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SOCIOLOGIE123

 

Sociologie

  • Ø Objectifs pédagogiques :

 

Ä Définir :

v La sociologie

v Le fait social

v La famille

Ä Décrire les aspects :

v Géographiques

v Démographiques

v Culturels

v Economiques et sociaux de la société marocaine

Ä Décrire les fonctions de la famille n général et les spécificités de la famille marocaine

Ä Expliquer l’organisation sociale marocaine au niveau urbain et rural

Ä Expliquer les principaux aspects sociologiques de la maladie

 

  • Ø Schéma du cours

Chapitre I

  1.                     I.    Définition :

A. Sociologie

  1. B.  Fait social
  2. C.  Famille
  3.                  II.    Les branches scientifiques de la sociologie :
  4.               III.    Les méthodes utilisées dans les études sociologiques

 

Chapitre II : Caractéristiques de la société marocaine :

  1.                 I.    Aspects Géographiques
  2.              II.    Aspects Démographiques
  3.           III.    Aspects Culturels
  4.             IV.    Aspects Economiques
  5.                V.    Différentes influences ayant marqué la société marocaine
  6.             VI.    Organisation sociale au niveau rural et urbain

 

   Chapitre III : La famille dans la société marocaine

  1.                 I.     Fonctions de la famille
  2.              II.    Types de famille

A. Famille traditionnelle

  1. B.  Famille moderne

 

    Chapitre IV : Les aspects sociologiques de la maladie

 

 

 

Introduction :

 

La sociologie est une discipline humaine qui se propose de connaître et d’étudier la société dans son fonctionnement directe, vivant et immédiat.

Elle a existé en tant qu’activité et en tant que discipline humaine. En effet depuis l’antiquité grecque, Aristote et Platon ont essayé de faire des études dans ce sens, mais leurs efforts n’ont pas été suffisamment coordonnés pour donner naissance à une sociologie scientifique.

Ce n’est qu’au 19ème siècle que la sociologie est devenue véritablement scientifique grâce à Auguste Conte (1798 – 1857) inventeur du mot « sociologie  qui la voyait comme une physique sociale » qui a pour objet l’étude des phénomènes sociaux. D’autres sociologues ont suivi avec les théories des différentes visions de la société tels que :

ü Emile Durkheim, français 1858 – 1917

ü Karl Marx allemand 1818 – 1883

ü Max Weber allemand 1864 -1920

ü Ferdinand Tonnies Allemand 1857 – 1936

ü Herbert Spencer Grande Bretagne 1820 – 1903

ü Georges Gurvitch Français d’origine russe 1897 – 1965

ü Talcott Parsons Américain 1902 – 1979


Chapitre I

 

        I. Définition :

  1. A.       Sociologie : éthymologiquement le mot sociologie est formé d’un radical latin (sociétas = compagnon) et d’une terminaison grecque (logos = science) ; donc la sociologie est la science de la société.

Mais cette définition ne rend pas compte de l’objet de la sociologie.

Voici 4 définitions présentées par de sociologues célèbres.

 

Ä Définition d’Emile Durkheim : La sociologie est la science qui étudie d’une manière explicative la vie sociale dans la conscience collective et dans les institutions dont elle cherche à analyser la genèse  (formation) et le fonctionnement.

  • Conscience collective : manière de sentir, de penser et d’agir dans la vie collective
  • Institution : unité créée par la société pour permettre son fonctionnement.

Ä Définition de Max Weber : La sociologie est une science qui se propose de comprendre par interprétation les significations internes des conduites sociales et d’aboutir aussi à leur explication causale.

Ä Définition de Tarcott Parsons : (Définition contemporaine de tendance américaine). La sociologie étudie les systèmes sociaux consistant dans les interactions des conduites qui sont orientées vers une échelle commune des valeurs dans l’institutionnalisation des modèles culturels.

Ä Définition de Georges Gurvitch (Français d’origine russe assez marqué par la sociologie marxiste) : La sociologie doit être une science qui étudie les phénomènes ou faits sociaux totaux dans l’ensemble de leurs aspects et de leurs mouvements. (phénomène total = phénomène généralisé dans un groupe.

Ä Définition d’après Larousse de sociologie : c’est la science des lois, de faits ou phénomènes sociaux.

 

  1. B.        Fait social :
    1. 1.     Définition :

Les faits ou phénomènes sociaux sont les manifestations de la vie  des groupes en tant que groupes.

Un fait social est un comportement adopté par une fraction importante de la population pendant une période relativement importante.

