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SOINS INFIRMIER EN MEDECINE12

 

PRELEVEMENT DE SANG                           1

 



1- Définition :
Technique qui consiste à prélever un échantillon de sang afin d’effectuer les examens demandés.

2- Conduite à tenir :
a- Etape préparative


Préparation du patient
- Expliquer le but et le déroulement du soin afin de rassure le patient et obtenir sa collaboration
- Installer en position confortable

Préparation du matériel :
- Matériel standard
- Matériel de prélèvement :
· Paire de gant propre
· Garrot
· Seringue
· Tube de prélèvement selon le type d’examen demandé[/color]

b- Déroulement de la technique
- Désinfecter les mains
- Préparer le matériel stérile :
· Badigeonner le plateau
· Etaler des compresses stériles
· Y mettre seringue stérile et compresse + antiseptiques
- Placer la protection sous le bras
- Placer le garrot au dessus de la région à piquer
- Demander au patient de serrer la main
- Mettre les gants propres
- Désinfecter la région à ponctionner
- Repérer la veine en immobilisant le tendon avec le pouce de la main libre
- Ponctionner la veine : biseau vers le haut
- Aspirer la quantité suffisante
- Enlever le garrot
- Enlever l’aiguille en appuyant avec l’autre main au niveau du point de ponction avec compresse + désinfectant, mettre coton + sparadrap
- Mettre la quantité suffisante dans chaque tube de prélèvement demandé
- Etiqueter les tubes (nom, prénom, n°d’entrée, service)
- Noter le soin et ranger le matériel
- Acheminer le prélèvement au laboratoire
- Surveiller l’apparition de : hématome, douleurs, syncope

 

 

 

 

 

 

 

LABSTIX


1- Définition :
Technique qui consiste à prélever une quantité d’urines afin d’effectuer certains examens tel que la recherche du glucose, de protéine ou autre corps.

2- Indications :
- Tout entrant à l’hôpital
- En cas de grossesse
- En cas de diabète
- En cas de furonculose
- En cas de coma
- En cas de traitement au corticoïde
- En cas de néphropathie
- Œdème                                                                                                                                              
- Angines                                                                                                                                       
- Planification familiale                                                                                                                                 
- Visite d’embauchement

3- Conduite à tenir :

a- Etape préparative

Préparation du patient :
Expliquer le but et le déroulement du soin

Préparation du matériel :
- Vérifier la date de péremption du flacon des bandelettes
- Plateau
- Flacon de bandelettes réactives
- Récipient propre et sec
- Haricot
- Montre trotteuse
- Feuille de température ou carnet de soins


b- Technique
- Demander au patient d’uriner dans un récipient propre et sec
- Prendre la bandelette du flacon
- Refermer rapidement le flacon
- Comparer la bandelette au bloc témoin
- Eliminer l’excès d’urine
- Tenir la bandelette horizontalement
- Comparer la bandelette à l’échelle colorimétrique figurant sur l’étiquette du flacon pendant un temps déterminé
- Noter le résultat sur la feuille de soin
- Ranger le matériel

 

 

 

 

 

 

 

 

DEXTROTIX


1- Définition :
Technique qui consiste à prélever une quantité de sang après piqûre du doigt afin d’analyser la glycémie dans le sang.


2- Indications :

Il est indiqué dans chaque examen clinique ou avant l’injection d’insuline pour analyser la glycémie dans le sang

3- Contre-indications :
- Infection dans la région de la piqûre
- Trouble d’hémostase

4- Conduite à tenir :                                                                                                                                                                                                                                         
a- Etape préparative

- Préparation du patient :                                                                                                                         3
· Avertir et expliquer le soin au patient
- Préparation du matériel :
· Bandelette de dextro
· Coton
· Aiguille stérile
· Antiseptique : alcool
· Montre
· Haricot
· Container

b- Technique
- Aseptiser la région de piqûre
- Prendre une bandelette
- Piquer le côté du doigt et presser
- Déposer la goutte du sang sur les plaques réactives de la bandelette
- Attendre 30 secondes
- Frotter doucement la bandelette avec le papier absorbant
- Comparer la bandelette avec la gamme du flacon
- Noter le résultat sur la feuille de surveillance du diabète

 

 

 

 

 

TRANSFUSION



1- Définition :
C’est l’administration du sang ou de l’un de ses composants dans le but de compenser une perte de sang ou d’un élément de sang manquant sur prescription médicale.

2- Indications :
-
Les anémies
- Etat de chocs
- Trouble de coagulation
- Hémoptysie, hématémèse
- Leucémie
- En obstétrique
- Brûlés
- Pendant et après certaines opérations

3- Contre-indications :
- HTA
- Hyperthermie

4- Conduite à tenir :
a- Précaution à prendre avant transfusion
- Le sang est à conserver dans le réfrigérateur
- Ne le faire sortir que peu de temps avant la transfusion
- Eviter de secouer le sang
- Utilisation du sang iso groupe iso rhésus
- Vérifier la date limite de l’utilisation
- Vérifier la carte du groupage du patient
- Ne pas réchauffer le sang
- Faire le cross match

b- Technique
- Rassurer le patient en expliquant le soin et le but de la transfusion
- Désinfecter les mains                                                                                                                             
- Préparer le matériel dans le plateau stérile
- Adapter la transfusion à la pochette du sang
- Suspendre la pochette à la potence
- Prendre une voie veineuse périphérique (voie perfusion)
- Adapter la transfusion à l’intranule
- Régler le débit
Culot globulaire : 1 à 2 gouttes/kg/mm
Plasma frais : à passer dans 2 h
Culot plaquettaire : à passer en 10 mm
- Surveillance

c- Accident de la transfusion
*Accident hémolytique :
Se manifeste par :
- Douleur lombaire violente
- Congestion du visage
- Dyspnée
- Tachycardie
- Nausées, vomissement
- Anurie, hypotension
*Accident infectieux : lié à la contamination bactérienne :
- Frisson, fièvre
- Douleur abdominale
- Nausées, vomissement, diarrhée
*Accident allergique :

- Urticaire
- Malaise
- Fièvre, frisson : érythème généralisé, état syncopal, œdème de Quinck, dyspnée intense, troubles digestifs
Accident de surcharge (OAP)

 

 

PERFUSION



1- Définition :
C’est une technique qui consiste à injecter goutte à goutte les solutés isotoniques ou hypertoniques, contenant ou non des médicaments de façon lente et continue.

