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soins infirmier en medecine

 

 soins infirmier en medecine

 

 

 

 

 

I) - Définition :

C’est l’emploi thérapeutique de corticoïdes (essentiellement les glucocorticoïdes).

 

II) - Principales indications :

ü Insuffisance surrénalienne (à titre substitutif)

ü Maladies rhumatismales ex : le RAA.

ü Maladies des collagènes.

ü Hémopathies : leucémies – maladies de Hodgkin.

ü Etat de choc anaphylactique.

ü Asthme

ü Prévention de rejet de greffe.

ü Cancer (en cancérologie, on administre parfois les corticoïdes).

 

III) - Contre indication :

Avant le traitement, il faut s’assurer de l’absence de contre indications.

A savoir :

ü Le diabète sucré.

ü L’ulcère gastro duodénal.

ü L’HTA.

ü Les antécédents psychiques.

ü L’ostéoporose.

ü L’insuffisance rénale.

ü La tuberculose.

 

IV) - Accidents :

Lorsque les corticoïdes sont pris à dose excessive, ou lors d’une corticothérapie à long cours, on peut observer :

 

1) - Des troubles métaboliques :

* Métabolisme de l’eau et des électrolytes :

- Rétention hydrosodée (risque de poussée hypertensive)

- Elimination du potassium (risque d’hypokaliémie)

 

* Métabolisme des glucides :

- Effet diabètogène (diabète cortisonique ou stéroïdien) avec augmentation de la glycémie et de la glycosurie.

 

* Métabolisme des protides :

- Augmentation du catabolisme protidique responsable de :

  • Vergetures.
  • Amyotrophie.
  • Ostéoporose (avec augmentation de l’élimination du calcium).

Ces accidents comptent parmi les plus redoutables des accidents métaboliques.

 

* Métabolisme des lipides :

- Assimilation importante des graisses entraînant :

  • Une obésité.
  • Une hypercholestérolémie.

- La répartition particulière (facio – tronculaire) des graisses mobilisées est responsable de l’aspect cushingoide des malades sous corticothérapie.

 

2) - Accidents digestifs :

- Hypersécrétion gastrique :

  • Brûlures gastriques.
  • Gastralgies.
  • Les plus graves sont les hémorragies et les perforations gastro – duodénales.

- Les corticoïdes peuvent non seulement réveiller un ulcère mais également le créer (effet ulcèrogène)

 

3) - Accidents infectieux :

Diminution de la résistance de l’organisme aux infections. Les corticoïdes inhibent les réactions immunitaires ce qui explique l’exposition des malades sous corticothérapie aux risques infectieux (germe banal ; bacille tuberculeux ; champignon..)

 

4) - Accidents psychiques :

  • Nervosité, insomnie.
  • Les corticoïdes peuvent avoir une action euphorisante aboutissant à un véritable état psychotique.

 

5) - Accidents de sevrage :

Freination de la sécrétion d’A.C.T.H pouvant entraîner un hypocorticisme et même une aplasie surrénalienne (si traitement prolongé ou dose excessive)

L’hypocorticisme survient :

  • Soit immédiatement après l’arrêt du traitement.
  • Soit longtemps après l’arrêt du traitement (parfois 2 ans après) à l’occasion d’une agression quelconque.

Il a été mis en évidence que la freination est moindre si les corticoïdes sont administrés le matin et à midi.

Eviter donc au maximum la prise du médicament le soir.

 

6) - Retard de croissance :

Retentissement sur la croissance chez l’enfant si TRT prolongé.

Sur avis médical employer une corticothérapie alternée (1 jour / 2)

 

V) - Rôle infirmier dans la surveillance du traitement :

Un certain nombre de précautions sont nécessaires lors de l’administration des corticoïdes :

 

1) - Avant le traitement :

Aider le médecin à éliminer les contre indications (voir liste) :

  • Se renseigner sur les antécédents pathologiques du malade.
  • Faire une glycémie, rechercher le glucose dans les urines.
  • Radiographie du rachis lombaire et du bassin après 50 ans.
  • Radiographie digestive ou fibroscope (S.A.M) en cas du passé digestif ou de symptomatologie atypique….

 

2) - Pendant le traitement :

* Surveillance clinique :

  • Poids corporel ;
  • La taille (chez l’enfant);
  • La diurèse ;
  • La tension artérielle
  •  la température ;
  • Les modifications du psychisme.

 

* Surveillance biologique :

  • Recherche de glucose dans les urines ;
  • Glycémie (surtout si le malade a une tendance au diabète) ;
  • Ionogramme sanguin ;
  • Créatinine ;
  • La VS ;
  • Le cholestérol (chez les sujets athéromateux)

 

* Dépistage des effets secondaires :

  • Oedèmes, surtout des membres inférieurs ;
  • Douleurs gastriques ;
  • Douleurs osseuses ;
  • Excitation, nervosité ;
  • Recherche du foyer infectieux ;
  • Recherche de signes d’hypokaliémie ;
  • Radiographie pulmonaire, du bassin et du rachis tous les semestres ou tous les ans si corticothérapie prolongée (surveillance médicale)
  • Prévenir le médecin en cas de constatation des anomalies.

 

* Conseils aux patients :

- Traitement :

  • Prise régulière du traitement et respect des doses prescrites.
  • Pas d’autres médicaments sans avis médical.

 

- Régime :

  • Alimentation pauvre en hydrates de carbone, lipides et sodium et riche en protides.
  • Il doit être selon le cas sans sel ou modérément salé.

 

* Médicaments préventifs prescrits en même temps que les corticoïdes :

  • Les sels de potassium.
  • Les anti–acides. ex. MAALOX ou autre médicament protecteur gastrique.
  • Calcium et vitamine D (en cas du traitement prolongé.)
  • Antibiotiques (peuvent être prescrits)

 

3) - L’arrêt du traitement :

Doit être progressif : risque d’insuffisance surrénale aiguë si cet arrêt est brutal.

 

Si corticothérapie locale :

  • Celle ci doit être faite sous surveillance médicale.
  • Eviter les traitements trop longs et les applications sur les grandes surfaces.
  • Le traitement peut être responsable d’atrophie cutanée, de vergetures et de retard de cicatrisation.
  • Ne jamais utiliser des collyres contenant des corticoïdes sans avis médical.
  • Les infiltrations locales devront être faites avec asepsie rigoureuse par le médecin. Elles sont contre indiquées en cas :

- D’infections cutanée au niveau de la voie d’abord.

- D’arthrite septique ou tuberculeuse.

- Chez un patient sous anticoagulant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plan de contenu

 

Rappel sur le diabète

 

Les rôles de l’infirmier (e) :

 

  1.                                     I.      Le rôle infirmier dans la surveillance du diabétique

 

  1.                                 II.      Le rôle infirmier dans  la surveillance dans les examens complémentaires d’un diabétique

 

  1.                              III.      Le rôle infirmier dans la surveillance  thérapeutique d’un diabète gras

 

  1.                              IV.      Rôle infirmier dans la surveillance thérapeutique d’un diabète de la maturité non gras

 

  1.                                 V.      Le rôle infirmier dans la surveillance thérapeutique d’un diabète insulino prive

 

  1.                              VI.      Le rôle infirmier (e) dans l’éducation du diabétique

 

  1.                          VII.      Le rôle de l’infirmier auprès d’une femme enceinte diabétique

 

  1.                       VIII.      Le rôle de l’infirmier devant un malade présentant un coma acido cétosique

 

  1.                              IX.      Le rôle de l’infirmier devant les manifestations mineures de l’hypoglycémie

 

  1.                                 X.      Le rôle de l’infirmier devant un coma hypoglycémique

 

 

 

 

 

 

I)- Définition :

 

C’est une affection qui touche principalement le métabolisme des glucides ;

Caractérisée par une anomalie de réception de l’insuline : il y a hyperglycémie

 

II)- Forme de diabète :

 

On identifie deux sortes de diabète :

 

1) -le diabète de type I dit diabète maigre ou diabète insulinodépendant :

 

dans ce diabète les cellules de « langerhans » du pancréas ne secrètent plus d’insuline

c’est un diabète qui touche les sujets jeunes, la carence en insuline va provoquer divers troubles dans l’organisme ( voir schéma)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carence en insuline
 
   

 

 

 

Absence de pénétration cellulaire de glucose

 
   

 

 

 

 

Hyperglycémie                                                                        carence cellulaire en glucose

                                                                                                Fait appel

       
     
   
 

 

 

 

                                                                                                  Lipides :lipolyse

 
   

 

 

                                                                                                         Protide :protéolyse

diurèse

 osmotique                                cétonémie

                                          

                                                                              production de corps

                                                                                    Cétoniques

                                                                                   Massivement acides

 

 

 

 

            Glycosurie              acidose                perturbation des gaz

            Cétonurie               PH                            de sang

 
   

 

 

      

 

 

 

 

 

 

                   Polyurie                                                                                           polyphagie                 amaigrissement

       
   
     
 

 

 

 

 

 

         

signes                            Polydipsie                               dyspnée

cliniques

 

 

 

 

 

conséquence      Déshydratation                  acidose                                                                                     cachexie                                                               

                                                                                                       

 

 

 

2)- le diabète de type II :

 

Non insulinodépendant dit diabète gras dans ce diabète les cellules du pancréas sécrètent l’insuline mais elle est mal utilisée par certaines cellules, essentiellement les cellules graisseuses dites adipocytes cela s’appelle l’insulino résistance

Progressivement ,les cellules du pancréas s’épuisent et vont … d’insuline 

 

Les signes de ce diabète :

 

