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PUERICULTURE

I DEFINITIONS   

 Puériculture : c’est une science qui à pour objet de sauvegarder la vie et la santé de l’enfant, depuis la conception jusqu’à l’âge adulte.

Son but est de faire croître un enfant sain, d’assurer la progression régulière de sa croissance psychosomatique depuis la conception jusqu’à la puberté.

 

Puériculture : (du latin : puer enfant et de culture) Science ayant pour but la recherche des connaissances relatives à la reproduction et à la conservation de l’espèce humaine Elle se divise en trois sections :

1 ère section avant la procréation : (les procréateurs doivent êtres en parfaite état de santé au moment de la procréation) 

2 ème section Intra-utérine (pendant la grossesse la puériculture consiste dans les mesures de protection de la mère avant et pendant les couches)

3 ème section après  la naissance (promotion de l’allaitement maternel)

 

Le nouveau-né : (bébé – 1 mois) qui vient de naître

Désigne le nourrisson, durant la période néonatale précoce c.a.d les 7 premiers jours de la vie, par extension se dit aussi des nourrissons jusqu'à la période néonatale tardive c.a.d 28 jours.

 

Le nourrisson : enfant de bas âge de 21 jours à 2 ans. Avant d’être nourrisson, il est embryon, fœtus, nouveau-né

 

Enfant : Après 2 ans, quand toutes les dents de lait sont sorties on dit petit enfant   (garçon ou fille de moins de treize ou quatorze ans)

 

 

II – LE  DEVELOPPEMENT DE  L’ENFANT

 

Le développement désigne l’ensemble des phénomènes qui aboutissent à la transformation progressive de l’être humain depuis la conception jusqu’à l’âge adulte.

On peut distinguer : 

  • Le développement somatique
  • Le développement  psychomoteur

 

 

 

 

A – LE DEVELOPPEMENT SOMATIQUE :

 

C’est un phénomène complexe. On peut le diviser en cinq périodes :

     La période intra-utérine

      De la naissance à 2 ans

      De  2 ans à 5-6 ans (développement rapide)

      La grande enfance (âge de scolarité) relation avec l’extérieur, développement lent termine à 10 ou 12 ans

      La puberté (10 à 14 ans chez la fille, 11 à 16 ans chez le garçon)

 

Il est apprécier par :

 

  • La croissance pondérale
  • La croissance staturale
  • L’évolution du périmètre crânien
  • L’apparition des dents

 

   1)  LE POIDS :

 

C’est un indicateur de croissance mais plus encore c’est le reflet de l’état de nutrition, c’est un bon indicateur de santé. A la naissance le poids est en moyenne de 3 kg500  Durant la première semaine de vie, l’enfant perd environ 10%   de son poids de naissance, ce n’est qu’à partir du 10 ème jour que la prise de poids s’amorce. Il double à 6 mois, il triple à 1 an (quadruple à 2 ans)  Ce sont des repères très utiles à retenir pour situer le développement de l’enfant.

 

N.B : A partir de 4 ans la prise de poids environ  2 kg/an

 

           

  2 ) LA TAILLE

 

La vitesse de croissance est rapide. A la naissance la taille est de 50 cm. Durant la première année le gain staturale est de 22 cm à 24 cm est durant la 2ème année ; ce gain est de 12 cm. A 1 an, il mesure 75 cm.

N.B : de 2 à 5-6 ans ( le développement se ralentit progressivement pour se stabiliser à une vitesse  presque constante) .La taille progresse de 9 cm durant la 3ème année, de 7 cm durant la 4ème année et de 5 à 6 cm par an par la suite . A 4 ans il double sa taille de naissance et dépasse le mètre.

3 ) LE PERIMETRE  CRANIEN

 Il est de 35 cm à la naissance. Son développement est rapide pendant la 1ère année, il augmente de 12 cm. Au cours de la 2ème année, la progression est beaucoup plus lente ; le gain est seulement de 2 à 3 cm. Ceci est en rapport avec le développement rapide du cerveau au cours de la 1ère année de vie : 50% de son développement postnatal, s’effectue durant la première année, la progression devient par la suite beaucoup plus lente.

 TABLEAU  DONNANT  DES  VALEURS  MOYENNES A  RETENIR POUR SITUER L’ETAT  NUTRITIONNEL  DU  JEUNE  ENFANT

4)LA DENTITION

 

Les premières dents apparaissent à partir du 6ème mois mais des variations sont fréquentes.

TABLEAU RECAPITULATIF DE L’ERUPTION DENTAIRE

 

A G E

 

NOMBRE

 

- 6 mois

 

2 Incisives

 

                    - 8 mois

 

4 Incisives

 

- 10 mois

 

6 Incisives

 

- 12 mois

 

8 Incisives

 

- 18 mois

 

8 Incisives + 4 prémolaires

 

-24 mois

 

8 Incisives + 4 prémolaires + 4 Canines

 

La poussée dentaire est souvent :

 

*précédée d’une salivation importante

*Accompagnée de quelques petits troubles généraux :

      -    agitation, perturbation du sommeil

-         légère élévation thermique

-         léger  érythème fessier

 

 

La  dentition définitive

  Elle débute vers 6 ans, avec l’apparition des premières molaires dents définitives.

Elle se complète vers 12 ans, par l’apparition des 2èmes molaires vers l’adolescence, par l’apparition des dents de sagesse.

 B- LE   DEVELOPPEMENT PSYCHOMOTEUR

 

A G E

 

P O I D S

T A I L L E

P.C

 

Naissance

3 Kg 500  P.N                  

50 cm   T.N

35 cm

 

5 – 6 mois

7 kg     P.N (*2)

-

-

 

1 an

10 kg  P.N (*3)

75 cm

47 cm

 

2 ans

12 kg

85 cm

50 cm

 

4 ans

 

14 kg

1 mètre (T.N*2)

 

7 ans

20 kg

1 m20

 

 N.B : à 6 ans le cerveau atteint 90% de sa taille adulte

4)LA DENTITION

 

Les premières dents apparaissent à partir du 6ème mois mais des variations sont fréquentes.