2- Indications :
- Diagnostic : examen radiologique
- Traitement :
* Hydratation
* Alimentation
* Etat de choc
* Apport médicamenteux

3- Incidente et accidents :
- Hématome
- Lymphangite
- Sclérose de la veine
- Surcharge,
- Allergie
- Septicémie

4- Solutés injectables :

  • Les solutés injectables se présentent :
    - En flacon de 125 cc, 250 cc, 500 cc obturés par un bouchon de caoutchouc.
    - Sachet en plastique épais : 250 cc, 500 cc, ou 1 l.
    - Ampoule de 10 cc et 50 cc.
  • Les principaux solutés sont :
    a- Solutés isotoniques :
    - Sérum physiologique de chlorure de sodium à 9‰
    - Soluté glucosé à 9%.
    - Soluté de bicarbonate à 14‰
    b- Solutés hypertoniques :                                                                                                                         
    - Sérum salé à 10% et 20%
    - Sérum glucosé à 10%, 15% et 30%
    - Bicarbonate à 30‰
    c- Solutés à grosses molécules
    d- Solutés contenant des substances nutritives
    e- Solutés contenant des substances médicamenteuses

    5- Conduite à tenir :
    a- Avant la technique

    Préparation du patient :
    - Expliquer le soin et son but au patient afin de le rassurer et obtenir sa collaboration
    - L’installer en position confortable
    - Lui proposer le bassin ou l’urinal

Préparation du matériel :
- Matériel standard
- Matériel de la perfusion
· Soluté à perfuser
· Electrolytes et/ou médicaments
· Perfuseur + seringue
· Garrot + intranule
· Paire de gants
· Panier à sérum
· Potence
· Montre trotteuse

b- Technique
- Désinfecter les mains
- Préparer le matériel dans le plateau stérile
- Aseptiser le bouchon du flacon de soluté
- Ajouter les électrolytes et/ou médicaments
- Mettre le flacon dans le panier
- Adapter aseptiquement la perfusion au flacon et clamper la pince
- Suspendre le flacon sur la potence et ouvrir la prise d’air
- Remplir 2/3 du stylet goutte, ouvrir la pince, purger la tubulaire et mettre la protection sur l’embout
- Mettre la protection, placer le garrot et choisir la veine
- Enfiler les gants et désinfecter le lieu à piquer
- Piquer la veine avec intranule bisou en haut
- Tirer un peu le mandrin pour s’assurer qu’on est dans la veine
- Continuer progressivement l’introduction de l’intranule
- Ouvrir le garrot et fixer l’intranule avec du sparadrap
- Adapter la perfusion et l’intranule et régler le débit
- Surveiller les constantes, diurèse, débit et la perméabilité de la voie
- Mettre une étiquette sur flacon où on note : médicaments, électrolytes et leurs quantités et l’heure de la mise


Calcul du débit =          Nombre de cc x 20
                              Nombre d’heure x 60

  • 20  pour l’adulte

 

  • 10  pour l’enfant

 

 


6- Surveillance :
Surveillance locale :
- Vérifier : la position de la main et la position de l’aiguille.
- Ne pas laisser s’introduire dans la veine.
- Vérifier le rythme de la perfusion.
- Vérifier l’absence de la coagulation du sang dans l’aiguille.
- Vérifier l’absence de réaction inflammatoire (rougeur de la peau, élévation de T°)
- Il faut bien calculer le débit.

Surveillance générale :
– Surveiller l’état général du patient.
- Dépister les accidents de surcharge : dyspnée, œdème, crachat mousseuse, sueurs                                  
- Surveiller la courbe de température pour dépister le syndrome infectieux

 

 

 

SONDAGE RECTAL

 



1- Définition :
C’est une technique qui consiste à introduire une grosse sonde en caoutchouc type de « Châtel Guyon » dans l’anus

2- Indications :
Rétention des gaz

3- Etape préparative
Préparation du patient
- Préparer psychologiquement le patient
- Installer le patient en position ½ assise jambes fléchies et écartées
Préparation du matériel :
- Sonde rectale à usage unique
- Si lavement évacuateur : bock, tuyaux, eau stérile tiède, huile de paraffine, bassin, potence, pince


4- Conduite à tenir :
a- Technique
- Lubrifier la sonde
- L’introduire dans le rectum en suivant la courbe de l’intestin sur une longueur de 4 à 6 cm pour vaincre la résistance du sphincter
- Diriger la sonde vers l’ombilic puis dans un second temps l’incliner de l’avant à l’arrière et la pousser lentement vers l’intestin
- Utiliser une pommade analgésique si fistule anale ou bourrelet hémorroïdaire
Lavement évacuateur :
- Mettre dans un bock l’eau stérile tiède additionnée à l’huit de paraffine
- Broncher le bock avec le tuyau et la sonde
- Couder la sonde avec la pince
- Placer le bock dans avec la potence
- Placer la protection et le bassin
- Enlever la pince et laisser le liquide passer
- Régler le débit
- Couder la sonde avec la pince si liquide laisser en place pendant 10 min
- Enlever le bock, tuyau et potence
- Enlever la pince et laisser le liquide + matières fécales passées dans le bassin
- Refaire le lavement si nécessaire
- Faire une toilette et ranger le matériel[/color][/color]


b- Surveillance
- Surveiller les constantes
- Surveiller les réactions du patient
- Surveiller l’aspect et la couleur des selles
- Surveiller la sonde : position, perméabilité
- Assurer les soins de propreté pour le patient et changer la sonde si besoin

 

 

SONDAGE VESICAL



1- Définition :
C’est l’introduction d’une sonde par le méat urinaire jusqu’à la vessie en suivant le trajet de l’urètre.
C’est un geste pratique nécessitant une asepsie rigoureuse.

2- Indications :
- But évacuateur en cas de rétention mécanique
Avant une intervention sur le petit bassin
- But thérapeutique : prévenir ou traiter une cystite
- But diagnostique : ECBU, mesure de résidu

3- Contre-indications :
- Rupture traumatique de l’urètre                                                                                                           7
- Urétrite aiguë suppurée


4- Matériel du sondage :

- Gants stériles
- Champ stérile
- Sonde vésicale + pochette à urine
- Seringue stérile + sérum physiologique

4- Conduite à tenir
a- Avant la technique
- Expliquer le déroulement et le but de soin au patient afin de le rassurer et obtenir sa collaboration
- Installer le patient en décubitus dorsal jambes repliées et écartées
- Réaliser une toilette intime simple
- Faire un lavage antiseptique des mains
- Déposer l’ensemble de matériel sur un plan de travail recouvrant d’un champ stérile on demande à l’aide de servir le matériel au fur et à mesure
- Enfiler les gants stériles et réaliser une toilette génito-urinaire stérile
- Placer un champ perforé stérile
- Contrôler le bon fonctionnement et l’intégrité du ballonnet
- Assembler la sonde et collecter en système clos
- Introduire doucement la sonde par le méat urinaire
- Gonfler le ballonnet et tirer un peu vers le bas
- Fixer avec du sparadrap au niveau de la cuisse
- Suspendre la pochette en bas au lit
- Noter le soin et ranger le matériel[/color]

b- Technique

- Les urines : aspect, œdème
- Quantité : diurèse sera inscrit sur la feuille de surveillance
- Sonde : position, perméabilité
- Etat général : hyperthermie avec frisson peut être causée par une infection urinaire
- ECBU : peut être demandé régulièrement
- Soins : veiller à la propreté de la sonde, changer la sonde tous les 15 jours sur avis médical

 

 

LAVAGE GASTRIQUE



1- Définition :
C’est la mise en place d’une sonde de gros calibre adapté à un entonnoir pour évacuer le contenu de l’estomac.