Ce diabète peut être dû parfois à l’obésité

On peut incriminer d’autres facteurs tels que

-l’hérédité

- le stress

- perturbations endocriniennes …

 

Le début : souvent insidieux, les symptômes peuvent être légers :

                -fatigue

                - somnolence post prandiale

                - irritabilité

                - nocturie

                -les plaies guérissent difficilement

                - troubles de la vision, crampes musculaires

 

III)- Les complications

 

1- complications infectieuses

 

F Pulmonaire

 

F staphylococcies : furoncle, abcès …surinfection de plaie … ou eczéma

 

2- complications dégénératives

 

Touchent les vaisseaux :

 

F athérome artériel généralisé entraîne une claudication intermittente peut aller jusqu’à la gangrène 

 

F accident oculaire : rétinopathie diabétique, hémorragie par œdème de la rétine, parfois cécité

 

F l’appareil cardiovasculaire :

  • Hypertension
  • Infarctus de myocarde

 

 

F Les troubles nerveux

 

  • Neuropathie diabétique
  • Altération de la sensibilité
  • Troubles trophiques :mal perforant

 

 

3- l’acidocétose :

 

C’est la complication d’une cétose (production de corps cétoniques acides due à la dégradation massive des lipides) négligée en rapport avec un manque d’insuline ,on observe alors une augmentation des signes du diabète :soif ,urines abondantes, puis vomissement ,déshydratation ,épuisement ,céphalées, ………..progressive, odeur acétonique de ………., respiration ample et profonde (respiration de kusmol)

 

4- l’hypoglycémie :

 

Survient surtout chez les patient ……….. par l’insuline  mais aussi par certains comprimés contre le diabète

 

 

Les signes

 

Transpiration, irritabilité,…………,fatigue, fourniment autour de la bouche, perte de concentration ,bouffée de ……….,sensation de froid sans raison ,vision trouble  

 

I/ - Rôle de l'infirmier(e) dans la surveillance clinique d'un diabétique :

 

1/ noter le diagnostic sur la pancarte du diabétique

 

2/ la pancarte du malade doit être tenue avec soin et minutie pour permettre de suivre l'évolution de la maladie.

 

3/ noter sur la pancarte les éléments de surveillance suivant:

         a/ la courbe thermique : infections.

         b/ la courbe de diurèse : évolution de la maladie+ efficacité du traitement.

         c/ la prise de la T.A. : écart (+) indiquer au médecin.

         d/ la courbe pondérale: le rythme est fixé par le médecin : même heure, mêmes conditions, même balance.

 

4/ feuille particulière:

Placée au lit diabétique réunira les résultats de la surveillance quotidienne :

  • Sucre, acétone dans les urines 3 fois par 24heure.
    • Avant les repas, lors du traitement par insuline.
    • Deux heurs après les repas: si médicament par voie orale.

Enseigner au malade la technique de recherche du sucre et des corps cétoniques.

  • Glycosurie massive surtout si associée à une
    • Cétonurie.

 

 

II/  - Rôle de l'infirmier dans la surveillance des examens complémentaires d'un diabétique :

 

1/ s'assurer que le malade est à jeun.

 

2/ vérifier si la demande du cycle glycémique s'accompagne ou non d'une glycosurie de 24heure. Globale ou fractionnée (bien étiqueter les bocaux)

 

3/ expliquer au malade que le cycle glycémique comprend une succession de glycémie à jeun:

  • 2 heures après le repas du midi.
  • 2 heures après le repas du soir.
  • Le lendemain matin (horaire variable selon les médecins).
  • Parfois, sur avis médical effectuer 2 prélèvements supplémentaires (surtout si malade traite à l'insuline
    • Une glycémie avant le dîner
    • Une glycémie à 23h ou à 00h.

Tous les échantillons de sang seront conserves dans un réfrigérateur et envoyés en même temps au laboratoire étiquetés et bien classés.

4/ si une recherche de glycosurie fractionnée a été demandée, les recueils urinaires de:

Les recueils sont étiquetés avec le nom du malade, la date et l'horaire du prélèvement.

 

 

8h à 14h

  • 14h à 19h
  • 19h à 23h                          
  • 23h à 8h

 

Dans ces cas d'examens se poursuivant sur 24h, l'infirmier (e) notera avec précision sur le cahier de transmission les horaires à respecter pour les équipes suivantes.

 

5/ faire le bilan d'un diabétique qui comprend le plus souvent un certain nombre d'examens exécutés sur prescription:

* ionogramme sanguin et urinaire

* culot urinaire

* débit des hématies leucocytes/min

* protéinurie de 24h

* d'autres examens sont à demander:

         -E.C.G.

         -radio pulmonaire

         -F.O. Mydriaticum une 1/2 h avant le rendez-vous

         -angiographie rétinienne souvent demandée: Fluorescéine (urines colorées)

         -U.I.V., vérifier le taux d'urée si marqué sur la feuille de demande

*si consultation spécialisée demandée:

         -gynécologique

         -dermatologique

         -stomatologique…

Prendre rendez-vous, s'assurer que la demande est accompagnée d'une lettre explicative.

 

6/ si diabétique traité par insuline doit rester à jeun pour un examen complémentaire :

Avertir le médecin

 

III/ - Rôle de l'infirmier dans la surveillance thérapeutique d'un diabète gras:

 

1/ faire comprendre au malade l'intérêt du régime et lui faire admettre ses contraintes. Chez ce type de diabète le régime est l'arme essentielle du traitement.

 

2/ contrôler avec délicatesse les apports alimentaires extérieurs. Expliquer à la famille la nécessité des règles diabétiques.

 

3/ juger de l'efficacité du régime. Deux éléments:

  • Courbe pondérale; à faire avec précision
  • Dans certains régimes très restrictifs:
    • Cétonurie   (+)           s'explique par restriction calorique
    • Glycosurie (-)

 

4/ si BIGUANIDES (GLUCOPHAGE) prescrits; signaler les éventuels troubles digestifs (secondaires au traitement)

 

IV/ - Rôle de l'infirmier (e) dans la surveillance d'un diabète de la maturité non gras:

 

Le plus souvent la thérapeutique comporte:

  • Les sulfamides hypoglycémiants (voie orale)
  • Un régime fixe en calories et en hydrates de carbone.

 

1/ se conformer au régime établi; lui faire comprendre qu'il est à respecter

 

2/ surveiller la prise médicamenteuse (horaire +dose)

 

3/ signaler rapidement l'apparition des signes d'intolérance à la thérapeutique:

  • Malaise hypoglycémique
  • Incidents et accidents allergiques.

 

4/informer le diabétique sur la survenue de malaise hypoglycémique (lui apprendre à le reconnaître)

 

V/ - Rôle de l'infirmier (e) dans la surveillance thérapeutique d'un diabète insulinoprivé:

 

1/ faire accepter et expliquer au malade la nécessité absolue de l'administration d'insuline durant toute la vie

Que cette administration ne peut se faire à l'heure actuelle que par voie parentérale.

 

2/ suivre les prescriptions médicales en ce qui concerne l'horaire (en général 10min avant les repas pour les insulines d'activité rapide).

 

3/ la quantité prescrite sera injectée à l'aide d'une seringue à INSULINE en s/c (perpendiculaire à la peau) en variant les lieux d'injections.

 

N/B:

Si l'insuline retard+ordinaire:

  • Prélever d'abord insuline ordinaire.
  • Ensuite avec la même seringue l'I. Retard : le mouvement inverse risque de transformer l'I.O. en I.R.
  • Injecter la dose d'I.O.
  • Modifier la position de l'aiguille (éviter d'injecter les 2 INSULINES au même endroit)
  • Prélever avec la même seringue la dose d'I.R. à injecter.

 

4/ la surveillance de l'efficacité du traitement est basée sur:

  • La recherche du glucose et l'acétone dans les urines fraîchement émises au CLINITEST ou à l'ACETEST  ou au KETO-DIASTIX.
  • La courbe de poids du diabétique
  • Signaler en urgence une glycosurie (0) cétonurie (+) , dans ce cas , sur prescription diminuer les doses d'insuline et en attendant la prescription donner du sucre au malade.

 

5/ faire preuve d'esprit d'observation au prés du malade afin de déceler rapidement l'apparition d'un éventuel malaise. Penser à la survenue d'une hypoglycémie surtout si le malade mange ou irrégulièrement.

 

VI/ - Rôle de l'infirmier dans l'éducation du diabète:

 

Ce rôle est majeur quand le diabétique est traité par l'INSULINE.

 

1/ s'assurer que le malade connaît sa maladie et comprend la nécessité de se surveiller lui-même et de se traiter quotidiennement à vie è Son auto surveillance + son auto traitement = vie normale.

 

2/ apprendre au malade à faire lui-même les recherches de glucose et d'acétone dans les urines.

 

3/ expliquer et insister sur la nécessité de faire sa propre injection à la même heure avant les repas ou collation .en règle:

  • L'I.O. est injectée 10 min avant les repas.
  • L'I.R. prescrite en injection unique est faite le matin avant le petit déjeuner.
  • L'I.R. prescrite en deux injections est faite : le matin avant le petit déjeuner et le soir avant le dîner.

4/  montrer au diabétique le matériel nécessaire aux injections et lui expliquer comment s'en servir. Conseiller le matériel jetable (simplifier les gestes).

*Le flacon d'insuline:

  • Montrer au diabétique qu'il faut le conserver au réfrigérateur ou dans un endroit frais.
  • Lui faire connaître la concentration de son INSULINE (1ml = 40 u.i)
  • Vérifier la date limite d'utilisation.
  • Ne pas oublier de rouler le flacon entre les deux paumes des mains afin de mélanger la solution; surtout pour l'I.R.

