infantile et infanto-juvénile résultant de huit maladies cibles qui sont : La tuberculose, diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, hepatite,  la rougeole et les infections à haemophilus influenzae type b (Hib), parmi ses programmes on note le PEV  devenu actuellement le PNI.

 

HISTORIQUE

 

La vaccination au Maroc a connu deux étapes importantes. La première étape était basée essentiellement sur des campagnes de masse et la seconde sur un pro­gramme national intégré au système de santé. Cette seconde étape se subdivise elle-même en deux phases:

. Le Programme Elargi de Vaccination (PEV);

. Le Programme National d'Immunisation (PNI)

.

LE PROGRAMME ELARGI DE VACCINATION (PEV)

 

En 1980, une évaluation des stratégies vaccinales du pays a été réalisée. Elle a souligné la faible efficacité de la stratégie des campagnes et des quelques points fixes.

C'est ainsi que le PEV a été adopté en 1981 dans le cadre du nouveau plan quin­quennal de développement 1981 -1985. Les résultats obtenus étaient assez encourageants sur le plan de la couverture vaccinale réalisée et sur l'incidence des maladies cibles, particulièrement pour la polio et la diphtérie. Cependant, la vitesse d'évolution restait en dessous des objectifs escomptés par le programme (la couverture ne dépassait pas 50 %).

LE PROGRAMME NATIONAL D'IMMUNISATION (PNI)

 

A La suite de l'évaluation du Programme Elargi de Vaccination et compte tenu des objectifs d'accélération de la couverture vaccinale et d'intégration des prestations vaccinales, le PEV a été restructuré en 1987 et rebaptisé Programme National d'immunisation (PNI). Le PNI est rattaché à la division de la Santé  maternelle et Infantile, Direction de la population. La structure qui gère le programme se compose d'une:

. Cellule de programmation et de relation avec les organismes;

. Cellule de formation, de supervision, d'encadrement et d'IEC;

.  Cellule de gestion des vaccins;

. Cellule de gestion du matériel de vaccination et du système d'information;

. Cellule de statistique et d’évaluation.

 

Le PNI vise à répondre aux besoins de la population en matière de vacci­nation, à élargir davantage l'accès aux services de vaccination aux niveaux rural et périurbain, afin de réduire les écarts et d'éviter la constitution de zones à haut risque pour les maladies cibles et à promouvoir la collaboration intersectorielle.

 

 

 

 

 

 

. OBJECTIFS

    

    * OBJECTIF GENERAL

 

-Contribuer à la réduction de la mortalité et de morbidité néonatale et infanto-juvénile.

 

    * OBJECTIFS SPECIFIQUES.

 

-Atteindre et maintenir une couverture vaccinale supérieure ou égale à 95% par milieu (rural et urbain) et par niveaux d’intervention (localité, circonscription sanitaire).

-Obtenir, avec les autres pays de la région  EMRO/OMS, la certification de l’éradication de la poliomyélite

vers l’an 2008.

-Maintenir l’élimination du tétanos néonatal.

-Eliminer la rougeole et contrôler la rubéole vers l’an 2010.

-Impliquer davantage le secteur privé dans les activités de vaccination et de surveillance épidémiologique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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* (1) : ENQUÊTE SUR LA POPULATION  ET LA SANTÉ FAMILIALE (EPSF) MAROC, 2003-2004

 

 

 

                                                                                                       

                                                                                                       

ACQUIS ET IMPACT DU PNI

 

Depuis que le Programme National d'immunisation a été restructuré en 1987, des actions de programmation, de formation, de supervision et de mobilisation sociale ont été régulièrement organisées. Les résultats obtenus en matière de cou­verture vaccinale et de réduction de l'incidence des maladies cibles sont satisfai­santes.

Le lancement du PNI a eu d'autres retombées sur Ie système national de santé.

En particulier, le programme a permis :

. L’adoption d'un calendrier plus performant et plus adapté, recommandé par L’OMS et l'UNICEF, préconisant une prise de VPO (dite zéro) à la naissance (en même temps que le BCG), le premier DTC- VP1 dés l'age de 6 semaines et la concentration des efforts sur la vaccination des enfants avant l'age d'un an;

. L’adoption de la vaccination antitétanique pour les femmes en age de pro­créer ;

. L’introduction d'un nouveau matériel d'injection et de stérilisation réutilisable et stérilisable à la vapeur;

. La généralisation de la vaccination dans toutes les formations sanitaires de base afin de multiplier  

    Les points d’offre de services à la population;

. L’équipement en matériel de chaîne du froid de toutes les structures, avec une décentralisation  du stockage

   des vaccins à plusieurs niveaux: SIAAP, centres de santé et dispensaires;

. L’octroi de moyens de transport à tous les niveaux d'intervention pour garantir le suivi et la distribution des

    moyens matériels;

. Le développement d'une stratégie d'accélération avec l'organisation annuelle de Journées

  Nationales de Vaccination JNV). L'objectif de ces journées étant de vacciner tous les enfants de moins de 5 ans incomplètement vaccinés et les femmes en age de procréer.

. L’adoption d'une approche de mobilisation sociale pour dynamiser les journées et promouvoir le programme permanent;

. Le soutien du programme par la formation et le recyclage intensif de l'ensemble du personnel pour lui inculquer toutes les nouvelles mesures adoptées, ainsi que la programmation, le calendrier, le matériel d'injection, de stérilisation et de chaîne du froid, etc.

. La décentralisation progressive de la gestion et de la programmation des activités réalisées grâce aux efforts de formation et d'encadrement.

 

STRATEGIES VACCINALES

 

Les stratégies adoptées par le Programme National d'immunisation ont pour objectif d'atteindre une couverture vaccinale satisfaisante et uniforme à tous les niveaux. L'application de la stratégie vaccinale s'appuie sur les structures de base de la couverture sanitaire.

 

        LA STRATEGIE   FIXE :

La stratégie fixe s'adresse à une population ayant des facilités d'accès aux for­mations sanitaires. Des séances de vaccination sont programmées et réalisées régulièrement au niveau de toutes les formations sanitaires.

   La fréquence de ces séances est fonction de l'objectif arrêté mensuellement pour chaque structure.

Le secteur prive (cabinets de médecins, de sages-femmes et d'infirmières) joue également un rôle dans la réalisation des actes vaccinaux, ce qui contribue à l'amélioration de l'accessibilité aux prestations vaccinales.

 

      LA STRATEGIE  MOBILE :

 

Cette stratégie inclut deux modes de couverture : la vaccination par itinérance et la vaccination par équipe mobile.

a) La vaccination par itinérance :

   Dans le cadre de la vaccination par itinérance, l'infirmier itinérant opère par:

. La relance des femmes et des enfants non ou incomplètement vaccinés qu'il réfère aux formations sanitaires;

. La vaccination des femmes et des enfants non ou incomplètement vaccinés qu'il rassemble au niveau d'un point de contact.

b) La vaccination par équipe mobile :

Une équipe, composée d'un médecin et de deux infirmiers, infirmières, se déplace par véhicule pour couvrir les zones éloignées. L'équipe mobile Testée efficace mais suppose la disponibilité des moyens de transport, de carburant et d'équipements adéquats pour répondre aux besoins de la population (intégration des activités). Elle assure la vaccination des femmes et des enfants non ou incomplètement vaccinés au niveau des points de rassemblement, selon un programme préétabli.

c) LA VACCINATION  PAR MINI- CAMPAGNE

 

Cette activité, limitée dans le temps et l'espace, est réservée à des situations particulières. .

_ La riposte vaccinale lors de l'identification et de la déclaration:

 . De cas de paralysie flasque aigue (PFA);

 . D’épidémie de rougeole;

 . De cas de tétanos néonatal.

En cas de couverture vaccinale basse au niveau d'une localité ou d'un ensemble de localités.

 

d) LES JOURNEES NATIONALES DE VACCINATION (JNV)

Depuis 1987, le Maroc organise chaque année des Journées Nationales de Vacci­nation (JNV) contre les huit maladies cibles de l'enfant. Grâce à cette stratégie, notre pays a pu améliorer la couverture vaccinale et la maintenir à un niveau élevé. Les JNV permettent aussi de prendre en charge les enfants et les femmes ayant échappé au programme permanent ou ayant abandonné leur vaccination.

L'organisation de ces JNV pourrait connaître  un réajustement en rapport avec les plans d'éradication ou

d’élimination de certaines maladies: poliomyélite, tétanos néonatal, rougeole. ..).

 

 

MESURES D'ACCOMPAGNEMENT DES STRATEGIES VACCINALES

 

LES RELANCES :

 

Cette activité a pour but de rattraper les enfants et les femmes qui n'ont pas Com­plété  leur vaccination. Tout le personnel de la formation sanitaire, et non seule­ment ce1ui de la Santé Maternelle et Infantile (SMI), doit s'impliquer dans les relances qui nécessitent :

. La tenue à jour des registres de vaccination;

. L’exploitation régulière de ces registres.

. L’utilisation d'un cahier de re1ance;

. L’établissement d'un programme de relance impliquant tout le personnel de la formation sanitaire.

 

 LES OCCASIONS MANQUEES :

 

Une occasion manquée de vaccination survient lorsqu'un enfant ou une femme en âge de procréer visite un établissement de soins et ne reçoit pas les doses de vaccin pour lesquelles il ou elle est éligible.

Les occasions les plus fréquemment manquées sont:

. L’absence d'administration simultanée de tous les vaccins pour lesque1s un enfant est éligible;

. Les fausses contre-indications;

. Les ruptures de stock de vaccins, une mauvaise programmation des séances de vaccination.

  Il faut donc:

. Assurer une disponibilité des services et une adaptation des horaires  conve­nant à la population;

. Vérifier le statut vaccinal des enfants et des femmes;

. Maîtriser les contre-indications à la vaccination;

. Assurer une prise en charge globale de l'enfant et de la femme.

 

 PERSPECTIVES DU PNI

 

Le Maroc a atteint une couverture vaccinale appréciable. II oeuvre pour l'amélio­rer  aux niveaux rural et périurbain, en réduisant les disparités entre les différents milieux. Ces réalisations permettent d'envisager des perspectives plus ambitieu­ses en particulier:

. Atteindre et maintenir une couverture vaccinale supérieure à 90 % pour tous les antigènes à tous les niveaux et tous les milieux;

. Atteindre l'objectif d’éradication de la poliomyélite

. Atteindre l'objectif d'élimination du tétanos néonatal

. Réduire davantage l'incidence de la rougeole et envisager son élimination éventuelle   

 

Pour atteindre ces objectifs, le programme doit par conséquent:

. Définir un plan d'action pour réduire l'incidence de la rougeole;

. Élaborer un plan d'action d'élimination du tétanos néonatal;

. Améliorer le taux de couverture vaccinale (enfants et femmes), quel que soit le milieu de résidence (rural   

   ou urbain);

. Rendre les activités permanentes plus performantes;

. Veiller à ce que l'ensemble des enfants reçoive tous les antigènes avant l'âge d'un an;

. Sensibiliser et encourager les mères a conservé leurs cartes de vaccination et celles de leurs enfants;

. Inciter le personnel à profiter des passages de l'enfant ou de la femme au niveau des formations sanitaires,  

   pour vérifier leur statut vaccinal quel que soit le motif de leur visite, et les vacciner s'il y a lieu;

. Impliquer davantage le secteur privé comme partenaire dans le programme permanent et les campagnes

  nationales de vaccination ;

. Élargir le débat sur la nécessité d’une législation nationale rendant obligatoire la vaccination ;

. Renforcer le plan d’action de l’éradication de la poliomyélite et de la surveillance des paralysies flasques aigues ;

. Développer les connaissances des professionnels de la santé concernant toutes les activités du programme.

