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SECOURISME

Introduction

     "...quiconque sauvera une vie humaine est considéré comme ayant sauvé l'humanité toute entière...»Sourate ALMAIDA (La Table Servie)-Verset 34

    "Qui peut et n'empêche, pêche «Loyson (1827-1912)

Les hommes sont faits pour se secourir les uns les autres «Voltaire (1694-1778)

     La vie d'une personne peut-être menacée, à tout moment et n'importe où, par un accident, une maladie ou un dysfonctionnement (malaise).ces situations nécessite d'être examinées par un médecin (de ville, urgences de l’hôpital, médecin intervenant à domicile ou sur la voie publique)...

     Les gestes de secourisme qui ont pour but de prévenir une détresse vitale ou empêcher son évolution fatale n'ont pas eu, au Maroc, une diffusion et un intérêt aussi importants auprès du public et des professionnels de la santé que leur efficacité, pourtant reconnue, aurait pu justifier.

Le secourisme est à la fois, une technique, une démarche opérationnelle et un état d'esprit;

Une technique: «Sauver une vie humaine, ça s'apprend». Le secouriste:

  -Se forme par des exercices pratiques répétés.

  -Entretient régulièrement ses connaissances (formation médicale continue)

  -Se perfectionne en apprenant les techniques les plus élaborées: réanimation, secourisme routier, le sauvetage aquatique, le secourisme de montagne.

Une démarche opérationnelle:

  -le secouriste est une nécessité opérationnelle car les premières minutes qui suivent l'incident sont souvent déterminantes pour la suite des événements.les professionnels de l'urgence ont besoin de secouristes formés et efficaces.

  -les services d'urgence, quelles que soient la rapidité et la qualité de leur intervention, ont besoin de témoins qui assurent la survie de la victime: le secouriste est l'allié objectif du médecin des urgences: chaque année, 10.000 vies humaines pourraient être épargnées si une personne sur 5(20 pour cent de la population) connaissait les gestes des premiers secours.

Une démarche civique et citoyenne

  -le secouriste a le désir de servir, d'être utile. Son efficacité est accrue par sa participation à une équipe anime par un idéal commun et désintéressée. Vouloir porter secours, c'est s'intéresser aux autres, faire preuve d'altruisme.

Le secourisme est une forme noble d'intérêt à autrui. Ainsi, le secourisme s'exerce partout, dans la vie quotidienne, pendant le travail, sur la voie publique, pendant les activités de loisirs, les calamités de paix ou de guerre.

  -Dans 80% des cas, le secouriste aura à intervenir prés de ses proches parents, sa famille immédiate (conjoint,  enfants, père, mère,...) ou ses compagnons de travail. D'autant plus que la non-assistance à une personne en péril est punie par la loi (article 431-section // du code pénal).

  -le secourisme fait partie de la formation de l'homme.

Être secouriste, c'est d'abord savoir secourir efficacement et éviter l'aggravation d'un accidenté;

C’est un rôle primordial, limité et temporaire.

C’est un rôle primordial:

En présence d'un blessé, le secouriste garde son sang froid. Il fait à temps les gestes d'urgence pour remettre aux médecins un blessé vivant, non aggravé; il apporte à ce blessé le secours psychologique dont il a besoin; il empêche un comportement néfaste des témoins incompétents.

C’est le premier et irremplaçable maillon de la chaîne de secours.

C’est un rôle limité et temporaire:

Le secouriste intervient grâce à ses connaissances et à sa technique; il ne dispose que d'un matériel improvisé; son action s'arrête quand le spécialiste intervient.

     Être secouriste, c'est avoir l'esprit de prévention;

Le secouriste est averti des risques d'accidents, d'intoxications, de maladies en vue de leur prévention. Il participe, dans la mesure de ses connaissances et de ses moyens à l'éducation sanitaires de survie.

  Au total, sauver des vies humaines, prévenir des accidents, c'est une vision que poursuivent toutes les structures de secourisme (protection civile, sapeurs pompiers, Croissant Rouge, Croix Rouge...) grâce à des réflexes de survie, à des gestes simples, vitaux, qui s'apprennent et s'enseignent. Savoir prodiguer les soins est un sérieux atout en cas d'accident, d'abord cela évite de paniquer, mais surtout les bons gestes peuvent sauver des vies humaines, en particulier de vos proches ou tout simplement limiter les conséquences.

  1.               I.            définition

      I-1.secours:

Ce sont des gestes ou techniques qui préviennent une détresse vitale ou empêchent son évolution fatale ou son aggravation. Ce sont des gestes à pratiquer immédiatement et ne nécessite aucun matériel spécial.

      I-2.secouriste:

C'est une personne formée à la pratique du secourisme, qu'il soit témoin de l'accident et qui concrétise ainsi son devoir civique et moral ou par un professionnel de la santé, premier témoin ou appelée sur les lieux.

      I-3.secourisme:

le secourisme est l'ensemble des savoir et savoir faire qui permettent de reconnaître une situation dangereuse pour une ou plusieurs personnes, de transmettre l'alerte aux structures médicales et d'éviter l'aggravation de l'état de la personne en attendant les soins médicaux. Ce sont des techniques qui visent à réanimer ou ressusciter les victimes de détresse vitale.

Les gestes à pratiquer immédiatement sont identiques pour tous les intervenants et, ne nécessite aucun matériel spécialise. Le caractère inopiné de l'urgence fait que le plus souvent, le sauveteur est seul.les techniques retenues sont, de ce fait, celles qui sont efficaces lorsqu'elles sont pratiquées par un individu isolé sans matériel.

  1.             II.            principes généraux:

Le but du secourisme est de:

  • Ø prendre en charge une situation d'urgence.
  • Ø protéger la victime.
  • Ø alerter les secours médicaux d'urgence.
  • Ø donner les premiers soins en attendant les soins médicaux d'urgence afin d'éviter l'aggravation de l'état de la victime.

Il existe d'innombrables circonstances d'accidents: accidents domestiques, de la route, de travail, sur les terrains de sports et pendant les activités de loisirs. Il est donc utile de dresser un schéma général d'intervention devant un accident que l'on pourra adapter ensuite selon les situations spécifiques.