Ils s’agit de manière de penser ou d’agir consacrées par les traditions et que la société impose aux individus. Exemple : festivités, mode d’habillement, mariage, habitudes et coutumes, etc.…

  1. 2.    Les caractéristiques d’un fait social :

Un fait social se distingue par plusieurs caractéristiques :

Ä Un fait social est collectif ; donc concerne la vie d’un groupe et se distingue ainsi d’un fait psychologique. Un fait psychologique concerne un individu dans sa stricte individualité, donc un fait social concerne tout un groupe en tant que groupe.

Ä Un fait social se caractérise par son actualité et se distingue ainsi d’un fait historique qui concerne le passé d’un groupe ;

Ä Un fait social se caractérise également par son extériorité ; il est imposé du dehors ;

Ä Un fait social a un caractère obligatoire et coercitif ;

Ä Un fait social n’est pas une donnée congénitale ou innée, il se distingue d’un fait biologique. Un fait social reste essentiellement un fait culturel.

Ce sont donc les faits sociaux qui constituent l’objet de la sociologie. La sociologie donne la description détaillée de chaque phénomène et son cadre social et en fourni l’explication satisfaisante, c'est-à-dire comment les faits sociaux se sont produits, quelles sont les forces dont ils résultent et quels changements ont-ils entraîné. Elle doit donc expliquer les faits sociaux définis par leurs causes déterminantes, prochaines et immédiates, capables de les produire. Elle établi également les rapports entre les faits sociaux. Il est à remarquer qu’un fait social a nécessairement un rapport avec l’histoire d’un groupe. Il a des racines historiques qui le préparent et le conditionnent. De même il a un rapport avec la psychologie individuelle car en définitif  le groupe que concerne un fait social est formé par un ensemble d’individu.

  Enfin, il faut mettre l’accent sur l’aspect présent et actuel du fait social surtout pour mettre en évidence la dynamique présente du groupe social a étudié.

 

  1.       II.  Les branches scientifiques de la sociologie :

Suivant la nature des groupements envisagés, on distingue plusieurs branches de la sociologie :

Ä La sociologie domestique : elle traite les relations au sein d’une famille : relation parents enfants, relation entre les différents membres d’une même famille.

Ä La sociologie économique : elle traite des contraintes de l’équilibre et des tendances de l’économie. Elle étudie les groupements de travail, syndicats, coopératives…

Ä La sociologie politique : elle étudie la forme que prend la vie politique dans chaque société : organisation de l’Etat et le mode d’exercice du pouvoir.

Ä La sociologie religieuse : elle s’intéresse aux croyances et aux cultes au sein d’un groupe.

Ä La sociologie internationale : c’est l’étude des relations entre les Etats et entre les organismes internationaux.

 

 

 

 III. Les méthodes utilisées dans les études sociologiques

 

1)  L’observation empirique :

C’est une méthode qui s’appuie totalement sur l’expérience directe et concrète et non sur une théorie préétablie.

2) Les entretiens :

Ce sont des discussions avec les membres d’un groupe donné. On distingue deux sortes d’entretien :

Ä L’entretien directif : la discussion se fait sur la base des questions préparées à l’avance.

Ä L’entretien non directif : seul le thème général est indiqué au départ, et l’enquêteur s’efforce simplement de faciliter l’expression de l’enquêté.

Les entretiens peuvent constituer une pré enquête.

3) la méthode quantitative :

C’est une méthode qui essaye de quantifier, de mesurer la fréquence des phénomènes sociaux et l’ensemble des relations entre ces phénomènes. La technique utilisée est l’enquête par sondage qui est une technique permettant d’effectuer des observations statistiques sur une fraction représentative d’un ensemble donné.

4) la méthode qualitative :

Les chiffres peuvent rendre compte d’un phénomène sans permettre de le comprendre ni d’en saisir le mouvement et la signification ; d’où la nécessité de l’emploi d’une méthode qui permet d’expliquer les différents côtés d’un phénomène en l’explorant en profondeur. Cette méthode est dite qualitative.

La technique utilisée dans cette méthode est l’enquête sociologique : c’est une enquête méthodique permettant un recueil d’informations opéré par le sociologue sur le terrain.