TABLEAU RECAPITULATIF DE L’ERUPTION DENTAIRE

 

A G E

 

NOMBRE

 

- 6 mois

 

2 Incisives

 

                    - 8 mois

 

4 Incisives

 

- 10 mois

 

6 Incisives

 

- 12 mois

 

8 Incisives

 

- 18 mois

 

8 Incisives + 4 prémolaires

 

-24 mois

 

8 Incisives + 4 prémolaires + 4 Canines

 La poussée dentaire est souvent :

 *précédée d’une salivation importante

*Accompagnée de quelques petits troubles généraux :

      -    agitation, perturbation du sommeil

-         légère élévation thermique

-         léger  érythème fessier

 La  dentition définitive

  Elle débute vers 6 ans, avec l’apparition des premières molaires dents définitives.

Elle se complète vers 12 ans, par l’apparition des 2èmes molaires vers l’adolescence, par l’apparition des dents de sagesse.

B- LE   DEVELOPPEMENT PSYCHOMOTEUR

 

1)  LA  PERIODE  NEONATALE :

 

Le tonus musculaire :

L’hypertonie des membres contraste avec l’hypotonie de la nuque et du tronc.

La motricité spontanée :

 Elle est faite au niveau des membres de mouvements diffus, anarchiques, inadaptés bilatéraux mais sans symétrie. Au niveau de la face on peut constater des moues de satisfaction et d’insatisfaction préfigurant le « sourire »

*Les réflexes archaïques

Ce sont des réactions d’automatisme permettant d’évaluer la maturation nerveuse du nouveau-né ; leur présence à la naissance puis leur disparition au cours des premiers mois ( fin du 1er trimestre) sont considérées comme des critères maturatifs essentiels.

      - Réflexe  de Moro

C’est l’un des plus important : réponse stéréotypée d’extension bilatérale des membres supérieurs avec adduction des bras suivie dans un mouvement d’embrassement d’un retour des bras sur la ligne médiane ; celui-ci est déclenché par diverses stimulations (on frappe le coussin sur lequel repose le nourrisson, ou on laisse retomber en arrière la tête de l’enfant maintenue en position verticale. Sa persistance au-delà de 6 mois est considérée comme pathologique

-         Le grasping :

    C’est le réflexe d’agrippement : la stimulation de la paume de la main entraîne la flexion des doigts qui diffuse à tout le membre supérieur jusqu’a l’épaule et le cou, permettant alors le soulèvement de l’enfant

-         Marche automatique :

Lorsqu’on tient le nouveau-né debout, appuyé sur un plan dur, il ébauche le pas.

-         Les réflexes ostéo-tendineux sont vifs et diffusés, le réflexe cutané plantaire se fait généralement en extension jusqu'à l’âge de six à huit mois.

Les réactions aux stimuli visuels et auditifs sont faibles. (Les réponses aux excitations sensorielles sont vives en particulier celles du revêtement cutané) N.B  Le développement psychomoteur a besoin de stimulation du milieu extérieur pour se réaliser pleinement.

2) LES  DEUX  PREMIERE  ANNEES

2-1  La première année

 

Au cours de la première année le développement psychomoteur se traduit par des acquisitions motrices, une différenciation du « moi » et d’autrui avec les éléments fondamentaux de la communication 

-         Les acquisitions motrices

  • La station de la tête en position verticale est observée à partir du 3ème mois .
  • La station assise : avec l’aide des mains s’observe vers 7-8 mois.
  • La station debout : est possible au début avec appui vers 8-9 mois. Avant la marche il y à certaines étapes ; position ventrale qui précédé la marche à quatre pattes.
  • La préhension : (action de saisir) au début, il s’agit d’une préhension au contact, puis volontaire qui s’effectue par le bord radial vers 7-8 mois .

La préhension fine permise par l’acquisition de la pince index est observée vers l’âge de 12 mois.

 

-         La sensorialité :

  • La vision :

L’enfant suit du regard un objet vers 6 semaines.

A 3 mois, la poursuite oculaire est parfaite sur un arc de 180° et coordonnée avec la rotation de la tête.

L’apparition de la vision binoculaire est observée vers 3 mois.

            Cette acquisition des mouvements oculomoteurs  va permettre la découverte de la main avant le corps. La vision fine, maculaire (vision des formes, des détails) est plus tardives vers 8 mois.

 

  • L’audition :

La réaction d’immobilisation au bruit est très précoce ; à 3 – 4 mois, l’enfant tourne la tête au bruit ; à 5 mois la tête et les yeux.

-         Différenciation du moi avec autrui

L’autonomie motrice va permettre au nourrisson de prendre progressivement conscience de son entité, et la construction débutante du schéma corporel ne sera possible qu’à l’aide des coordinations sensori-motrices ; l’enfant fixe sa main vers 3-4 mois, ses pieds vers 5-6 mois .

Entre 6 et 8 mois il fait la discrimination du visage de sa mère, au même âge il reconnaît un objet et dirige la main (le passage de l’objet d’une main à l’autre se fait vers 7 mois).

La notion de permanence de l’objet est acquise vers 9 mois, l’enfant recherche l’objet dissimulé sous un mouchoir en soulevant cet écran.

La distinction du soi et du non soi est prouvée aussi par les réactions de l’enfant à cet âge devant le miroir.

       § Vers 8 mois il manifeste en présence d’un visage étranger des réactions négatives que R.s. PITZ décrit sous le nom  ״d’angoisse du 8ème mois״

       § A la fin de la 1ère année ; l’enfant présente une mimique expressive traduisant son état affectif du moment.

 

         -   Eléments fondamentaux  de  la communication

 

 

Ces éléments sont liés à l’évolution psychomotrice décrite ci-dessus. L’environnement humain immédiat de l’enfant, en particulier maternel, y participe de façon déterminante.

 

-Le sourire : traduit les 1ère communications avant tout affectives. De réflexe, il devient électif au visage humain vers deux mois (2), accompagné d’un gazouillis et d’une intensification du regard. Vers 5-6 mois il devient discriminatif entre les visages familiers et étrangers.