 

 

 

 

 

ELEMENTS DE PROGRAMMATION DES ACTIVITES VACCINALES :

 

La programmation consiste en l'élaboration d'un plan d'action annuel qui définit les objectifs opérationnels, les activités à développer et les ressources à mobiliser en vue d'atteindre les objectifs fixes au niveau national.

Cette programmation doit être rigoureuse, réaliste et menée par le personnel local concerné par la vaccination. Elle doit s'intégrer dans le cadre de la program­mation globale.

 

OBJECTIFS OPERATIONNELS

 

Les principales données sur lesquelles se base cette programmation sont:

. Le nombre d'enfants et de femmes à vacciner

. Les ressources disponibles et, éventuellement, à mobiliser.

 

L’ESTIMATION DU NOMBRE D'ENFANTS A VACCINER

 

   Enfants de moins d'un an (0 à 11 mois)

 

II s'agit de déterminer le nombre total des enfants de moins d'un an à vacciner, sur la base du taux de natalité brut, fourni par l'unité des statistiques sanitaires de la province.

A défaut, ce nombre sera calculé sur la base de la moyenne d'accroissement des prestations  BCG réalisées sur une période de trois années, ajouté au nombre réalisé l'année précédente.

 

EXEMPLE :

Détermination du nombre d'enfants de moins d'un an à vacciner à partir du taux de natalité brut.

Dans un secteur d'une population totale de 15 000 habitants, le taux de natalité brut fourni par l'unité provinciale des statistiques est de 2,83 % (ce taux est donné à titre indicatif et peut varier d'une province à une autre).

Le nombre d'enfants de moins d'un an à vacciner est déterminé ainsi:

               15 000 x 2,83           =    425 enfants

                                                                 

                                                                          100

 

 

- A partir de la moyenne d'accroissement des prestations BCG.

Durant les trois dernières années, le nombre des prestations BCG réalisé est de:

1ère année : 402

2èmeannée : 380

3èmeannée : 370

L'accroissement entre la troisième année et la deuxième année est de 10, et entre la deuxième année et la première année, de 22. La moyenne est donc:

10 + 22 = 32 ÷  2 = 16

Ajouté au nombre de prestations réalisées l'année précédente, soit 402, on obtient donc le chiffre 418, qui constitue l'objectif annuel du nombre d'enfants à prendre en charge. II est à noter que, dans certai­nes circonscriptions, le chiffre d'accroissement peut être négatif dans ce cas, l'objectif sera à la baisse. II faut cependant s'assurer que cela correspond bien à une baisse de la natalité et non d'une baisse de la performance du programme.

Enfants de 0 à 5 ans :

La détermination du nombre d'enfants de cette tranche d'age peut servir de base .Pour fixer l'objectif dans le cadre des campagnes de vaccination (campagnes nationales, mini campagnes), le nombre d'enfants de moins de 5 ans sera calculé à partir d'un taux national fourni par l'unité des statistiques.

 

L'ESTIMATION DU NOMBRE DE FEMMES EN AGE DE PROCREER

            A VACCINER CONTRE LE TETANOS

 

II s'agit de déterminer le nombre total de femmes de 15 à 44 ans à vacciner.

            Partant du principe que toute femme doit recevoir cinq doses, il est impératif de fixer les objectifs en fonction de ces prises. Le nombre de femmes ayant besoin de la deuxième prise, de la troisième prise, de la quatrième prise et de la cinquième prise durant l'année, doit être déterminé à partir des registres de vaccination.

            Quant au nombre de VAT1 à effectuer, il sera calculé sur la base de la moyenne de réalisation des trois dernières années

.

EXEMPLE

Dans une circonscription sanitaire, le nombre de femmes ayant reçu le VAT1 en trois ans est de:

1ère  année : 1 000

2ème année : 1 500

3ème année : 2 000

Soit un total de 4 500 femmes.

Le nombre de femmes à prévoir pour le VAT1 est la moyenne des trois dernières années, soit:  

                                                4 500  ÷  3 = 1 500 femmes.

 

 

 

 

DETERMINATION DES RESSOURCES.

 1 LE PERSONNEL

 

La réalisation des activités de vaccination dépend de la disponibilité du personnel. Au niveau des postes fixes (SMI), un minimum de deux professionnels de la santé est recommandé. En cas d'afflux important de bénéficiaires et dans le cadre de l'intégration des activités SMI/PF, l'appui des autres membres du personnel de la formation est indispensable et ce, pour garantir une meilleure qualité de service.

. Au niveau de la stratégie mobile :

Selon le cas,

. L'équipe  mobile: deux personnes au moins sont nécessaires pour faire face à l'afflux de la population;

. L’itinérance par point de contact: une seule personne suffira; néanmoins, il serait souhaitable de seconder l'infirmier itinérant par un autre professionnel de la santé.

LE VACCIN

Le vaccin constitue l'élément clé du programme. Aussi faut-il assurer une com­mande correcte un approvisionnement régulier et une utilisation rationnelle.

Toute rupture de stock est à éviter.

Le nombre d'enfants et de femmes à vacciner est le facteur constant qui doit servir pour le calcul des besoins en vaccins.

Au niveau du secteur ou de la circonscription :

La méthode de calcul est la suivante :

Nombre de doses à commander =Nombre d'enfants a vacciner x nombre de prises x facteur multiplicateur*

* Le facteur multiplicateur ou le coefficient de perte est un chiffre qui permet d'évaluer la quantité supplémentaire de vaccins nécessaires pour compenser les pertes. II est de 2 pour le BCG; 1,33 pour le DTC, VAR, VPO, VAT et HB.

EXEMPLE DE COMMANDE

Dans un secteur, les enfants de moins d'un an à vacciner sont au nombre de 200 :

BCG = 200 x 1 x 2    = 400 doses

DTC = 200 x 3 x 1,33 = 798 doses

VPO = 200 x 4 x 1,33 = 1 064 doses

VAR = 200 x 1 x 1,33 ­= 266 doses

Pour le calcul des besoins en VAT, il faut se référer à la programmation par prise. Le nombre total est multiplié par le facteur multiplicateur, évalué à 1,33.

Au niveau du SIAAP :

La méthode de calcul des besoins en vaccin est identique a celle du niveau du sec­teur. Cependant, il est utile de prévoir, a ce niveau, un stock de sécurité (évalué à 25 % des besoins totaux) pour faire face a une éventuelle rupture de stock due à un retard de livraison.

 

La formule de calcul est la suivante:

Nombre de doses nécessaires à commander =

Nombre de personnes à vacciner x nombre de prises x facteur multiplicateur + Stock de sécurité

 

 

 

 

 

LE MATERIEL D'INJECTION ET DE STERILISATION

   Le calcul des besoins en matériel d'injection et de stérilisation est établi à titre indicatif selon le  

    mode de couverture.

 Désignation

 Poste fixe

 Poste itinérant

 Equipe mobile

 Stérilisateur

1

1

1

 Portoirs

2

1

2

 Pinces

2

1

2

 Cuvette métallique

1

1

1

 Cuvette en plastique

1

1

1

 Seringues de 5 ml

4

2

4

 Seringues a BCG (0,05 ml)

24

12

24

 Seringues a DTC (0,50 ml)

60

30

60

 Trocarts

4

2

4

 Aiguilles 10

24

12

24

 Aiguilles SC

60

30

60

 

LE MATERIEL DE LA  CHAINE  DU FROID :

Les besoins en matériel de chaîne du froid sont établis en fonction du niveau d'utilisation: SIAAP, centre de santé, dispensaire.

Les estimations peuvent être les suivantes:

 

Désignation

SIAAP

Centre de santé

Secteur

 Armoire frigorifique

1

0

0

 Congélateur

1

1

0

 Réfrigérateur

1 ou plusieurs

1

1

 Caisse isotherme

2 à 4

2

1

 Porte vaccins

2 à 4

2 à 4

2

 Thermos

-

2 à 4

2 à 4

 

Pour les accumulateurs de froid, il faut prévoir un double jeu pour chaque porte­vaccin et chaque caisse isotherme.

 

LE SYSTEME D'INFORMATION :

Les besoins en documents de travail pour Ie recueil des données sont établis comme suit:

. Registre de vaccination des enfants et registre de vaccination des femmes: un registre de chaque

  par poste fixe, par équipe mobile et par itinérant.

. Cartes de vaccination pour enfant : les besoins sont estimes selon l'objectif des enfants de moins d'un an a vacciner, majoré de 10 %.

 

. Cartes de vaccination pour femme: les besoins sont estimés selon le nombre des VAT1 prévus,

  majoré de 10%.

. Registre de gestion des vaccins et de relevé de température: le nombre de ces registres est égal

  au nombre d'appareils de réfrigération en fonction.

. Registre de gestion du matériel: prévoir un registre par formation sanitaire, y compris le SIAAP.

. Fiche journalière: prévoir deux fiches par mois et par poste fixe, et une par mois pour le mode mobile.

. Rapport mensuel d'activités: prévoir deux rapports par formation par mois.

. Système de suivi rapide: un carnet par formation sanitaire est à prévoir.

 

CALENDRIER DE VACCINATION

 

   CALENDRIER NATIONAL DE VACCINATION :

 

Les recommandations relatives à l'age auquel les vaccins doivent être administres sont influencées par différents facteurs:

. La variation des risques spécifiques de la maladie selon l'age;

. La variation de la réponse immunitaire aux vaccins selon I' age;

. La possibilité d'une interférence entre les anticorps materne1s transmis passivement et la réponse

       immunitaire aux vaccins;

. La variation des risques de manifestations indésirables selon l'age;

. La faisabilité.

 

En général, on recommande l'administration des vaccins aux enfants du groupe d'âge le plus jeune possible, dés qu'i1s peuvent deve1opper une réponse immuni­taire satisfaisante compte tenu de leur risque de contracter la maladie. De plus, l'administration des vaccins en bas age facilite l'atteinte de niveaux de couverture vaccinale élevée. La vaccination des enfants prématurés doit commencer au même age chronologique recommandé pour les enfants nés à terme. Le calen­drier de vaccination des enfants recommandé par l'OMS et l'UNICEF, appliqué actuellement au Maroc par le Ministère de la Santé est le suivant:

 

 Pour les enfants :

 

 

Age de I'enfant

Vaccins

A la naissance

BC G + VPO (zéro) +HB1

6 semaines

DTC1 + VPO1 + HB2 +Hib1

10 semaines

DTC2 + VPO2 +Hib2

14 semaines

DTC3 + VP03 +Hib3

9 mois

VAR + HB3

18 mois

DTC4+POLIO4

5 ans

DTC5 + POLIO5

6ans (rentrée scolaire)

R R

 

 

 

 

 

 

 

 

CALENDRIER DE VACCINATION DE LA  FEMME EN AGE DE PROCREER

 

Dose

Quand?

Durée  de

protection

VAT1

 Dès que possible chez la femme en age de procréer ou le plus tôt possible au cours de la grossesse.

0

VAT2

 Au moins quatre semaines après le VAT1.

3 ans

VAT3

 Au moins six mois après le VAT2 ou au cours d'une grossesse ultérieure.

5 ans

VAT4

 Au moins un an après le VAT3 ou au cours d'une grossesse ultérieure.

10ans

VAT5

 Au moins un an après le VAT4 ou au cours d'une grossesse ultérieure.

20ans et plus.

 

La vaccination des femmes en âge de procréer doit inclure une première dose au premier contact, une deuxième quatre semaines après et une troisième six à douze mois après la deuxième. Des titres protecteurs en anticorps sont obtenus chez 80 a 90% des femmes à la suite de l'administration de la deuxième dose et chez 95 a 98 % des femmes après la troisième dose. Cette vaccination offre une protection pour environ cinq ans. La quatrième et la cinquième doses prolongent la durée d'immunité d'environ 10 et 20 ans respectivement.