Chapitre II : Caractéristiques de la société marocaine :

 

  1.                   I.    Aspects Géographiques :

A. Données générales

Le Maroc, grâce à sa situation géographique particulière aux portes de l’Afrique et à quelques kilomètres des rives européennes, limité dune part par la Mer Méditerranéenne et d’autre part par l’Océan Atlantique

 

B. Situation géographique

Situé à l’angle Nord-Ouest du continent Africain entre le 21 et 36° de latitude Nord, le Maroc jouit d’une position privilégiée avec une façade maritime qui s’étend sur 3.446 km et s’ouvrant sur deux mers:

v Au Nord sur la mer Méditerranée avec une côte de 512 km allant de Saïdia au Cap Spartel;

v  A l’Ouest, l’océan atlantique borde le Maroc sur une longueur de côte de 2.934 km, du Cap Spartel à Lagwira.

v  Les frontières terrestres sont limitées à l’Est par l’Algérie et au Sud par la Mauritanie

 

C. Superficie

    La superficie du Maroc est de 710.850 km2

 

D. Topographie

         Une part importante du pays est couverte de zones montagneuses. Le Rif, le Moyen, le Haut et l’Anti Atlas sont les principales chaînes montagneuses Le point culminant, le Toubkal, situé dans le Haut Atlas, atteint 4165 m.

         On peut distinguer sept grands ensembles géographiques:

Ä Le Rif région essentiellement montagneuse et s’étend sur toute la partie Nord du pays

Ä Les plaines et plateaux du domaine Atlassique il est constitué par, les plaines atlantiques (Gharb, Loukkos, Abda, Doukkala ), Les plaines intérieures (Tadla, Haouz ), la plaine de Souss—Massa, la plaine de la Moulouya et les plateaux de La Mèséta marocaine.

Ä La chaîne Atlassique: le Moyen Atlas, le Haut Atlas et l’Anti—Atlas

Ä Les Hauts Plateaux (Maroc Oriental)

Ä Le domaine Saharien: vaste étendue de plateaux couvrant une superficie de près de 240.000 km2

Ä La frange Atlantique: s’étend le long de l’océan et sur une profondeur de 10 km environ

Ä La frange méditerranéenne: s étend le long de la côte méditerranéenne.

 

E. Climat

         Le Maroc est un pays de zone subtropicale, il subit en été les conditions de la zone aride chaude. Alors qu’il est frais et humide en hiver.


On distingue principalement 4 zones selon l’importance pluviométrique:

Ä  Zones humides et sub—humides: constituées par le Rif occidental et central, la région atlantique nord, les massifs du Moyen Atlas et du Haut Atlas occidental. Ces zones reçoivent en moyenne 600 mm/an

Ä  Zone semi—aride: cette zone couvre la majeure partie du domaine atlasique

Ä  Zone aride : c’est une zone ou la hauteur des précipitations ne dépasse guère 200 mm

Ä  Zone saharienne : c’est la partie Sud du pays et il s’agit d’une zone ou l’agriculture n’est possible qu’en irrigué.

 

F. Ressources en eau

         Le Maroc reçoit en moyenne 150 milliards de m3  d’eau de précipitations par an. Le volume de pluie dite utile ou efficace est estimé à 30 milliards de m3  dont 21 milliards de m3 sont mobilisables dans les conditions techniques et économiques actuelles (16 milliards de m3  d’eau de surface et 5 milliards de m3 d’eau souterraines)
         La répartition du potentiel en eau de surface montre que ces ressources sont concentrées dans la zone atlantique (73 %) et particulièrement dans les bassins de Sebou et de l’Oum—Erabia Cette zone renferme aussi la quasi totalité des terres fertiles. La zone méditerranéenne (Rif) occupe la seconde place avec 11 % du potentiel hydraulique du pays mais l’agriculture y est limitée par la faiblesse des ressources en sol. Le reste du potentiel (16%) est partagé par les zones du Sud et de l’Oriental.

 

  1. G.    Ressources en sols

La superficie du Maroc est estimée à 71 millions d’hectares dont 39,2 millions d’hectares sont à vocation agricole, soit 55 % de la superficie totale.
Selon leur utilisation actuelle, les terres à vocation agricole sont réparties comme suit
Superficie (106 Ha

 

 

Ressources en sol

Superficie (106 Ha)

Terres cultivables

9.2

Forêts

5.8

Nappes alfatières

3.2

Parcours

21.0

Total

39.2

 

         Les superficies cultivables sont estimées en 1997 9,2 millions d’hectares dont 2,5 millions d’hectares de jachère. La répartition des ressources en sols montre que les terres à haut potentiel agricole sont concentrées essentiellement dans les plaines et plateaux atlantiques Dans le reste du Maroc, les contraintes édaphiques sont d’ordres intrinsèques (profondeur, croûte calcaire, salinité....) et extrinsèques (relief accidenté, érosion, lessivage....). Ainsi, le climat et le relief constituent les deux principaux facteurs déterminants de La production agricole