       II-1.Evaluation d'un accident:

Le témoin d'un accident doit autant que possible évaluer la situation, en gardant son sang froid et sans précipitation, notamment:

  • Ø le nombre et l'état apparent des victimes.
  • Ø les risques d'aggravation ou de répétition de l'accident.
  • Ø ampleur des dégâts matériels et leur répercussion éventuelle (trafic routier perturbé par exemple).
  • Ø risque d'incendie ou d'explosion toxique.
  • Ø possibilités d'action immédiate.

      Lors de l'arrivée sur un accident ou incident, il y a trois étapes à suivre impérativement dans l'ordre:

                 1. PROTEGER,            2. ALERTER,            3. SECOURIR.

 

          II.1.1.bilan circonstanciel et protection:

Il s'agit d'évaluer les circonstances de l'accident notamment:

  • Ø Que se passe-t-il?
  • Ø Y-a-t-il un risque persistant?

Combien y-a-t-il de victimes?    

S'il existe un risque persistant, le sauveteur doit essayer de le supprimer (sans mettre son intégrité physique en danger) ou au moins éloigner les autres personnes (balisage), avant de faire toute action. S'il  s'agit d'une situation pour laquelle le sauveteur se sent démuni, il convient d'aller prévenir les secours avant d'aller voir les victimes.

En l'absence de danger(ou après sa suppression) et lorsque la situation est à la hauteur du sauveteur, celui-ci examine rapidement les victimes avant de prévenir(ou de faire prévenir) les secours afin de donner un maximum de détails, il pourra éventuellement effectuer des gestes sur la victime avant de prévenir (ou de faire prévenir) les secours.

 

         II.1.1.1.protection des lieux de l'accident:

 La protection (Référence Technique: RT1) du lieu de l'accident doit être la première action du sauveteur afin d'éviter un suraccident pour lui-même la victime ou les témoins.la protection est un des éléments de base des premiers secours.

                     1_DEFINITION:

 Une victime, le sauveteur, toute autre personne menacée par un danger doivent être protégés. Si la protection n'est pas réalisable, la victime doit être dégagée d'urgence.

                     2_CONDUITE Ä TENIR:

 Le bilan est le préalable indispensable de toute action de secourisme. Trois impératifs:

-Célérité: inférieur ou égal à 30 secondes.

-Technique: il fait appel à des techniques bien codifiées et efficaces.

-Organisation: arbre de décision de plus rapide et le plus complet afin de mettre en œuvre les gestes de secours les efficaces.

    Le bilan vise à objectiver la situation de détresse et l'état des fonctions vitales.

                              a/ Reconnaître les dangers:

  • Ø effectuer une approche prudente de la zone de l'accident.
  • Ø en restant à distance de la victime, regarder autour d'elle:
    • évaluer la présence de dangers qui peuvent menacer le                                                                                                                                                                                                                                              sauveteur et la victime.
    • repérer les personnes qui pourraient être exposées aux dangers identifiés.
    • Ø se renseigner éventuellement auprès des témoins.

                              b/ Protéger:

   Quand cela est possible, supprimer immédiatement et de façon permanente les dangers environnants pour protéger l'action du sauveteur, la victime et les autres personnes, notamment du suraccident.et se renseigner éventuellement des témoins.

Délimiter clairement, largement et visiblement la zone danger et empêcher toute intrusion dans cette zone.

 Pour réaliser la protection, utiliser tous les moyens matériels dont on peut disposer et s'assurer si besoin du concours de toute personne apte qui pourrait apporter une aide dans la mise en œuvre de cette protection.

    *La protection du sauveteur: cette protection est la plus importante, elle est primordiale, il s'agit pour le sauveteur de se protéger lui-même. Un sauveteur ou secouriste ne doit à aucun moment mettre sa vie en danger, même pour sauver une autre personne.et il ne faut pas oublier qu'un secouriste blessé n'est plus un secouriste mais une victime.de plus, si le secouriste est blessé, il sera peut-être même dans l'incapacité d'alerté les se cours.

    *La protection des témoins: les témoins sont des personnes n'étant ni secouristes ni victimes.la protection des témoins consiste à éviter l'apparition de nouvelles victimes (suraccident).s'il est impossible de supprimer le danger, il faut charger une personne pour éloigner les badauds, ou effectuer un balisage (c'est une délimitation de la zone potentiellement dangereuse).

                              c/ Dégager d'urgence la victime de zone de danger en toute sécurité:

 Devant l'impossibilité de supprimer un danger vital, réel, immédiat, et ne peut-être contrôlé et si la victime est incapable de se soustraire elle-même au danger (victime sur une route à grande circulation, menacée par un éboulement ou un effondrement...).

  • Ø Dégager la victime le plus rapidement possible.
    • la priorité du sauveteur est de se protéger.
    • la victime doit être visible, facile à attendre et à déplacer.
    • et aucune entrave ne doit l'immobiliser ou gêner son dégagement.

       Le dégagement d'urgence ne peut être réalisé qu'après une évaluation rapide des risques, le repérage du trajet à faire pour être en sécurité et la certitude que le sauveteur ne court pas lui-même un risque vital inconsidéré. Il est essentiel que le sauveteur anticipe ce qu'il va faire et qu'il privilégie le chemin le plus sûr et le plus rapide à l'aller comme au retour. La victime doit être dégagée vers un en doit suffisamment éloigné du danger et de ses conséquences.

       Le sauveteur doit, pour ce dégagement, respecter les principes suivants:

_choisir la technique de dégagement en tenant compte de sa force physique.

_saisir solidement la victime, par exemple par les poignets ou les chevilles, la tirer sur le sol, quelle que soit sa position, jusqu’a ce qu'elle soit en lieu sûr.

_se faire aider éventuellement par une autre personne.

 La rapidité de mise en œuvre du dégagement reste prioritaire. Le dégagement d'urgence est une manœuvre exceptionnelle qui ne doit être utilisée que pour soustraire une victime à un danger vital, réel, immédiat et non contrôlable. Il peut être dangereux pour une victime atteinte d'un traumatisme.