2- Indications :
- Avant les interventions sur l’estomac
- En cas d’intoxication (diminuer la quantité de toxique absorbé)
- En cas d’hémorragie

3- Contre -indications :
- Intoxication par produits caustiques ou dérivés du pétrole
- Intoxication par produit moussant
- Ulcère gastrique connu
- Varices oesophagiennes
- ATCD de chirurgie gastrique

4- Conduite à tenir :
a- Avant la technique
Préparation du patient :
- Expliquer le déroulement et le but du soin pour préparation psychologique du patient
- Installer en position ½ assise

Préparation du matériel :
- Matériel standard
- Matériel du lavage
· Matériel pour tubage gastrique
· Broc contenant l’eau tiède + sel
· Entonnoir
· Cuvette ou appareil d’aspiration
· Lubrifiant
· Stéthoscope
- Chariot d’urgence

b- Technique
- Mettre la serviette autour du cou du patient                                                                                             
- Désinfecter les mains et préparer le matériel dans le plateau stérile
- Mettre les gants
- Placer la sonde comme décrit dans le tubage gastrique
- Fixer avec du sparadrap
- Adapter l’entonnoir à la sonde
- Débuter le lavage avec un petit volume 50-100 ml
- Baisser l’entonnoir pour récupérer le liquide de lavage
- Continuer jusqu’à ce que le liquide devient clair tout en surveillant l’état du patient et les incidents qui peuvent subvenir : nausées, vomissements, inhalation
- Clamper la sonde et la retirer d’un mouvement rapide sauf en cas d’hémorragie le patient garde la sonde pour réaliser d’autres lavages
- Noter le soin sur la feuille et ranger le matériel
- Surveiller les constantes : pouls, TA, FR, T°
- Contrôler l’emplacement de la sonde
- Contrôler la diurèse et faire BHE de contrôle

 

 

TUBAGE GASTRIQUE

 


1- Définition :
Technique qui consiste à introduire une sonde dans l’estomac par voie nasale ou buccale dans le but d’étudier le contenu.

2- Indications :
But diagnostique :
- Aspiration gastrique
- Recherche du B.K
- Lavage d’estomac
But évocateur :
- Ulcère gastrique
- Lavage gastrique : intoxication
- Préparation opératoire
But thérapeutique :
- Réhydratation
- Administration médicamenteuse
But alimentaire : gavage

3- Contre -indications :
- Varices œsophagiennes
- Tumeur ou obstacle de l’œsophage
- Sténose du cardia
- Ulcère gastrique récent
- Traumatisme crânien (fracture du maxillaire inférieur)
- Agitation du patient

4- Conduite à tenir :

a- Avant la technique
Préparation du patient :

- Préparation psychologique en expliquant le déroulement et le but du soin
- Patient à jeun si recherche de BK
- Installer le patient en position ½ assise ou assise
- Mettre la protection autour du cou du patient

Préparation du matériel :
- Matériel standard
- Matériel de tubage
· 2 paires de gants stériles
· 2 sondes gastriques adaptées à l’âge du patient
· Seringue à grand embout
· Cupule + SS
· Stéthoscope + lubrifiants
· Si prélèvement : flacon étiqueté
Si alimentation : produit de gavage
Traitement : MDCT, produit réhydraté
- Si aspiration gastrique : ralange + système d’aspiration ou seringue de 20 cc
- Si prélèvement pour étude de l’acide chlorhydrique l : préparer 10 tubes, papiers indicateur de pH, ampoule d’histamine, insuline ordinaire

b- Technique
- Désinfecter les mains et préparer le matériel dans le plateau                                                                       
- Enfiler les gants stériles
- Mesurer à l’aide de la sonde la distance entre le nez et lobe de l’oreille puis entre l’oreille et           l’appendice xyphoïde
- Lubrifier la sonde avec le sérum salé contenu dans la cupule
- Introduire doucement la sonde par le nez ou la bouche
- Si incident au cours de l’introduction :
· Toux : retirer légèrement la sonde et attendre la fin de la toux
· Nausée : introduire rapidement la sonde
· Dyspnée : arrêter et retirer la sonde
- Continuer la progression de la sonde en demandant au patient de déglutir sa salive
- S’assurer que la sonde est en place soit :
· en aspiration le liquide gastrique
· en injectant l’air entraînant un gargouillement
- Si prélèvement aspirer quelques cc du liquide et le mettre dans le flacon, enlever la sonde, étiqueter et envoyer au laboratoire
- Surveiller les constantes : pouls, TA, FR
- Noter le soin et ranger le matériel

 

 

Le lavement Colique




Définition:
C’est un acte de soin infirmier qui se réalise sur prescription médicale et qui consiste à instiller une solution dans le rectum et dans le colon sigmoïde. Un lavement peut être évacuateur ou thérapeutique.

Objectifs:
* Nettoyer l’intestin pour favoriser un examen de bonne qualité et réduire les risques infectieux lors d’une intervention.
* Faire en sorte d’évacuer les selles bloquées ou le fécalome obstruant les intestins d’un patient.

Indications:
* Le lavement peut être utilisé en préparation à un examen radiologique ou à une intervention chirurgicale.
* On peut faire un lavement en cas de fécalome ou d’occlusion intestinale basse (le lavement évacuateur devient thérapeutique si les instillations utilisées sont d’origine médicamenteuse).

Contre-Indications:
Il est contre indiqué en cas de douleurs avec fièvre (symptôme appendiculaire, suspicion de péritonite), perforation intestinale, occlusion, traumatisme intestinal, grossesse, fissures anales, rectocolite hémorragique et de poussées hémorroïdaires, allergies aux produits prescrits.

Lieu du soin:
Le lavement colique s’effectue dans la chambre du patient, dans le lit de celui-ci.

Précautions particulières:
Les selles étant considérées comme une substance contaminante, on se doit d’appliquer les précautions suivantes:
* Se laver les mains avant et tout de suite après le soin.
* Porter des gants pour réaliser le lavement et évacuer les selles.
Ce soin nécessite la participation et l’acceptation du patient pour un meilleur déroulement du soin, en toute sécurité et dans des conditions optimales de réussite.
De plus, pour remplir ces critères de qualité, l’infirmier se doit:

  • d'expliquer au patient que l’impression de distension est normale et qu’il doit signaler l’apparition de crampes pour ralentir le débit voire même suspendre momentanément le lavement.
  • d'expliquer au patient l’importance du lavement, donc de rester allonger tranquillement après le soin.
  • de lubrifier la sonde rectale avec un lubrifiant hydrosoluble et des compresses.
  • Grâce à une bonne ergonomie, le soignant peut s’éviter toute fatigue et/ou lombalgie en règlant le lit à hauteur variable pour ainsi travailler confortablement.
  • Informer le patient sur la durée du soin (l’instillation des produits dure entre 10 et 15 minutes et la conservation de ces derniers dans les intestins environ 10 minutes).                                                10


Incidents-Accidents:

  • Irritation de la muqueuse rectale
  • lésions de l’intestin liées à une température trop élevée ou à des lavements répétés en vue de la préparation pour un examen ou une intervention chirurgicale
  • crampes abdominales à cause d’une eau trop froide
  • syncope réflexe
  • arrêt cardiaque par stimulation du réflexe vagal
  • perturbation électrolytique.