 

H. Ressources forestières

 
     Le Maroc présente sur son territoire toutes les variantes du climat méditerranéen; ce qui explique la grande diversité de ses formations végétales allant des acacias sahariens à faible couvert végétal aux belles cédraies tabulaires du Moyen Allas à potentialités forestières élevées,
Importance et état du domaine forestier

         Les formations forestières et les nappes alfatières s’étendent, au Maroc sur environ 9000,000 Ha. Elles sont, dans leur grande majorité, sous des bioclimats arides et semi—arides.


  1.                II.    Aspects Démographiques

         La population du Maroc est la plus nombreuse du Maghreb arabe. Les estimations ont évalué la population marocaine à 5 millions d’habitants au début du siècle, et à presque 9 millions d’habitants en 1952, soit 4 millions de plus en un demi siècle. Au cours de la 2eme moitié du 20eme siècle, il a fallu environ 10 ans seulement pour que cette population augmente, d’un recensement à l’autre, d’environ 4 millions d’habitants. C’est ainsi la population du Maroc est passée de 11,6 millions d’habitants en 1960, à 15 millions en 1971, à 19 millions en 1982, à 26 millions en 1994 et à 33.757.175 en juillet 2007, soit un taux d’accroissement annuel moyen de 2,50% au cours de cette longue période de 34 ans.
D’un niveau de 2,8% par an entre 1960 et 1971 ce rythme s’abaissera à 2,6 par an durant la décennie suivante et à 2.01% par an en 2004.

         La raison de cette baisse réside évidemment dans la chute des niveaux de fécondité que connaît la population marocaine depuis les années 70. Le nombre moyen d’enfants par femme, qui était de 7.2 enfants au début des années 60, s’est réduit à 5,52 enfants au début de la décennie 80 et continuera sa tendance à la baisse pour se fixer à 3,28 en 1994 et 2,5 en 2004. L’espérance de vie est de 70,3 années pour l’ensemble avec 68.2 pour les hommes et 72.4 pour les femmes.
Cette évolution est due aux changements socio-économiques qu’a connu la population au cours de ces 25 dernières années, lesquels ont eu des répercussions appréciables sur les mentalités et les attitudes vis à vis de la procréation.
L’instruction de la femme, qui a connu un progrès considérable puisque la part des filles dans l’ensemble des cycles de formation considérés dans leur ensemble, s’est élevé de 27,2% en 1960 à 41% 1994, et sa rentrée progressive dans la vie active sont les deux facteurs essentiels de cette évolution. La diminution de l’indice synthétique de fécondité est bien entendu, la résultante de l’élévation de l’âge au mariage des femmes (de 17.5 ans en 1960 à 27.1 ans en 1998) et des hommes (de 24.4 ans en 1960 à 31.6 ans en 1998). De l’intensification des pratiques contraceptives (le taux de prévalence contraceptive a enregistré une hausse de 19.4% à 63.0% entre 1980 et 2004).

         Aussi, faut-il souligner que plusieurs maladies transmissibles sont réduites sinon éliminées, que la sécurité transfusionnelle  et en radioprotection est assurée et que dans le domaine des médicaments, le Maroc produit actuellement plus de     70 % de ses besoins.

         Le Maroc est une terre d’émigration : environ 1,8 millions de ressortissants marocains vivent à l’étranger, notamment en France 575.000 en Italie 200.000 et en Belgique 120.000.

         La densité de la population est de 74.44 habitants au Km2 mais les marocains sont inégalement répartis sur le territoire les régions côtières et les plaines du Nord enregistrent les plus fortes densités.

         La population d’origine berbère a été islamisée par les conquérants arabes à partir du 8ème siècle avec l’essor des villes. Certains des autochtones ont abondonné leur mode de vie traditionnel et ont adopté la langue et les coutumes des nouveaux arrivants.

         Aujourd’hui, les berbères ou imazighens (hommes libres) et depuis 1980 revendiquent leur spécificités culturelles.

         Les populations berbères sont plutôt citadines, toutefois le clivage entre les communautés est loin d’être aussi évident, car de nombreux mariages entre arabes, berbères et noirs africains, depuis un millénaire ont largement métissé la population et le fait de parler berbère ne s’oppose pas fondamentalement au fait d’appartenir également à la civilisation arabe.