 

 

 

 

LA VACCINATION  AU MAROC:

 

  ASSOCIATIONS  VACCINALES :

 

Les progrès dans l’élaboration de nouveaux vaccins et la nécessite de simplifier les programmes de vaccination ont conduit depuis longtemps à associer entre tous les vaccins usuels. On distingue:

. Les vaccins combinés qui sont mélangés à la production dans un même flacon; les vaccins simultanés qui s'administrent au même moment, mais en des sites séparés.

Les associations ne sont possibles que si l'on démontre que la tolérance est aussi bonne avec les vaccins associés qu'avec les vaccins isolés et si la réponse immunitaire reste identique pour chaque valence vaccinale après association.

Pour diminuer le nombre de visites nécessaires, pour compléter le calendrier de vaccination et protéger l'individu le plus vite possible, il convient d'adminis­trer le plus de vaccins possibles au cours d'une seule et même visite.

Tous les vaccins du Programme National d'immunisation sont efficaces et sécuritaires lorsqu'ils sont administrés de façon simultanée, c'est à dire pendant la même séance de vaccination mais en des points différents du corps et en utilisant des seringues et aiguilles différentes. II est important de ne pas mélanger des vaccins différents dans une même seringue avant l'injection ou d'utiliser un solvant autre que celui prévu avec un vaccin lyophilisé. De telles pratiques peuvent diminuer l'efficacité des différents vaccins.

 

Par exemple, pour un enfant âgé de 6 semaines et plus, plusieurs associations vaccinales sont possibles:

. Un enfant vu pour la première fois entre 2 mois et 11 mois peut recevoir:

     BCG + DTC1 + VPO1+Hib1 et HB1;

. Un enfant vu la première fois à 12 mois peut recevoir:

     BCG + DTC1 + VPO1+Hib1+ VAR + HB1.

Si les vaccins ne sont pas donnés au même moment, le principal problème est l'interférence entre deux vaccins vivants (à 1'exception du VPO) qui devraient être administrés avec au moins quatre semaines d'intervalle lorsqu'ils ne sont pas administrés le même jour.

 

 

INTERVALLES MINIMUMS ENTRE LES DOSES D'UN MEME VACCIN :

 

Certains vaccins requièrent l'administration de plusieurs doses pour le dévelop­pement d'une immunité adéquate. L'administration de vaccin à un intervalle trop court depuis la dose précédente peut diminuer la réponse et doit être évitée. Cette dose est invalide et doit être reprise à un intervalle correct mesuré depuis la dose invalide. Des intervalles entre les doses plus longs que ceux recommandés ne diminuent pas les concentrations finales en anticorps. Si une dose de DTC ou de VPO est manquée, la vaccination à la prochaine occasion devrait être poursuivie comme si l'intervalle de temps habituel s'était écoulé.

Les doses doivent être administrées en respectant les intervalles minimums recommandés.

DTC ou DTC polio

Le VPO zéro est administré à la naissance. Le DTC1 ne sera administré qu'a partir de 6 semaines révolues, en même temps que la deuxième dose de vaccin contre la polio (oral VPO1 ou inactive). Les deux doses suivantes de la primo­vaccination de vaccin polio et de DTC doivent être administrées à au moins quatre semaines d'intervalle. Un intervalle d'au moins six mois est recommande avant une dose de rappel.

VAT

 

Quatre semaines entre les deux premières doses, six mois entre la deuxième et la troisième dose, un an entre la troisième et la quatrième dose, et un an entre la quatrième et la cinquième dose.

 

DT ou dT Polio

 

II faut respecter les intervalles minimums de quatre semaines.

 

VAR/ROR

 

Un mois entre les deux doses en cas d'injection de ROR.

 

Hépatite B

Un intervalle d'au moins quatre semaines est à respecter entre les deux premières doses du vaccin contre l'hépatite B.

 

Hib

 

 

VACCINS

    TYPES DE VACCINS

"Les vaccins sont composés de microbes complets vivants atténués, ou tués, de leurs constituants au d'une toxine modifiée (anatoxine) qui stimulent la produc­tion d'anticorps. Le sujet vacciné est ainsi protégé contre les maladies avant qu’il, ne les contracte.

BCG

Le BCG est un vaccin pour prévenir la tuberculose. II est administré en line seule dose.

- La composition

.Le BCG est un vaccin bactérien vivant atténué, dérivé de la souche du Bacille de Calmette et Guérin.

- La présentation

Le BCG se pressente sous forme lyophilisée (poudre à reconstituer avec un diluant).

 - La conservation

Le vaccin est sensible à la lumière et à la chaleur. II doit être conservé entre 0° et +8° c. Une fois reconstitué, le vaccin doit être utilisé durant la même séance. Le solvant doit être conservé au réfrigérateur.

Le flacon entamé doit être détruit à la fin de la séance de vaccination même si le contenu du flacon n'a pas été utilisé en totalité.

 

-  L'administration

  Le BCG est injecté par voie intradermique au niveau de la face antéro externe du bras gauche. II peut être administré en association avec d'autres vaccins. La dose administrer est de 0,05 ml pour les enfants de moins d'un an, et de 0,1 ml pour les enfants de plus d'un an.

- Les effets secondaires

Un petit oedème douloureux et rouge apparaît au lieu d'injection. Environ deux semaines après, il aboutit généralement à un petit abcès local qui guérit seul, en laissant une petite cicatrice. Une erreur technique peut provoquer l'apparition d'adénopathies inflammatoires ou suppurées.

- Les contre-indications

Les contre-indications sont extrêmement rares. Les enfants atteints de déficits immunitaires congénitaux ou acquis ne seront pas vaccinés.

2 VACCIN ANTIPOLIOMYELITIQUE

Le vaccin antipoliomyélitique existe sous deux formes différentes;

. Ie vaccin à base de virus vivants atténués, administré par voie orale (VPO): il confère une immunité collective et individuelle;

. Ie vaccin à base de virus tués, administré par voie injectable (VPI): ce vaccin confère une immunité individuelle. Son effet sur l'immunité collective est limité.

- La composition

II s'agit d'une suspension contenant des poliovirus vivants atténués ou inactives de types 1,2 et 3.

- La présentation

Le VPO se présente en ampoule multi doses munie d'un compte-gouttes déjà ajusté à l'ampoule ou à adapter au flacon. Le VPI se présente sous forme liquide; il est également disponible en forme combinée avec Ie DTC, Ie DT ou le dT.

Tous les flacons de VPO sont munis d'une pastille de contrôle de la qualité du vaccin.

- La conservation

Les vaccins antipoliomyélitiques sont très fragiles et sensibles à la chaleur. Le VPO doit être conservé au congélateur a -20°c ou au réfrigérateur entre 0° et+8°c. Pendant la séance de vaccination, il faut conserver Ie flacon de vaccin dans une cupule ou thermos contenant des glaçons. Le VPI se conserve entre 0° et +8°c et ne doit pas être congelé.

- L'administration

Le VPO est administré par voie buccale à raison de deux gouttes déposées directement sur la langue de l'enfant sans contact entre Ie flacon et la langue. Ce vaccin nécessite quatre prises successives dont Ie VPO zéro est associée au BCG.

Les trois autres prises sont associées au DTC avec un intervalle minimum de quatre semaines.

Le VPI est administre par voie sous-cutanée, s'il est administre seul, ou par voie intramusculaire, s'il est administre sous la forme combinée. La dose à admi­nistrer est de 0,5 ml. La primovaccination chez les enfants consiste en trois injections à un mois d'intervalle, suivie d'un rappel au moins six mois plus tard.

- Les effets secondaires

Généralement, aucune réaction particulière n'apparaît après l'administration de ce vaccin. Toutefois, Ie VPO peut exceptionnellement provoquer une paralysie chez Ie sujet vacciné (dans les 30 jours suivant la vaccination) ou dans son entourage (dans les 60 jours), due à la reversion du virus vaccinal.

- Les contre-indications

Les déficits immunitaires congénitaux ou acquis constituent une contre-indication au vaccin oral à l'exception de I'infection au VIH. Par contre, il n'y a aucune contre-indication spécifique pour Ie vaccin injectable.

 

3 DTC

Le DTC est une association vaccinale qui protége contre la diphtérie, Ie tétanos et la coqueluche. Trois doses sont nécessaires pour protéger l'enfant. Une dose de rappel peut être nécessaire pour prolonger l'immunité.

- La composition

Le DTC est composé d'une association de deux anatoxines, tétanique et diphtérique, et d'un vaccin bactérien tué anti-coquelucheux.

La présentation

II se présente sous forme liquide.

- La conservation

II doit être conserve dans un réfrigérateur entre 0° et +8°c et ne doit jamais être congelé. En l'absence d'indicateur (freeze-watch) et en cas de doute, procéder au test de floculation.

- L'administration

Elle s'effectue par injection intramusculaire dans la face antero-externe de la cuisse. La dose à administrer est de 0,5 ml. II faut agiter Ie flacon avant chaque administration du vaccin. Ce vaccin nécessite trois prises successives pour la primo-vaccination. L'intervalle minimum entre les prises ne doit jamais être inférieur à quatre semaines. Pour la dose de rappel, un intervalle minimum de six mois est requis.

- Les effets secondaires

L'association DTC peut rarement causer une hyperthermie avec ou sans cépha­lées, et des troubles digestifs dont la durée ne dépasse pas 24 à 48 heures.

- Les contre-indications

Le vaccin est à éviter chez les enfants ayant eu des réactions graves à une dose antérieure de DTC.

4 VACCIN ANTI-ROUGEOLEUX (VAR)

- La composition

C'est un vaccin viral vivant suratténué. Il peut être combiné au vaccin contre la rubéole et les oreillons sous la forme du ROR. Les informations demeurent les mêmes pour les deux vaccins.

- La présentation

C'est un vaccin qui se pressente sous forme lyophilisée avec une ampoule de solvant pour sa reconstitution.

- La conservation

C'est un vaccin thermosensible qui doit être conservé à une température entre 0° et +8°c. Le solvant est également conservé au réfrigérateur. Une fois recons­titué, Ie flacon du vaccin doit être utilisé dans les six heures qui suivent puis détruit après ce délai.

- L'administration

II est injecté par voie sous-cutanée, dans la région du deltoïde ou antérolatérale de la cuisse, en une seule dose de 0,5 ml.

- Les effets secondaires

Une fièvre modérée est constatée. Par ailleurs, une petite éruption peut apparaître de 8 à 12 jours après la vaccination.

- Les contre-indications

Réactions sévères, pathologie neurologique évolutive, etc.

5 VACCIN ANTITETANIQUE (VAT)

- La composition

C'est une toxine tétanique modifiée et atténuée (anatoxine).

-La présentation

Le vaccin antitétanique se pressente Sous forme liquide.

- La conservation

Le vaccin ne doit pas être congelé et doit être maintenu à une température entre 0° et +8°c.

En l'absence d'indicateur (freeze-watch) et en cas de doute, procéder au test de floculation.

- L'administration

II est administre par voie intramusculaire stricte au niveau du bras à raison de 0,5 ml par dose. L'administration de cinq prises demeure indispensable et confère une immunité durable et suffisante pour couvrir la période reproductive.

- Les effets secondaires

Douleur, rougeur et tuméfaction apparaissent pendant quelques jours au point d'injection qui régressent spontanément.            .

- Les contre-indications

Aucune contre-indication spécifique à ce vaccin n'est signalée.

6 RAPPEL DES VACCINS: DTCP4. DT ET TD...

      6.1 LE VACCIN CONTRE LA DIPHTERIE ET LE TETANOS (DT)

- La composition

II s'agit d'un vaccin inactivé.