 La première règle d'or du secourisme est de ne pas déplacer inutilement un blessé.il doit être laissé dans la position dans laquelle il est trouvé.il existe cependant des exceptions qui imposent un dégagement saigne abondamment.

 Il existe cependant des exceptions qui imposent un dégagement d'urgence:

  • Ø pour soustraire la victime et éventuellement le sauveteur à un danger (incendie, fuite de gaz avec risque d'explosion, menace d'effondrement ou de noyade...).
  • Ø pour réaliser des gestes d'urgence dans les cas où:
    • le blessé saigne abondamment et sa position ne permet  d'effectuer une locale ou à distance efficace.
    • le blessé est inconscient et ne respire plus.

 

 

                             d/ Techniques de dégagement:

 Il existe quatre types de dégagements d'urgence:

  • Ø Le dégagement par traction sur les poignets.
  • Ø Le dégagement par traction sur les chevilles.
  • Ø Le dégagement par les poignets.
  • Ø Le dégagement d'une voiture.

     1) la traction par les chevilles:

 Cette technique est effectuée lorsque:

ü la victime est allongée sur une route à grande circulation.

ü la victime se trouve dans une pièce enfumée ou en feu et le sol ne présente pas d'obstacles; il n'y a pas d'escaliers, pas de marche, pas d'éboulis.

ü la victime est menacée par un éboulement, une coulée de boue ou la monté des eaux et le sol ne présente pas d'obstacle, il est plan.

 La technique :

  • Ø se positionner au niveau des pieds de la victime dans l'axe du corps.
  • Ø saisir les chevilles.
  • Ø les soulever jusqu'aux genoux du sauveteur, se déplacer à reculons.
  • Ø tirer la victime rapidement jusqu'à ce qu'il soit en lieu sûr.
  • Ø faire attention car la tête repose sur le sol lors du dégagement.

 

     2) saisie par les poignets:

  Cette technique est effectuée lorsque:

ü la victime se trouve dans une pièce enfumée ou en feu et le sol présente des obstacles; il y a des marches et des escaliers à passer, il y a des éboulis.

ü la victime est menacée par un éboulement, un effondrement, une coulée de boue ou la monté des eaux et le sol  présente  des obstacles, il n'est pas plan.

 La technique :

  • Ø s'accroupir à la tête de la victime.
  • Ø soulever doucement la tête et les épaules(le buste) de la victime pour l'asseoir.
  • Ø placez un genou contre son dos.
  • Ø croisez ses bras sur sa poitrine.
  • Ø passez vos bras sous ses aisselles (votre main gauche attrapant son poignet droit et votre main droite attrapant son poignet gauche).
  • Ø redressez-vous en plaquant la victime contre vous.
  • Ø dégagez la victime en reculant doucement hors de la zone dangereuse.
  • Ø allongez-là doucement hors de la zone dangereuse en veillant à garder l'alignement tête-cou-tronc.

REMARQUE: cette technique est en fait difficile à réaliser et sera éviter dans la mesure du possible.

 

     3) dégagement d'un véhicule ou manœuvre de RAUTEK:

ü s'assurer que l'accès au lieu de dégagement est libre.

ü ouvrir largement la porte de véhicule.

ü détacher ou couper la ceinture de sécurité.

ü s'assurer quand il s'agit d'un chauffeur que ses pieds ne sont pas coincés dans les pédales, dégager les pieds s'ils sont coincés.

ü passer une main sous l'aisselle la plus proche et saisir le menton, la tête légèrement basculée en arrière et plaquée contre l'épaule oppose du sauveteur.

ü passer l'autre main sous l'autre l'aisselle et saisir la ceinture ou l'aisselle de la victime. Se redresser pour sortir la victime du véhicule, se dégager à reculons jusqu'à cette victime soit en lieu sûr.

ü pour poser la victime au sol, s’accroupir, ce qui fait asseoir la victime, se décaler sur le côté en maintenant la tête. Accompagner les épaules et la tête de la victime jusqu'au sol.

 

 

      4) la traction par les poignets:

Ce type de dégagement sera utilisé uniquement lorsque le sol est suffisamment plat pour y faire glisser l'accidenté sans risque. Saisir les poignets de la victime et tirer la victime avec précaution hors de la zone dangereuse, en veillant à lui éviter toute torsion ou rotation.

 

                            e/ Devant l'impossibilité de supprimer le danger ou dégager la victime:

 Alerter ou faire alerter les secours spécialisés.

 Assurer une surveillance permanente de la zone où les risques non contrôlés persistent et empêche toute personne de pénétrer dans cette zone jusqu'à l'arrivée des secours spécialisés.

 Dans cette situation, le sauveteur doit en assurer sa sécurité et celle des témoins en attendant l'arrivée des secours.

                            f/ Cas particuliers:

Protection d'un accident de la circulation:

Le premier danger, c'est la circulation. Le principal risque de suraccident est qu'un véhicule percute une personne ou véhicules.

Les risques les plus importants sont sur les routes à grande circulation (autoroutes ou voies express) comme de nuit ou par mauvais temps.

Si l'on est en voiture:

ü allumer ses feux de détresse dés que l'on est en vue d'un accident et ralentir.

ü garer correctement son véhicules à distance de l'accident sur la bande d'urgence s'il existe (utiliser les freins serrés et en prise.

ü couper le contact de votre véhicule.

ü veiller à faire descendre tous les occupants de son véhicule et les mettre en sécurité en bas-côté notamment si l'on s'arrête sur une route à grande circulation. Demander aux autres témoins d'en faire autant, s'ils ne l'ont pas encore fait.

ü couper le contact des voitures accidentées, serrer le frein en prise, les caler si nécessaire.

ü ne pas fumer et empêcher de fumer sur la zone de l'accident (les réservoirs d'essence des véhicules pouvant être endommagés).

ü interdire l'approche de la zone de l'accident en particulier si un danger persiste (véhicule transportant des matières dangereuses avec risque d'explosion).

ü demander aux témoins qui ne peuvent se rendre utiles de circuler (la concentration d'un nombre important de véhicules arrêtés à un même endroit ne pouvant être que source de danger.