  1.            III.    Aspects culturels

A. La culture

La culture marocaine traditionnelle est basée sur 3 éléments : une cosmologie, une anthropologie et une éthique.

 

  1. 1.        La cosmologie :

Pour la société marocaine traditionnelle le monde est régi par des forces mystérieuses et parfois dangereuses qui manipulent à leur gré le monde et le contrôlent à des degrés différents. A la tête de ces forces, on trouve la force suprême «  Dieu » qui décide de tous. D’autres forces dépendent du Dieu et exécutent ses ordres : les anges ; ce sont des forces invisibles et qui veulent du bien à l’homme. Les anges vivent dans les cieux.

Les gens croient également à l’existence d’une force magnifique et déroutante (Satan) et à l’existence d’esprit (jennoun) ; ceux-ci sont considérés comme les adversaires de l’espèce humaine dont il faut se protéger. Certaines personnes sont considérées comme capables de manipuler les esprits (Fkihs et marabouts).

Pour vivre en paix, l’homme doit acquérir les faveurs des forces du bien et éviter les forces du mal et se protéger d’elles (exemple : Talisman).

La réussite dépend donc (dans cette cosmologie) et de l’effort et de la foi, et de la magie et de certaines alliances.

Cette cosmologie repose sur certaines croyances religieuses et sur d’autres opposées à la religion.

 

  1. 2.        Une anthropologie :

L’homme est créé de la terre par Dieu. C’est un être faible et limité. Son principal outil est la raison, mais celle-ci peut le conduire à l’erreur plus que vers la vérité. De plus il y a la tentation et l’influence de Satan qui peut pencher l’homme vers les désirs. Pour guider l’homme, Dieu a envoyé des prophètes avec la religion comportant des règles de conduite. L’homme est tenu d’ajuster sa conduite à ces règles et de lutter incessamment contre les tentations et les influences de Satan d’une part et contre sa propre faiblesse d’autre part.

S’il y arrive, il est sauvé et sa récompense sera le paradis ; s’il cède à la tentation et à ses plaisirs, c’est l’enfer.

L’homme n’est donc qu’un passager sur terre. La vraie vie est celle de        l’au-delà.

  1. 3.        Une éthique :

Dans la société marocaine traditionnelle, l’individu est tenu de se plier à un conformisme, il ne doit pas avoir une attitude personnelle qui l’oppose au groupe. Il doit imiter les autres et suivre l’ensemble de la communauté (la Jmaâ). Le statut social est héréditaire et on ne doit pas chercher à le modifier ; la résignation est de règle. Tout changement est donc perçu comme un danger qui risque de porter atteinte à l’équilibre de la communauté.

Le passé est trop valorisé. On s’efforce de garder le même équilibre, donc de faire durer le passé qui est perçu comme meilleur que le présent, lui-même perçu comme meilleur au futur.

 

La culture marocaine a été transformée par le phénomène d’acculturation, résultat inévitable de la colonisation. On sait que l’acculturation (rencontre de deux cultures) se réalise au profit de la culture du colonisateur, car celle-ci bénéficie de la force de celui-ci. Dans notre cas les cultures française et espagnole de type occidental ont bénéficié des avantages du progrès scientifique et technologique pour envahir la culture marocaine et dégrader ses valeurs. Il s’en est suivi une dépersonnalisation des individus qui se manifeste par divers changements. Cet objectif a été atteint dans une certaines proportions puisqu’on voit encore une part des marocains qui manifestent un dédaignement pour leur culture.

La culture marocaine s’apparente à la culture arabo-musulmane qui a été transformée par les courants du modernisme. On peut remarquer que cette culture à 3 faces :

v Une culture officielle soignée par l’Etat qui essaye de garder l’authenticité.

v Une culture populaire qui vit à travers les couches populaires (surtout au niveau des régions rurales), et qui est la continuité de la culture traditionnelle.

v Une culture moderne dont la promotion est assurée par les intellectuels d’orientation moderniste et qui s’inspirent de la culture occidentale.

La langue officielle du Maroc est l’arabe littéral. Le dialecte arabe du Maroc est le darija. Environ 40 % de la population parle le berbère. La majorité des Marocains vit dans les villes. Au Maroc, le berbère compte trois dialectes, le rifain au nord, le tachelhit au sud et le tamazight au centre du pays. La langue française reste la langue non-officielle du pays, mais est très importante, puisque 60 % la parlent couramment, et elle est toujours enseignée dans les écoles primaires, collèges et lycées dans toutes les universités, et dans les écoles supérieures. Dans le nord et le sud du pays du fait de la présence espagnole, en grande majorité domine l’espagnol, soit à peu près 4 millions d’hispanophones. Le nombre d’anglophones au Maroc est encore faible aujourd’hui, mais l’apprentissage de l’anglais est de plus en plus privilégié par les jeunes marocains. On estime à 3 % le taux de marocains anglophones. D’autant plus que l’anglais est présent dans le système éducatif marocain en plus de l’italien et de l’allemand.