Déroulement:
1) Avant le soin:

* Garanties par rapport au soin:
- Vérifier la prescription médicale ou le protocole du service (prénom, nom du patient, date, signature, posologie, date de péremption).
- Vérifier le dossier de soin et la feuille de transmission si le soin n’a pas déjà été fait.
- Vérifier le planning mural.
- Vérifier les allergies du patient.
- Vérifier la planification du soin.
- Acquisition de la fiche technique de soin.

* Préparation du patient:
- Se présenter.
- Prévenir la personne du déroulement imminent du soin.
- Lui expliquer le déroulement du soin et s’assurer de sa collaboration afin d’obtenir un résultat efficace.
- Surveiller l’état de conscience du patient.
- Préserver l’intimité du patient en tirant les rideaux, en mettant un paravent.
- Demander au patient si sa toilette a été faite et s’il n’a pas envie d’uriner.
- Installer la patient en décubitus latéral gauche à plat et protéger le lit avec la protection imperméable afin d’éviter de souiller la literie.
- OU installer le patient en décubitus latéral droit avec les genoux fléchis et repliés légèrement vers la poitrine.
- OU placer le patient en décubitus dorsal, notamment si ce dernier est inconscient, et installer le bassin sous son siège.
- Recouvrir le patient avec un serviette de toilette ou une alèse en veillant à ce qu’il soit confortablement installé, n’ait pas froid et soit protégé des regards indiscret.

* Matériel:
- Plateau décontaminé et nettoyé.
- Protection imperméable à usage unique ou alèses de caoutchouc et de coton.
- Bassin.
- Cuvette, gant de toilette, serviette.
- Sac à lavement ou bock à lavement.
- Tubulure en caoutchouc.
- Thermomètre (pour mesurer la température des solutions à instiller).
- Sonde rectale à usage unique.
- Clamp.
- Lubrifiant hydrosoluble.
- Compresses non-stériles.
- Réniforme ou sac à déchets.
- Gants non-stériles à usage unique.
- Pied à perfusion.
- La prescription doit indiquer le type de solution à instiller (eau, huile, solution isotonique, médicamenteuse), son volume, la température du liquide et la pression d’administration.


2) Pendant le soin:

- Se laver avec un savon doux.
- Préparer le bock ou la poche (cf. cas particuliers).
- Vérifier la température de l’eau (elle doit être tiède: 35 à 37°C).
- Préparer la solution et la verser dans le bock, le suspendre et purger la tubulure.
- Enfiler les gants non-stériles à usage unique.
- Lubrifier la sonde rectale avec le lubrifiant hydrosoluble et des compresses.
- Ecarter délicatement les fesses du patient et repérer l’anus.
- Demander au patient de se détendre en inspirant profondément et en expirant lentement par la bouche.
- Insérer doucement la sonde, et la monter de 8 à 10 centimètres comme chez l’adulte.
- Demander au patient de signaler immédiatement toute douleur. Dans ce cas, cesser et informer                  11    le médecin. Le  prévenir aussi si la sonde progresse avec difficulté: Ne jamais forcer.
- Maintenir la sonde dans le rectum jusqu’à ce que le lavement soit terminé, afin de d’éviter toute expulsion prématuré de la sonde rectale.
- Régler la hauteur du bock ou de la poche en fonction de la pression souhaitée, ouvrir la tubulure et laisser la solution pénétrer doucement. Le débit doit être le plus faible possible pour un lavement à conserver.
- Vérifier la tolérance du patient. En cas de crampes douloureuses, arrêter l’instillation (en clampant la tubulure) et reprendre en diminuant le débit. La durée d’instillation varie entre 10 et 15 minutes pour un lavement évacuateur.
- Clamper la tubulure à la fin du lavement et avant que le bock ou la poche ne soit totalement vide pour éviter d’introduire de l’air dans l’intestin et éviter le reflux de liquide rectal vers tuyau.
- Oter la sonde rapidement, la mettre dans le réniforme et demander aussitôt au patient de serrer les fesses pour garder le lavement pendant au moins 10 minutes et lui conseiller de rester allonger sans faire d’effort.
- Lors de l’utilisation de solution pour préparation à un examen, une exonération est obtenue dans les 5 minutes qui suivent l’administration de ce lavement. La mise en place de la canule est identique, le flacon est pressé du bas vers le haut en un mouvement continu sinon on risque une introduction de matière fécale dans le flacon.
- Essuyer soigneusement la région péri-anale.
- Enlever et jeter les gants.
- Se laver les mains avec un savon non-antiseptique.
- Aider le patient à se rendre aux toilettes si elles sont proches du lit et lui recommander de ne pas tirer la chasse d’eau.
- Placer le bassin sous le siège du patient si les toilettes sont assez éloignés du patient ou si celui-ci ne se sent pas capable de retenir le lavement.
- Laisser le patient seul pendant quelques instants puis ôter le bassin ou regarder dans la cuvette des W-C.


3) Après le soin:

- Mettre le système d’appel à proximité du patient ainsi que tout les objets dont il serait susceptible d’utiliser. Demander au patient s’il n’a besoin de rien.
- Noter les caractéristiques des selles et du liquide évacué (couleur, consistance, quantité, odeur) et noter le résultat du lavement.
- Reprendre le matériel et le laver avec une solution antiseptique (bain d’anios par exemple). Jeter le sac poubelle et tous les déchets contaminés ou utilisés.
- Transmissions écrites et orales sur le planning mural, à l’ensemble de l’équipe soignante, dans le dossier de soin avec date et signature.


Résultats:
- Absence de douleur.
- Bonne tolérance au lavement.
- Respect du temps nécessaire à l’action efficace du lavement.
- Expulsion des matières fécales.


Cas particulier:
* Volume pour le lavement évacuateur:
Il est variable selon l’âge et selon le but du lavement. Chez l’adulte, le lavement évacuateur est d’un litre à 1.5 litre.
* Volume pour le lavement médicamenteux:
125 à 130 ml de solution prête à l’emploi, pour préparation du colon à des examens radiologiques ou endoscopiques, présentée en flacon souple muni d’une canule pré-lubrifiée.