*Les aiguilles : deux types sont nécessaires:

 

si possible

 

 

         -1 pour prélever du flacon (15/8)

         -1 pour l'injection (biseau court)                            

 

            *La seringues : toujours vérifier la graduation avant le prélèvement de l'insuline : 1 ml est dosé à 40 u.i.

  • Vérifier la seringue avant son utilisation:

*Graduation lisible en clair

*Etanchiéité

*Ne jamais utiliser de seringue ébranchée ou fêlée.

 

N/B: conseiller de prendre des seringues à usage unique.

         *le matériel de désinfection locale: coton+ alcool pour le flacon et le lieu d'injection.

         *matériel de stérilisation.

 

5/ expliquer avec le plus grand soin et de multiples fois en décomposant les gestes, la technique de l'injection d'INSULINE.

*/Apprendre au diabétique à effectuer les manipulations sur un plan propre après s'être lavé les mains (brosser les ongles)

*/La technique du prélèvement : les différents gestes faits lentement en les commentant devant lui:

  • Homogénéiser la suspension (sans former de mousse)
  • Désinfecter la capsule
  • Percer avec l'aiguille montée, après asepsie du bouchon du flacon
  • Prélever la dose prescrite d'insuline ; purger
  • Désadapter la seringue de l'aiguille pompeuse
  • Fixer l'autre aiguille
  • Effectuer la technique d'injection proprement dite devant l'infirmier(e)

 

6/ apprendre au diabétique à varier les points d'injection  pour éviter les complications (lipodystrophiques); piquer perpendiculairement la peau.

7/ en cas de perte d'insuline lors de l'injection donner au malade les directives suivantes:

Vérifier l'étanchéité

Ne jamais effectuer d'injection complémentaire (risque de malaise hypoglycémique par surdosage)

Le diabétique doit noter la perte sur le carnet + surveillance des urines de la journée qui suit l'injection défectueuse. N'augmentera pas la dose d'insuline si la glycosurie s'élève mais reste isolée. Si abondante plus cétonurie, entraîne à modifier ses doses: s'injectera avant le repas du soir une dose complémentaire d'I.O.:2U.I. + De sucre. La dose du lendemain sera faite sans changement (sur avis médecin traitant)

 

8/ expliquer au diabétique son régime (diététicienne)

Doit prendre son repas à l'heure fixe sans sauter un repas (risque d'hypoglycémie)

Expliquer que le régime est fonction : du poids, taille, âge, goût et de l'activité.

L'alimentation doit être variée et équilibrée:

         *glucides (pain, biscotte, pomme de terre, farineux fruits secs, légumes verts)

         *protides

         *lipides

 

9/ enfin terminer par lui souligner l'importance de quelques points suivants:

  • Connaître les causes et les signes précurseurs d'un coma diabétique et d'un coma hypoglycémique.
  • Avoir sur lui sa carte de diabétique + de sucre.

Savoir que toute affection intercurrente peut déséquilibrer sa maladie et que un mauvais état de santé entraîne une anorexie.

Ne cesser en aucun cas l'injection d'insuline.

Ne cesser en aucun cas de consommer la quantité de glucide fixée par le médecin (un manque apport énergétique peut être dû non seulement à un repas supprimé ou retardé mais aussi à des vomissement.

 

VII/ ROLE DE L'INFIRMIER AUPRES DE LA FEMME ENCEINTE DIABETIQUE:

 

1/ la grossesse décompense le diabète : retentissement sur la grossesse

 

2/ rôle psychologique :

         *faire preuve de compréhension

         *rassurer : anxiété au sujet du déroulement de la grossesse

 

 

3/ la surveillance comporte certains points:

  • Le poids
  • Le risque d'infection surtout urinaire
  • L'albuminurie: si (+) avertir le médecin
  • La glycosurie: au cours de la grossesse le seuil rénal est abaissé s=(+) alors que la glycémie est normale ou sub-normale d'où demande de glycémies fréquentes
  • Expliquer les exigences d'une INSULINOTH2RAPIE (seul traitement du diabète chez la femme enceinte). L'apport doit être fait 3 fois:

         *I.O. ou ACTRAPID matin, midi.

         *RAPITARD semi lente ou N.P.H. le soir.

Afin d'équilibrer le plus correctement possible la diabétique.

Etablir le régime en collaboration avec l'équipe (diététicienne)

 

4/ en ce qui concerne la grossesse, l'infirmier (e) doit savoir que:

  • La surveillance par l'obstétricien est nécessaire; d'où coordination des rende-vous et transmission du dossier médical
  • Dosages hormonaux urinaires (oestradiol en particulier) souvent  demandés

                   *nécessité de l'examen

                   * le procédé de recueil

  • Qu'un accouchement provoqué ou une césarienne sont en règle nécessaire avant terme; à expliquer à la patiente.
  • Qu'après l'accouchement la femme diabétique reprendra son traitement antérieur sous surveillance médicale étroite
  • Que la surveillance de la glycosurie du nouveau né devra être répétée et très sérieuse.

 

VIII/ - ROLE DE L'INFIRMIERE AUPRES D'UN MALADE PRESENTANT UN COMA ACIDO CETOSIQUE :

 

1/ aider au diagnostic:

  • Pose rapide et aseptique d'une sonde vésicale: recherche de sucre et d'acétone
  • Transmettre certaines précisions au médecin: à relever en interrogeant la famille du malade.
  • Urgence: être rapide et efficace dans l'exécution des prescriptions et attentif dans la surveillance.

 

2/ noter avec attention et minutie les examens suivants:

Etat de conscience toutes les 30minutes.

Fréquence respiratoire toutes les 30 minutes

T.A. et pouls toutes les 30 minutes

Température toutes les 3 heures, voir plus si température élevée et hémoculture sur avis médical

Courbe de diurèse recueil toutes les heures à l'aide de la sonde vésicale.

La survenue de vomissements est à signaler au médecin en urgence : aggrave le désordre biologique et la déshydratation.

Apprécier l'état de déshydratation par :

                   *sécheresse de la bouche

                   *sécheresse des muqueuses

                   *pli cutané (+)

                   *baisse de la T.A.

 

3/ s'assurer du groupe sanguin.

 

4/ effectuer sur prescription médicale; à la fréquence demandée; les examens suivants:

         a/ dans le sang:- glycémie

                            -ionogramme+ dosage des bicarbonates

                            -p.H. sanguin

                            -hématocrite

         b/dans les urines:

                            -la sonde permet d'effectuer toutes les heures : sucre=acétone=jusqu'à disparition d'acétone puis toutes les 3 heures.

                            -les urines seront collectées en vue d'un ionogramme urinaire.

         c/ pratiquer systématiquement une radio pulmonaire si demandée par le médecin la faire exécuter de préférence au lit.

 

5/ noter l'heure de la réalisation des prescriptions sur la feuille de réanimation .

Choisir des veines de gros calibre (quantité à perfuser souvent importante)

, étiqueter et indiquer toujours sur les flacons à perfuser leur composition ainsi que la durée et le débit de la perfusion.

Surveiller le débit de la perfusion et s'assurer que le flux est régulier et correspond au débit de prescrit.

Surveiller l'état local de la veine:

  • Absence d'œdème
  • Absence de rougeur sur le trajet veineux
  • Si cathéter posé, noter sur le pansement stérile la date de la pose.

L'insuline prescrite par voie intraveineuse ne doit jamais être placée dans un flacon de perfusion où elle sera inactivée mais intra tubulaire

 

 

 

 

6/ noter l'heure du réveil du malade

La reprise de la conscience le réconfortera, avoir dans la chambre : eau sucrée, jus de fruits; une fois bien réveillé (éviter fausse route) donner après avis médical à boire au malade des liquides sucrés.

 

7/ veiller à avoir à proximité du malade

  • Stéthoscope
  • 1 appareil à tension
  • 1 marteau à réflexe du sirop de sucre et une ampoule de sérum glucosé hypertonique à 20 ou 30%: une hypoglycémie est possible au sortir d'un coma diabétique.
  • Seringue+ aiguille

La feuille de réanimation comportant les éléments de surveillance et le traitement reçu.

 

8/ enfin l'infirmier (e) doit savoir que:

A la sortie du coma acido cetosique, le malade est fragile et instable donc, surveillance rigoureuse.

Qu'avant sa sortie: l'éduquer à reconnaître les signes prémonitoires du coma acido-cétosique.

 

IX/ - ROLE DE L'INFIRMIER DEVANT LES MANIFESTATIONS MINEURES DE L'HYPOGLYCEMIE:

 

1/ penser devant :

  • Sueurs
  • Céphalées
  • Faim douloureuse
  • Lipothymie
  • Agitation ou troubles caractériels

 

2/ noter :

  • L'heure des malaises
  • Leur importance et leur répétition

 

3/ pratiquer un dosage de glycémie en urgence: communiquer immédiatement le résultat au médecin de garde si la glycémie est inférieure à 0.5g/litre.

 

4/ donner immédiatement du sucre par la bouche ; si le malade conscient (après la prise de sang pour glycémie).

 

 

5/ si l'amélioration n'est pas apportée :

-Convulsions

-Troubles de la conscience

Le médecin de garde sera appelé en urgence.

 

6/ placer des ampoules de GLUCAGON et de glucosé hypertonique à proximité du lit du malade.

 

X/ ROLE DE L'INFIRMIER DEVANT UN COMA HYPOGLYCEMIQUE:

 

1/ devant tout coma un diabétique et surtout s'il s'accompagne de sueurs et d'agitation penser à la possibilité d'une hypoglycémie.