Chaque dose de 0,5 ml de vaccin DT absorbé contient:

 - 25 unités Lf d'anatoxine diphtérique;

 - 5 unités Lf d'anatoxine tétanique;

 - du phosphate d'aluminium;

 - du thiomersal comme agent de conservation.

- La présentation

Il se présente sous deux formes :

ampoules de 0,5 ml

fioles de 5 ml

NOTE :

Le phosphate d'aluminium tend à former un dépôt blanc au fond de la fiole; il faut donc bien agiter la fiole avant d’aspirer Ie liquide dans 1a seringue. Le liquide est blanchâtre et a un aspect trouble après agitation.

-La conservation

Pour la conservation, certaines règles doivent être respectées:

. Conserver au réfrigérateur entre 0° et +8°c;

. Ne jamais congeler;

. Éviter l’exposition prolongée à la lumière;

. Respecter la date d'expiration.

-Les indications

Vacciner tout enfant âge de 2 mois à 6 ans qui ne peut recevoir Ie vaccin combiné

DTC à cause d'une contre-indication à la composante coqueluche ou qui aurait fait la coqueluche prouvée par culture. Les personnes qui ont fait la diphtérie ou Ie tétanos doivent recevoir la vaccination primaire complète, car ces maladies ne confèrent pas nécessairement l'immunité.

  6.2 LE V ACCIN CONTRE LA DIPHTERIE  ET LE TETANOS (dT)

- La composition

II s'agit d'un vaccin inactivé. Chaque dose de 0,5 ml de vaccin dT adsorbé contient:

. 2 unités Lf d'anatoxine diphtérique;

. 5 unités Lf d’anatoxine tétanique;

. Du phosphate d'aluminium;

. Du thiomersal comme agent de conservation.

- La présentation

Ce vaccin se présente sous deux formes:

. Ampoules de 0,5 ml;

. Fioles de 5 ml.

NOTE

Le phosphate d'aluminium tend à former un dépôt blanc au fond de la fiole; il faut donc bien agiter 1a fiole avant d'aspirer Ie liquide dans la seringue. Le liquide est blanchâtre et a un aspect trouble après agitation.

- La conservation

La conservation repose sur certaines règles:

. Conserver au réfrigérateur entre 2° et +8°c;

. Ne jamais congeler;

. Éviter l’exposition prolongée à la lumière;

. Respecter la date d'expiration.

 

Les indications

Vacciner tout enfant âgé de 2 mois à 6 ans qui ne peut recevoir 1e vaccin combiné, DTC à cause, d'une contre-indication à la composante coqueluche ou qui aurait fait la coqueluche prouvée par culture. Les personnes qui ont fait la diphtérie ou Ie tétanos doivent recevoir la vaccination primaire complète, car ces maladies ne confèrent pas nécessairement l'immunité.

La primo immunisation contre la diphtérie d'une personne déjà immunisée contre le tétanos se fera avec le dT. Toutefois, les personnes chez qui son administration entraîne des réactions défavorables graves ne doivent recevoir une autre dose avant au moins 10 ans et cette dose se donnera  sur ordonnance médicale

Individuelle.

7   VACCIN CONTRE L'HEPATITE B

- La composition

Il s'agit d'un vaccin recombinant constitué d'une suspension purifiée de I'antigène de surface du virus de l'hépatite B.

- La présentation

Il se présente sous forme liquide.

- La conservation

Il doit être conservé dans un réfrigérateur entre 0° et +8°c et ne doit jamais être congelé. En l'absence d'indicateur (freeze-watch), il n'est pas recommandé d'utiliser­ le test de floculation qui ne permet pas, dans ce cas, d'évaluer si le vaccin a été congelé ou non. En cas de doute, il vaut mieux ne pas utiliser Ie vaccin.

- L'administration

Elle s'effectue par injection intramusculaire dans la face antero-externe de la cuisse chez Ie nourrisson  et l'enfant, ou dans le deltoïde chez l'adolescent ou l'adulte. La dose à administrer est de 0,5 ml. Il faut agiter Ie flacon avant I'admi­nistration du vaccin. Ce vaccin nécessite trois doses successives, pour la primo­vaccination à un mois d'intervalle.

- Les effets secondaires

Dans la majorité des cas, Ie vaccin ne provoque aucune réaction. .

Les contre-indications

Aucune contre-indication spécifique à ce vaccin n'est signalée.

8 VACCIN CONTRE L’HǼMOPHILUS INFLUENZAE TYPE b

- La composition

II s'agit d'un vaccin polysaccharidique de la capsule de la bactérie Haemophilus Influenzæ; type b conjugué à l'anatoxine tétanique (Act-Hib)

-La présentation

II se présente sous forme lyophilisée, avec une ampoule de solvant pour sa recons­titution. Le TETRACOQ (DCTP) peut également servir de solvant.

- La conservation

II doit être conservé dans un réfrigérateur entre 0 et +8°et ne doit jamais être congelé. Une fois reconstitué, il doit être utilisé immédiatement.

- L'administration

Elle s'effectue par injection intramusculaire dans la face antero-externe de la cuisse chez Ie nourrisson. La dose à administrer est de 0,5 mI. II faut agiter Ie flacon avant l'administration du vaccin. Ce vaccin nécessite trois prises successives pour la primo-vaccination, à un mois d'intervalle.

- Les effets secondaires

Dans la majorité des cas, Ie vaccin ne provoque aucune réaction.

- Les contre-indications

Aucune contre-indication spécifique à ce vaccin n'est signalée.

SEANCE DE VACCINATION

L'objectif (nombre d'enfants et de femmes à vacciner) constitue le facteur  cons­tant qui doit servir de base pour l'établissement des prévisions pour la séance.

LA DETERMINATION  DES OBJECTIFS DE LA  SEANCE DE VACCINATION :

  Au niveau du mode fixe :

II est très difficile de déterminer avec exactitude le nombre d'enfants et de femmes à vacciner lors d'une séance. Néanmoins, la programmation pourrait se baser sur la fréquence moyenne des réalisations vaccinales effectuées lors des séances précédentes.

Au niveau de la stratégie mobile :

La détermination des objectifs s'effectue à partir des registres de vaccination, aussi bien pour l'itinérant que pour l'équipe mobile. Cependant, la programma­tion tiendra compte des nouveaux enfants non inscrits à prendre en charge par le BCG.

LA DETERMINATION DES RESSOURCES POUR UNE SEANCE DE VACCINATION

*Les ressources humaines

Le personnel chargé de la vaccination sera renforce autant que possible selon l'afflux des bénéficiaires.

*Les besoins en vaccins :

L'estimation des besoins en vaccins sera fonction des objectifs arrêtés en tenant compte des pertes, selon les formules citées précédemment. Toutefois, l'équipe mobile et l'itinérant doivent prévoir au moins un flacon de BCG par séance pour la prise en charge des nouveaux enfants.

*Besoins en matériels et système d’information : l’estimation des besoins en matériel et en système d’information est décrite ci –dessus.

LA FORMULE DE DETERMINATION DU NOMBRE DE SEANCESDE VACCINATION

     Pour déterminer le nombre de séances de vaccination, il y a lieu de calculer:

 . Le nombre de contacts par an:

Sachant qu'un enfant de moins d'un an doit bénéficier de cinq contacts (BCG/ Polio zéro/HB1, DTCP1 /HIB1/HB2, DTCP2/HIB2, DTCP3/HIB3 et V AR/HB3, DTCP rappel) le nombre total de ces contacts est le suivant:

Nombre d'enfants X 6 contacts

. Pour la vaccination antitétanique des femmes:

 

Le nombre de contacts est égal au nombre total de prises

. Le nombre total de contacts par an est donc:

Total annuel des contacts =

Contacts annuels des enfants + Contacts annuels des femmes

. Le nombre de contacts par mois:

 

Total annuel des contacts

                                                                          12

. Le nombre de contacts par stratégie et par mois:

Cette répartition se basera sur la distribution de la population selon les  stratégies suivantes:

- la stratégie fixe,

- la stratégie mobile: l'itinérance ou l'équipe mobile.

. Le nombre de séances par semaine:

Le nombre de contacts par mois et par stratégie est divisé par 4 (nombre de semaines), pour déterminer le nombre d'enfants et de femmes à prendre encharge par semaine.

En général, pour les fins de programmation, une séance de vaccination est prévue pour vacciner en moyenne 40 personnes.

Par conséquent, le nombre de séances à programmer par semaine est égal à ce nombre total d'enfants et de femmes à prendre en charge par semaine divisé par 40. En pratique, le nombre réel de personnes à prendre en charge par séance pourra varier en fonction du milieu.

EXEMPLE

Dans un centre de santé rural, le nombre d'enfants âgés de moins d'un an est de 640. Le total des contacts pour ces enfants sera de:

640 x 6 = 3 840 contacts

Le nombre de VAT prévu étant de 6 400 (les 6 400 VAT ont été obtenus à partir des registres, pour le VAT2, VAT3, VAT4 et VAT5 et de la moyenne des trois dernières années pour le VAT1).

Le total général des contacts par an sera donc de :

3 840 + 6 400 = 10240 contacts

Le nombre de contacts par mois est de:

10240 ÷ 12 = 854

En supposant que la population de ce centre de santé rural est couverte comme suit:

Par poste fixe : 50 %

Par itinérance : 20 %

Par équipe mobile: 30%

Le nombre de contacts mensuels par stratégie sera de:                                          

            Poste fixe:                            854 X 50             = 427

                                                                  100         

             

          

   Itinérance :                              854 x 20          = 170,8

                                                          100

 

         Équipe mobile:                                854 x 30    =2 56,2

                                                                      100     

Le nombre de contacts par semaine et par stratégie sera déterminé en divi­sant l'objectif mensuel  par 4:

            Poste fixe:            427 : 4 = 106,75

            Itinérance:            170,8 : 4 = 42,7

             Équipe mobile:      256,2 : 4 = 64,05

Le nombre de séances à programmer par semaine et par stratégie, d'après la norme proposée de 40 personnes par séance, sera de:

Pour le poste fixe = 2 à 3 séances pour 100 personnes (l06, 75 ÷ 40 = 2,6).

Pour l'itinérance   = 1 seule séance pour 40 personnes (42,7 ÷  40   = 1,06).

Pour l'équipe mobile = 1 à 2 séances pour 60 personnes (64,05 ÷ 40  =1,6).

En pratique réelle de programmation, le nombre de séances par semaine

Variera en fonction de l'objectif total, de l'accessibilité, des capacités du centre et des ressources disponibles..

 

 

CHAINE DU FROID ET CONSERVATION DES VACCINS :

 

   La chaîne du froid est le système permettant de conserver au vaccin toute son efficacité depuis sa sortie de laboratoire de fabrication jus qu’au lieu de vaccination.

Ce système est essentiel car les vaccins sont sensibles à la chaleur, s’ils y sont exposés leur durée de vie  se trouve réduite certains sont plus sensibles que d’autres.  

 

Le vaccin constitue l'élément clé de la logistique du programme. C'est un produit fragile, sensible à des variations de température et à la lumière. Aussi faudrait-il bien assurer sa conservation à une température adéquate tout le long de la chaîne du froid.

 

    LA CONSERVATION DES VACCINS

 

Tous les vaccins sont fragiles. Ils perdent leur efficacité une fois exposés, à des variations de température. Certains échecs de la vaccination sont dus à la mauvaise conservation des vaccins.

Pour garder aux vaccins leur efficacité à tous les niveaux, il est impératif de prendre certaines mesures.

           Au niveau central

. Le VPO est conserve dans des chambres froides à -20° C.

. Les autres vaccins (BCG, DTC, V AR, VAT) sont conservés dans des chambres froides entre 0° et +8°C.

. Pour le VAR, il est parfois conseillé de le conserver à -20° C, selon les recommandations du fabricant.