L’école est obligatoire au Maroc pour les enfants de moins de quinze ans. Grâce aux efforts de l’État, beaucoup de montagnards et de campagnards vont à l’école. Le taux d’analphabétisation dans le pays est de 37 %. Il existe quatorze universités publiques au Maroc comprenant 230 000 étudiants et une université privée Alakhawayn. Le Maroc compte aussi un grand nombre de grandes écoles tels que l’Ecole Mohammadia d’Ingénieurs (EMI), l’Ecole Hassania des Travaux Publics (EHTP), l’ISCAE, les ENCG (établies à Agadir, Casablanca, Marrakech, Settat, Tanger...)

 Actuellement la culture marocaine est influencée par la généralisation de l’enseignement.

 

B. L’enseignement :

Les premières institutions d’enseignement moderne datent du protectorat. Des efforts considérables ont été consentit au lendemain de l’indépendance pour développer un système d’enseignement national afin de permettre à tous les citoyens de recevoir une formation enrichissante.

Il est vrai que certaines réalisations ont été notées dans le cadre d’une réforme initiée en 1999 : la généralisation de l’accès à l’école, la décentralisation de la gestion du système, le renouvellement des contenus des programmes ou encore la nouvelle architecture pédagogique mise en place. Mais l’essentiel de la réforme reste à accomplir. Même si l’accès à l’école a été généralisé pour les tranches d’âge de 6 à 11 ans (jusquà 100% dans certaines villes comme Casablanca, Rabat et Marrakech), les taux vont en s’amenuisant à fur et à mesure que l’on avance dans les tranches d’âge. De 12 à 14 ans, par exemple, le taux passe à 74,5%. De 15 à 17 ans à 48%, et de 19 à 23 ans à seulement 12%. Alors que dans d’autres pays ce dernier taux est bien plus élevé. Il est de 36% en Tunisie, de 24% en Algérie et de 43% en Europe. Ce qui est bien sûr révélateur de dysfonctionnements liés au passage d’un niveau scolaire à un autre, à relever et à traiter. Les chiffres liés à l’abandon et à l’échec scolaires sont, pour leur part, assez inquiétants. Le taux «moyen» de redoublement au primaire est de 13% (jusqu’à 20% dans certaines régions), de plus de 16% au collège, et de 17% au lycée. Concernant l’abandon scolaire, le constat est amer. Plus de 380.000 enfants ont quitté l’école avant l’âge de 15 ans en 2006. Près de 40% des élèves ne terminent pas leurs études primaires. Ce qui veut dire que des centaines de milliers d’enfants restent livrés à eux mêmes durant des années, sans avoir aucun statut au sein de la société. Dans les milieux ruraux, ces enfants sont en majorité exploités dans des travaux agricoles non rémunérés.

Selon une étude menée dans le cadre du programme «Enseignement pour tous», seuls 16% des élèves de la 4ème  année du primaire maîtrisent les connaissances de base dans toutes les matières enseignées. Cela veut dire que plus de 80% de ces élèves ne comprennent pas ce qu’on leur enseigne!

Ces derniers sont à la fois victimes et responsables de la défaillance du système. Ils ont été poussés à intégrer un domaine d’activité pour lequel ils n’avaient au départ aucune vocation, faute de mieux. Ils ont été par la suite mal formés, sous-payés et donc pas du tout motivés. Cela se répercute forcément sur la qualité de l’enseignement. D’où la nécessité de la mise en place d’un programme de formation et de «remise à niveau» des enseignants.. Quand on constate qu’une grande partie des enseignants ne sait pas manipuler correctement un outil informatique, et qu’une large proportion d’entre eux est de formation littéraire, mais donne quand même des cours en mathématiques, on se rend compte de l’urgence des actions à entreprendre.

 

  1.               IV.     Aspects économiques

L'économie du Marocévolue sur un rythme de croissance relativement rapide. Elle a enregistré durant les cinq dernières années un taux de croissance moyen de 5%.

Le Maroc est en pleine transformation économique. Le pays s’est engagé depuis quelques années, sur la voie de la libéralisation, du désengagement progressif de l’Etat des entreprises publiques et du développement de ses relations avec l’extérieur.