 

2/ le diagnostic évoqué :*garder son calme

                              *avoir des gestes précis , rapides et appeler le médecin.

 

3/ en attendant son arrivée faire une glycémie

 

4/ selon les habitudes des services l'infirmier (e) habitué à cette pathologie peut injecter immédiatement une ampoule de GLUCAGON, I.M. , et une à deux ampoules de sérum glucosé hypertonique à 10%.

 

5/ dans tous les cas sérieux :

*  sonde vésicale posé avec asepsie.

                                     * recueil des urines pour recherche de sucre et de l'acétone : sucre augmente de poids en faveur d'un coma hypoglycémique.

 

6/ exécuter les prescriptions et surveiller le malade jusqu'à son réveil

 

7/ enfin après le réveil essayer de connaître la cause du coma :

Erreur par excès dans les doses d'insuline

Apport glucidique insuffisant chez un diabétique.

Faire apprendre au malade les signes précurseurs du coma hypoglycémique et la prévention par ingestion de sucre devant des "petits signes" d'hypoglycémie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Diffé-

Rentes

insulines

Insuline

ordinaire

Actra-pid

Semi lente

Zinc

amorphe

N.P.H.

Rapitard

Lente

Zinc

mixte

I.P.Z.

Ultra-

Lente

Zinc

Cristallisée

Préparation

Insuline de bœuf

 

Insuline

De pore

Adjonction zinc

Adjonction

Protamine

Insuline

cristallisée

Adjonction

Zinc

Adjonction

protamine

Adjon-

Ction zinc

Début de

L'action

30min

15min

60min

120min

15min

90min

180min

120min

Maximum de l'action

3heures

3 heures

Etalée

6-12heures

Etalée

Etalée

10-16

heures

Etalée

Fin de l'action

6-8

heures

6-8 heures

12heures

18heures

20 heures

24heures

24heures

26heures et plus

activité

Rapide et brève

intermédiaire

Prolongée

 

DIFFERENTES SORTES D'INSULINE

 

 

NOTA :

l'insuline d'origine humaine est commercialisée au Maroc à partir du mois de Mai 2002.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I/- DEFINITION DES DIURETIQUES :

 

Ce sont des médicaments capables d'augmenter la diurèse : ils augmentent l'élimination urinaire de l'eau et du sodium.

 

II/- RAPPEL DES DIURETIQUES :

 

1/- les thiazidiques et apparentés :

Ce sont des diurétiques sulfamidés. Exemples :

Esidex (hydrochlorothiaizde : principal représentant)

Diurilix,                           naturine,

Leodrine,                          hygroton

Brinaldix                           chronexan….

Antihypertenseurs faiblement diurétiques :

Fludex, tenstaten….

 

2/- les diurétiques agissant au niveau de l'anse de HENLE :

Ce sont des diurétiques à action rapide et brève par action parentérale, ils sont utilisés couramment dans l'insuffisance cardiaque, ils sont les seuls à pouvoir être utilisés en cas d'insuffisance rénale.

Ils sont plus puissants que les diurétiques de l'anse. Exemple :

Furosémide, (lasilix)

Edecrine (acide ethacrinique)

Burinex….

N.B/ils entraînent une déplation en eau, sodium, et potassium

Ils sont toxiques pour l'audition et ne doivent pas être associés à d'autres médicaments ototoxiques (aminosides).

 

3/- les antagonistes de l'aldostérone (anti aldostérone) :

Ils s'opposent à l'action de l'aldostérone.

Ils entraînent une diurèse modérée en sodium et pauvre en potassium, il y a donc épargne en potassium. L'effet indésirable le plus grave est l'hyperkaliémie. (Il ne faut donc pas ajouter de supplément de potassium).

Ils sont contre indiqués en cas d'insuffisance rénale.

Exemple :

Aldactone,

Soludactone;

Phanurare;

Pour le traitement de l'H.T.A. ils peuvent être associés à un diurétique thiazidiques (ALDACTAZINE) ou à un diurétique de l'anse (ALDALIX, LOGIRENE).

 

4/-les pseudo-antialdosterone (antagoniste non spécifiques de l'aldostérone) : exemple :

Modamide

Teriam

 

5/- autres diurétiques :

* LE DIAMOX : (acetazolamide)

Augmente l'élimination du sodium et des bicarbonates pouvant provoquer une acidose dangereuse.

Il est indiqué dans le traitement du glaucome, de l'œdème cérébrale post traumatique et de l'insuffisance respiratoire.

 

* LES DIURETIQUES OMSOTIQUES :

Exemple : soluté hypertonique de MANNITOL

 

* LES DIURETIQUES XANTIQUES :

Exemple : THEOPHYLLINE, THEOBROMINE, CAFEINE

Ont une action diurétique faible.

 

* LES MEDICAMENTS TONICOCARDIAQUES et la digitaline en particulier favorisent la diurèse en corrigeant les désordres circulaires.

 

REMARQUE :

* les salidiurétiques (d. thiazidiques, furosémide, acide étacrinique)

Entraînent tous une fuite urinaire de sodium, donc une élimination d'eau mais aussi une perte importante de potassium (hypokaliémie)

 

* les thiazidiques agissent principalement sur le tube contourné distal alors que le furosémide et l'Edecrine agissent sur tous les segments des néphrons.

 

III/- ROLE DE L'INFIRMIER DANS LA SURVEILLANCE DU TRAITEMENT

 

1/- vérifier les critères d'efficacité du traitement :

  • Augmentation de la diurèse
  • Disparition des oedèmes
  • Perte de poids (si nécessaire)
  • Normalisation de la tension artérielle chez l'hypertendu

 

2/- assurer la surveillance :

a)- clinique :

Diurèse (expliquer au malade de garder les urines dans un bocal)

Poids

Oedèmes

T.A.

E.C.G.

b) - biologique :

Ionogramme sanguin et urinaire

Glycémie

Uricémie

Urée sanguine

Hématocrite

La périodicité des contrôles biologiques dépend de l'affection -qui a justifié la prescription des diurétiques- de la réponse au traitement et des diurétiques utilisés.

 

3/- dépister les effets indésirables :

*signes de déshydratation :

  • Soif
  • Sécheresse de la bouche
  • Hypotension due à l'hypovolémie
  • Augmentation du pli cutané
  • Perte importante du poids

* signes d’hyponatrémie :

  • Faiblesse musculaire
  • Crampes
  • Étourdissements

*signes d’hypokaliémie :

  • Crampes
  • Fatigue
  • Nausées et vomissements
  • Augmentation importante de la diurèse
  • Troubles du rythme cardiaque

*signes d’hyperkaliémie :

  • Crampes abdominales
  • Diarrhées
  • Anxiété
  • Arythmie…

En cas d'hypokaliémie ou d'hyperkaliémie, aviser le médecin, arrêter le traitement et faire un dosage de la kaliémie+ un E.C.G.

 

4/- conseiller le malade de :

Suivre un régime sans sel et lui indiquer clairement les aliments défendus et lui proposer une liste de condiments autorisés.

Prendre le médicament le matin (si la prescription le permet) pour limiter les levers nocturnes.

Surveiller son poids dans les mêmes conditions

Consommer les aliments riches en potassium si une supplementation en cet électrolyte est nécessaire (banane, raisin, agrumes, abricot, céréales). Le médecin peut être amené à prescrire du potassium.

 

 

 

 

 

 

RAPPEL DES DIGITALIQUES

                 Ce sont des médicaments cardiotoniques.

 

ACTION

8  Renforcer la contractilité myocardique (inotrope positif)

8  Ralentissent la fréquence cardiaque (chronotrope négatif)

8  Ralentissent la conduction intracardiaque (dromotrope négatif)

8  Augmentent l’excitabilité du myocarde (bathmotrope positif)

 

FORMES

Il existe :

¿ Des formes orales :

  • Digoxine, comprimés à 0.25mg (posologie : ½ à 1 cp / jour)
  • Digitaline, comprimés à 0.1mg (posologie : ½ à 1 cp / jour)

 

¿ Des formes injectables :

  • Cédilanide, ampoules à 0.4mg (posologie : 1 à 2 ampoules toutes les 8 h
  • Digoxine, ampoules à 0.5mg (posologie : 1 à 2 amp / 24 h)

 

INDICATIONS

  • Insuffisance cardiaque
  • Arythmie complète

 

CONTRE-INDICATIONS

  • Bloc auriculo-ventriculaire
  • Extrasystoles
  • Bradycardie
  • Hypokaliémie
  • Injection intraveineuse de calcium
  • Insuffisance rénale (Digoxine, Cédilanide)
  • Insuffisance hépatique (digitaline)
  • En cas de choc électrique extrême

 

RÔLE INFIRMIER DANS LA SURVEILLANCE

  • Se rappeler que sous le traitement digitaliques :

-         La taille du cœur diminue.

-         La diurèse augmente

-         Les oedèmes disparaissent et le rythme cardiaque diminue

On retrouve ainsi : la règle des 3R : renforce (action sur la force de contraction), ralentit (diminution du rythme cardiaque) et régularise (amélioration de la circulation).

  • La surveillance a donc pour but d’évaluer l’efficacité du traitement et d’éviter l’intoxication digitalique.

 

CRITERES D’EFFICACITÉ

  • Diminution du poids, disparition des oedèmes, augmentation de la diurèse.
  • Amélioration de la respiration
  • Régularisation du rythme de la fréquence cardiaque

 

SURVEILLANCE

Le risque majeur d’un traitement digitalique est l’accumulation du produit sue le cœur avec des troubles toxiques. Tous les digitaliques exposent au risque de surdosage.