 -Le langage : progresse grâce à l’interrelation enfant-mère, enfant-entourage. De façon très schématique la progression se ferait de la manière suivante :

              $ Emission de sons gutturaux vers 1 mois

              $ Babillage vers 2 mois constitué de plusieurs vocalises (‘’a’’, ‘’e’’)

              $  Langage à tonalité affective vers 3-4 mois fait de consommes labiales (‘’b’’, ‘’p’’, ‘’m’’)

              $  Sons syllabiques vers 6 mois (ma – da …)

              $  Entre 6 et 8 mois les syllabes désignent un objet ; vers 9 mois il réagit à de nombreux mots familiers.

              $  A 10 – 12 mois, il comprend une défense et arrête un geste sur ordre ; il dit ‘’papa’’, ‘’maman’’, ce qui est le début de l’apparition du jargon.

Le langage est avant tout une relation affective ; si l’enfant n’a pas la possibilité de communiquer avec l’entourage il ne s’intéressera pas au langage.

 -Le jeu : Dès la 1ère année le jeu, constitue un facteur important pour le développement psychomoteur et la communication de l’enfant

 

REPERES  ESSENTIELS   DE LA 1ère ANNEE

 

 

 

 

 

 

 

 

MOTRICITE

 

-         Tient sa tête à 3 mois

-         Position assise 6-8 mois

-         Marche : entre  12 et 18 mois

-         Préhension : la pince pouce index 12 mois

-         Sensorialité à 3 mois :

$ Poursuite oculaire parfaite

$ Réflexe d’immobilisation au bruit est présent.                            

 

 

 

DEVELOPPEMENT

PSYCHOMOTEUR

     - Fixe sa main à 3-4 mois

-         Reconnaît sa mère : 6-8 mois

-         8ème mois : distingue le soi et non soi

-         Angoisse en présence d’un visage étranger

 

 

 

COMMUNICATION

     -    Sourire électif au visage   

         humain vers 2 mois

-         Vers 5-6 mois : reconnaît l’étranger

-         Le langage : babil à 2 mois  à 9 mois dit ‘’papa’’, ‘’maman ‘’

-         Le jeu.

 

 

2-1 La deuxième année

 

Le développement psychomoteur au cours de la 2ème année : est marquée par la confirmation de la connaissance du schéma corporel. On constate alors le perfectionnement des principales fonctions motrices.

 

-         Le perfectionnement de la motricité

 

La marche s’effectue sans aide entre 12 et 14 mois, à la fin de la 2ème année l’enfant peut courir, monter et descendre l’escalier, monter sur une chaise seul, frapper un ballon avec le pied sur ordre .

 

La motricité manuelle devient de plus en plus précise, vers 18 mois l’enfant peut faire une tour à 3 ou 4 cubes, boit seule, et se sert d’une cuillère.

 

-         Le schéma corporel

 

Au cours de cette 2ème année on notera :

 

       $  Des réactions de reconnaissance devant le miroir

 

       $   La reconnaissance des autres et de soi sur une photographie.

 

       $   Ainsi que la désignation des différents parties du corps sur une poupée et ultérieurement sur son propre corps.

 

-         L’acquisition de la propreté

 

L’acquisition de la propreté nécessite un ensemble de condition physiologiques et psychologique ( en particulier la relation mère-enfant) : il ne s’agit pas d’un problème de contrôle sphinctérien. Il faut quand même savoir que l’acquisition de la propreté nécessite un certain niveau de maturation (fin de la 1ère année) avant lequel il faut éviter tout conditionnement ou ‘’dressage’’ (15-18 mois lorsque le développement du système nerveux permet le contrôle) .

 

Généralement la propreté diurne est acquise en même temps que la marche ou peu après et le contrôle des selles précède celui des urines .La propreté nocturne est très variable, elle est acquise entre 2 et 3 ans. On ne parle d’énurésie ( incontinence d’urine nocturne) qu’après 4 ans .

 

N.B : Le contrôle sphinctérien nécessite un certain niveau de maturation et des conditions psychologiques adéquates tels qu’un environnement affectif satisfaisant et une stimulation régulière de l’enfant

 

-         La communication de l’enfant

 

             $  Le langage

 

                    = Apparition de la phase linguistique par la disparition du jasis et l’apparition du 1er mot.

 

                    = Le premier mot ; servant à désigner une personne, un objet, une situation apparaît entre 11 et 14 mois.

 

                    = Le stade du mot ‘’phrase’’ se situe entre 18 mois et deux ans, l’enfant se contente d’un seul ‘’mot phrase’’ dont la signification est liée au contexte dans lequel il l’émet. L’utilisation de ces mots phrases est liée à la vie émotionnelle (désir ou peur ….)

                    = L’apparition du ‘’non’’ : c’est vers 18 mois qu’il commence à utiliser le ‘’non’’. Il s’agit d’un moment privilégié de l’évolution affective et relationnelle de l’enfant : l’enfant devient capable de s’opposer consciemment à autrui en s’identifiant à l’adulte interdicteur.

 

   = La 1ère phrase constituée par l’apposition de deux mots, sans élément de liaison se situe entre 20 et 24 mois

 

                    =  L’évolution du langage se fera ensuite entre vers un enrichissement du vocabulaire et l’acquisition progressive de la syntaxe.

 

            $  le jeu

 

Le 2ème  élément fondamental au cours de la 2ème année et qui constitue un paramètre important de la communication et de l’évolution affective (activité ludique).

 

 

 

 

 

REPERES  ESSENTIELS  DE  LA  2ème  ANNEE

 

 

 

MOTRICITE

 

-         Marche acquise – court

-         Monte l’escalier

-         Fait  une tour de 3 à 4 cubes

-         Boit seul

 

 

SCHEMA

 

CORPOREL

 

-         Se reconnaît devant le miroir

-         Désigne les 4 parties du corps

 

 

PROPRETE

 

 

-         Acquisition de la propreté diurne en 1er

-         Contrôle des selles puis des urines ensuite

 

 

                                                                                     

 

 

     

COMMUNICATION

-         Par le langage :

$  à 1 an dit le 1er ‘’mot’’

$  à 18 mois le mot ‘’phrase’’

$  apparition du ‘’non’’

$  à 2 ans dit la 1ère phrase sans liaison 

    -      Par le jeu

 

 

 

C) HYGIENE  DE  VIE   D’UN  NOURRISSON

 

 

 

L’imperfection des mécanismes thermorégulateurs rend le nourrisson sensible aux variations de la température extérieure.