       Au niveau du SIAAP

. Le VPO est conservé à -20°C le plus longtemps possible.

. Les autres vaccins sont conserves entre 0° et +8°C dans l'armoire frigorifique ou le réfrigérateur.

    Au niveau des formations sanitaires

Tous les vaccins sont conservés dans le réfrigérateur entre 0° et +8°C.

  Au niveau des postes et points de vaccination

     

. Au niveau des postes fixes

Les vaccins sortis du réfrigérateur doivent être conservés pendant la séance

dans les thermos, cupules ou bols garnis de glaçons.

     . Au niveau des points de vaccination

 

Les vaccins sortis du réfrigérateur doivent être conserves pendant la séance de vaccination dans les porte-vaccin garnis d'accumulateurs de froid préalable­ment congelés et convenablement disposes.

Le porte-vaccin doit être gardé à l'abri du soleil Les vaccins sortis du porte­ vaccin doivent être conservés pendant la séance de vaccination dans le thermos garni de glaçons.

 

 LES INDICATEURS DE CONTROLE DE TEMPERATURE

A chaque manipulation, il faut vérifier les indicateurs de contrôle de température

de 1a conservation des vaccins :

. La carte de contrôle de température.

. La pastille de contrôle du vaccin.

. L’indicateur de congélation freeze-watch;

. L’indicateur LTM pour accumulateur de froid.

. Le thermomètre.

CHAINE DU FROID ET CONSERVATION DES VACCINS :

 

LA DESCRIPTION DES ELEMENTS DE LA CHAINE DU FROID

La chaîne du froid est constituée par des moyens de conservation et par des moyens de transport.

 

Les moyens de conservation

Ils sont de différentes formes:

  . Les chambres froides;

  . Les armoires frigorifiques;

  . Les congélateurs;

  . Les réfrigérateurs électriques ;

  . Les réfrigérateurs mixtes (électrique et/ou à gaz);

  . Les caisses isothermes et porte-vaccins.

 

Les moyens de transport

Ils sont de différents types:

. Les camions frigorifiques;

. 1es caisses isothermes;

. 1es porte-vaccins.

 

LA GESTION DE LA CHAINE DO FROID

     Les chambres froides :

 

Elles servent à conserver et à stocker de grandes quantités de vaccins à I'échelon

central ou régional. II en existe deux types:

. La chambre froide négative (-20° C) destinée à la conservation du VPO et a la congélation des accumulateurs de froid ainsi que le V AR selon les instructions de certains fabricants;

. La chambre froide positive (de 0° à +8° C) destinée à la conservation des vaccins BCG, DTC, VAT

   et éventuellement le VAR.

 L'armoire frigorifique

 

C'est un appareil de réfrigération d'un volume de stockage variant entre 800 et 1 000 litres et fonctionnant à l'électricité. Il est utilisé au niveau du SIAAP pour conserver les vaccins entre 0° et +8° C. Le contr6le de la température se fait par un thermomètre à cadran.

La température doit être relevée trios fois par jour et consignée sur le registre de relevé de température.

 Le congélateur :

 

C'est un appareil de congélation à ouverture frontale, de capacité variable entre 100 et 500 litres. II permet d'atteindre une température de -20° C. II est utilisé pour congeler les accumulateurs de froid et conserver le VPO.

            Cet appareil doit être posé à niveau dans un local aéré pouvant être fermé à clé, à l'abri du soleil, loin du mur et de toute source de chaleur la température doit être contrôlée quatre fois par jour à l'aide du thermomètre et consignée sur le registre réservé à cet effet.

 

Le réfrigérateur :

 

Le réfrigérateur est un appareil de volume variable, entre 40 et 200 litres, fonc­tionnant à l'électricité ou mixte (électrique et/ou à gaz). Sa température doit être maintenue entre 0° et +8°C. II est utilisé pour la conservation des vaccins au niveau du centre de santé et du dispensaire.

L'appareil doit être posé à niveau, dans un local aéré loin des passages fréquentés, à l'abri du soleil, loin du mur et de toute source de chaleur.

La température doit être relevée trios fois par jour à l"aide d'un thermomètre et notée sur le registre de relevé de température.

L’entretien consiste à :

. Dégivrer l'appareil chaque fois que le givre atteint 5 mm  tout en évitant les objets tranchants et pointus; ceci est valable pour les autres appareils similaires.

. Nettoyer l'appareil après chaque dégivrage tout en évitant les produits corrosifs.

Le fonctionnement et la surveillance des réfrigérateurs doivent être faits selon les recommandations exigées.

NOTE

A chaque manipulation des vaccins, il faut toujours vérifier:

. La carte de contrôle de température;

. La pastille de contrôle du vaccin;

. L’indicateur de congélation freeze-watch (Info-chem) ;

. L’indicateur LTM pour l'accumulateur de froid.

La caisse isotherme

. Utilisation

On utilise des caisses isothermes pour:

- livrer les vaccins du dépôt central aux provinces;

- livrer les vaccins du SIAAP aux formations sanitaires;

- transporter de grandes quantités de vaccins destinées aux équipes mobiles de vaccination;

- conserver les vaccins lorsque les réfrigérateurs sont en cours de dégivrage ou en cas de panne

de courant électrique ou de rupture de gaz;

- conserver l'air froid et empêcher l'air chaud de rentrer, en utilisant des accumulateurs de froid congelés pour garder les vaccins au froid,  à l'inté­rieur de la caisse.

. Préparation :

L'étape de préparation de la caisse isotherme consiste à :

- tapisser le fond et tous les cotés des accumulateurs de froid congelés de façon à ce qu'ils se touchent;

- envelopper le vaccin DTC et le VAT dans un papier journal afin qu'il ne gèle pas au contact des

 accumulateurs;

- ranger les vaccins et les solvants dans la caisse;

- placer un thermomètre;

- recouvrir les vaccins d'autres accumulateurs de froid;

- remplir un sachet en plastique de glaçons et le mettre dans la caisse; ces glaçons serviront lors 

   des séances de vaccination;

- fermer hermétiquement la caisse.

. Entretien :

 

Pour conserver la caisse isotherme en bon état, lorsqu'elle n'est pas utilisée, il faut:

- la nettoyer et l'essuyer;

- garder le couvercle ouvert;

- examiner les surfaces pour rechercher les fissures ou les détériorations;

- vérifier que le joint d'étanchéité n'est pas abîmé. S'il l'est, le remplacer par un autre;

- régler la tension des loquets pour que le couvercle ferme hermétiquement;

- huiler régulièrement les charnières et verrous;

- ne pas l'exposer au soleil;

- ne pas l'utiliser comme siège pour s'asseoir;

- ne pas la laisser tomber.

Le porte-vaccin :

 

. Utilisation

Les porte-vaccins sont utilisés pour:

- prendre une livraison de petites quantités de vaccins;

- transporter des petites quantités de vaccins en voiture, à vélomoteur ou à pied jusqu' aux lieux de  

    vaccination;

- transporter les vaccins nécessaires pour une seule journée de travail;

- conserver le vaccin lors du dégivrage quand il n'y a pas de caisse isotherme.

- La durée moyenne de conservation des vaccins est de 24 heures s'il n'est pas ouvert.

 

. Préparation

 

La marche à suivre pour préparer le porte-vaccin:

- placer les accumulateurs complètement gelés à l'intérieur du porte-vaccin;

- placer les vaccins et les solvants;

- couvrir le DTC et le VAT de papier journal, pour qu'ils ne gèlent pas au contact des accumulateurs de froid;

- fermer hermétiquement le couvercle.

. Entretien du porte-vaccin

Pour garder le porte-vaccin en bon état, quand il n'est pas utilisé, il faut:

- enlever le couvercle;

- nettoyer l'intérieur après usage;

- rechercher les fissures ou les détériorations;

- ne pas l'exposer au soleil;

- ne pas l'utiliser comme siège pour s'asseoir;

- ne pas le laisser tomber.

 

L'accumulateur de froid :

. Les accumulateurs de froid sont utilisés:

- pour garder les vaccins au froid dans les caisses isothermes et dans les porte-vaccins;

- comme réserve de froid dans un appareil de réfrigération.

. Pour congeler les accumulateurs dans les différents types d'appareils de réfrigération, il faut les

  garder en moyenne:

- 2 jours au freezer d'un réfrigérateur à gaz;

- 1 jour au freezer d'un réfrigérateur électrique;

- 1à 2 heures au conge1ateur.

. Avant de congeler les accumulateurs:

- vérifier s'il n'y a pas de fuites;

- jeter les accumulateurs perforés ou vides;

- ne pas mettre plus de 6 accumulateurs en même temps dans le freezer. . Attendre qu'ils soient congelés avant d'en ajouter d'autres.

Une pastille de contrôle du vaccin (PCV) est une étiquette contenant un matériel thermosensible, apposée sur un flacon de vaccin, qui enregistre les expositions thermiques cumulées dans le temps en changeant progressivement de couleur et de façon irréversible; plus la température est élevée, plus le changement de couleur est important et rapide. En vérifiant  le changement de couleur, les agents de santé peuvent savoir si un flacon a été exposé à des températures excessives et il doit être jeté. (Voir ces éléments en annexes).

 

ORGANISATION D'UNE SEANCE DE VACCINATION

     . PREPARATION D’UNE SEANCE DE VACCINATION

La séance de vaccination peut se dérouler dans une formation sanitaire (poste fixe) ou dans un point de vaccination par itinérance ou équipe mobile. Le succès de la séance dépend de sa bonne préparation, à savoir:

. La préparation des lieux de vaccination.

. La préparation du matériel d'injection et de stérilisation.

. La préparation des vaccins et du matériel de chaîne du froid.

. La préparation des documents de travail.

. La préparation des supports éducatifs.

. L’information de la population de la date et du lieu de la séance de vaccination.

LE LIEU DE LA SEANCE DE VACCINATION

Au niveau du poste fixe

Pour organiser une séance de vaccination au niveau d'une formation sanitaire, il faut prévoir :

. Un local spacieux et, si possible, disposant d'une porte d'entrée et d'une porte de sortie.

. Un lieu d'attente à l'abri des intempéries.

. Un poste d'enregistrement.

. Un poste d'administration des vaccins.

Au niveau de la stratégie mobile

Dans le cadre de l'activité de l'équipe mobile ou de l'itinérance, l'idéal serait de disposer d'un local (école, maison communale, Croissant Rouge Marocain, etc.). A défaut, il faut chercher un endroit adéquat, de préférence à l'ombre d'un arbre, ou sous une tente, et prévoir des tables et des chaises.

LA PREPARATION  DU MATERIEL D'INJECTION ET DE STERILISATION

La quantité de matériel d'injection (seringues et aiguilles) à préparer tiendra compte du nombre d'enfants et de femmes à vacciner lors de la séance.

 

Une seringue stérile et une aiguille stérile pour chaque injection.

 

Présentation du matériel de stérilisation et d'injection

Le matériel de stérilisation :

   Le matériel de stérilisation comprend :

. Un stérilisateur avec portoirs, couvercles et pinces;

. Une sacoche pour le transport du stérilisateur;

. Un minuteur;

. Une brosse;

. Une cuvette en plastique pour recevoir les seringues et les aiguilles utilisées;

. Un récipient en aluminium pour recevoir les portoirs stériles;

. Une source de chaleur.

 

Le matériel d'injection :

Le matériel d'injection comprend:

  •  Des seringues de 5 ml (pour la dilution des vaccins);
  •  Des seringues de 0,05 ml (pour le BCG);
  •  Des seringues de 1 ml (pour le DTC, le VAR, le VAT) ;
  •  Des aiguilles pour mélanger (trocarts);
  •  Des aiguilles sous-cutanées (pour le  VAR) ;
  •  Des aiguilles intradermiques (pour le BCG).
  • Des  aiguilles intramusculaires (pour le DTC, VAT et HB)

 

-Technique de stérilisation

      La préparation du matériel

Avant de stériliser le matériel, il faut:

. Démonter l'aiguille et le piston du corps de la seringue;

. Les tremper dans l’eau javellisée.