 

 

 

 

LA DESINFECTION RHINOPHARYNGEE

 

MATERIEL NECESSAIRE
Sérum physiologique
Mouche bébé
Compresses non stériles

TECHNIQUE
Coucher le bébé sur un coté, lui maintenir la tête sur le coté puis instiller le sérum physiologique dans la narine opposée jusqu'à ce que le sérum ressorte par l'autre narine. Renouveler l'opération de l'autre coté.
Essuyer le nez de l'enfant avec les compresses et éventuellement aspirer avec le mouche bébé le serum physiologique résiduel.
Cette opération est très impressionnante et éprouvante pour les soignants et les parents car l'enfant cri et pleure beaucoup, il est très fatigué ensuite mais peut à nouveau respirer correctement, c'est pourquoi il faut renouveler l'opération aussi souvent que nécessaire.

 

La fibroscopie bronchique.

 

 1/DEFINITION                                                                                                                                    
Examen endoscopique qui permet de visualiser la trachée, les bronches, d’effectuer des prélèvements (bactério-histologique,…), a l’aide d’un tube muni d’une fibre optique et d’une source lumineuse . Il s'agit d'un acte médical.

2/INDICATIONS
Extraction du corps étranger.
Diagnostic quand image radio suspecte (CANCER, BK).
Suivi d’une pathologie (CANCER).
Thérapeutique (identifier type de cellule).
Sténose.
Recherche cause hémoptysie.
Pneumocystose (complication de l’HIV, atteinte pulmonaire)
Aspiration d’expectoration profonde (encombrement).
Identification pneumopathie.

3/Contre indication
Dyspnée sévère (gazométrie catastrophique).
Patient ne supportant pas l’arrêt de l’oxygène.
Troubles de la coagulation sévère.

4/Déroulement
- Patient a jeun.
- Anesthésie
- Décubitus dorsal
- Fibroscope introduit par la narine.
- Passage corde vocale, trachée, bronche souche

 

On observe :

  • Aspect de l’inflammation.
  • Présence ou non atrophie muqueuse.
  • Présence ou non d'une sténose bronchique.
  • L’origine de l’hémoptysie.
  • Aspect du mucus.

  • 5/Rôle infirmier.
    avant
    - Prévenir le patient (déroulement, explication).
    - Retirer les prothèses dentaires.
    - Prémédication possible (sur prescription médicale).
    - Prise des constantes.
    - Retirer le vernis a ongle.
    - Patient a jeun depuis 6heures.
    - Bilan de coagulation (NFS, TP, TCK, rhésus, RAIðrecherche d’agglutine irrégulière, -détermine avec le groupe le culot à transfuser).
    - Préparer le dossier : radio pulmonaire, gazométrie récente, demande d’examen, bilan sanguin.
    - Si le patient est sous anticoagulant (type anti-vitamine-K) s’assurer que celui-ci a bien été arrêté et éventuellement relayé en hbpm
    Si déroulement dans service :
    masque
    Aspiration bronchique.
    oxygène
    Saturomètre.

    b) pendant

- Installer en décubitus/demi-assis.                                                                                                         - Installer à l’index le capteur du saturomètre.
- Installer l’oxygène (si prescription).
- Vérifier que l’inspiration fonctionne.
- Chariot de REA à proximité.
- Protéger le malade de ses expectorations.
- Avoir à proximité un haricot (si vomissement).
- Préparer l’anesthésie.
- Surveiller le faciès.

c) après

- Surveillance hémodynamique
- Le patient doit rester à jeun en post op., suivant les recommandations de l'anesthésie.
- Prendre connaissance du déroulement de l’examen
- Mettre un crachoir à disposition et vérifier les expectorations.
- Faire transmissions (écrite et orale).

 

 

 

 

 

 

Cathéter veineux périphérique

 

Définition
la perfusion est une technique d'injection prolongée de solution/soluté par voie veineuse. La pose d'une perfusion n'est pas un geste anodin. Elle reste une source majeure d'infection hospitalière et demande: rigueur, précision et asepsie.

Indications :

  • Apports d'eau, d'électrolytes, de nutriments
  • apport de médicaments
  • apport de dérivés du sang
  • examens radiologiques ou isotopiques

Contre indications :

  • solutés hypertoniques ou veino-toxiques
  • médicaments veino-toxiques
  • le réseau veineux des membres inférieurs (complications septiques et thromboemboliques)
  • le pli du coude, réservé pour les ponctions veineuses
  • le bras hémiplégique ou porteur d'une fistule artério-veineuse (CI formelle)
  • les réseaux veineux thrombosés, inflammatoires ou septiques
  • le réseau veineux des membres inférieurs (complications septiques et thromboemboliques)
  • le pli du coude, réservé pour les ponctions veineuses

    Matériel:
    Préparation:
  • plateau, haricot, container à aiguilles
  • seringues et pompeuses
  • soluté + électrolytes
  • tubulure avec prise d’air
  • compresses non stériles
  • antiseptique                                                                                                                            

Pose de la perfusion:

  • plateau
  • haricot
  • pied et panier à sérum
  • perfusion, tubulure purgée
  • prolongateur
  • robinet à 3 voies, boîtier de protection
  • cathéters courts, compresses stériles
  • antiseptique, pansement occlusif transparent
  • garrot, rasoir, sparadrap, attache, protection

 

 

Technique:

Préparation de la perfusion :

  • vérifier dates de péremption et intégrité du matériel, étiqueter le flacon
  • ôter capsule de protection, lavage antiseptique des mains
  • désinfecter le bouchon du flacon et des médicaments
  • rompre le vide avec une prise d'air munie d'un filtre
  • introduire dans le soluté les médicaments et vérifier la limpidité de la solution
  • effectuer la mise en place de la perfusion dans l'heure qui suit

Pose de la voie d'abord :

  • pratiquer un lavage antiseptique des mains
  • nettoyer largement la zone de pose au savon et rincer à l'eau
  • désinfecter largement le site de ponction : bétadine scrub, eau stérile, bétadine dermique
  • mettre des gants (obligatoire)
  • repérer la veine, introduire le cathéter dans la veine
  • retirer le mandrin et le mettre immédiatement dans le container
  • brancher la perfusion et fixer la tubulure avec un ruban adhésif
  • recouvrir le point de ponction d'un pansement occlusif transparent
  • vérifier le retour veineux et régler le débit

Ablation :

  • pratiquer un lavage simple des mains et mettre des gants
  • retirer le dispositif de perfusion
  • appliquer un tampon imbibé d'antiseptique au point de ponction et mettre un pansement (éviter l’alcool qui provoque une vasodilatation locale)
  • évacuer le cathéter dans le container
  • éliminer le dispositif de perfusion dans le sac à déchets (flacon en verre -> container adapté)



Surveillance:
Contrôler pluriquotidiennement:

  • l'existence d'un débit et d'un reflux sanguin net
  • l'absence de signes inflammatoires locaux et infectieux généraux (fièvre, frissons...)
  • ne jamais toucher la ligne veineuse sans lavage des mains
  • limiter les manipulations de la ligne veineuse surtout au point de ponction