ü faire un balisage de la zone de l'accident à l'aide d'un triangle de pré signalisation placé 150à200 mètres avant l'accident, lampe électrique, linge blanc, s'aider si possible de témoins qui ralentissent la circulation par des signes. Le balisage doit également être effectué après l'accident s'il s'agit d'une voie à double sens de circulation.

ü se munir d'un extincteur si on en dispose. L’utiliser en cas de la présence d'un feu naissant dans le compartiment moteur.

v  Sur une route rapide à chaussées séparées de type autoroute, deux cas peuvent se présenter:

   $.l’accident a lieu sur votre chaussée:

  • Ø mettre ses feux de détresse.
  • Ø si une personne s'est déjà occupée du balisage en amont on se contentera d'aller prévenir les secours en s'arrêtant à la borne d'appel d'urgence suivante, sinon appeler par d'autres moyens. Sinon s'arrêter après l'accident et sur la bande d'arrêt d'urgence.
  • Ø mettre un vêtement voyant (vêtement clair la nuit, de couleur vive le jour, gilet à haute visibilité si vous en possédez un).
  • Ø mettre ses proches et les témoins à l'abri derrière la rambarde de sécurité.
  • Ø signaler l'accident à 150-200 m au minimum en amont par un triangle de pré signalisation et/ou une personne faisant des signes (la nuit penser à utiliser un linge blanc ou au mieux une lampe électrique);la personne effectuant le balisage marchera si possible derrière la barrière de sécurité.
  • Ø si une personne est éjectée hors de son véhicule sur une de circulation, il faut la tirer sur la bande d'urgence (dégagement d'urgence) en faisant attention à ne pas se renverser.

   $.l'accident a lieu sur la chaussée de l'autre côté de séparation:

  • Ø s'arrêter à la borne d'appel d'urgence suivante en mettant ses feux de détresse et en stationnant sur la bande d'arrêt d'urgence ou appeler par d'autres moyens et passer l'alerte en précisant bien que l'accident a lieu sur l'autre chaussée.
  • Ø reprendre la route une fois l'alerte passée (on ne peut rien faire de plus et rester sur place est dangereux.
  • Ø faire des appels de phare pendant quelques instants pour signaler l'accident aux véhicules sur l'autre chaussée

 Sur une route à chaussées non séparées, il faut faire de même sur le bas-côté en mettant les feux de détresse; il faut faire un balisage des 2 côtés en priorité sur la voie de circulation la plus gênée.

 S’il y a une courbe proche (moins de 100m) pensé à positionner la signalisation avant la courbe.

La nuit on pourra positionner un véhicule afin d'éclairer l'accident avec les phares en attendant les secours.

En ville il suffit de mettre des témoins pour dévier la circulation et éviter les conduites à risque des conducteurs énervés par l'encombrement.

Si un témoin en véhicule s'arrête et descend pour porter secours il est recommandé qu'il garde avec lui ses clefs de contact pour éviter le vol de son véhicule.il  faut aussi que le secouriste tienne à protéger ou à faire protéger les biens de la victime épars sur la voie publique.

    Pourquoi faut-il s'arrêter après l'accident?

ü en amont les autres conducteurs sont distraits par l'accident.

ü certains véhicules de secours devront se garer devant le véhicule accidenté, il faut donc ne pas les gêner.

    Pourquoi le balisage est-il à 150à200 m?

  A 130 Km/h, il faut environ 150à200 m pour s'arrêter: si un conducteur n'aperçoit le balisage qu'au dernier moment, il lui reste ainsi le temps d'effectuer un freinage d'urgence. A 90 Km/h, il suffit d'une centaine de mètres pour s'arrêter.

                                                                                              

 

 

 

Accidents électriques:

Face à un accident électrique ou mettant en cause un appareil électrique, la meilleure solution consiste à couper le courant électrique  au disjoncteur puis à débrancher l'appareil en question. Le risque majeur est que le sauveteur ou une autre personne ne soit elle aussi électrisée.

  • Ø Courant à usage domestique (basse tension est généralement de 220 volts) : peut brûler et tuer (entre 150et 180 victimes chaque année en France).dans ce genre d'accident brutalement la victime pousse un cri et s'écroule. Que faire?

*empêcher l'entourage et la famille de se précipiter sur la victime.

*Couper le courant électrique soit à la prise soit au disjoncteur pour éviter un suraccident et limiter le risque d'électrisation collective.

  • Ø Courant à usage industriel ou câble de haute tension: dans le cas de fils électriques aériens tombés à terre, la seule protection efficace est d'empêcher quiconque d'approcher avant l'arrivée des secours. Que faire?

ü empêcher les badauds d'approcher.

ü alerter les services de secours.

ü rester à une distance d'au moins 20m de l'accident.

L’électricité devra être coupée par les services compétents.

Fuite de gaz:

Le risque majeur est l'explosion. Dans un environnement clos ou dans une salle ça sent le gaz!*

  • Ø fermer le robinet de gaz.
  • Ø ne pas provoquer d'étincelle;

ü ne pas utiliser ni briquet ni allumette.

ü ne pas téléphoner (ni fixe ni mobile), si nécessaire aller le faire à l'extérieur.

ü ne pas actionner d'appareil électrique (ni allumer ni atteindre), si besoin, le faire à l'air libre.

ü ne pas toucher à l'électricité.

  • Ø interdire de  fouler.
  • Ø si une victime est visible, la dégager d'urgence en apnée ver un lieu où l'air est sain.

La ventilation de la pièce (ouvrir la fenêtre, éventuellement casser les carreaux) pour chasser le gaz est secondaire et ne doit intervenir que lorsque les victimes sont hors de danger du fait qu'on ignore la valeur dite «concentration explosive ».

Incendie, fumée:

Si une personne est témoins d'un départ de feu, il doit essayer de l'éteindre avant son extension.il suffit souvent d'un geste simple pour empêcher son extension:

  • Ø couvrir avec un couvercle une casserole dont l'huile a pris feu.
  • Ø piétiner des brins de paille allumés par un mégot de cigarette imprudemment jeté.
  • Ø couper le courant d'un appareil électrique qui « sens le brûlé ».
  • Ø étouffer la flamme avec linge.
  • Ø utiliser un extincteur.
  • Ø fermer les arrivées de gaz.
  • Ø faire évacuer le bâtiment ou les véhicules.
  • Ø utiliser un extincteur si le feu prend. Il existe des extincteurs ménagers à poudre polyvalents, simple et efficaces pour arrêter un début d'incendie de toute nature.
  • Ø fermer les portes et fenêtres pour éviter les courants.