. Les nettoyer et les rincer;

. Les laisser égoutter et sécher;

. Les placer dans le portoir.

     La stérilisation proprement dite :

 

Pour effectuer la stérilisation, il faut:

. Remplir le stérilisateur d'eau jusqu'au repère se trouvant dans la paroi inté­rieure du stérilisateur;

. Insérer le portoir dans le stérilisateur;

. Mettre le couvercle du portoir;

. Placer la pince sur le couvercle du portoir;

. Fermer le stérilisateur de façon hermétique;

. Baisser la soupape si elle est dressée ;

. Poser le stérilisateur sur la source de chaleur ;

. Après quelques instants, il y a sifflement. C'est le début de l'ébullition. A ce moment, régler le minuteur sur 5 minutes;

. Quand le minuteur retentit (sonne les 5 mn) réduire l'intensité du feu et régler de nouveau le minuteur sur 15 minutes:

. Quand le minuteur sonne les 15 minutes:

        - éteindre la source de chaleur;

        - soulever la soupape pour dégager la vapeur;

. N’ouvrir le stérilisateur qu'une fois refroidi et les enfants et les femmes rassemblés.

 

LA PREPARATION  DES VACCINS ET DU MATERIEL DE CHAINE DU FROID :

Prévoir les différents types de vaccin en fonction des objectifs de la séance

                               (Nombre d'enfants et de femmes à vacciner).

 

Dans le cadre de la stratégie mobile, le porte vaccin ou la caisse isotherme doivent être prépares de la façon suivante:

. Tapisser le fond et tous les cotés de la caisse isotherme ou du porte vaccin d’accumulateurs de froid congelés;

. Vérifier la date de péremption des différents vaccins avant de les placer dans le porte vaccin ou la caisse isotherme;

. Envelopper le vaccin DTC, VAT et HB dans du papier journal pour qu'ils ne gèlent pas au contact des accumulateurs;

. Recouvrir les vaccins par d'autres accumulateurs de froid;

. Placer un thermomètre à l'intérieur du porte vaccin ou de la caisse isotherme aux cotés des vaccins;

. Fermer hermétiquement la caisse ou le porte-vaccin.

Laisser les vaccins dans le porte-vaccin ou la caisse isotherme jusqu'au rassemblement et inscription des femmes et des enfants.

 

Autres matériels et produits

 

D'autres matériels et produits s'ajoutent:

. Matériel mobilier (chaises - tables) ;

. Lecteur de cassettes, mégaphone, etc;

. Désinfectant;

. Coton et gaze;

. Savon, serviette.

LA PREPARATION DES DOCUMENTS DE TRAVAIL

 

Divers documents de travail sont indispensables:

. Registre de vaccination des enfants;

. Registre de vaccination des femmes;

. Cartes individuelles de vaccination pour enfants;

. Cartes individuelles de vaccination pour femmes;

. Feuille journalière des activités;

. Fiches de croissance;

. Supports éducatifs.

 

DEROULEMENT DE LA SEANCE DE VACCINATION

      L'ENREGISTREMENT DES ENFANTS ET DES FEMMES

Marche à suivre et consignes à respecter :

. Réserver un bon accueil aux bénéficiaires;

. Trier les enfants pour déterminer leur état de santé, non seulement à l'égard de la vaccination,  

  mais aussi du point de vue de leur santé en général;

. Tenir compte des éventuelles contre-indications temporaires;

. Relever l'age et le poids de l'enfant (la pesée) et établir quelles vaccinations il a éventuellement

  reçues et lesquelles i1 doit recevoir au cours de cette séance;

. Inscrire la date de la vaccination et le numéro du lot du vaccin sur la carte de vaccination;

. Inscrire la date de vaccination sur le registre et sur la fiche de croissance;

. Pointer l'acte vaccinal sur la fiche journalière;

. Remettre à la mère ou à la femme, la carte de vaccination en insistant sur le fait qu'elle doit la

  Conserver et la rapporter lors de chaque contact avec les services de santé;

. Rappeler aux mères le prochain rendez-vous.

 

LA SEANCE EDUCATIVE

Cette séance:

. Doit informer, sensibiliser et éduquer les mères sur:

- les maladies cibles et leurs dangers;

- la vaccination et ses avantages;

- les calendriers de vaccination;

- l'intérêt de la conservation de la carte de vaccination;

      - les effets secondaires et les réactions post-vaccinales :

. Doit être planifiée et programmée d'avance;

. Ne doit porter que sur un seul thème (un seul message);

. Peut se dérouler en trois temps:

- avant la vaccination, sous forme de discussion de groupe;

- au moment de la vaccination, sous forme d’entretien individuel;

- à la sortie, sous forme de conseils.

 

L'ELIMINATION DES CONTRE-INDICATIONS :

 

Parmi les informations à vérifier avant la vaccination :

. L’infection importante en cours;

. La prise de médicaments diminuant la réponse immunitaire;

. La notion de réaction antérieure sévère à une dose de vaccin;

. Le problème neurologique évolutif.

 

L'ADMINISTRATION DES VACCINS :

 Marche à suivre lors de l'administration des vaccins:

. Laisser les vaccins dans le réfrigérateur ou le porte vaccin jusqu'a ce qu’on soit prêt à commencer à vacciner;

. Vérifier la date de péremption du vaccin;

. Reconstituer les vaccins lyophilisés;

. Placer le ou les flacons de vaccin dans une cupule (thermos) contenant des glaçons, en prenant garde de ne

   pas les renverser ni les laisser submerger par l'eau;

. Remplacer les glaçons une fois fondus ;

. Ne pas laisser de trocart ou d'aiguille dans le flacon;

. Utiliser la même aiguille pour aspirer et pour injecter le vaccin ;

. Écarter tout flacon ne portant pas d'étiquette ou dépassant la date limite d'utilisation pour le  détruire plus

    tard.

 

 

LES TECHNIQUES D'ADMINISTRATION DES VACCINS

     LE VACCIN ANTIPOLIOMYELITIQUE ORAL (VPO)

 Ce vaccin s'administre de la façon suivante :

. Ouvrir la bouche de l'enfant en pinçant ses joues ou en lui pinçant le nez;

. Déposer deux gouttes du VPO sur la langue de l'enfant à l'aide du compte­ gouttes incorporé au

  flacon ou à l'aide du flacon doseur (sans contact avec la langue) ;

. S’assurer que l'enfant a bien avalé le vaccin. S'il le crache, administrer une nouvelle dose (2 gouttes).

Lorsque l'enfant doit recevoir plusieurs vaccins à la fois, il est conseillé d'administrer le VPO en premier afin d'éviter le rejet de celui-ci, suite à  l'agita­tion et aux pleurs de l'enfant.

Ne jamais utiliser un flacon de vaccin de polio dont la pastille a viré (le carré est de la même couleur ou plus foncé que le cercle,).

 

LES VACCINS INJECTABLES

Les vaccins injectables s'administrent comme suit :

. Utiliser une seringue stérile et une aiguille stérile

. Nettoyer la peau avec un désinfectant avant chaque injection, pour le BCG utiliser un tampon de coton imbibé d'eau;

. Respecter la  dose et la voie d'administration pour chaque vaccin. L'injection dans le muscle fessier est à proscrire formellement;

. Les injections intramusculaires s'effectuent en introduisant l'aiguille à angle droit avec la surface  

  de la peau;

. Les injections sous-cutanées s'effectuent en pinçant et tirant légèrement la peau et introduisant l'aiguille

  dans le creux forme à un angle de 45° avec la surface de la peau ;

. Bien s'assurer que l'aiguille n'a pas pénétré dans une veine en tirant sur le piston de la seringue;

. Pour le BCG, introduire l'aiguille à un angle de 15° avec la surface de la peau et s'assurer de l'apparition de

    La pulpe en peau d’orange de 6 à 8 ml.

. Ne jamais utiliser un flacon de DTC ou de VAT qui aurait gelé.

LE LIEU D'INJECTION ET LES DOSES A ADMINISTRER

 

Type de vaccin

Dose à administrer

Lieu d'injection

Voie d'administration

Angle d'insertion*

 

BCG

-1 an: 0,05 ml

+ 1 an: 0,1 ml

1/3 supérieur de la partie externe du bras gauche.

 

Intradermique

 

15°

 

DTC

 

0,5 ml

Partie antéro-externe de la cuisse.

 

Intramusculaire

 

90°

 

VAR

 

0,5 ml

Région deltoïde Partie

Antéro-externe de la cuisse

 

Sous-cutanée

 

45°

VAT

 

0,5 ml

partie externe du bras.

 

Intramusculaire

 

90°

 

 

Hépatite B

 

 

0,5 ml

Partie antéro-externe de la Cuisse pour l’enfant

Deltoïde pour l’adolescent et l’adulte

 

 

Intramusculaire

 

 

90°

. L'angle proposé tient compte de la longueur d'aiguille utilisée dans le PNI.

 

LES RISQUES ET LES COMPLICATIONS LIES AUX VACCINS INJECTABLES

 

Certains risques et complications peuvent être liés aux vaccins injectables:

. Les risques et complications lies à la manipulation du matériel piquant, tran­chant ou cassable et aux techniques d'injection mal maîtrisées sont non  négli­geables. Donc, il faut être très prudent lors de cette étape;

 

Les complications pouvant être liées à l'administration des vaccins sont:

 

 

             Infections

 

        Autres complications

                                                      

 

Transmission d'agents pathogènes dans le sang.

Infections iatrogènes dues à du matériel non stérile.

 

Traumatismes dus à l'utilisation de techniques inadéquates.

Injection de produits inadéquats.

 

 

Hépatite B, VIH,

paludisme.

Abcès, septicémie,

Paralysie trauma- tique, adénite liée au BCG.

Intoxication, choc

anaphylactique.

 

 

LA REUTILISATION DES FLACONS DE VACCINS ENTAMES

 

Jusqu'ici, le PNI recommandait de jeter tous les flacons entamés de vaccin à la fin des séances de vaccination, quel que soit le type de vaccin ou le nombre de doses restant dans le flacon.

Par flacons entamés, on entend ici les flacons multi doses dont une ou plu­sieurs doses de vaccin ont été retirées conformément aux procédures courantes d'asepsie.

. Les flacons entamés de VPO, de DTC, de VAT, de DT et de vaccin anti­ hépatite B peuvent être

  réutilisés lors de nouvelles séances de vaccination et ce, jusqu'à épuisement, à condition:

      - que leur date de péremption ne soit pas dépassée;

      - qu'ils soient conservés dans la chaîne du froid à une température comprise entre 0° et +8°.

      - que les flacons de vaccins entamés, qui ont été utilisés en dehors de la for­mation sanitaire (équipe mobile, itinérance, Journées Nationales de vacci­nation) soient détruits à la fin de la journée.

. Les flacons entamés de VAR, BCG et antiamaril (vaccin contre la fièvre jaune) doivent être détruits à la fin

  de chaque séance de vaccination.

. Tout flacon entamé doit être immédiatement détruit si:

     - les conditions d'asepsie n'ont pas été rigoureusement respectées; ou

     - si on suspecte que le flacon a été contamine; ou

     - s'il apparaît clairement que le vaccin a été contamine (modification de l'aspect, particules en suspension.)