Surveiller donc l’apparition de tout signes évoquant cette intoxication digitalique :

Æ Les troubles digestifs : les 1er signes cliniques d’intoxication digitalique sont des signes gastro-intestinaux : perte d’appétit, nausées, vomissements, douleurs abdominales. La constatation de ces troubles chez un malade sous digitaline doit être un signe d’alarme.

Æ Les signes neuro-sensoriels : céphalées, vertiges, crampes.

Æ Le pouls : en cas d’accumulation digitalique, on note une bradycardie inférieure à 60 et l’apparition d’un pouls bigéminé, c à d l’alternance d’une pulsation forte normale suivis d’une pulsation faible qui correspond à une extrasystole ventriculaire.

Æ L’électrocardiogramme : il permet de rechercher des troubles myocardiques.

Æ Dosage plasmatique du digitalique :

  • digoxinémie après 7 jours de traitement
  • digitalinémie après 21 jours de traitement

 

Æ dosage de la kaliémie et de la calcémie

 

Æ EN CAS D’INTOXICATION DIGITALIQUE :

  • Arrêter le traitement et informer le médecin
  • Mise en œuvre du traitement sur avis médical pour corriger les troubles électrolytiques et les troubles du rythme.
  • Surveillancedupouls, da la TA, de l’ECG et le dosage des électrolytes.

 

 

 

Æ SE RAPPELER QUE :

-         il ne faut jamais injecter du calcium par voie IV.

-         L’hypokaliémie et l’hypocalcémie sensibilisent le cœur à la digitaline.

-         Il fautréserver une surveillance accrue chez le sujet âgé.

 

Æ ENFIN :

-         apprendre au patient à prendre son pouls et à connaître les signes de surdosage.

-         Lui expliquer les modalités du traitement.

-         Lui conseiller une alimentation riche en potassium.

-         Prévoir la surveillance éventuelle par une personne de l’entourage si le sujet est âgé.

     

 

      

 

       

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       
   
 
     

 

 

 

 

 

I- DÉFINITION :

Les anticoagulants sont des médicaments qui s’opposent à la coagulation du sang. Leur administration vise à obtenir une hypocoagulabilité thérapeutique sans risque d’hémorragie.

 

II- BUTS :

Prévenir la thrombose, ou stopper son évolution sans provoquer d’hémorragie.

 

III- RAPPEL DES MÉDICAMENTS ANTICOAGULANTS UTILISÉS EN THÉRAPEUTIQUE :

On distingue 3 classes :

Æ LES HÉPARINES NON FRACTIONNEES OU CLASSIQUES (H.N.F), ou standards.

Æ LES HÉPARINES DE BAS POIDS MOLECULAIRE (H.B.P.M).

Æ LES ANTIVITAMINES K.

 

 1) LES HÉPARINES NON FRACTIONNEES :

- Elles sont plus anciennes.

- Elles agissent sur la formation de la thrombine par activation de l’antithrombine III.

 

1-1 L’HÉPARINE SODIQUE :

Mode d’administration :

Voie intraveineuse uniquement, chez le malade hospitalisé. L’héparine est injectée en perfusion I.V continue (à la seringue électrique, pompe à débit constant). L’injection I.V discontinue oblige à répéter les injections toutes les 4h avec une moins bonne efficacité (en perfusion de SG).

Action :

Immédiate.

Conditionnement :

Flacon de 5 ml / 25000U.I (à raison de 5000U.I / ml).

Posologie :

300 à 500 U.I / kg / 24h.

La posologie est adaptée en fonction des contrôles biologiques. La dose prescrite est exprimée par U.I par 24h.

 

 

 

1-2 L’HÉPARINE CALCIQUE :

Mode d’administration :

Voie sous cutanée. Les injections sont faites au niveau de la ceinture abdominale tantôt à droite tantôt à gauche (au dessus de la crête iliaque) en formant un pli cutanée et en piquant perpendiculairement à l’arête de ce pli.

Action :

Débute une ½ heure après l’injection, le maximum entre la 5ème et la 7ème heure puis diminue.

Conditionnement :

Ampoule de 0.3 – 0.5 – 0.8 et 1 ml

Dosage :

25000U.I / ml

Posologie :

La dose prescrite est exprimée en ml (0.1ml / 10kg en 2 ou 3 injection s/c /jour.

Elle est adaptée en fonction des contrôles biologiques.

 

2) LES H.B.P.M :

- Elles sont plus récentes que l’héparine standard.

- Elles agissent en inhibant le facteur Xa, et de ce fait la formation de la thrombine.

- On les utilise par voie s/c seulement, en 1 ou 2 injections / j. la stabilité de l’effet anticoagulant est meilleur qu’avec l’héparine non fractionnée ce qui permet de limiter les testes biologiques.

 

3) LES ANTIVITAMINES K :

Ils ralentissent la coagulation du sang en inhibant la synthèse hépatique de 4 facteurs de coagulation :

º Facteur II : prothrombine.

º Facteur VII : proconvertine.

º Facteur X : facteur Stuart.

º Facteur IX : facteur antihemophilique B.

Ils sont utilisés uniquement par voie orale et permettent un traitement anticoagulant de long cours.

Ils ont une action retardée mais prolongée.

On distingue :

º Ceux qui agissent dans un délai de 24 à 48 h :

  • PINDIONE.
  • SINTROM.
  • PREVISCAN.

Leur activité dure 48 à 72 h.

º Ceux qui agissent dans un délai de plus de 48 h è (COUMADINE)

Leur activité dure plusieurs jours.

(Les H.B.P.M è FAGMINE- FRAXIPARINE- LOVENOX)

 

 

IV- TABLEAU DES MEDICAMENTS SUSCEPTIBLES DE MODIFIER L’EFFET DES ANTIVITAMINES K :

 

Classes pharmacologiques

 Médicaments majorant l’effet anticoagulant

Médicaments diminuant l’effet anticoagulant

Thérapeutique cardio-vasculaire

Quinine et quinidine

Cordarone

Diflurex

Dihydroergotamine

Hydergine 

Digitaliques

Théobromine

Théophylline

Caféine

Anti-infectieux

Antibiotiques et sulfamides

Attaquant la flore intestinale

Chloramphénicol

Néomycine

Isoniazide

Rifampicine

PAS

Negrame, Daktarin

Pénicilline

Streptomycine 

 

Neurotropes

IMAO

Largactil

Antihistaminiques

Hydantoïnes

 

Barbituriques

Doridène, Chloral

Morphine, Dolosal

Equanil

Haldol

Hormones

Hormones thyroïdiennes

Stéroïdes, Anabolisants

(Nilvar, Dianabol)   

ACTH-prednisone

Œstrogènes

Contraceptifs oraux 

Anti-inflammatoires

Dérivés salicylés

Butazolidine, Tanderil,

Nifluril, Indocid,

Amplivix, Benemide 

Corticoïdes

Criséofulvine

 

 

Hypolipémiants

Hypoglycémiants

Lipavlon, Atherolip

Dolipol, Diabinèse

Glucophage 

Divers

Laxatifs et huile de paraffine

Rhéomacrodex

Purinethol

EDTA, Alcool 

Antithyroïdiens

Alcalinisants

Urinaires   

 

 

V- INDICATIONS :

1- Traitement préventif des thromboses veineuses et des embolies pulmonaires.

  • EN MÉDECINE :

-         Les séjours prolongés au lit.

-         L’insuffisance cardiaque à un stade avancé.

 

  • EN CHIRURGIE :

-         plus particulièrement en chirurgie orthopédique et dans la chirurgie du petit bassin.

 

2- Traitement des thromboses constituées :

-         Phlébite

-         Embolie pulmonaire

-         Infarctus de myocarde

-         Thromboses ou embolies artérielles.

 

3- Traitement préventif des accidents emboliques chez les patients à haut risque :

-         Fibrillation auriculaire permanente ou paroxystique.

-         Rétrécissement mitral.

-         Prothèse valvulaire.

 

4- Traitement préventif des obstructions artérielles :

-         Angor.

-         Artérites des membres inférieurs.

 

VI- CONTRES-INDICATIONS :

-         Les hémopathies accompagnées de troubles de l’hémostase.

-         La grossesse : (l’héparine ne franchit pas la barrière placentaire, peut être utilisée en cas de nécessité, sous surveillance rigoureuse).

-         Allergie à l’héparine.

-         L’ulcère gastro-duodenal en évolution.

-         La recto-colite hémorragique.

-         Les endocardites bactériennes aiguës, hormis les endocardites sur prothèse mécanique.

-         Les 2 jours qui suivent un accouchement ou une opération.

-         L’ictère par rétention.

-         L’hépatite virale et la cirrhose.

-         L’insuffisance rénale.

-         L’H.T.A maligne.

-         Les sujets âgés.

 

 

 

VII- RÔLE DE L’INFIRMIER DANS LA SURVEILLANCE :

 

La surveillance vise à connaître l’efficacité de la thérapeutique, à éviter ou dépister rapidement les accidents.

 

A- SURVEILLANCE CLINIQUE :

       1) Singes à surveiller :

a) Les hémorragies, même minimes (signes de surdosage)

Dépister donc l’apparition de :

º Gingivorragies.

º Epistaxis.

º Ecchymoses.

º Hématurie, garder les urines du malade dans un bocal et les observer. (se rappeler que pindione colore les urines en rouge orange)

º Méléna.

º Toute autre hémorragie qui n’a aucune tendance à s’arrêter spontanément : écorchure, coupure…

º Douleurs lombaires soudaines pouvant faire penser à une hémorragie retro-péritonéale (sous antivitamine K).

 

b) Les troubles digestifs :

º Douleurs gastriques, nausées, vomissement, (tromexane).