Le secouriste doit toujours à l’esprit «la règle des 30 secondes »: Tout feu, aussi minime puisse-il paraître non complètement maîtrisé dans les trente secondes qui suis son éclosion doit faire appeler les sapeurs-pompiers.

 Devant toute personne dont les vêtements sont enflammés, il faut l'empêcher de courir, l'entourer d'une couverture ou un vêtement large, la rouler sur le sol pour étouffer les flammes; puis s'occuper des brûlures .ne jamais diriger le jet d'un extincteur directement sur la peau (visage et main surtout) d'une victime ou d'un autre sauveteur.

 Dans un établissement recevant du public, il convient de déclencher l'alarme afin d'alerter les services de sécurité et provoquer l'évacuation du bâtiment.

 Sur un feu déjà commencé: les moyens d'extinction accessible sont en général insuffisants. Le rôle des témoins est donc de faire évacuer les bâtiments ou les véhicules (éventuellement dégagement d'urgence), et dans un établissement recevant du public, déclencher l'alarme.

Lors de l'évacuation, les personnes ne doivent pas:

  • emprunter l'ascenseur.
  • avancer dans la fumée.
  • revenir en arrière sauf les services de secours en donne l'ordre.

S'il n'est pas possible d'avancer (la fume remplit les couloirs ou cages d'escaliers, les sorties sont encombrés ou verrouillées), la protection consiste à se calfeutrer en mettant si possible un linge mouillé sous la porte, à mouiller la porte et à se manifester aux fenêtres pour signaler sa présence.

Si la fumée rentre dans la pièce, la meilleure solution consiste à s'accroupir ou s'allonger, l'air le plus frais se trouvant près du sol.

Si la pièce est en feu ou enfumée, si l'on aperçoit une victime ,il faut la dégager d'urgence en apnée la durée de la manœuvre qui ne doit excéder 30 secondes en se protégeant au maximum de la chaleur avec ses vêtements(se couvrir le visage et les mains en cas d'incendie).le risque majeur est de respirer des fumées toxiques ou de se perdre(absence de visibilité),l'intervention ne doit se faire que dans la partie visible de la pièce.

S'il y a risque d'explosion par fuite de gaz : ne pas provoquer d'étincelles (interrupteur, sonnerie, lampe de poche), ne pas fumer, ne pas manipuler d'appareils électriques.

Si risque d'accidents dus à l'électricité: couper le courant (prise, disjoncteur) avant de toucher la victime.

En cas d'accident par courant à haute tension, rester à distance d'au moins 20m et appeler les secours.

Blessure par bris de verre:

Le risque majeur est qu'une personne se blesse.

 --S'il y a une personne déjà blessée, la protection consiste à l'éloigner tout en contrôlant l'éventuelle hémorragie pour l'allonger dans un endroit sans morceau de verre.

 --Si l'on est à proximité, il faut empêcher toute personne d'approcher soit verbalement soit en condamnant l'accès. On peut demander à un témoin de pousser le verre dans un coin avec un balai. En absence de balai, si un témoin a des chaussures fermées et solides on peut lui demander de pousser le verre avec ses chaussures.

     6) Dégagement d'urgence:

Dans le cas où la victime soumise à un danger vital (risque de mort), réel et immédiat que l'on ne peut supprimer, auquel la victime ne pas se soustraire (victime inconsciente ou présentant un traumatisme l'empêchant de bouger; il faut effectuer un dégagement d'urgence=tiré la victime dans une zone de sécurité en se protégeant au maximum.

Les exemples typiques sont:

  • Ø victime allongée sur une voie à grande circulation.
  • Ø victime inconsciente dans une atmosphère empoisonnée, il faut intervenir en apnée.
  • Ø victime inconsciente dans un véhicule qui commence à prendre feu, ou menacée par la montée des eaux.
  • Ø victime inconsciente dans la fumée, un incendie, on interviendra que si l'on voit la victime depuis la sortie.
  • Ø victime menacée par la chute d'un objet, un effondrement ou un enfouissement.

       II.1.2.Bilan vital:

L’évaluation initiale est clinique, elle doit être répétée et comparée tout au long de la chaîne des secours. La prise en charge débute donc par un examen rapide du blessé l'objectif essentiel est de détecter une détresse vitale patente ou potentielle.

      1) Mise en condition et stabilisation du blessé:

     a. Mise en condition et stabilisation du blessé

         a.1. Points fondamentaux de l'évaluation initiale:

   Gestes d'urgence par ordre immuable:

  A: Airway: voies aériennes supérieur

  B: Beathing: respiration

  C: Circulation: circulation

  D: Disability: état neurologique

  E: Exposure: dévêtir, surveiller la température, lutter contre l'hypothermie

       2) La règle VIP (Very Important Person)

Dans l'abord du malade grave, Weil a proposé de considérer tout malade grave comme étant une VIP pour mettre un certain ordre de priorité dans les manœuvres de réanimation et la revue des trois premiers actes de réanimation.

   V : Ventilate (ventilation, échanges gazeux)

    I : Infuse (liquide intraveineux)

    P: Pompe cardiaque

       II.1.3.Bilan lésionnel

C’est la recherche de lésions.

C’est la recherche de plaintes et de signes à orienter en fonction de la situation: Malaise? Accident?

  • Ø douleur
  • Ø motricité
  • Ø sensibilité
  • Ø palpation
  • Ø palpation localisée sur la partie lésée

Ce bilan lésionnel doit être:

  • Ø méthodique
  • Ø complet
  • Ø interactif (si la victime est consciente).

      II.1.4.Bilan fonctionnel:

Il permet de détecter des éventuelles anomalies des fonctions vitales.