 

Une atmosphère trop chaude, un hypercouvrage entraînant une déshydratation aiguë avec hyperthermie.

 

Ce ‘’coup de chaleur’’ peut revêtir un caractère dramatique.

 

Une atmosphère trop froide et l’absence de vêtements protecteurs entraîneront un état de collapsus avec hypothermie et oedèmes périphériques

 

 

 

1)   La chambre du nourrisson

 

 

 

Le nourrisson aura de préférence, une chambre personnelle. S’il doit partager la chambre de ses parents, il aura ‘’son coin’’ protégé au besoin par un paravent.

 

Dans les collectivisés d’enfants, chaque nourrisson aura un box personnel.

 

La chambre du nourrisson doit être saine :

 

-         Facile à nettoyer

 

-         Facile à chauffer et à aérer

 

-         Situer dans un endroit calme, et ensoleillé.

 

Les murs : seront recouverts de plastique ou de peinture clair, facile à laver.

 

Le sol : sera de préférence en matériau insonore et lavable

 

Le chauffage : sera maintenu constant 18° - 20°

 

N.B : Le poêle à charbon, le chauffage à gaz ne doivent pas être utilisés dans la chambre d’un nourrisson, à cause de leurs émanations possible.

 

 

 

L’aération : sera faite régulièrement en évitant :

 

         $  Les courants d’air ;

 

         $  L’arrivée directe de l’air froid sur le nourrisson.

 

L’éclairage est fourni :

 

         $  par la lumière naturelle : l’enfant doit s’habituer à dormir à la lumière du jour

 

         $  par une lumière artificielle diffuse et légèrement tamisée .

 

 

 

le  lit du nourrisson

 

 

 

Description : le berceau ou lit du nourrisson doit :

 

-         être fixe, sur bases solides

 

-         avoir des bords assez hauts pour éviter la chute de l’enfant

 

-         être placé à l’abri des courants d’air et des animaux

 

Les panneaux du berceau seront : pleins ou à barreaux.

 

 Ces derniers seront suffisamment rapprochés pour éviter que le nourrisson ne puisse  passer la tête entre deux barreaux recouverts d’une garniture intérieure protégeant l’enfant contre les chocs.

 

Dans les collectivités d’enfants, le lit appelé ‘’lit parc’’ doit répondre à certains normes selon les pays.

 

Exp : En France les normes précises sur la circulaire ministérielle du 15 janvier 1966 doit répondre à :

 

-         Les parois latérales doivent avoir 0,50 m de haut pour les lits du 1er âge, 0,70 m pour les lits du 2ème âge.

 

-         Ces parois, mobiles pour permettre les changes et les soins, sont bloquées par un système de sécurité.

 

 

 

 Le matelas :

 

    Il sera souple et ferme, en mousse de nylon ou en laine. Une housse en nylon ou en toile imperméable protégera le matelas  des souillures.

 

La literie

 

     Elle comprend :

 

-         un drap de dessous, recouvrant le matelas, on peut utiliser un drap de jersey à coins préformés, qui ne glisse pas sur le matelas.

 

-         Un molleton de coton ou de tissu spongieux recouvrant la totalité du matelas.

 

-         Un drap de dessus : les bords latéraux borderont largement le matelas ; les couvertures seront entièrement recouvertes par le rabat ou par un dessus de lit en tissu lavable.

 

-         Une ou deux couvertures de laine, suivant la saison, légères et chaudes.

 

-         Un petit oreiller en crin, recouvert d’une taie d’oreiller.

 

N.B : L’oreiller en plume est à rejeter, il favorise la transpiration, l’enfant peut s’étouffer dans cet oreiller trop souple.     

 

 

 

2)   Le sommeil

 

 

 

C’est un facteur important de croissance et d’équilibre

 

Le nouveau-né dormira 21 h sur 24 h, ne se réveillant que pour tétée .Son berceau, les bras de sa mère sont tout son univers

 

 

 

 

 

 

 

LA DUREE MOYENNE DU SOMMEIL EN FONCTION  

 

                                      DE  L’AGE

 

 

 

 

AGE

 

 

 

DUREE DE SOMMEIL /24 H

 

 

A la naissance

 

20 à23 h

 

1 mois

 

18 à 20 h

 

4 mois

 

16 à 18 h

 

8 mois

 

14 à 16 h

 

1 an

 

13 à 15 h

 

3 ans

 

11 h

 

5 ans et +

 

9 à 10 h

 

 

 

 

 

 

 

Les rites favorisant un bon sommeil

 

Il est important de laisser l’enfant trouver la position favorable à son endormissement et le comportement qui lui convient :

 

-         Succion du pouce ou des doigts

 

-         Contact du nez ou visage contre les draps du lit ou une couche

 

-         Présence d’un jouet musical à proximité (non tranchant)

 

 

 

3)   Les pleurs :

 

 

 

Malgré l’occupation et toute la tendresse que porte la maman à son bébé, elle est de temps à autre irritée et parfois angoissée par ses pleurs et ses cris.

 

La maman s’habitue rapidement à reconnaître la cause de ses pleurs lorsqu’il a faim ou soif, froid ou chaud, lorsqu’il est seule et a besoin d’être changé ou quand son sommeil approche. Mais pour d’autres pleurs, la maman n’a pas d’interprétation satisfaisante. Dans le cas où les pleurs sont vigoureux et accompagnés de fièvre, ou d’un écoulement nasal ou de diarrhée ou de vomissement, une consultation médicale s’impose dans ce cas

 

 

 

4)   Prévention des accidents

 

 

 

Il est indispensable de penser, aux moyens simples et efficaces permettant d’écarter le maximum de danger dans l’environnement immédiat du nourrisson parce qu’il est inconscient du danger et qu’il a besoin de bouger et de découvrir son entourage.