Le Maroc est parmi l'un des rares pays arabes, au même titre que le Liban et la Palestine, à ne pas posséder de ressources gazières et pétroliers.

Le Maroc est le premier producteur et exportateur au monde de phosphates, ce dernier constitue une entrée importante en devises pour le pays,

 

A. Agriculture

Dès l'indépendance, les dirigeants ont décidé d'exploiter les possibilités immédiates qu'offrait le pays. Les objectifs gouvernementaux, avaient plusieurs buts :

Dont la valorisation de l'aspect rural et agricole du pays afin de bâtir une agriculture moderne et performante, malgré les conditions climatiques dont souffre le pays. Ceci dans l’objectif d’alimenter l’exportation, les marchés intérieurs du pays, et l’industrie agro-alimentaire. Il faut aussi noter que le secteur de la pêche contribue fortement aux exportations.

 

L’agriculture occupe 40% de la population active et contribue pour 10,8% au PIB du pays.

Le secteur agricole, principal employeur du pays, occupe une place prépondérante dans l’économie marocaine. 46,6% de la population vit en milieu rural. Les dernières projections démographiques montrent que 14 millions de personnes résideront en milieu rural en 2020. L’accroissement naturel dans cette zone compense l’exode rural.

En période de sécheresse (1999-2000), une importante partie de la population est touchée les agriculteurs et leur famille restreignent fortement leur consommation, en conséquence les commerces de proximité voient leur chiffre d’affaire chuter.

Le Maroc est un pays qui dispose d'une surface agricole utile (SAU) estimée à environ 9 500 000 hectares ce qui représente 95 000 km² l'équivalent de 3,11 fois la surface d'un pays comme la Belgique. Les principales productions agricoles du pays sont constituées par les céréales (le blé, l'orge et le maïs), la betterave à sucre, la canne a sucre, les agrumes (oranges, clémentines...), le raisin, les légumes, les tomates, les olives, et l'élevage. Mais la production céréalière en particulier et la production agricole générale restent très dépendantes des conditions et des aléas climatiques que rencontre le pays.

Les céréales

Les céréales figurent comme étant la principale culture agricole du Maroc. La production céréalière fait vivre une grande partie de la population rurale du pays, mais malgré les progrès de l'irrigation dans le centre et le sud du pays, les céréales restent dépendant d'une bonne pluviométrie, leurs volumes de production peut d’une année à une autre varier du simple au triple (de 30 000 000 q à 100 000 000 q) en fonction des conditions climatiques. Au Maroc le secteur céréalier présente plusieurs facettes, on trouve l'existence d'un secteur d’exploitation moderne concentré sur la cote Atlantique, et le centre du pays, cohabitant avec une agriculture de subsistance.

Les fruits et légumes

Grâce à la construction de nombreux barrages et à la mise en valeur d'importantes zones irriguées le secteur des fruits et légumes est celui qui offre à long terme les plus grandes possibilités d'évolutions. Ce secteur a permis le développement d’une production arboricole performante (agrumes, pommes, nectarines, ...) qui offre de nombreux avantages. Le secteur permet aux populations rurales d'obtenir de très bons revenus, leurs évitant de venir faire grossir les flux d'exodes en direction des centres urbains. Les récoltes permettent d'alimenter les exportations du pays, tout en leurs offrant d'importants débouchés vers l’industrie agro-alimentaire locale. Les principaux produits d’exportations sont la tomate, les agrumes (oranges, mandarines, clémentines, etc.), ainsi que les légumes comme la pomme de terre, la courgette, et les aubergines produits principalement dans le sud du pays, (région d’Agadir).

Les exportations agricoles Le Maroc est l'un des plus importants producteurs d'olives et d'huile d'olive : 3ème  mondial en olives consommées et 5ème  en huile d'olive exportée vers le monde. Les exportations d'agrumes sont également une des plus grandes ressources agricoles du pays. Le Maroc est le 2ème  exportateur mondial d'agrumes. Quant aux autres exportations maraîchères le Maroc exporte également divers produits dont la valeur ajoutée est estimée à 800 millions $US [5].

 

Avec 3500 km de façade maritime, le Maroc possède un potentiel de pêche très important. Les produits de la pêche représentent 18% des exportations totales soit 55% des exportations agricoles.