  • Ø conscience
  • Ø motricité
  • Ø ventilation
  • Ø fonction cardiovasculaire

      II.1.5. Bilan évolutif:

Le bilan évolutif est la surveillance de l'état de la victime. Cela de savoir si l'état est:

  • Ø stationnaire
  • Ø en amélioration
  • Ø en aggravation

       II.2.Prévenir les secours : L'alerte

       II.2.1.Alerte:

    C’est faire intervenir, le plus vite possible, les moyens de secours complètent.

    L’alerte doit être réalisée le plus rapidement possible après avoir effectué la protection de l'accident, un bilan rapide de ou des victimes et commencer les gestes de secours. L'alerte est effectuée par un témoin de l'accident ou par le sauveteur s'il est seul.

   En principe le secouriste doit rester auprès du blessé pour faire les gestes d'urgence nécessaire; il demande à un témoin d'alerter les secours publics.il choisit un témoin calme, pour que l'alerte soit donnée correctement.il lui indique qui et comment alerter.

       II.2.2.Qui alerté?

    L’arrivée des secours va dépendre de la qualité et de la rapidité de l'alerte; cela dépend du type de l'accident et du lieu où l'on se trouve.

Les numéros d'appel d'urgence sont gratuits à partir des téléphones fixes ou des téléphones potables. A partir des téléphones publics, ils peuvent composés sans carte de téléphone et sans pièce de monnaie (150;19;177) et le 112 uniquement à partir d'un GSM; ce numéro met en contact avec le 177(gendarmerie) en zone rurale ou le 19 (police)en zone urbaine.

 

              1) La protection civile(PC):numéro 150

    La P.C en fonction de l'appel, peut envoyer un véhicule de réanimation avec un médecin ou une ambulance pouvant assurer l'évacuation primaire vers l'hôpital.

             2) Les sapeurs pompiers numéro 150

    Les sapeurs pompiers assurent les premiers secours en cas d'accident, ils éteignent les incendies, effectuent les interventions spécialisées particulières: le déblaiement, la désincarcération ou le dégagement des blessés et leur transport vers l'hôpital.

             3) La police: numéro 19 et la gendarmerie royale numéro 177

    La police (19) et la gendarmerie royale numéro (177) règlent les problèmes d'ordre public, elles assurent la protection de la zone de l'accident (p.des victimes; des témoins ou secouristes et des biens...), elles établissent les constats et peuvent donner l'alerte à l'échelon supérieur provincial ou préfectoral.

           4) Numéro d'appel européen: numéro 112

     Réservé aux habitants de l'Union européenne quand il ne se trouve pas dans leur pays.

    Si vous devez ne faire qu'un seul geste il faut que ce soit celui-là, car pas d'alerte pas de secours.

        II.2.3.Message à transmettre:

           1) Que dire pour alerter?

    Le message d'alerte doit être clair, précis et permettre à votre interlocuteur de comprendre la situation afin de vous envoyer les secours adaptés à l'accident.

         2) Le message de l'alerte doit comprendre:

  • Ø le N° du téléphone d'où vous appelez, en cas de nécessité, les secours doivent pouvoir vous joindre.
  • Ø la localisation exacte de l'accident ou de la victime (ville, rue, douar, caïdat"kiada",...).
  • Ø la raison de l'appel (a.v.p, incendie, noyade,...)
  • Ø les circonstances particulières (camion effectuant un transport de produits dangereux, risque d'incendie ou d'explosion, blessés incarcérés...)
  • Ø le nombre de blessés ou de malades.
  • Ø le bilan de la ou des victimes.
  • Ø les gestes de secours effectués.

     Lorsque le message d'alerte est achevé, vous devez attendre les instructions de votre interlocuteur avant de raccrocher. A partir d'un téléphone portable, l'appel n'arrive pas toujours au standard de secours le plus proche qui couvre cette zone .il peut parfois arriver dans une autre ville ou province.

Il est important de préciser avec exactitude le lieu de l'accident, le sens de la circulation de l'accident et le point Kilométrique s'il s'agit d'un accident sur autoroute. Au cas où vous ne restez pas sur les lieux de l’accident, vous devez le préciser par ce que votre N° de contre appel en cas de nécessité.

     Une fois les secours prévenus, il faut si possible revenir vers la victime pour la surveiller en attendant les secours .Certains gestes peuvent éviter l'aggravation de l'état de la victime et améliorer les chances de survie des victimes.

   $_En agglomération:

ü *indiquer l'adresse précise, avec le nom de la commune, le lieu dit, le nom de la voie et N° du domicile ou du lieu.

ü *si c'est un accident sur la voie publique, indiquer le nom de la rue et le N° de l'immeuble le plus proche; si l'on est proche d'une intersection, indiquer le nom des deux voies.

ü *pour les groupes d'immeubles, indiquer le nom de l'immeuble, de l'escalier, l’étage, le code de la porte ou nom à appeler à l'interphone.

ü *pour les lieux publics et les entreprises, donner le nom du lieu, indiquer l'endroit dans le bâtiment (étage, N° de salle...) et prévenir une personne du lieu(ou envoyer un témoin) pour pouvoir guider les secours.

   $_Sur la route:

      Le principal problème de l'alerte est de se localiser, notamment lorsque l'on est sur une route que l'on ne connait pas. Il est pour cela plus sûr d'utiliser une borne d'appel d'urgence sur une autoroute ou voie express, ou un téléphone fixe d'un domicile ou d'un commerce proche : le N° de la borne d'appel permet à l'interlocuteur de localiser l'appel.

   $_En train:

      Le train dispose d'un signal d'alarme. C'est un moyen privilégié, qui permet d'informer le conducteur et les agents du train qu'il y a un problème, et qui pourront à leur tour informer le poste central de régulation du trafic, ce qui permettra de guider les secours ainsi que de garantir une bonne sécurité de l'intervention.

Toutefois, si ce signal prévient le conducteur d'un problème, il arrête aussi le train immédiatement, dans un lieu qui n'est pas forcément facilement accessible aux secours. Si l'urgence ne justifie pas un arrêt immédiat, il est donc préférable d'aller trouver un agent commercial  du train (un contrôleur), qui pourra faire arrêter le train dans une gare ou un lieu d'accès facile.