Complications:
retirer le cathéter et prévenir le médecin dans tous les cas : veinites et lymphangites, phlyctène ou nécrose sous-cutanée, thrombose veineuse, phlébites suppurées. Dans certains cas, il faudra conserver l’embout retiré       pour analyse bactériologique en laboratoire                                                                                                  

 

 

Savoir faire IDE:
Economiser :
le capital veineux en privilégiant les veines distales
Eviter :

  • le réseau veineux des membres inférieurs (complications septiques et thromboemboliques)
  • le pli du coude, réservé pour les ponctions veineuses
  • le bras hémiplégique ou porteur d'une fistule artério-veineuse (CI formelle)

Savoir :

  • que perfuser sur le dessus de la main est douloureux,
  • que plus la veine choisie est fine, moins le débit est important

  • Tenir compte :
  • du confort et de la coopération du patient
  • de la durée et du type de traitement

Travailler avec asepsie:

  • le lavage des mains
  • la préparation du flacon et le branchement de la tubulure
  • la pose du matériel IV (nettoyage et désinfection de la peau)
  • la protection du site d'injection (pansement stérile - solide et occlusif- transparent)
  • La pose d'un cathéter veineux périphérique s'effectue, sauf en cas d'urgence vitale, dans des conditions aseptiques rigoureuses :Si le cathéter est posé dans le cadre de l'urgence et/ou dans des conditions aseptiques non respectées, il est impératif de changer le site d'insertion le plus rapidement possible. De même, un cathéter sera à changer impérativement toutes les 72 heures.

 

L'HEMOCULTURE.



Définition.

Ensemencement du sang sur un ou plusieurs milieux appropriés, afin d’y mettre en évidence la présence de bactéries.
Normalement le sang est stérile. Quand les germes microbiens pénètrent dans la circulation, il est possible de les détecter par examen direct. Il est donc nécessaire de procéder à une mise en culture du sang pour que se développent une ou des colonies bactériennes identifiables.
Le prélèvement pour hémoculture s’effectue sur prescription médical.
On réalise ensuite un antibiogramme.
Antibiogramme : Etude, in vitro, de l’action d’une série d’antibiotiques sur un germe donné (ensemencé sur plusieurs disques de glose), en vue de déterminer l’antibiotique le plus adapté pour le traitement de la maladie provoquée par ce germe.

Objectifs.

Mettre en évidence après culture sur des milieux adéquats, la présence d’agents pathogènes circulant dans le sang (bactéries, champignons) et de réaliser un antibiogramme

 

Indications.
Le prélèvement est fait préférentiellement lors d’une poussée fébrile (décharge bactérienne) puis de frissons en cas d’hypothermie dans un contexte septique ;
Avant toutes antibiothérapies ;
En cas de maladies infectieuses ;
En cas de fièvre prolongée inexpliquée chez un patient qui a eu un geste invasif.                                       


Contre-indications.
*ponction vieneuse

 
Déroulement du soin.

Matériel.
Plateau propre et nettoyé ;
Gants stériles ;
Compresses stériles ;
Garot décontaminé et nettoyé ;
Antiseptique ;
Ruban adhésif ;
Etiquettes du patient, feuille d’accompagnement, double sachet ;
2 flacons (10ml pour l’adulte et 1ml chez le nourrisson) ;
Corps de pompe 3 avec dispositif de recouvrement d’aiguille.

Le prélèvement.
Effectuer le lavage antiseptique des mains ;
Deux techniques sont possibles en fonction du matériel disponible ;
Désinfecter les bouchons des flacons d’hémocultures ;
Enfiler des gants ;
Prélever le sang directement dans les flacons d’hémoculture ou remplir deux tubes de 5 à 8ml de sang chez l’adulte ;
Ensemencer d’abord le flacon anaérobie puis le flacon aérobie en faisant pénétrer de l’air ;
Eliminer l’aiguille et le corps de pompe dans le container ;
Enlever le garot ;
Comprimer le point de ponction ;
Si le prélèvement a été établi au moyen de tubes sous vides, introduire dans chacun des flacons d’hémoculture une aiguille montée sur le corps de pompe, enfoncer dans chacun d’entre eux un tube de sang préalablement ponctionné et laisser le sang s’écouler dans le flacon d’hémoculture ;
Oter l’ensemble (corps de pompe et aiguille) de chacun des flacons et les éliminer aussitôt sans de pose intermédiaire dans le container ;
Oter les gants, les éliminer dans le sac à déchets ;
Agiter doucement les flacons ;
Etiquetter les flacons ;
Pansement sec sur le point de ponction ;
Réinstaller le patient ;
Acheminer les flacons au laboratoire dans un double sachet ;
Les maintenir à température constante (34° à 36°) en les déposant à l’intérieur de l’étuve prévue en dehors des heures d’ouverture du laboratoire.


Interprétation des résultats.
Hémoculture positive.
Plusieurs hémocultures sont positives avec la même espèce bactérienne dans un contexte clinique évocateur : septicémie.
Plusieurs hémocultures sont positives avec des espèces bactériennes différentes : cette situation s’observe lors d’infections graves chez l’immunodéprimé (chimiothérapie, cancer, cirrhose) ou lors d’infections cutanées (brûlures, escarres).
Une seule hémoculture est positive, ceci peut correspondre à une authentique infection ou à une contamination.

Hémoculture négative.
Si le contexte clinique est évocateur, penser à la possibilité d’un traitement préalable, à des antibiotiques, à une infection liée à des germes à croissance lente, à une infection par des bactéries ne passant pas en hémoculture visuelle (légionella).
Les hémocultures poussent habituellement en 24 à 48 heures. Pour certains germes, elles passent plus lentement en 15 jours à 3 semaines.

Surveillance.
Observer les réactions du patient lors de la ponction ;
Vérifier le point de ponction pour détecter l’apparition d’hématome ou d’un saignement.                                   17
Installer le patient de façon confortable ;
Prévenir le patient des prélèvements ;
Demander au patient d’appeler en cas de frissons ;
Vérifier que la sonnette est à portée de main.

Transmissions.
Remplir feuille de demande d’examen ;
Noter l’examen sur la feuille de transmission IDE ;
Faire porter les hémocultures à l’étuve au laboratoire ;
Signaler le soin sur le planning mural ;
Récupérer les résultats et le signaler au médecin ;
Acte qui doit être réalisé 3 fois en quelques heures d’intervalle

 

                                           la coproculture



Définition:
la coproculture est la culture bactériologique des selles pour déceller la présence des bactéries pathogènes


Indications:
En cas de diarrhées.
Lors d’infections digestives.
Syndrome dysentérique résistant au traitement symptomatique.
Lors d’une toxi-infection alimentaire surtout en collectivité
Pour rechercher les porteurs sains
Parfois après une antibiothérapie pour vérifier l’efficacité
Avant une coloscopie, et toute exploration radiologique de tube digestif.