º Diarrhée (pindione).

 

c) Des accidents d’intolérance à l’héparine. (Rares) :

º Nausées, céphalées, vertige, éruption…

 

 2) Gestes à éviter pouvant entraîner une risque hémorragique :

º Les injections I.M.

º Les extractions dentaires.

º Les interventions chirurgicales.

º Les ponctions artérielles.

 

3) En cas d’accident hémorragiques grave :

-         Arrêter le traitement et sur avis médical : injecter en I.V l’antidote qu’il faut toujours avoir sous la main.

-         Sulfate de protamine ou du polybrene pour l’héparine (action immédiate). (1mg de sulfate de protamines en IVD neutralise 100UI d’héparine.

-         Vitamine K pour les antivitamine K (action lente) et apporter au malade sur avis médical les éléments de la coagulation (P.P.S.B).

 

N.B : le groupe sanguin et le facteur rhésus du patient seront déterminés avant tout traitement anticoagulant.

 

B- SURVEILLANCE BIOLOGIQUE :   

1) Tests utilisés :

     a) si traitement par les H.N.F :

-         T.C.K : le traitement est efficace si le temps du malade est égal à 1.5 à 3 fois celui d’un témoin normal.

-         HÉPARINE : traitement efficace avec 0.2 à 0.6 U.I /ml de plasma.

-         N.F.S : à faire avant le traitement, puis surveiller le taux de plaquettes pour dépister une thrombopénie).

 

     b) Si traitement par les H.B.P.M :

-         Dosage de l’activité anti Xa, en traitement curatif : le traitement est efficace avec 0.5 à 1 unité anti Xa de plasma 4 à 6 h après l’injection s/c.

-         PLAQUETTES : le risque de thrombopénie existe.

 

     c) Si traitement par les anti vitamines K :

-         T.P : la zone d’efficacité du traitement est atteinte quand le T.P est comprit entre 20 et 30%.

-         L’I.N.R : (international normalized ration) c’est le rapport du temps de QUICK du patient sur celui du témoin.

Un I.N.R normale d’un sujet non anticoagulé est inférieur à 1.2.

Lors d’un traitement anticoagulant par les A.V.K, l’I.N.R souhaité est :

 Entre 2 et 3 en cas de :

♫    Arythmie complète.

♫    Phlébite.

♫    Embolie pulmonaire.

       Entre 3 et 4.5 en cas de :

♫    Embolie artérielle à répétition.

♫    Prothèses valvulaires cardiaques.  

L’I.N.R doit être contrôlé tous les mois, une fois le traitement est équilibré.

 

1) Horaires des prélèvements et fréquence des contrôles :

â Pour l’héparine :

L’heure du prélèvement est variable selon la technique de l’injection :

-         L’injection I.V continue : bilan de la coagulation avant le traitement, puis prélèvement 4 h après la mise en route de l’héparinothérapie. (le prélèvement sera effectuer sur le membre opposé à la perfusion et ne pas prélever par le cathéter servant à l’injection d’héparine).

-         Injection I.V discontinue : contrôle avant le traitement, puis 1 et 2 h après la 1ère injection.

-         Injection s/c : contrôle 6 h après la 1ère injection.

Fréquence des contrôles :

Les contrôles sont journaliers au début du traitement, puis variable selon la stabilité des résultats biologiques.

Toute modification de la posologie sera suivie d’un nouveau contrôle biologique.

 

            

â  Pour les A.V.K :

-         Les prélèvements sont faits toujours à la même heure afin d’être comparatifs.

-         Le 1er contrôle est effectuer 24 à 48h après le début du traitement, puis contrôle tous les 2 à 3 jours jusqu’à atteinte du résultat souhaité, ensuite, contrôle régulier chaque mois, et plus souvent si nécessaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Relation dose / INR :

º Expliquer qu’on part d’un INR égal à 1, en l’absence de traitement AVK.

º En augmentant les doses d’AVK, l’INR augment progressivement.

 

Fourchette d’INR :

Le patient doit savoir dans quelle fourchette se situe son INR :

º INR = 3 à 4.5 si il est porteur d’une prothèse valvulaire mécanique ou après plusieurs embolies artérielles.

º INR = 2 à 3 dans les autres cas.

 

Ajustement de la dose :

º Ne jamais changer la dose sans avis médical, ne pas doubler la dose en cas d’oubli de prise du traitement la veille.

º En cas d’INR trop faible, après plus de 3 jours à la même dose, en augmente d’un quart de comprimé.

º En cas d’INR très élevé, on diminue d’un quart de comprimé.

º Après chaque changement de dose, l’INR est vérifié 3 jours plus tard.

º En cas d’INR très élevé (supérieur à 6), en suspend le traitement, et on vérifie l’INR tous les jours.

º Tous changement de dose se fait sur avis téléphonique du médecin traitant, à qui est communiqué le dernier résultat d’INR.

 

En pratique :

º Conseiller au patient de prendre son traitement AVK le soir, à heure fixe (20h, par exemple).

º Faire le prise du sang le matin, le résultat est communiqué au médecin en fin de matinée ou en début d’après-midi, afin de modifier éventuellement la dose le soir même.

 

Quelques recommandations :

Rappeler au patient que sont interdits :

º Les injections IM, les infiltrations intra-articulaires, à cause du risque d’hématome.

º Les anti-inflammatoires, l’aspirine, le Daktarin et le Diflurex, qui augmentent l’effet anticoagulant du traitement.

º Le patient doit rappeler qu’il est sous AVK à chaque fois qu’un médecin doit lui prescrire un nouveau médicament.

º Eviter l’abus d’aliments riche en vitamine k (choux, choux-fleurs, abats), qui diminuent l’effet anticoagulant.

º En cas de saignement anormal, il doit consulter son médecin (ou l’hôpital) en urgence, afin que soient prélèves un INR et une numération sanguine.

Lui remettre un carnet personnel du traitement AVK, dans lequel sont rappelés toutes ces recommandations.

Tout nouveau médicament peut modifier l’efficacité des AVK dans un sens ou dans l’autre, il faut vérifier l’INR quelques jours après le début du traitement.

 

Remarques

Les examens du contrôle biologique sont fait à la demande du médecin traitant. Leur rythme peut être variable d’un patient à l’autre suivant la stabilité des résultats obtenus.

 

C- CONSEILS AUX PATIENT :

 

â Tout patient sous anticoagulant doit être prévenu que :

-         L’apparition spontanée d’ecchymose, de gingivorragie, d’épistaxis, d’hématurie.

-         L’apparition soudaine de douleurs lombaires pouvant faire penser à une hémorragie retro-peritonéale (sous AVK)

-         Ou un T.P inférieur à 10%.

Sont des signes évoquant un surdosage et nécessitant un examen médical et un contrôle biologique rapide.

 

â Ne pas modifier le traitement prescrit que sur avis médical et le prendre régulièrement selon le rythme indiqué.

â En cas d’oublie d’un comprimé, ne pas prendre 2 comprimés le lendemain.

â Contrôler régulièrement la coagulation, de préférence dans le même laboratoire.

â Tenir à jour le carnet du traitement où doivent figurer les résultats de laboratoire ainsi que la carte de groupage sanguin.  

 

 

 

 

 

 

 

 

I-                 GENERALITES :

 

Les médicaments antimitotique ou anticancéreux ou antinéoplasique sont utilisés pour le traitement des cancers.

Selon la localisation et le type de cellules cancéreuses, il est possible de distinguer schématiquement :

- Les tumeurs ou néoplasmes (sarcomes, épithéliomes). Les tumeurs sans métastases, c'est-à-dire sans localisations secondaires pourrant sous certaines conditions être traités par la chirurgie ou la radiothérapie.

-  Les maladies caractérisées par une prolifération aiguë ou chronique de certains lignées cellulaires (leucémies)

- Les cancers définis par une symptomatologie particulière :

  • Maladie de HODGKI N
  • Maladie de WALDENSTRÖM
  • Maladie de KAHLER

 

II-              MODE D’ADMISTATION ET CONDUITE DU TRAITEMENT ANTINEOPLASIQUE :

 

1-                MODE D’ADMISTARATION :

La chimiothérapie s’administre par voie orale, intramusculaire (parfois : Melhotrexate – Thionepa.) ou intraveineuses principalement. On peut également utiliser ponctuellement des abords intra trachéal (intra rachidien), intraperitoneal ou intra pleural.

NB :

Les antinéoplasiques sont des substances irritantes et les voies d’abords doivent être épargnées à tout prix car le traitement dure des semaines et des mois.

 

2-                CONDUITE DU TRAITEMENT :

La conduite d’un traitement  anticancéreux est délicate et relève des services spécialisés. Elle nécessite le respect des règles suivantes :

ü Posologie adaptée : une posologie excessive met la vie du malade en danger

ü Surveillance étroite du malade : pour ces médicaments, la dose thérapeutique est souvent proche de la dose toxique. En fait, tous ces produits présentent des effets indésirables importants car ils bloquent la prolifération des cellules tumorales et le développement des tissus normaux à renouvellement rapide (moelle osseuse, épithélium digestif, gonades…)

C’est dans le but de limiter les effets secondaires néfastes de ces antimitotiques que l’on utilise habituellement 2 ou 3 produits différents pour additionner leurs effets anticancéreux et diminuer le risque toxique pour les cellules saines.

Le traitement comporte deux phases :

ü L’induction de la rémission c'est-à-dire l’arrêt du processus de multiplication des cellules cancéreuses.

ü Le traitement comporte ; si le malade n’est pas traité après la rémission, une rechute apparaît le plus souvent +.