       

A LA FIN  DE LA  SEANCE :

 

A la fin de la séance de vaccination, il faut;

. S’assurer que les bénéficiaires ont effectivement reçu leur vaccination;

. Marquer d'une croix les flacons de vaccin non entamés et les rendre à la formation sanitaire pour  

  être utilisés le plus tôt possible;

. Ne remettre au réfrigérateur que les flacons entamés selon la politique du flacon entamé

   expliquée plus haut;

. Vider aux lavabos ou toilettes les flacons entamés qui doivent être jetés. Lors  des séances à

   l'extérieur de la formation sanitaire, tous les flacons vides seront rapportés à la formation pour

   les détruire.

. Bien laver, nettoyer et ranger le matériel;

. Mettre à jour les registres de gestion des vaccins et les documents statistiques.

 

 

 

 

 

 

 

MOYENS LOGISTIQUES DU PNI :

 

 

 

 

GESTION DES VACCINS :

 

  

    LES SUPPORTS DE GESTION DES STOCKS :

 

Ces supports se présentent sous forme:

. De registre de gestion des vaccins et de relevé de température;

. De registre de gestion des stocks de vaccins au niveau du SIAAP.

 

     LA GESTION PROPREMENT DITE DU VACCIN :

 

. La réception des vaccins :

- vérifier les quantités reçues en les comparant au bordereau d'envoi;

- vérifier l'état de conservation durant le transport:

 

      . Présence ou non d'accumulateurs de froid, leur nombre, leur état;

      . Vérifier la carte de contrôle de température et la PCV pour le VPO;

- vérifier les dates de péremption des vaccins;

- Noter les numéros de lots et les dates de péremption sur le registre de gestion des stocks des vaccins;

- ranger les flacons immédiatement dans les appareils de réfrigération:

 

     . Le VPO, le V AR et le BCG sur l'étagère supérieure près du freezer.

     . Le VPO reçu au niveau du SIAAP congelé, doit être conservé dans le congélateur.

     . Le DTC, le VAT et HB sur l'étagère du milieu;

     . Les solvants sur l'étagère inférieure.

- laisser un espace libre entre les piles des boites pour assurer une libre circulation de l'air.

- appliquer le principe FIFO, (First In First Out = premier entré, premier sorti). Pour cela, il faut placer les vaccins les plus récents à droite. Lorsqu'on a besoin de vaccins, on les prend de la pile de gauche. Ainsi, les vaccins les plus anciens sont toujours utilisés en premier.

- s'assurer de l'existence d'accumulateurs de froid dans l'appareil de réfrigération

- mettre à jour les registres de gestion des stocks des vaccins.

 

 La sortie des vaccins :

 

- vérifier l'authenticité du bon de commande et s'assurer que les quantités demandées sont justifiées.

- établir le bon de livraison en fonction de la disponibilité du stock des vaccins;

- préparer la caisse isotherme ou le porte vaccin selon la quantité à livrer et selon les normes recommandées.

- disposer les vaccins et solvants conformément aux règles d'usage:

 

    . S’il s'agit d'une caisse isotherme, disposer les boites de vaccins dans l'espace réservé.

    . S’il s'agit d'un porte vaccin, emballer ampoules et flacons dans un papier journal pour éviter la

    congélation des vaccins (DTC, VAT et HB);

 

- mettre un thermomètre ou une carte de contrôle de température avec les vaccins.

- s'assurer de l'étanchéité et de 1a fermeture de la caisse et du porte-vaccin.

- mettre à jour les registres de gestion des stocks.

 

LA PRESENTATION ET LE CONDITIONNEMENT DES VACCINS

     

 Il existe plusieurs formes et types de présentations des vaccins.

           

       LES VACCINS UTILIES DANS LE CADRE DU PNI

 

 

Type de vaccin

     Présentation

     Conditionnement

BCG

Lyophilise

Ampoule de 10 doses

 

 

Ampoule de 20 doses

DTC

Liquide

Flacon de 10 doses

 

 

Flacon de 20 doses

VAR

Lyophilise

Flacon de 10 doses

VPO

Liquide

Flacon de 10 ou 20 doses

 

 

avec ou sans compte-gouttes

VAT

Liquide

Flacon de 10 doses

 

 

Flacon de 20 doses

 

LES AUTRES VACCINS

 

Type de vaccin

Présentation

Conditionnement

Vaccin anti-hépatite B

Liquide

Flacon multi ou uni dose

ROR

Lyophilisé

Flacon uni dose

 

Il existe dans le commerce d'autres types et présentations de vaccin: TETRACOQ,

PENTACOQ, BCG, VAR., ROR, VAT, etc.

 

MATERIEL DE STERILISATION ET D'INJECTION

 

Le Programme National d'immunisation a opté pour un matériel d'injection réutilisable et stérilisable à la vapeur. Ce mode de stérilisation, recommandé par l'OMS, permet l'élimination des bactéries, des spores du tétanos et des virus de l'hépatite et du SIDA. Il garantit la sécurité et l'innocuité du matériel d'injection utilisé pour la vaccination.

 

   

 LA PRESENTATION DU MATERIEL DE STERILISATION

 

Le stérilisateur à vapeur

Le stérilisateur à vapeur se compose de quatre éléments:

. Une marmite ou cuve;

. Un couvercle muni d'une soupape de sécurité et d'une soupape de surpression; un portoir servant de support aux seringues et aiguilles;

. Un couvercle pour le portoir.

Il existe trois modèles de stérilisateurs: à un, à deux ou à trois portoirs.

   

 Les accessoires de stérilisation

 

Ils comprennent:

. Le réchaud à gaz;

. La pince;

. Le minuteur;

. Le récipient pour portoir.

    Le matériel d'hygiène et de propreté

 

Ce matériel comprend :

. Les brosses à ongles;

. Le porte-savon;

. La serviette;

. Le savon ;

. La cuvette.

 

LA PRESENTATION DU MATERIEL D’INJECTION :

        Les seringues :

Les seringues utilisées dans le cadre du Programme National d'immunisation sont en plastique et restérilisables. Trois sortes de seringues sont utilisées:

. Les seringues de 5 ml pour la reconstitution des vaccins lyophilises (BCG, VAR);

. Les seringues de 0,5 ml au 1 ml pour l'injection des vaccins (DTC, VAR, VAT, HB, et autres);

. Les seringues de 0,05 ml au 0,1 ml pour l'injection du BCG.

       Les aiguilles :

Trois types d'aiguilles sont nécessaires:

. Le trocart réservé exclusivement pour la reconstitution des vaccins;

. L’aiguille utilisée pour l'injection du VAT, V AR, DTC... ;

. L’aiguille intradermique utilisée pour l'injection du BCG.

 

SUIVI DES ACTIVITES DE VACCINATION

 

La supervision et l'évaluation permettent de juger de la qualité des services de vaccination et d'améliorer les performances du personnel. La qualité des outils de supervision (protocole et grille) est essentielle à son efficacité.

 

SUIVI ET EVALUATION DE LA COUVERTURE VACCINALE

 

L'atteinte d'une couverture vaccinale aussi haute que possible est impérative. Le suivi régulier de la couverture vaccinale doit s'effectuer à tous les niveaux en regard des objectifs fixes pour chacun des niveaux. Le suivi de la couverture doit se faire chaque année aux niveaux national, provincial et local. Il permet de vérifier le niveau d'atteinte des objectifs et de renforcer si nécessaire les stratégies selon les situations. Dans certains cas, il est nécessaire de recourir à des techniques spécifiques telle que l'enquête de couverture. L'absence de suivi et d'utilisation de ces résultats conduit en général à un laisser-aller et à une diminution de la couverture vaccinale.

Au Maroc, le suivi de la couverture vaccinale s'effectue à partir des formulaires mensuels indiquant à nombre de doses administrées par catégories de vaccin. La couverture vaccinale est calculée à l'age d'un an. Pour avoir la connaissance la plus exacte de la couverture vaccinale, tout vaccinateur (des secteurs privé ou public) doit fournir l'information nécessaire sur le nombre de doses adminis­trées dans le cadre du calendrier national.

 

SUPERVISION :

 

Il est capital de surveiller la qualité des activités vaccinales à tous les niveaux. Il faut étudier les rapports émanant de la supervision régulière et ponctuelle effectués par le personnel aux niveaux central, provincial et local.

La Retro-information immédiate est une composante essentielle de la supervision.

La supervision des activités du PNI doit être conçue et perçue comme un moyen pour:

. Encourager le personnel à persévérer dans ses efforts;

. S’assurer de la capacité du personnel à exécuter les activités vaccinales selon les normes retenues;

. Évaluer les performances réalisées en les comparant avec les objectifs fixes à

tous les niveaux: localité, secteur, circonscription sanitaire, province et pays; . . . . Détecter à temps les raisons des défaillances afin d'y remédier immédiatement; S’assurer de l'application des nouvelles instructions.

 

 

LES PRINCIPES D’UNE SUPERVISION EFFICACE :

Pour qu'une supervision soit efficace, certains principes sont à la base:

. La supervision suppose l'analyse des problèmes identifiés et la recherche des solutions adéquates

  en concertation avec le personnel supervise;

. La supervision doit être planifiée, annoncée et continue;

. La supervision doit tire perçue comme un moyen de soutien et de formation continue;

. La supervision doit privilégier les rapports humains et les habiletés fondamentales de la communication

     interpersonnelle;(CPI)

. La retro-information donnée au cours et à la fin de la supervision doit privilégier les aspects positifs, encourager d'abord, puis faire les remarques nécessaires avec tact.

 

CE QU’IL FAUT SUPERVISER DANS LE CADRE DU PNI :

 

Dans le cadre du PNI, il faut superviser le personnel quant à son aptitude à:

 . L'élaboration et à la mise à jour du plan d'action et des tableaux de bord;

. La gestion du matériel d'injection et de stérilisation;

. La gestion de la chaîne du froid;

. La gestion des vaccins ;

. I'organisation et au déroulement de la séance de vaccination;

. L’offre des prestations vaccinales ;

. L’offre des prestations IEC accompagnant l'acte vaccinal;

. L’utilisation et a la tenue des documents et supports d'information:

- registres de vaccination (femmes et enfants);

- fiches journalières d’activités;

- cartes de vaccination (enfants et femmes);

- registre de relevé de température et de gestion des vaccins ;

- registre de gestion du matériel;

- rapport mensuel d’activités;

- rapports de supervision des échelons inférieurs;

. L’autoévaluation continue.

 

NOTE :

 

Le superviseur doit s'intéresser également aux connaissances du supervisé relatives au programme.

LES TECHNIQUES DE SUPERVISION :

 

La conduite de la supervision fait appel à une méthodologie utilisant un certain nombre de techniques:

. L’observation passive: le superviseur observe sans intervenir et donne un feed­back à la fin;

. L’observation/participation: le superviseur observe l'activité et intervient à chaque fois qu'il est nécessaire en démontrant l'attitude correcte;

. L’entretien: le superviseur échange des informations avec les supervisés sur les problèmes rencontrés et sur leurs préoccupations. Il peut être utilisé comme complément de l'observation ou comme une technique à part;

. La discussion du groupe: séance pendant laquelle le superviseur pose toutes les questions utiles concernant le programme et qui subsistent après l'observation et I'entretien;

. L’exploitation des documents: le superviseur et le supervise analysent les registres et documents du système d'information du programme.

Toutes les remarques doivent êtres enregistrées sur un cahier de supervision

 

LES QUALITES DU SUPERVISEUR :

Les qualités requises d'un superviseur sont:

. La maîtrise des connaissances techniques;

. Le respect des principes d'une supervision efficace;

. la maîtrise des techniques de supervision;

. I'utilisation des outils pertinents de supervision;

. L’honnêteté intellectuelle.

 

 

 

 

EVALUATION

    LES INSTRUMENTS D'EVALUATION :

 

Les instruments de mesure utilisés pour recueillir les données nécessaires à l'éva­luation sont disponibles sur des imprimés spéciaux Ils permettent de standardiser la collecte des données et d'assurer la qualité des indicateurs mesures.