     Si l’on est proche d’une gare, a fortiori dans les trains à arrêt fréquent de type métro, RER ou tramway, on peut attendre l'arrêt en gare pour tirer le signal d’alarme.

    Si l'on est témoin d'une agression, on peut ainsi tirer le signal d'alarme après ouverture des portes, voire changer de voiture pour tirer le signal d'alarme, et éviter d'être victime de représailles de la part  des agresseurs.

   $_Dans une gare:

     il est recommandé d'utiliser les bornes d'appel présentes sur les quais, ou bien d'aller prévenir les agents d'accueil; en effet ,cela permet d'une part de mettre en place des mesures de sécurité et de vigilance, telles que le ralentissement voire l'arrêt du trafic, et les agents pourront accueillir les secours et les amener à la victime.

   $_ Le délit de "fausse alerte":

     le fait de passer une fausse alerte ,c'est-à-dire de prévenir volontairement les secours en leur donnant une fausse information faisant croire à un sinistre, une destruction ,une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes est un délit pour la plupart des pays.

     En France, ce délit est puni selon l'article 332-14 du Code pénal, par une peine pouvant aller jusqu'à deux ans de prison et 30.000 euros d'amende. Cette infraction est constituée même si elle n'entraîne pas le départ de moyen de secours .Si un accident survient a lieu au cours du déplacement et de la recherche du sinistre, l'auteur peut être poursuivi pour blessures ou homicide involontaire.

L'administration responsable des secours (police, gendarmerie, protection civile...) peut se constituer partie civile pour obtenir des dommages et intérêts.

                            II.3.Gestes de premiers secours:

        II.3.1.Examen de l'accidenté et gestes d'urgence:

      L’examen de la victime doit être effectué dès que la protection est assurée. Il permet:

  • Ø de reconnaître la défaillance d'une des trois fonctions vitales afin de mettre rapidement en œuvre les gestes de survie.
  • Ø de transmettre lors de l'alerte un bilan de la victime permettant d'envoyer des secours adaptés.

ü la fonction ventilatoire fait pénétrer l'oxygène dans le corps.

ü la fonction circulatoire : transporte l'oxygène dans le corps et le distribue aux organes.

ü la fonction nerveuse : régule le travail des# organes du corps.

     Ces trois fonctions sont appelées vitales, la défaillance de l'une ou de plusieurs de ces fonctions entraîne la mort en l'absence de gestes de survie.

           II.3.2.La fonction ventilatoire (la respiration):

    Les signes de la détresse ventilatoire:

Blessé agité, polypnéïque ou dyspnéique présentant des gasps, une anxiété, une ventilation peu ample, chaque inspiration semble un effort, les muscles accessoires sont mis en jeu.

     Le tirage des muscles du cou à l'expiration (pouls respiratoire), le creusement à l'inspiration de la paroi abdominale, l'apparition de sueurs, de cyanose et de battements des ailes du nez à la respiration sont des signes de gravité.

    La victime transpire beaucoup, par instant sa ventilation semble s'arrêter, puis rapidement apparaissent délire, confusion et coma.

      Evaluation de la F.V:

    La respiration s'évalue en recherchant les mouvements d'entrée et de sortie de l'air des poumons.

    Le flux d'air se sent, s'entend et se voit.

    Chez un adulte au repos, la fréquence ventilatoire est de 12 à 20 mouvements par minute.

    Chez l'enfante, la fréquence est de 20 à 30 par minute.

La fréquence augmente à l'effort. Les mouvements ventilatoire sont réguliers et silencieux.

           3) Comment évaluer la respiration?

 

-- se pencher vers le visage de la victime.

--sentir l'arrivée de l'air sur la joue ou sur la main du sauveteur.

--à l'oreille chercher les bruits de la ventilation (sifflements, ronflement, gargouillement).

--avec les yeux, regarder le ventre et/ou la poitrine se soulever et s'abaisser.

   si le sauveteur:

ü ne sent pas le flux d'air sur sa joue ou sur sa main.

ü n'entend aucun bruit respiratoire.

ü ne voie aucun mouvement du ventre et/ou de la poitrine.

La ventilation est absente, c'est l'arrêt respiratoire ou apnée.

Etiologie des détresses respiratoires:

De très nombreuses situations peuvent entraîner une I.R.A=un manque d'O2 au niveau des cellules.

 a*Insuffisance d'O2 dans l'air inspiré:

Altitude, incendie (feu), confinement dans un local non ventilé, éboulement (terre ou sable), neige (poudreuse, avalanche), sac de plastique (dans lequel un enfant met sa tête, drap ou oreiller mou obstruant le visage d'un bébé.

 b*Insuffisance du débit d'air inspiré:

crise d'asthme grave, traumatisme thoracique, obstruction des voies aériennes (CE, strangulation, pendaison, écharpe ou cravate prise dans un moteur, un arbre ou un courroie de transmission...), AVC, overdose...

  c) Perturbation des échanges gazeux alvéolaires : infection pulmonaire, œdème pulmonaire, inhalation de produits suffocants...
          d) Atteinte de la fonction circulatoire: hémorragie grave, ACR, collapsus, intoxication par le monoxyde de carbone(CO)…
          e) Perturbations des échanges gazeux cellulaires: intoxication par CO, cyanures…

         II.3.3. La fonction circulatoire
La détresse cardio-circulatoire peut se manifester sous forme d’un arrêt cardiaque ou d’un choc hypovolémique.
              1) L’arrêt cardiaque
L’A.C. ou inefficacité circulatoire est facile à reconnaître:
    -Perte de connaissance plus ou moins brutale avec coma,

    -Aspect gris ou cyanosé du visage, pâle, livide, blême
    -Refroidissement des extrémités,
    -Disparition des pouls carotidiens et fémoraux,
    -Arrêt respiratoire avec «gasp» (grandes inspirations espacées et bruyantes), très rapidement la mydriase apparaît.

           2) Le choc hypovolémique: collapsus et état de choc 
Le collapsus est la chute importante et durable de la tension artérielle.
L’état de choc est la diminution de la perfusion      tissulaire.
En pratique, on agit d’abord par les gestes de survie et on recherche la cause ensuite.