Le matériel
Plateau
Flacon à coproculture
Gants non stériles à usage unique
bassin propre,décontaminé et nettoyé
abaisse-langue

Technique:
Avant:
Vérifier le dossier (s’il n’a pas été effectué, sur prescription médicale).
Avertir le patient avant, lui expliquer le déroulement et l’intérêt de l’examen
Fermer la porte

Pendant:
Demander au patient de déféquer dans un bassin propre, décontaminé et nettoyé au préalable
Mettre des gants
Prélever quelques grammes de matières fécales à l ‘aide de l'abaisse-langue
Les déposer dans le flacon
Oter les gants et les jeter
Identifier l’échantillon

NB :
si poche colostomie, prélever dans la poche
si diarrhée liquide, prélever avec une seringue

Après:
Débarrasser et désinfecter le matériel
Faire parvenir le prélèvement au laboratoire le plus rapidement possible.
En cas d’impossibilité, conserver quelques heures à + 4° C.

 

 

 

Le Drainage pleural

 

A - Définition
C’est un acte médical , qui consiste à faire pénétrer un drain dans la plèvre , pour permettre l’écoulement du liquide corporel ( sang , pus ) , ou d’air , suit à une intervention ( thoracique ou oesophagienne ) , à un traumatisme , à une infection ( pleurésie purulente )                                                                               18

B - Principe
Réaliser un montage en pression négative de façon à aspirer doucement , en continu , le liquide ou l’air qui sont contenus dans l’espace pleural , qui est normalement virtuel .

C - Matériel
1 - Pour le montage du système

Il y a une source d’aspiration : la source de vide ( prise verte ) , qui est murale . Il peut également exister une source électrique pour le domicile .
Il y a une tubulure
On arrive ensuite à la colonne de Jeanneret , qui est un système de sécurité , qui permet de bien doser et de contrôler l’aspiration .
On a ensuite 1 ou 2 bocaux
Il y a ensuite une tubulure en silicone
Un raccord
Un drain
On utilise aussi de l’eau stérile , et un antiseptique
Le médecin va installer le drain en fonction du cliché radiologique .
Rassurer le patient

2 - Pour la pose du drain
On aura le nécessaire pour un lavage chirurgical des mains :
antiseptique
brosse 10 minutes
essuie mains stérile
Matériel pour l'habillage stérile de l’opérateur :
blouse
gants
masque
chapeau
Il faut un champ troué , un antiseptique , des compresses stériles , un plateau à pansements avec 2 pinces cochères , un bistouri à usage unique , du fil à peau , le nécessaire pour anesthésie locale : xylocaïne , aiguille et seringue .

3 - Pour la surveillance
Il faut 2 clamps et une pince à traire

D - Déroulement du soin
Il faut prévenir le patient ( plus ou moins ) : ambiance de bloc
Le patient est torse nu en décubitus dorsal . Le ménage aura été fait , la toilette aussi , et le lit est propre .
Le système est monté et vérifié .L’infirmière fait la première désinfection de la peau : les mains propre , un paquet de compresses stériles avec de la bétadine dessus . Mise en place du champ troué . Ensuite , il y a une 2ème désinfection par le médecin . Prise des repères , radio à proximité . Réalisation de l’anesthésie locale .
Pose du drain : on prévient le patient , lui tenir la main , pour lui montrer la proximité , pour évaluer la douleur , et pour empêcher le malade de taper dans le drain .
Ablation du mandrin , et on relie au système . Vérifier le système : c’est le malade qui trempe . Fixer à la peau en faisant une bourse pour la fermeture . Pansement occlusif , ne coudant pas le drain ( petit rouleau avec des compresses ) . Fixer le drain à la peau avec une cravate , plus une boucle de sécurité .

E - Surveillance
1 - Du patient
La surveillance repose sur l’aspect clinique : coloration , sueurs , douleur . En principe , le patient ne doit pas se plaindre de douleurs .
Si le patient est agité , il faudra l’attacher .
On assure une surveillance classique et justifiée des paramètres :
Pouls , TA : à cause des risques d’hémorragie
Température : à cause des risques de fièvre
PaO2 , SO2
Surveillance du pansement : on vérifie qu’il est occlusif et propre . Tous les 2 ou 3 jours , on le change . Vérifier si les fils sont en place . Regarder si inflammation . Regarder si écoulement . Attention lors des changes : il faut être deux : une personne pour tenir les tuyaux .


2 - Du système
On s’assure qu’il n’y a pas de fuite . La colonne de Jeanneret doit buller 24 heures / 24 . On s’assure également du réglage de la pression négative , grâce à la tige . C'est la quantité plongeante de la tige qui permet le réglage de la dépression . On vérifie la prescription médicale . Il faut traire le drain si il y a un écoulement , pour éviter qu’il se bouche ( tirer avec la pince à traire sur le drain , après la boucle )
Si il y a des bulles , c’est qu’il y a encore le pneumothorax .
Le bocal est fixé , pour éviter les risques de chute .
Toute manoeuvre sur le système se fera avec l’accord du médecin , en clampant le drain , au plus près du patient.

F - Ablation du drain

Elle se fait lorsque le drain ne donne plus ,, ou lorsqu’il ne bulle plus . Elle se fait en fonction de l’image           19 radiographique ( cliché standard ) .
On dit alors que le poumon est revenu à la paroi .
Généralement , on fait une épreuve de clampage pendant 24 heures . C'est un test , pour voir si le patient le supporte .
On refait une radio avant l’ablation .
On procède à une désinfection des fils et du pourtour .
L’ablation du drain est faite par le médecin , et il faut effectuer la fermeture immédiate de la bourse .
Si besoin est , on peut envoyer l’extrémité du drain en bactério .
Il y a ensuite réfection du pansement , surveillance locale et ablation des fils 8 à 10 jours après . Il reste une petite cicatrice .
Conclusion : c'est un acte invasif qui nécessite rigueur et asepsie . La qualité de la pose repose sur la préparation et la surveillance du matériel .
Le Pleur Evac est un système de drainage pleural à usage unique , qui remplace la colonne de Jeanneret et les bocaux .