La pêche

Le pays est l'un des plus grands producteurs de poisson dans le monde. Avec 17 ports le Maroc affiche une production de 589 928 tonnes en 2003 et 593 966 tonnes en 2004 pour une valeur respective de 227 627 400 € et 246 368 700 € soit une variation 0,7% en volume et 8,2% en chiffre d'affaires.



B. Energies et industries

Industrie

Depuis l'indépendance, le Maroc s'est lancé dans d'importants investissements pour développer et doter le pays d'infrastructures industrielles de bases. Le secteur industriel représente près de 31.2% du PIB. Longtemps dominé par les industries agro-alimentaires, du textile et du cuir, le secteur industriel s’est diversifié rapidement grâce à l’essor des secteurs de la chimie et parachimie, du papier et des cartons, des équipements automobiles et de montage de véhicules, les services aux entreprises, l’informatique, l’électronique et l’industrie aéronautique.

 

Le sous-sol recèle d’importantes ressources minières, au premier rang desquelles se trouve le phosphate. Troisième producteur et premier exportateur mondial, le Maroc dispose de 75% des ressources mondiales. L’Office Chérifien des Phosphates (OCP) est la première entreprise marocaine (28 000 salariés, 30% de l’ensemble des exportations du pays et plus de 3% du PIB).

Le Maroc produit également de l’argent, du plomb, du cuivre, du fluor, de l’or et du charbon. Des gisements de gaz naturel ont été découverts dans la région d’Essaouira ainsi qu’un gisement énorme de schistes bitumineux aux environs de Mekhnès.

Malgré un développement des centrales hydroélectriques, thermiques et éoliennes, le Maroc doit importer la quasi- totalité de son énergie primaire.

Le travail manuel reste prédominant. L’artisan compte plus sur son habileté manuelle que sur le concours de moyens de production plus performants pour améliorer ses rendements. Cette habileté est le fruit d’un art et d’une tradition très ancrée dans l’histoire du pays.

 

C. Le tourisme

Depuis toujours le Maroc a fondé de gros espoirs sur le tourisme. Durant ces 4 dernières années le nombre d'arrivées de touristes étrangers n'a pas cessé d'augmenter pour atteindre plus de 7,7 millions de touristes en 2006, après une période très difficile pour le tourisme mondial suite aux attentats 11 septembre 2001. Cela dit, les atouts touristiques du Maroc sont inestimables. La beauté et les mystères du désert, les rieuses et agréables vallées présahariennes, les neiges éternelles de l'Atlas, les forêts et les lacs aux eaux turquoise, les magnifiques plages de sable fin, la présence de cités impériales d'une beauté sans égal, ainsi qu'une multitude d'autres curiosités, font du Maroc l'un des pays aux potentiel touristique parmi les plus élevés au monde.

Le Maroc présente une carte touristique très variée.

î Tourisme culturel

î Les monuments romains

î Tourisme balnéaire :

ü Les stations balnéaires méditerranéennes

ü Les stations balnéaires atlantiques

î Tourisme de découverte écologique

î Tourisme saharien

î Les trekkings

î Tourisme sportif

î Tourisme golfique et équestre

î Surf

î Tourisme médical : De nombreux étrangers affluent chaque année vers le Maroc pour se faire opérer (chirurgie esthétique et cardiaque en grande partie). Cela s'explique par le coût moyennement élevé des interventions et une très bonne qualité des soins.

Au Maroc le développement du tourisme a retenu une grande attention de la part du gouvernement d’ailleurs ce dernier a depuis toujours fortement incité les investisseurs privés marocains et les grands groupes internationaux à investir massivement dans ce secteur.

Le tourisme constitue la première source de devises pour le pays devant les recettes de vente de phosphates et les transferts des résidents marocains à l’étranger.

 

D. D’autres services

Les services occupent 45% de la population active et contribuent pour 58% au PIB du pays.

ÄL’activité commerciale est concentrée dans les villes du Nord-ouest du pays. La redistribution des produits importés, comme celle des productions locales est concentrée sur Casablanca, compte tenu de la prééminence de son port et de ses activités localisées dans les zones industrielles proches. Concernant le commerce de détail, quelques grandes surfaces ont fait leur apparition sur le territoire marocain depuis 1997. Elles ne dépassent pas la centaine et sont toutes concentrées dans les villes.

ÄPoints forts de l'économie marocaine :

 

î  Le Maroc bénéficie de sa proximité avec l'Union Européenne, possède une population jeune bien formée et à faible coût.

î  Le Maroc jouit d'une stabilité politique, évolue dans le sens de la démocratie, ce qui lui assurent le soutien de la communauté international.