Les signes de choc hypovolémique: pâleur extrême, pression artérielle effondrée, pouls imprenable, froideur des extrémités, altération de la conscience (la période de choc dit «compensé» est souvent dépassée), plus rarement on observe des signes de choc avec turgescence des jugulaires.

         3) Évaluation de fonction circulatoire
La fonction circulatoire s’évalue par la prise du pouls carotidien.
Le pouls est la perception des contractions du cœur qui sont transmises le long de la paroi des artères.
L’artère carotide passe sur la face latérale du cou, sur les côtés de la trachée.

C’est une grosse artère où le pouls est facile à percevoir avec les doigts.
Chez un adulte, la F. du pouls varie de 50 à 80 pulsations/mn.
Chez l’enfant, le pouls est plus rapide, la F. varie de 80 à 120 p/mn; plus l’enfant est jeune plus le pouls est rapide.
La f. du pouls augmente à l’effort.

Chez le bébé de moins de 1 an, les pulsations de l’artère carotide sont difficiles à percevoir. Il est préférable d’effectuer la prise du pouls au niveau de l’artère humérale, qui passe sur la face interne du bras.
 Pour effectuer la prise du pouls huméral, il faut:
      -Maintenir le bras en posant le pouce sue la face externe du bras.

     -Appuyer la pulpe de l’index et du majeur sur le trajet de l’artère humérale, à la face interne du bras à égale distance entre l’épaule et le coude.
Chez un bébé, la FC varie de 120 à 130 pulsations par minute

          4) Comment évaluer la fonction circulatoire?
L’évaluation de la fonction ventilatoire et de la liberté aériennes sont reliées directement par l’examen de la fonction circulatoire : le secouriste regarde la ventilation et recherche le pouls carotidien.

Le secouriste recherche le pouls carotidien du côté où il est placé (jamais de l’autre côté) en continuant si besoin à maintenir si besoin la tête par la pointe du menton.
    *il place doucement l’extrémité de l’index, du médius et de l’annulaire sur la ligne médiane du cou, sans appuyer;

    *puis il ramène les doigts vers lui, les doigts restant au contact de la         peau;
     *il pousse alors la pulpe des trois doigts vers la profondeur, pour appuyer la carotide contre le plan profond osseux, pendant 5 à 6 secondes.
Si le sauveteur ne sent ni le pouls carotidien ni le pouls fémoral pendant 5 à 6 secondes = arrêt circulatoire.

 

           5) Étiologies des détresses cardiocirculatoires
les D.C. peuvent être liées à plusieurs causes:
           a) Insuffisance cardiaque: défaillance de la pompe cardiaque avec des contractions faibles ou insuffisantes du myocarde (intoxication, infarctus, trouble du rythme)   

               b) Relâchement trop important des muscles des artères (vasoplégie) : intoxication, infection, allergie (choc anaphylactique).
           C) Diminution importante du volume sanguin par
    -   hémorragie (interne ou externe, fracture des gros os),
    -   perte anormale d’eau: brûlures graves et étendues, déshydratation aigue

      II.3.4. La fonction neurologique :
la complexité du système nerveux explique l’impossibilité de dresser un tableau simple des anomalies qu’il peut présenter. Dans le domaine du secourisme où prédominent les troubles de l’oxygénation des cellules, l’altération de la fonction nerveuse se signale en général d’abord par une altération de la conscience ou un comportement anormal:

Désorientation, agitation, convulsions, somnolence anormale, troubles de la conscience ou une aggravation rapide vers un coma qui est l’abolition de la conscience avec abolition de la motricité et de la sensibilité.
           1) Évaluation de la fonction neurologique
La conscience est assurée par le bon fonctionnement du cerveau.
La perte de connaissance entraîne un arrêt de la vie de  relation. La victime ne parle plus. Elle ne répond plus aux ordres simples.
L’I.R.A. et le choc hypovolémique altèrent l’état de conscience et constituent des pièges lors de l’examen.

Toute victime inconsciente doit bénéficier d’une libération de voies aériennes supérieures avec bascule de la tête en arrière.
Toute victime inconsciente qui respire doit être mise sur le côté en position latérale de sécurité(PLS)


        

            2) Évaluation sur l’échelle de Glasgow (score de Glasgow)
L’échelle de Glasgow est une cotation simple et précise et étudie trois paramètres:
        .Ouverture des yeux(Y),
        .Meilleure réponse verbale(V),
        -Meilleure réponse motrice(M),
Le calcul du S.G : Y+V+M = 3 à15
Le résultat 7 est un score charnière en dessous duquel se situe l’état de coma grave.

L’évaluation de la profondeur du coma par ce score sert à la surveillance de base en s’assurant que les modifications de l’état de conscience de même que les  signes de localisation ne sont pas dus à une autre lésion (fracture, luxation…)

Ouverture des yeux (Y)

Meilleure réponse verbale (V)

Meilleure réponse motrice (M)

Spontanée             4

Claire, orientée 5

Conscient : sait qui il est où il est

Volontaire à la demande       6

Obéit à l’ordre oral

A l’appel ou au bruit         3    

Confuse            4

Conversation possible mais confuse

Adaptée sur le site               5

Localise le stimulés douloureux en orientée à la stimulation douloureuse

A la douleur             2

Incohérente      3

 

Retrait, évitement     4

Flexion du muscle

Se dirige seulement vers le stimulus douloureux.

Aucune             1

 

Incompré.         2

Aucune             1

 

Flexion ano.  3

Extension     2 

Aucune         1

 

            3) Étiologies des détresses neurologiques
a) Un processus expansif intracrânien : hémorragie ou hématome.
b) Une contusion cérébrale responsable d’un œdème cérébral.
c) L’existence d’une anoxie cérébrale due à une détresse hémodynamique ou respiratoire
d) Toute gêne au retour veineux par compression jugulaire ou  Augmentation de la pression thoracique (épanchement thoracique ou péricardique).

Chez le polytraumatisé, on pourra retrouver tous ces éléments associés.

PROTEGER
baliser
dégager
ALERTER
SECOURIR
examen complet
gestes d’urgence
surveillance
craindre les lésions  inapparentes