Ce traitement complémentaire est long, et s’il n’évite pas toujours une récidive, il permet de prolonger la vie de malade

 

N.B :

Il n’existe pas de traitement universel des cancers et la thérapeutique doit être adaptée à chaque patient selon la sensibilité, le pronostic, et l’urgence médicale.

 

 

III- CONDITIONS DE REALISATION D’UNE CURE :

 

De nombreux paramètres sont à surveiller avant l’administration d’une chimiothérapie, pour assurer une bonne tolérance au traitement :

  • Ø Eliminer tout foyer infectieux, latent ou évolutif
  • Ø Prévenir tout risque infectieux lié à des prothèses dentaires
  • Ø Rechercher Les différentes affections rénales, cardiaques et hépatiques pouvant avoir un retentissement sur le traitement
  • Ø Evaluer le capital veineux
  • Ø Réaliser un bilan pré thérapeutique biologique, clinique et radiologique (T.D.M, I.R.M)

Le résultat du bilan biologique permet de préciser des doses adaptées. L’hémogramme, le bilan rénal et hépatique sont contrôlés dés le départ. Le traitement ne peut être effectuer à dose pleine que si les taux de leucocytes et de plaquettes sont suffisant, sinon les doses doivent être réduites ou le traitement diffère.

 

VI- SURVEILLENCE DU TRAITEMENT

 

   La surveillance des effets de ces produits toxiques pour le malade et pour les soignants qui les préparent et les administrent doit être plus sérieuse que pour toute autre thérapeutique, afin que le remède ne soit pas pire que le mal

 

Généralement ces effets indésirables sont proportionnels aux doses administrées et à la durée de traitement. L’immunosuppresseur induit, peut entraîner des phénomènes (infections, anémie, hémorragies susceptibles de mettre en danger la vie du malade).

 

1-                Surveillance clinique

Elle consiste à dépister les complications pouvant survenir pendant et après les séances de chimiothérapie.

- Surveiller en particulier, l’apparition :

  • Ø D’une fièvre : rechercher les signes d’infections
  • Ø Des signes hémorragiques : ecchymoses, hématomes, hématurie
  • Ø Des signes d’hypoglycémie (asparaginase)
  • Ø D’ulcération des muqueuses (bouche)
  • Ø D’accès de goutte liée à l’hyperuricémie 
  • Ø De nausées et de vomissements dus à une mauvaise tolérance

- Surveiller également, l’état du malade (poids, teint, coloration des conjonctives, état de la bouche, état des veines…

 

2-                surveillance biologique

2.1- surveillance hématologique :

Tous les antibiotiques sont susceptibles de provoquer nue dépression médullaire qui va se traduire par une diminution du nombre des cellules sanguines :

  • G.B un chiffre inférieur à 2000 leucocytes/mm3 augmente le risque d’infection par affaiblissement des défenses naturelles de l’organisme
  • G.R, hémoglobine : anémie
  • PLAQUETTES : la baisse des plaquettes en dessous de 100000/mm3 entraîne un risque hémorragique.

 

Selon le produit utilisé et le stade de traitement, les examens hématologiques seront pratiqués avant chaque cure, tous les jours ou plusieurs fois par semaine, puis à intervalles plus espacés.

 

2.2-surveillance de la moelle :

La ponction sternale permet le diagnostic et la surveillance des maladies comportant une prolifération de cellules anormales (leucémie).

 

2.3-surveillance biologique en fonction du produit :

Elle sera orientée selon la toxicité potentielle du médicament : bilan hépatique, surveillance des fonction cardiaque et rénale, dépistage d’une hypoglycémie

 

 

 

 

IV-          MESURES DE PROTECTION ET PRECAUTION A PRENDRE PAR L’INFIRMIER LORS DE LA PREPARATION ET L’ADMINISTRATION DU TRAITEMENT :

 

1-    local de préparation :

  • Local fermé (porte et fenêtre pour éviter la dispersion d’un aérosol médicamenteux)
  • Ne pas fumer et stocker les aliments pour éviter toute absorption de médicament
  • Assurer une hygiène rigoureuse de la paillasse (surface lisse)
  • Bien éclairer le plan de travail
  • Stocker les aliments au réfrigérateur
  • Raccourcir le champ de travail d’un papier absorbant doublé d’une feuille de plastique étanche
  • Conteneur inviolable pour la collecte des aiguilles et seringues souillées

 

2-    gestes de protection du préparateur :

  • Se laver les mains
  • Mettre des gants imperméables avant toute préparation et administration
  • Se laver les mains à nouveau après avoir quitté les gants
  • Mettre une blouse à manches longues resserrées aux poignets
  • Mettre des lunettes de protection ou un masque avec visière protégeant les yeux

 

3-    préparation des produits injectables liquides et en poudre :

  • Vérifier que toute la prescription médicale soit écrite
  • Vérifier la prescription : dose, solvant
  • Préparer le matériel et le médicament nécessaire avec étiquette
  • En cas de doute demander des précisions au prescripteur
  • Utiliser des seringues dont le volume est supérieur à celui à prélever
  • Casser les ampoules contenant un antinéoplasique en les tenant enveloppées dans une compresse, avec la main gantée (jamais à main nue)
  • Si un e ampoule se brise sur le sol, ramasser les débris avec précautions en évitant tout contact avec la peau et jeter ces débris enfermés dans un sachet étanche si possible
  • Pour les solutions directement injectables, les flacons ou les ampoules contenant le liquide doivent être entourés d’une compresse stérile. Li faut ajuster le volume de la seringue et maintenir une compresse à l’extrémité de cette aiguille. Pour ces deux formes de manipulation, il important de désolidariser l’aiguille ayant servi au prélèvement et de la jeter sans la recapuchonner dans le conteneur à ouverture large adaptée à cet usage.
  • Sur la seringue prévue pour l’administration du produit, il est  nécessaire d’adapter un embout verrouillable ou une aiguille munie d’un bouchon à usage unique afin d’éviter toute de produit toxique.
  • Identifier la flacons et al seringue aussitôt préparée (nom, dose du produit)
  • Tout matériel (poche, tubulure, compresses, flacons, masque, gants) doit être placé après usage dans un sac en plastique fermé hermétiquement, identifier, destiné à l’incinération

 

4-    précaution lors du traitement

  • Respecter les précautions d’utilisation spécifiques à chaque produit (fluorouracile à l’abri de la lumière)
  • Administrer les antiémétiques prescrits pour combattre les nausées et les vomissements
  • Surveiller les réactions allergiques et les effets indésirables spécifiques du produit utilisé

 

5-    précautions à prendre pour éviter l’extravasation

(En cas d’utilisation d’un système de perfusion simple)

  • Préserver les veines : faire coïncider les prélèvements de sang et les injections chaque fois que cela est possible
  • Eviter les injections sur le dos de la main, le poignet et le pli du coude en cas de perfusion I.V
  • Vérifier que l’aiguille est bien dans la veine en commençant la perfusion par une solution ne contenant pas d’antinéoplasique
  • En cas de polychimiothérapie, injecter les produits par ordre de causticité croissante
  • Utiliser une seringue par produit
  • Rincer la veine entre chaque produit
  • Surveiller le point d’injection : arrêter immédiatement l’injection en cas de douleur ou gonflement

 

6-    conduite à tenir en cas d’extravasion

Dés la constatation d’une réaction locale autour du point de ponction veineuse (rougeur, gonflement, induration, sensation de brûlure, picotement ou douleur), il faut :

  • Arrêter la perfusion, mais laisser en place le dispositif d’injection (aiguille, cathéter) et prévenir le médecin
  • Aspirer quelques ml de sang (3 à 5 CC) si possible
  • Injecter 5 à 10 ml de sérum salé isotonique pour diluer le médicament
  • Injecter l’antidote du produit s’il existe ou de l’hydrocortisone selon la prescription médicale.
  • Enlever l’aiguille
  • Essayer d’aspirer avec une aiguille courte (après anesthésie locale), le maximum de liquide peri-veineux s’il set collecté en s/c.
  • Appliquer toutes les deux heures une crème sédative sur prescription médicale : hydrocortisone, alphachymotrypsine, ou autre.

 

V-              RISQUE DE MANIPULATOIN DES PRODUITS ANTINEOPLASIQUES

La manipulation des produits anticancéreux peut comporter des risques, immédiates ou retardés pour le personnel soignant.

 

1-                risques immédiats

Lors du contact du médicament sur la peau, il peut apparaître une réaction locale (irritation prurit, rougeur, œdème) avec dans certains cas des effets caustiques. Cette causticité, peut aller, pour certains produits jusqu'à une nécrose des tissus par exp. lors d’un passage s/c d’anthracycline). Les mêmes effets se retrouvent sur les muqueuses lors d’inhalation (aérosol) et on a pu observer des ulcérations de la cornée par projection de cytotoxiques dans l’œil à la suite d’une erreur de manipulation.

Certains médicaments peuvent également entraîner des phénomènes d’allergie et provoquer des oedèmes parfois graves.

Des manifestations plus subjectives d’ordre général ont été signalées (maux de tête, nausées, vertiges)

 

2-                risques retardés 

On observe chez les personnes qui fabriquent, préparent ou administrent ces médicaments (soit par résorption cutanée, soit pat inhalation ou très exceptionnellement par injection lors de la manipulation inadaptées et répétées) des risques à long termes ; mais aucune étude n’a jusqu’ici montré une réaction cancérigène, mutagène ou embryotoxique sur le personnel soignant dans des conditions correctes d’utilisation, cependant des mesures de protection rigoureuse sont indispensables.