Les indicateurs d'évaluation de performance des activités du Programme National d'immunisation sont la couverture vaccinale et la surveillance épidémiologique.

 

LA COUVERTURE VACCINALE.

           Taux de recrutement

 

Nombre d'enfants ayant reçu le BCG

                                                                                                X 100­ =

Objectif (enfants de moins d'un an)

 

Ce taux représente le pourcentage d'enfants à prendre en charge par le BCG, donc ceux qui intègrent le système de santé.

       Taux de continuité :

Nombre d’enfants ayant reçu le VAR

                                                                                  X 100 =

Nombre d'enfants ayant reçu le BCG

 

Ce taux renseigne sur la continuité des prestations vaccinales.

 

       Taux de couverture :

 

Nombre d’enfants ayant reçu le VAR

                                                                                     X 100 =

Objectif (enfants de moins d'un an)

 

Ce pourcentage renseigne sur le nombre d'enfants qui ont reçu les six antigènes.

 

LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE

 

La surveillance épidémiologique constitue un élément fondamental dans les stratégies d'élimination ou d'éradication de certaines maladies cibles du Programme National d'Immunisation.

 

La déclaration, l'enquête épidémiologique et la riposte vaccinale doivent être de règle devant tout cas de PFA, de tétanos néonatal et de rougeole. Certains formu­laires sont à remplir soit journellement, soit mensuellement en fonction du type de maladie déclarée. (voir annexes)

 

 

CE QU'IL FAUT EVALUER DANS LE CADRE DU PNI :

 

L'évaluation permet de suivre exactement le déroulement du programme. II ne s'agit pas d'un simple contrôle des activités mais de l'appréciation périodique de l'avancement du programme vers ses objectifs spécifiques et généraux. C’est ainsi que le programme relit être revu et améliore de manière à atteindre les objectifs.

Dans le cadre du Programme National d'Immunisation, l'évaluation doit:

. S’effectuer à différents niveaux;

. Intéresser les différents aspects du programme;

. Mesurer certains indicateurs et utiliser certaines techniques.

 

Le fait de commenter les résultats de l'évaluation et de donner de la rétro- ­information permet au personnel du programme de mieux comprendre l'importance des activités qu'il met en oeuvre. Les progrès auxquels il aura contribué l'encourageront. Si le personnel est informé  de certains problèmes, il pourra éventuellement proposer des solutions.

                                             

 

 

 

 

 

ANNEXES

Matériel de la chaîne du froid                                                                                                                                                                                                                                                                                         

       Cocotte                                           Accumulateur de froid                

                             

                                   Porte vaccin                 

 

                                   

Caisse isotherme                                                                     

 

 

 

 

 

TECHNIQUE DE DEGIVRAGE

 

A faire

A ne pas faire

1. Débrancher I'appareil.

 

  Ne pas toucher au thermostat.

 

2. Transférer les vaccins dans un autre réfrigérateur

 

 

      ou les placer dans une caisse isotherme garnie

 

 

     d'accumulateurs de froid congelés.

 

 

 3. Retirer les accumulateurs de froid, les bouteilles

 

 

   d'eau et bacs à glaçons.

 

 

 

 4. Placer un bel d'eau chaude a I'intérieur du

 

  Ne jamais utiliser de couteau

     Freezer pour accélérer la fonte de fa glace.

 

  ou d'objets pointus pour racler

 

 5. Essuyer avec un chiffon, une fois que la fonte

      la glace.

      

      de la glace est totale.

 

    si la paroi du freezer est

 6. Assécher l'appareil.

 

      endommagée, le réfrigérateur

   

       est définitivement hors

 

 7. Remettre les bacs à glaçons et les bouteilles

          d'usage.

      d'eau.

 

 8. Fermer la porte et rebrancher I'appareil

 

 

 

 9. Attendre que la température interne atteigne

 

   

    +40 C pour Y remettre les vaccins.

 

 

 10. Remettre les accumulateurs de froid.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CALENDRIER NATIONAL DE VACCINATION

 

 

Ce calendrier peut être utilisé par les médecins des secteurs publics et prives devant une situation épidémiologique donnée ou sur demande des parents.

 

 

Age de I'enfant

Vaccins

    A la naissance

  BCG + P (zéro) + HB1

   2 mois

  DTCP1 + HB2 + Hib1

   3 mois

  DTCP2 + Hib2

   4 mois

  DTCP3 + Hib3

   12 mois

  VAR + HB3

   18 mois

   DTCP4

 

   5 ans

  ROR + DTP5

   Tous les 10 ans

  dTP

 

 

 

Le BCG, le VPO (zéro) et Ie HB 1 sont administrés le plus tôt possible après la naissance.

 

Le DTCP1, Ie HB2 et Ie Hib1 seront administrés à l'age de 2 mois révolus. Le HB3 doit être administré avec le VAR. Les doses suivantes de DTCP, de HB et Hib doivent être administrées à au mains quatre semaines d'intervalle. Si elles sont données à un intervalle inférieur à quatre semaines, l'immunité conférée à l'enfant ne sera pas suffisante.

 

Apres quatre semaines d'intervalle, il est recommandé d'administrer la dose prévue dés que possible. Si l'intervalle est important, l'enfant risque de contrac­ter la maladie avant d'être complètement immunisé.

 

Le VAR doit être administré à l'age de 12 mois révolus et Ie ROR à l'age de 5 ans révolus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Royaume du Maroc

Ministère de la Santé publique

 Province ou préfecture de: ..................................

 

FICHE DE DECLARATION OBLIGATOIRE DE MALADIE

 

.Maladie:        Code :......................................

 

. Nom ou initiale du malade ( 1) :............................................................................................................................

 

. Age:……………       Sexe: .M - F    ……….….Profession:........................................

 

. Adresse exacte (2):………………………………………………………… 

 

.................................................................................................................................

 

. Lieu de travail ou école fréquentée (2)………………………………….......

 

. Date de début de la maladie:                                                                

                                                                                                                

. Cas clinique:   _

 

. Ou cas confirme: __

 

Type de confirmation: ..............................

 

. Observations et remarques éventuelles: ............................................................................

 

.................................................................................................................................

 

......................................................................

 

Date de déclaration:…………………………….                  

 

Nom, adresse et signature

 du médecin déclarant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(1) Pour le SIDA et les MST seules les initiales seront mentionnées.

(2) A ne pas remplir en cas de SIDA et de MST.

 

 

 

ARRTE DU MINISTERE DE LA SANTE  PUBLIQUE No 683-95 DU 30 CHAOUAL 1415

(31 MARS 1995) FIXANT LES MODALITES D'APPLICATION DU DECRET ROYAL

No 554-65 DU 17 RABII I 1387 (26 JUIN 1967) PORTANT LOI RENDANT

OBLIGATOIRE LA DECLARATION DE CERTAINES MALADIES ET PRESCRIVANT DES MESURES PROPHYLACTIQUES PROPRES A ENRAYER LES MALADIES

BULLETIN OFFICIEL No 43446-27 CHAABANE 1416 (18-1-96)

 

Textes généraux

 

Le Ministère de la Santé publique

Vu le décret royal n° 554-65 du 17 Rabii 1 1387 (26 juin 1967) portant loi rendant obligatoire la déclaration de certaines maladies et prescrivant des mesures prophylac­tiques propres à enrayer les maladies et notamment, ses articles 1,2, et 3.

 

Arrêté

 

Article premier Les maladies dont la déclaration est obligatoire en vertu de l'article premier du décret royal n° 554-65 du 17 Rabii 1 1387 (26 juin 1967) portant loi précité, sont:

1- Les maladies soumises au règlement sanitaire international:

. La peste;

. La fièvre jaune;

. Le choléra.

2- Les maladies Pouvant donner lieu a des poussées épidémiques:

. La diphtérie;

. Le tétanos;

. La poliomyélite et les paralysies flasques aigues;

. La rougeole;

. La tuberculose;

. Le paludisme;

. La bilharziose;

. La lèpre;

. Le syndrome d'immunodéficience acquise;

. Les urétrites masculines gonococciques et non gonoc;

. La brucellose;

. Les hépatites virales;

. La leptospirose;

. Le typhus exanthématique;

. La fièvre récurrente;

. La conjonctivite gonococcique du nouveau-né?

 

Article 2 : Outre les maladies visées à l'article premier ci-dessus, les maladies de causes connues ou inconnues qui se présentent sous une allure épidémique sont également à déclaration obligatoire.

Article 3 : Les déclarations prévues par le décret royal n° 554-65 susvisé sont faites sur fiche de déclaration conformément au modèle fixe en annexe du présent arrêté. Ces fiches de déclaration sont transmises par voie postale au Ministère de la Santé publique.

Article 4 :

 

Les maladies donnant lieu à une désinfection obligatoire sont:

. La peste;

. Ie choléra;

. Les fièvres typhoïde et paratyphoïde;

. La tuberculose;

. La poliomyélite;

. La leptospirose.

Article 5 :

 

 Les maladies donnant lieu à une désinsectisation obligatoire sont:

 

. La peste;

. La fièvre jaune;

. Le paludisme;

. Les leishmanioses;

. Les fièvres typhoïde et paratyphoïde;

. Le typhus exanthématique.

Article 6 :

 

 Les maladies donnant lieu à une dératisation sont:

 

. La peste;

. La leptospirose;

. Les rickettsioses.

. La syphilis primo secondaire;

. Les infections méningococciques (méningites à méningocoque et méningococ­cémie) ;

. Les fièvres typhoïde et paratyphoïde;

. Les toxi-infections alimentaires collectives (TIAC);

. La rage humaine;

. Le trachome.

3- Autres maladies à déclaration obligatoire:

 

. Le rhumatisme articulaire aigu (RAA);

. Les leishmanioses;

. Le charbon humain.

 

Article 7 : Le présent arrêté, qui sera publié au Bulletin Officiel. Abroge l'arrêté du Minis­tre de la Santé publique n° 511-65 du 17 juin 1967 fixant les modalités d'application du décret royal n° 554-65 du 17 Rabii I 1387 (26 juin 1967) portant loi rendant obligatoire la déclaration de certaines maladies et prescrivant des mesures prophylactiques propres a enrayer ces maladies.

 

 

 

 

 

Rabat, le 30 Chaoual1415 (31 mars 1995) Dr Ahmed ALAMI

 

 

 

ENFANTS NES PROTEGES CONTRE LE TETANOS NEONATAL

 

Pour déterminer le pourcentage d'enfants nés protégés contre le tétanos néonatal par l'intermédiaire de la vaccination des mères (VAT), le personnel de toutes les cellules SMI doit vérifier automatiquement si l'enfant est ne durant la période de protection de la mère.

Cette vérification doit avoir lieu lorsque l'enfant est emmené pour une prise DTCPl, en utilisant la carte de vaccination de la mère et le registre, sinon un interrogatoire bien mené.

 

Si l'enfant est né durant la période de protection de la mère (voir l'exemple ci-­dessous), le nouveau-né est considéré protégé contre le tétanos néonatal.

Il faut préciser:

. Le nombre de prise de VAT par la mère;

. La date de la dernière injection de VAT;

. La date de naissance du nouveau-né.

 

EXEMPLE

 

Si la mère a reçu deux doses de VAT, elle aura une durée de protection de trois an contre le tétanos. Si son enfant est né durant la période de protection de la mère, ce nouveau-né est considère protégé contre Ie téta­nos néonatal. S'il est né en dehors de cette intervalle de trois ans, il n'est pas protégé.

 

Prestations

Durée de protection

    V A T l

Zéro

    V A T 2

3 ans

   V A T 3

5 ans

   V A T 4

10 ans

   V A T 5

A vie