 

L’information : Elle est la base de toute prévention et concerne directement tout adulte ayant à s’occuper d’un enfant :

 

Quelques conseils pour éviter l’accident                                               

 

-         Ne pas laisser de feu, canoun ou réchaud à gaz sur le sol

 

-         Ne pas poser des plats chauds, de bouilloire d’eau chaude à la portée de l’enfant

 

-         Placer hors de porter les allumettes, briquets…

 

-         Débrancher les appareils électriques après usage

 

-         Ne jamais vous éloigner d’un bébé placer sur un lieu élevé (table, lit …)

 

-         Fermer les fenêtres des pièces où sont les enfants

 

-         Eviter de laisser des objets tranchants et pointus à la portée des enfants

 

-         Ne pas laisser un enfant courir en portant un verre, un objet tranchant

 

-         Ranger les médicaments dans une armoire (pharmacie) située haut

 

-         Ne pas laisser traîner les médicaments

 

-         Conserver chaque produit dans son récipient d’origine

 

-         Ne pas laisser l’enfant sucer des plantes dans un jardin en cas de promenade

 

-         Ne jamais laisser un enfant seul dans un bain ou au bord de la mer

 

-         Ne pas laisser de bassine remplie d’eau dans une pièce, cour, jardin où joue un jeune enfant

 

-         Apprendre à l’enfant d’éviter les jeux avec des objets à la bouche

 

-         Ne pas laisser un bébé avec son biberon calé

 

-         Ne pas mettre dans le lit où couche l’enfant des couvertures trop grandes (risque d’étouffer)

 

-         Apprendre à l’enfant à manger lentement et les surveiller

 

-         Il faut exposer progressivement et pas trop longtemps au soleil

 

-         Le protéger la 1ère fois avec des crèmes solaires

 

 

 

 

 

III – L’ALIMENTATION DE L’ENFANT

 

 

 

1)   L’allaitement maternel

 

 

 

L’allaitement maternel constitue un acte physiologique, instinctif et répond aux besoins de l’enfant au cours des 1er mois de la vie. Le lait maternel est le meilleur aliment naturel pour l’enfant, sa supériorité par rapport au lait de vache est indéniable

 

           

 

 a)Composition du lait maternel

 

 

 

Elle est unique. Certaines différences avec le lait de vache ont été minimisées par le traitement industriel mais d’autres persistent. Aucun lait artificiel ne peut l’égaler. Il est caractérisé par la haute valeur biologique de ses protéines :

 

Ne contenant que 15g/l de protéine, il assure une croissance égale à celle obtenue avec le lait de vache qui en contient 30g/l.

 

La digestion des graisses est plus facile, favorisée par la présence de lipase.

 

Certains besoins doivent être complété, ainsi :

 

-         Sa teneur en vitamine A dépend de l’alimentation de la mère, mais elle couvre généralement les besoins.

 

-         La teneur en vitamine D est insuffisante et dépend des réserves de la maman donc de son exposition au soleil.

 

Une supplémentation en vitamine D2 est nécessaire sous forme médicamenteuse ou exposition de l’enfant au soleil.

 

 

 

N.B : La composition du lait de vache et celle du lait de la femme sont sensiblement différents. Le lait de la femme contient donc plus d’albumine et moins de caséine que le lait de vache, (il faut diluer le vache pour abaisser la proportion de caséine et le sucrer pour augmenter la qualité de glucides)

 

Le lait de vache présente un pH environ 6,5 ; le lait de la femme est moins acide (pH est de 7)

 

Le lait de la femme est moins riche en matière minérale 

 

Les diverses vitamines se trouvent en proportion différentes dans les deux laits.

 

 

 

 

 

 

TABLEAU  COMPARATIF  ENTRE LE LAIT  MATERNEL ET  LE  LAIT  DE  VACHE

 

Pour  100ml

      LAIT  MATERNEL

    LAIT               DE  VACHE

Protides (g)

1,11-1,23

3,3

Lipides ‘g)

3,69-4,62

3,5

Lactose (g)

5,82-7,37

5

Calories

61-76

65-69

Rapport albumine/caséine

60/70

50/69

Eau (g)

85-91

87

Sels minéraux

0,19-0,22

0,7

Ca  (mg)

31

13

Na ‘(mg)   sodium

15

50

K (mg)  potassium

53

15

Cl ((mg)  chlore

36

10

Mg (mg) magnésium

4

10

P (mg)   phosphore

15

100

Mm (mg) manganèse

0,7

Traces

Vitamines A (UI)

229

180

Vitamines E (mg)

0,54

0,01

Vitamines B1

0,014

0,07

Vitamines B2

0,041

0,1

Vitamines  B6

0,011

0,07

Vitamines  B12

0,03

0,07

Vitamines PP (antipellagre)

0,17

0,1

Pantofluate  Ca (mg)

0,21

-

Acide folique

0,17

-

Vitamine C (mg)

4,1

2

Vitamines D (U I)

40

20

 

 

 

 

 

        b) Propriétés immunologiques

 

 

 

Il contient des anticorps qui protègent contre les infections, particulièrement les infections intestinales. chez l’enfant nourri au sein, la morbidité, la mortalité sont nettement plus faible que chez l’enfant nourri au lait artificiel élevé dans les mêmes conditions .

 

Le lait maternel protège l’enfant contre les maladies grâce aux anticorps qu’il contient

 

 

 

             c) Les effets psychologiques

 

 

 

L’allaitement maternel est favorable aux relations affectives entre la mère et l’enfant. Il suppose la présence de la mère à chaque repas et sa disponibilité. C’est l’occasion de contacts physique, sensoriels et verbaux qui sont stimulants et satisfaisants pour la mère et l’enfant.

 

L’allaitement maternel permet le développement de relations d’amour et de tendresse entre la maman et son nourrisson.

 

 

 

         d) La montée laiteuse

 

 

 

L’allaitement maternel doit être démarré le plus tôt possible dans les 6 premières heures.

 

Le rôle du personnel des maternités et S.M .I est très important pour la motivation des mères          avant l’accouchement.

 

Il faut savoir que la montée laiteuse peut être retardée de 5 à 8 jours.