 

VI-          CONDUITE À TENIR LORS D’UN INCIDENT AU COURS DE LA MANIPULATION

 

 Des mesures simples peuvent répondre facilement aux accidents liés à la manipulation de médicaments cytotoxiques

ü Les projections cutanées sont faciles à éviter par le respect des mesures d’habillement. Un savonnage soigneux de la partie touchée est à faire rapidement, avec un rinçage abondant à l’eau. Une déclaration d’accident du travail doit être rédigé dans les 24h et une consultation de médecin peut être demandée.

ü Les projections oculaires sont évitées par le port de lunettes enveloppantes.Si cet accident a lieu, il convient de procéder à un lavage abondant de l’œil pendant au moins 5 minutes, avec de l’eau de robinet ou avec soluté isotonique.

ü S’il y a une projection sur les gants il faut les changer immédiatement pour ne pas souiller le reste de matériel.

ü En cas de bris de flacons ou d’écrasement de gélules ou de comprimé sur les doigts, il faut ramasser avec soin les différents fragments à l’aide de gants et de matériel adsorbant, et isoler tous ces éléments dans un sac ou conteneur destiné à l’incinération.

ü Lors de l’administration au patient, les risques sont moindre que lors de la préparation, il est néanmoins recommandé d’utiliser des gants, même si le système de robinet à 3 voies (le plus couramment utilisé pour l’injection) offre un maximum de garantie.

ü Des compresses doivent être utilisées dans la manipulation de connexion et de déconnexion du système de réglage du débit. Il doit être verrouillé ainsi que l’embout de la tubulure.

 

VII-       SOUTIEN ET CONSEILS AU MALADE ET A SA FAMILLE :

 

ü Expliquer la réversibilité de l’alopécie

ü Noter la survenue de fièvre, malaise, syndrome grippal et autres incidents à la suite de séance de traitement.

ü Rappeler l’importance de prendre le traitement antiémétique selon le protocole prescrit

ü Penser à proposer une alimentation fractionnée en rapport avec les goûts du patient

ü Insister sur l’importance des soins bucco-dentaire, notamment les bains de douche

ü Penser à pratiquer les examens prescrits avant la prochaine visite

ü Prévenir du traitement en cours tout médecin appelé à intervenir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ADMINISTRATION

EFFETS INDESIRABLES

ANTIMETABOLIQUES

Antifoliques

  Améthoptérine

 

Antipurines

  Mercaptopurine

  Pentostatine

Antipyrimidines

  Cytarabine

 

  Fluoro-uracile

Divers

  Hydroxycarbamide

 

 

 

Ledertrexate®

Méthotrexate®

 

Purinéthol®

Nipen®

 

Aracytine®

Cytarbel®

Fluorouracil®

 

Hydréa®

 

 

IM, IV

Orale, IM, IV

 

Orale

IV

 

IV

 

IV

 

orale

 

 

- Hémototoxicité : dépression médullaire, leucopénie, thrombopénie

- Nausées et vomissements fréquents.

- Ulcérations buccales et digestives.

- Hépatotoxicité.

- Fluoro-uracile : diarrhées, stomatite pouvant nécessiter l’arrêt du traitement.

- Méthotrexate® : toxicité rénale, éviter l’absorption d’alcool (risque de coma).

- Cytrabine : douleurs osseuses, Fièvre, éruptions, conjonctivite après administration.

 

ALKYLANTS

Moutardes à l’azote

  Melphalan

  Chlorméthine

  Chlorambueil

  Cydophosphamide

  Estramustine

  Ifostamide

  Prednimustine

  Thiotépa

Nitroso-urées

  Lomustine

  Carmustine

  Fotémustine

  Streptozocine

Sels de platine

  Cisplatine

 

  Carboplatine

Apparentés

  Mitomycine

  Dacarbazine

  Altretamine

  Procarbazine

  pipobroman

 

 

Alkéran®

Caryolysine®

Chloraminophéne®

Endoxan®

Estracyl®

Holoxan®

Stéréocyt®

Thiotépa®

 

Bélustine®

Bicnu®

Muphoran®

Zanosar®

 

Cisplatine®

Cisplatyl®

Praplatine®

 

Amétycine®

Déticene®

Hexastat®

Natulan®

Vercvte®

 

 

Orale

IV

Orale

Orale, IM, IV

Orale

IV

Orale

IM, IV

 

Orale

IV

IV

IV

 

IV

 

IV

 

IV

IV

Orale

Orale

Orale

 

- Hématotoxicité (pour tous) parfois retardés et prolongée (nétroso-urées).

- Nausées et vomissements persistants

Pouvant apparaître dans les 2h suivant l’injection

- Infiltrats et fibrose pulmonaires (nétroso-urées).

-  Insuffisance rénale (cisplatine), cystite hémorragique (Endoxan®) : prévention par hyperhydratation avant traitement et maintien d’une diurèse au moins égale à 3l/jour pendant la cure et 24h après, ou utilisation de Uromitexan®.

- Brûlures sur le trajet veineux, nécrose

En cas d’extravasation (IV).

- Cisplatine : hypomagnésémie (tétanie, convulsion), ototoxicité, risque de choc anaphylactique.

- Aménorrhée, azoospermie, hyperuricémie.

Remarques :

- Produits à conserver au froid (nitrosourée, cisplatine, thiotépa), et pour les formes injectables à l’abri de la lumière.

- Estramustine : association œstrogène + moutarde à l’azote.    

AGENTS INTERCALANTS

Anthracyclines

Doxorubicine

Daunorubicine

Epirubicine

Zorubicine

Purarubicine

Idarubicine

Autres

Ansidine

Mitoxantrone

bisantrène

 

 

 

Adriblastine®

Cérubidine®

Farmorubicine®

Rubidazone®

Théprubicine®

Zavédos®

 

Amsacrine®

Novantrone®

Zantréne®

 

 

 

 

 

Tous par vois IV

Toxicité cardiaque cumulative

(anthracyclines) : trouble de rythme.

Insuffisance cardiaque.

Hémato toxicité.

Nausées, vomissements, diarrhées.

Ulcérations digestives, stomatites

Risque de nécrose locale en cas d’extravasation

Remarques :

Coloration des téguments et des urines

Nombreuses incompatibilité et mauvaise stabilité.

 

 

ADMINISTRATION

EFFETS INDESIRABLES

POISONS DU FUSEAU

Alcaloïdes de la pervenche

Vindésine

Vinorelbine

Vincristine

 

Vinblastine

 

 

Dérivés de la podophyllotoxine

Etoposide

 

 

téniposide

 

 

Eldisine®

Navelbine®

Oncovin®

Vincristine®

Velbe®

Vinblastine®

 

Celltop®

Etoposide®

Vépéside®

véhem®

 

 

 

 

 

Tous par voie IV

-Toxicité neurologiques : paresthésie et névrites périphériques (picotements, engourdissements), convulsions, céphalées, dépression

- Toxicité hématologique modérée

- Nausées, vomissements, diarrhées, stomatites.

- Irritation ou nécrose locale (extravasation).

- Risque de bronchospasme.

- Alopécie, fièvre, réactions cutanées.

DIVERS

Bléomycine

Mitoguazone

 

Bléomycine®

Méthyl-GAG®

 

IM, IV

IV

 

- Fibrose pulmonaire irréversible

- Toxicité hématologique, hypoglycémie

 

 

 

 

 

HORMONOTHERAPIE ANTICANCEREUSE

 

 

 

ADMINISTR-ATION

EFFETS UNDESIRABLES

Cancer de la prostate

Agonistes de la LH-RH (liste 1)

Eriptorétine

Leuproréline

 

Buséréline

 

 

Goséréline

Antiandrogènes (liste1)

Nilutamide

Cyprotérone

flutamide

 

Oestradiol

Oestradiol Rectard®

Pestregènes de synthèse(liste II)

Diéthylstilbestrol

Fosfestrol

estramustine

 

 

 

Décapeptyl®

Enantone®

Lucrin®

Supréfact®

Bigonist®

Zoladex®

 

Anandron®

Andrcur®

Eulexine®

 

 

 

 

Distilbène®

ST 52®

Estracyl®

 

 

SC. IM

SC. IM

SC

SC. Sol. Nasale

 

Implant SC

 

Orale

Orale

Orale

 

 

IM

 

Orale

Orale, IM

orale

 

 

- Effets indésirables : aggravation transitoires possible au début avec douleurs osseuses.

 

 

 

 

- Effets indésirables : troubles hépatiques, troubles de la vision, risque de pneumopathie interstitielle, gynécomastie, impuissance, méthémoglobinémie

 

 

Voir effets indésirables et contre indications des oestrogènes, page 191,

Fosfestrol : injection IV chez le patient allongé et rigoureusement à jeun.

 

Cancers du sein et du l’endomètre

Antioestrogène

Tamoxifène

 

 

 

Progestatifs

Médroxyprogestèrône

 

 

 

 

Ethynodiol

Megestrol

noréthistérone

 

 

 

Kessar®

Nolvadex®

Oncolam®

Tamofène®

 

 

Dépo-prodasone®

Farlutal®

Prodasone®

Lutométrodiol® Fort

Mégacé®

Norfor®

Primolet-nor®

 

 

 

Orale

 

 

 

 

 

IM

Orale.IM

Orale

Orale

Orale

Orale

Orale

 

 

- Effets indésirables : bouffées de chaleur, nausées, vomissements, métrorragies, prurit vulvaire, hypercalcémie, oedèmes périphériques.

 

 

Effets indésirables (plus fréquents à dose élevée) nécessitant l’arrêt du traitement :

- troubles oculaires, perte de la vision des couleurs, diplopie, lésions rétiniens.

- Accidents thrombo emboliques

- Céphalées violentes et persistantes