 

 

Pose d'une sonde gastrique

 

 

PRESENTATION
Il existe plusieurs types de sondes, graduées par des traits :
>> Sonde gastro-duodénale standard (utilisée surtout pour l'hydratation, l'alimentation, le tubage)
>> Sonde gastro-duodénale lestée (utilisée si muqueuse fragilisée par exemple lors de la chirurgie de l'oesophage)
>> Sonde gastro-duodénale à double courant (utilisée en général pour les aspirations digestives)
>> Tube de Faucher (utilisée pour le lavage gastrique dans les intoxications médicamenteuses)

INDICATIONS

>> Réhydratation
>> Alimentation
>> Tubage
>> Lavage d'estomac
>> Aspiration gastrique
>> Hémorragie digestive

CONTRE INDICATIONS
>> Traumatismes cervico-faciaux
>> Dérivations de cloisons importantes
>> Problèmes au niveau des voies aériennes supérieures, de l'estomac et de l'oesophage

MATERIEL
>> Sonde gastrique
>> Eau, silisonde ou gel pour lubrifier
>> Seringue de 60 ml
>> 1 verre d'eau
>> Protection
>> Compresses
>> Sparadrap

MISE EN PLACE CHEZ UN PATIENT CONSCIENT
>> Prévenir le patient et lui expliquer la manoeuvre à effectuer                                                                   20
>> Patient à jeun de préférence, en position demi assise
>> Contrôler l'état des narines (existence d'une déviation). Utiliser la narine la plus perméable
>> Demander au patient de se moucher
>> Mesurer la longueur de sonde à introduire = distance oreille/nez/creux xiphoïdien ou distance nez/ombilic
>> Introduire la sonde lubrifiée par une narine, tête légèrement fléchie en avant (pour faciliter le passage) et demander au patient de déglutir tout en poussant la sonde jusque dans l'estomac (au trait repéré à la mesure de la longueur de sonde à introduire). Eventuellement on peut lui demander, s'il n'existe pas de contre indications, de boire quelques gorgées d'eau pour faciliter la déglutition de la sonde
>> Vérifier la bonne position de la sonde dans l'estomac : soit à l'aide de la seringue de 60 ml en aspirant du liquide gastrique, soit en injectant de l'air dans l'estomac tout en écoutant à l'aide d'un stéthoscope (un gargouillis à l'injection d'air indique que la sonde est bien dans l'estomac), soit par une radiographie de contrôle
>> Fixer la sonde à l'aide d'un sparadrap sur le nez (forme de T)
>> Une sonde peut être laissée en place plusieurs semaines

MISE EN PLACE CHEZ UN PATIENT INCONSCIENT
>> Passer la sonde après intubation pour éviter les risques de fausses routes

UTILISATION ET SURVEILLANCE
Alimentation et médicaments
>> Toujours vérifier qu'on est bien dans l'estomac (aspirer quelques millilitres ou injecter de l'air en écoutant au stéthoscope)
>> Débit lent : 80 à 100 ml/h soit par la tubulure ou par pompe d'alimentation entérale
>> Bien rincer après l'administration et clamper la sonde
>> La sonde est laissée en place selon l'avis médical
>> En cas de vomissements, vérifier que la sonde est restée bien en place
>> Attention à la chaleur des aliments : toujours vérifier la température des aliments avant administration pour éviter toute brûlure

Lavage
>> En cas d'hématémèse, lavage ou non avec de l'eau glacée, selon le service, jusqu'à obtention d'un liquide clair
>> En cas d'intoxication médicamenteuse, on utilise le tube de Faucher avec sa tulipe et un minimum de 13 litres de sérum salé

Tubage
>> Il est utilisé pour rechercher des germes (BK)


Aspiration
>> Elle est utilisée en cas de vomissements répétitifs ou pour mettre le tube digestif au repos au cours d'une occlusion digestive ou d'une intervention sur le tube digestif
>> Elle permet de mesurer les volumes et de surveiller l'équilibre hydro électrolytique

 

 

                                   

glycémie capillaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DEFINITION
Examen qui permet de connaître la valeur de la glycémie


OBJECTIFS
>> Dépister une hypoglycémie chez un sujet présentant un malaise
Surveiller la glycémie d'un patient risquant de présenter une hyperglycémie (pathologie, prise de traitements)
>> Surveiller la glycémie chez un patient diabétique


VALEURS NORMALES
>> Adulte à jeun : 0,80 à 1,20 g/l (ou 3,85 à 6,6 mmol/l)
>> Adulte en postprandial : 1,17 à 1,30 g/l (ou 6,5 à 7,25 mmol/l)

PREPARATION DU MATERIEL
>> Auto piqueur (à l'hôpital utiliser auto piqueur avec embase et lancette solidaires à usage unique ou auto piqueur à usage unique pour éviter la contamination)
>> Lecteur de glycémie avec son flacon de bandelettes
>> 1 paire de gants non stériles                                                                                                               21
>> 1 compresse

TECHNIQUE
>> Prévenir le patient
>> Lui dire de se laver les mains à l'eau + savon (ou lui laver les mains). Ne pas utiliser d'alcool car fausse le résultat)
>> Se laver les mains
>> Mettre 1 embase + lancette neuves sur le stylo auto piqueur
>> Mettre une bandelette réactive dans le lecteur
>> Mettre des gants non stériles
>> Piquer le côté de la dernière phalange. Eviter la pulpe du doigt (douloureux). Ne pas piquer le pouce ni l'index
>> Eliminer l'embase + lancette dans le conteneur à aiguilles souillées
>> Recueillir une goutte de sang sur la zone réactive de la bandelette sans l'étaler (le sang ne doit pas toucher le lecteur. Si zone réactive directement sur le lecteur, recueillir la goutte de sang sur une 2° bandelette)
>> Mettre une compresse sèche sur le doigt piqué
>> Lire la glycémie en respectant la méthode et le temps indiqué
>> Transmissions sur la feuille de surveillance
>> Nettoyer et ranger le matériel (décontamination du stylo auto piqueur et du lecteur selon protocole du service)

 

                                   

ECG

 




PREPARATION DU MALADE
Vérifier la prescription médicale
Préparation psychologique du malade : lui expliquer le déroulement du soin

PREPARATION DU MATERIEL
Appareil à E.C.G
10 électrodes
Pâte conductrice

POSITION DES ELECTRODES
Dérivations frontales : on fixe une électrode à l'extrémité de chaque membre
Borne rouge : bras droit
Borne jaune : bras gauche
Borne noire : pied droit
Borne verte : pied gauche
Dérivations précordiales : on fixe les électrodes au niveau du thorax
V1 : 4° espace intercostal, bord droit du sternum
V2 : 4° espace intercostal, bord gauche du sternum
V4 : 5° espace intercostal gauche, sur la ligne médio claviculaire                                                              22
V3 : entre V2 et V4
V6 : prolonge l'horizontale de V4 jusqu'au flanc (sur la ligne axillaire moyenne)
V5 : entre V4 et V6
ASTUCES POUR RETENIR LA POSITION DES ELECTRODES D' E.C.G.
REALISATION DE L' EXAMEN
Patient allongé, torse nu, sur un plan horizontal (à plat +++)
Dégraisser les zones cutanées où on applique les électrodes à l'éther
Etaler une fine couche de pâte conductrice sur les électrodes
Poser les électrodes (cf. position)
Les relier à l'appareil
Demander au patient de garder les jambes allongées, les bras le long du corps et de ne pas bouger pendant l'enregistrement de l'E.C.G.
Procéder à l'enregistrement (en utilisant le filtrage électrique si nécessaire)
Pendant l'enregistrement : vérifier les critères d'anormalité de l'E.C.G
Une fois l'enregistrement terminé : débrancher et enlever les électrodes, enlever l'excédent de pâte conductrice.

APRES L' E.C.G.
L'identifier avec une étiquette du patient
Noter : date et heure de l'examen, service
Ranger le matériel
Transmissions dans le dossier de soins