 

Il est impératif de mettre le nouveau-né au sein dès les premières heures de vie.

 

A la naissance, le nouveau-né sait téter. Le colostrum est particulièrement riche en facteurs immunologiques qui confèrent au nourrisson une protection contre un certain nombre de maladies.

 

Une mise au sein précoce favorise la montée laiteuse et permet a l’enfant de bénéficier du colostrum.

 

Le réflexe de succion de l’enfant est à son maximum, et, c’est la succion du mamelon qui met en route l’allaitement et stimule la montée laiteuse. Le jeûne  de 24 h à 48 h pratiqué autrefois  est à bannir, non seulement il peut être source d’hypoglycémie mais également entraver la montée laiteuse.

 

Il ne faut donner ni biberon de lait, ni biberon d’eau sucrée, c’est la succion du mamelon qui stimule la sécrétion lactée.

 

 

 

             

 

e) Conduite de l’allaitement maternel

 

 

 

Il doit se faire à la demande. Il n’y a aucune raison d’instituer un horaire des tétés. Il est nécessaire de donner alternativement les deux seins.

 

Quelques difficultés peuvent survenir : elles sont le plus souvent liées à l’engorgement mammaire et à la mauvaise  vidange des seins.

 

La succion répétée et l’évacuation totale du lait (manuelle) entretiennent et stimulent la sécrétion lactée. D’où l’intérêt de mettre l’enfant  au sein de façon fréquente.

 

Les avantages de l’allaitement maternel :

 

C’est le meilleur aliment pour l’enfant, il est économique, toujours sain. Il passe directement du sein de la mère à la bouche du nourrisson, ce qui évite la contamination par des germes pathogènes. Il protège la vie de l’enfant ; la mortalité infantile est beaucoup plus basse chez les enfants allaités au sein. Le lait maternel est toujours propre. Il est disponible, et ne demande pas de préparation préalable. Il y a en plus un mécanisme spécial de demande et d’offre : plus le bébé tète, plus la mère produit de lait.

 

Le lait maternel est disponibles 24h/24h, et ne nécessite pas de préparation spéciale

 

 

 

        f) Durée optimum de l’allaitement

 

 

 

Elle est variable, et doit être prolongée si possible au-delà d’un an . Le lait maternel couvre entièrement les besoins de l’enfant au cours des 1er mois de sa vie. Ce n’est qu’à partir du 6ème  mois que l’introduction d’autres aliments s’impose : le lait de la mère n’est plus suffisant ni en qualité ni en quantité même chez une bonne nourrice

 

Il est recommandé de poursuivre l’allaitement maternel le plus longtemps possible en introduisant des aliments nouveaux à partir du 6ème mois. Ces aliments doivent s’ajouter au lait maternel et non le remplacer.

 

Il ne faut supprimer ni trop tôt ni trop brutalement cet allaitement. Le sevrage doit être conduit progressivement.

 

Dans certains cas, les enfants sevrés trop tôt (avant le 3ème mois) sont menacés de dénutrition précoce et d’infections répétées surtout s’ils reçoivent un lait mal dilué et préparé dans de mauvaises conditions d’hygiène .

 

 

 

           g) Les obstacles a la poursuite de l’allaitement maternel

 

 

 

Il n’y a aucune contre indication à l’allaitement maternel à l’exception d’une maladie gravissime de la mère, d’une staphylococcie mammaire ou d’une tuberculose de la mère encore bacilliforme (une mère tuberculeuse dont les crachats sont B.K négatifs et sous traitement peut allaiter si son état général est correct).

 

Une femme enceinte peut parfaitement continuer à allaiter son enfant sans aucun problème ni pour elle ni pour le fœtus contrairement à l’idée habituellement  répandue, mais il faut éviter la survenue d’une grossesse chez la femme allaitante  par une contraception adéquate.

 

 

 

             h) L’alimentation de la mère qui allaite

 

 

 

Sa ration alimentaire doit être enrichie car elle doit répondre à ses besoins et assurer la croissance du nourrisson par la production du lait.

 

Sa ration calorique doit être augmentée. Ses besoins en protéines, en calcium et en vitamines sont supérieurs à ceux d’une femme non allaitante.

 

Lorsque la mère ne reçoit pas un apport alimentaire convenable, elle prélève sur son propre organisme pour assurer la lactation.

 

Si les grossesses et les périodes d’allaitement se succèdent rapidement, la santé de la mère en pâtit (souffre) incontestablement.

 

La ration alimentaire quotidienne doit comporter ½ à 1 litre de lait/jour, des protéines de préférence d’origine animale, (viande, poisson, poulet, œuf). Les préparations apportant une quantité importante d’énergie doivent être privilégiées exemple : riz au lait, semoule au lait, dchicha auxquelles on ajoutera du sucre et une noisette de beurre ou d’huile.

 

 

 

 

 

 

 

L’espacement des naissances et bénéfique pour la mère et pour l’enfant

 

 

 

Effet de l’allaitement maternel

 

-         Théoriquement une mère allaitante devrait être protégée durant les 5 à 6 premiers mois d’une nouvelle grossesse par le fait même qu’elle allaite. Cependant certaines conditions doivent être remplies pour que l’allaitement soit une méthode contraceptive efficace, il faut ;

 

  • Que la maman allaite complètement ou presque son bébé (ne donne pas d’autres aliments : le jus de fruit et l’eau ne sont pas considérés comme des aliments)
  • Qu’elle demeure aménorrhéique (on ne tient pas compte des pertes de sang vaginales qui ont lieu pendant les 56 premiers jours qui suivent l’accouchement).
  • Qu’elle allaite plus de 6fois/j
  • Qu’elle allaite la nuit

 

Bien conduit, l’allaitement maternel permet d’espacer les naissances
Si l’une de ces conditions fait défaut, la mère allaitante doit utiliser une autre méthode contraceptive. (Voir cours P.F)

 

 

 

i) Promotion de l’allaitement maternel

 

 

 

La promotion de l’allaitement maternel doit être intégrée à toutes les activités du personnel de santé .Le personnel doit faire de son mieux afin que l’enfant puisse bénéficier du lait maternel ‘’aliment de choix pour le nourrisson’’.

 

Pour être efficace la promotion de l’allaitement maternel se fera à différents niveaux 

 

(C.P.N, C.Post-Nat, Vaccinations, Accouchement)

 

 

 

           2) L’allaitement artificiel

 

                     

 

                  a) Indications

 

Le lait artificiel ne peut égaler le lait de la mère.

 

L’allaitement artificiel, qui consiste à nourrir le nourrisson d’un lait autre que le lait de femme, ne doit être prescrit que sur avis médical et seulement en cas de contre-indications formelles à l’alllaitement maternel :

 

          *Maladies graves de la mère

 

          * Absence de prise de poids contrôlée par la pesée régulière de l’enfant.

 

 

 

                   b) Inconvénients de l’allaitement artificiel.

 

La mère ou la personne qui s’occupe de l’enfant doit savoir que :

 

  • Le lait artificiel est onéreux
  • Il demande une préparation préalable
  • Sa digestion est plus lente et ne protège pas contre les infections malgré les progrès de l’industrie diététique,
  • Le lait artificiel n’est pas complètement adapté aux besoins de l’enfant
  • C’est un milieu où les germes se développent, il est facilement contaminé par des germes pathogènes véhiculés par les biberons, les tétines, l’eau ou les mains sales.
  • Il pose des problèmes de dosage ; soit biberons  trop dilués ne couvrant pas les besoins de l’enfant soit biberon trop concentrés entraînant des troubles digestifs à type   de vomissements ou diarrhée .

 

La préparation convenable des biberons est une contrainte supplémentaire pour la maman.

 

 N.B : Pour éviter tous les inconvénients de l’utilisation du lait artificiel et des biberons, mettre l’enfant au sein précocement et prendre toutes les mesures nécessaires pour sa continuité

 

                    

 

                     c) laits disponibles

 

Selon les conditions et  l’âge de l’enfant on peut utiliser soit du lait diététique en poudre (adaptés ou non adaptés). Il est préférable d’utiliser des laits adaptés qui se rapprochent le plus du lait maternel sans toutefois l’égaler, soit du lait de vache frais pasteurisé ou stérilisé  ou  à défaut le lait concentré non sucré .

 

Le lait concentré sucré est à proscrire.

 

Pour les nourrissons, le lait diététique en poudre vendu en pharmacie n’est particulièrement recommandé que jusqu’a l’âge de 5 ou 6 mois ; au delà, il peut être parfaitement remplacé par les autres laits.

 

 

 

                   d) la ration journalière

 

Les besoins du nourrisson varient selon son poids et son âge.

 

La fréquence des repas dépend de son âge et son appétit.

 

A titre approximatif, on recommande quotidiennement selon l’âge de l’enfant ;

 

1 mois : 110g/biberon

 

2mois : 120g/biberon                               

 

3mois : 130g/biberon

 

 A partir de 4 mois, adaptez la ration par biberon selon le nombre de repas.

 

Les besoins sont en moyenne de 150ml/kg/j

 

A 4 mois, l’enfant doit théoriquement être à 4 ou 5 repas et nourri au verre ou à la cuillère.

 

 

 

 

 

Bases de calcul de la ration journalière

 

 

 

Règle d’Appert selon le poids de l’enfant

 

              

 

                Poids +200g

 

Ration =----------------

 

                    10

 

Règle de Terrier selon l’âge de l’enfant

 

              

 

 Ration = (X-1) *10+100

 

X : correspond à l’âge de l’enfant en mois

 

          

 

               e) Utilisation du biberon

 

Le biberon doit être évité, au maximum

 

Il est indispensable que pour le jeune nourrisson de moins de 2 mois que la mère ne peut allaiter en partie ou en totalité .Son emploi nécessite une stérilisation préalable . A partir de 3mois on peut nourrir l’enfant au verre, ou à la cuillère, dans les cas extrêmes où l’allaitement maternel est impossible.

 

Ne jamais utiliser des biberons en plastique, ceux-ci ne peuvent pas être stérilisés correctement car on ne peut pas les faire bouillir suffisamment pour les débarrasser des germes qu’ils peuvent contenir.

 

 

 

                  f) Préparation du biberon de lait

 

La préparation du biberon doit respecter un certain nombre de règles.

 

-         La première est de laver le biberon et de le faire bouillir pendant15mn, ainsi que la tétine (5mn) pour les stériliser.

 

-         Vérifier que la tétine est correctement percée et ne coule pas trop vite.

 

-         Le lait de vache doit être bouilli  avant l’utilisation. Les laits en poudre industriels sont déjà stérilisés par le fabriquant et n’ont pas besoin d’être bouillis par contre il faut bouillir l’eau destinée à reconstituer le lait dans le biberon.

 

 

 

N.B : Dilution et préparation voir fiche technique

 

 

 

3) L’alimentation diversifiée

 

 

 

A partir du 6ème mois, le lait seul ne couvre plus les besoins de l’enfant. Il faut introduire d’autres aliments en complément de l’allaitement maternel en évitant de remplacer une tétée par un repas.

 

La diversification alimentaire ne doit être envisagée qu’à partir du 6ème mois

 

 

 

              a) Les farines

 

Elles sont préparées à partir :

 

*de céréales (blé, orge, avoine, riz, et autres céréales.

 

*de fécules (pomme de terre )

 

*de certaines graines oléagineuses (soja, tournesol)

 

Leur introduction dans l’alimentation de l’enfant apporte à partir du 6ème mois beaucoup  de glucides, peu de protides sauf pour les graines oléagineuses ; il est conseillé d’utiliser une farine lactée, ou si elle ne l’est pas de la préparer avec du lait .

 

Il faut éviter leur utilisation abusive ; l’alimentation lactée farineuse exclusive et prolongée peut retentir sur la croissance et entraîner des troubles digestifs.

 

Il existe 3 variétés de farines :

 

-         Farine de sevrage (Acta mine)

 

-         Farine grillée ou torréfiée

 

-         Farine industrielle (lactée ou non lactée)

 

                     

 

                    b) Les légumes

 

Ils apportent au nourrisson des éléments minéraux tels le potassium, le calcium, le fer et des vitamines (acide ascorbique, carotène)à introduire à partir de 5 à 6 mois .

 

              

 

                    c) Les fruits

 

Ils constituent la principales source de Vitamine C, le lait de vache est pauvre en Vitamine C . Il est souhaitable de donner à l’enfant nourri au biberon des jus de fruits (jus d’orange, de raisin) dès le 15ème jour de vie

 

 

 

 

 

 

 

                   d) Les produits laitiers

 

C’est une source importante de protéines et de calcium

 

-Le beurre peut être utilisé, en petite quantité dans la préparation des soupes et purée, il apporte de la vitamine A.

 

-Les yaourts sont aisément digestibles et sont très facilement acceptés dès le jeune âge (4ème mois). Ils sont utiles pour alimenter les enfants ayant une diarrhée persistante

 

-Les fromages blancs, et autres fromages, le lait caillé, le leben peuvent être donnés sans inconvénients à partir du 5ème –6ème mois.

 

 

 

                   e) La viande-Le poisson-Les œufs

 

Ils apportent des protéines de haute valeur biologique et du fer absorbable.

 

-         La viande et le poulet peuvent être introduits dès le 4ème –5ème mois en augmentant progressivement la quantité ;

 

-         Le poisson est également un excellent aliment .La teneur en protéine est à peu près identique à celle de la viande (15 à 20%) et la composition en acides aminés est aussi satisfaisante.

 

-         Les œufs sont une excellente source de protéines (teneur 13%) ce qui correspond à un apport de 6 à 7g pour un œuf de poids moyen. Introduire le jaune d’œuf d’abord à partir du 4ème mois et ensuite l’œuf en entier à partir du 6ème mois.

 

-         Le fois, la cervelle de mouton ou de veau peuvent être introduites vers le 8ème mois –9ème mois.

 

 

 

                 f) Les légumes secs :

 

Ils contiennent, des protéines d’origine végétale.

 

Les légumineuses : (lentilles, pois-chiche, fèves) peuvent être données sous forme de purée, ou de soupe, à partir du 6ème mois.

 

Pour que l’enfant ait une bonne prise de poids, il faut s’assurer que les différentes catégories d’aliments soient bien représentées et en quantité suffisante.

 

Les aliments habituellement consommés par la famille peuvent être donnés assez tôt au jeune enfant.

 

 

 

        3) Exemple de régime

 

 

 

ENFANT   DE  0 à 3 MOIS

 

 

 

Allaitement Maternel

Allaitement Artificiel en cas

D’impossibilité d’allaitement Maternel

                                                                                          

 

 

 

Seins à la demande

 

 6 à 7 biberons de lait/jour espacés de 2 à 3heures selon l’appétit de l’enfant.

-         A 1 mois : 110cc d’eau + 3 m ½ 

De lait

-         A 2 mois : 120cc d’eau + 4 m de lait

-         A 3mois : 130cc d’eau + 4 m ½ de lait

 

Jus  de  fruit

 

 

 

 

A cette période, l’allaitement maternel couvre pratiquement tous les besoins de l’enfant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ENFANTS DE 4 à 5 MOIS

 

 

 

 

Au réveil

 

1 tétée

10 h

 

1 tétée

 

12 h

-         Soupe de légumes à la cuillère +l’équivalent d’une cuillère à soupe de viande ou de poulet ou de poisson + un dessert ( ½ yaourt ou ½ fruit)

-         Faire boire

16 h

1 tétée

20 h

1 tétée ou 1 bouillie préparée à partir d’une farine du commerce ou d’une farine préparée à la maison à donner à la cuillère

Sein à la demande

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ENFANT  DE  6 à 7 MOIS

 

 

 

 

Au réveil

 

1 tétée

10 h

 

1 tétée

12 h

-         Soupe de légumes + l’équivalent de 2 c.à.s de viande ou de poisson ou de poulet ou de jaune d’œuf

-         Un dessert ( 1 fruit ou 1 yaourt)

-         Faire boire l’enfant ½ verre d’eau

 

16 h

1 tétée

pain ou biscuit tel quel ou écrasé dans un peu de lait

20 h

1 tétée + 1 bouillie de farine commerciale ou farine torréfiée préparée à la maison     

(180g d’eau + 3 c .à.s de farine torréfiée +1noisette de beurre ou ½ cuillère à café d’huile crue

 

Sein à la demande

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                  ENFANTS  DE  8 à 12 MOIS

 

 

 

 

 

 

Matin

 

1 tétée+

pain +confiture ou miel (si possible )

Soupe familiale à la cuillère 

10 h

1 tétée

12 h

-         Soupe de légumes + l’équivalent de 3 c à soupe de viande ou de poisson ou de poulet ou œuf entier ou cervelle ou foie

-         1 dessert

16 h

1 tétée + pain ou biscuit ou bouillie à la cuillère ou pain écrasé dans du lait ou bien leben ou raib ou fromage blanc

 

 

20 h

 

 

-         Soupe de légumes légères

-         Soupe de riz ou pâtes ou semoule au lait

-         Préparation familiale (tchicha, hrira…..)

 

Sein à la demande

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ENFANTS  DE 13 à 14 MOIS

 

 

 

A cet âge l’enfant peut être nourri à partir des plats familiaux tout en respectant un certain équilibre alimentaire et en tenant compte d’un certain équilibre alimentaire et en tenant compte d’un certain nombre de facteurs. Il faut que les repas soit un moment privilégié, un plaisir naturel, laisser l’enfant manger seul s’il le désire.

 

Il faut le servir en 1er et individuellement afin d’évaluer la quantité d’aliment effectivement consommées.

 

Il faut éviter le thé

 

Il faut assurer une hygiène ; propreté des mains et des préparations et une bonne conservation des aliments.

 

Quelque soit l’âge, proposer de l’eau à l’enfant à la cuillère ou au verre entre les repas ou au cours des repas.

 

Il faut conservé un apport lacté suffisant (un litre de lait / jour ou l’équivalent) pour assure l’apport calcique nécessaire et compléter la ration en protéine animales, un apport protéique et énergétique suffisant.