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SOINS INFIRMIER EN OBSTETRIQUE

SOINS INFIRMIERS LORS D’UNE CHIRURGIE, D’UNE MASTECTOMIE ET D’UNE RADIOTHERAPIE EXTERNE



1. Incidences psychologiques lors d’un cancer du sein et de la mastectomie
• Symbolique du sein
- Féminité
- Intimité
- Désir et sexualité
- Douceur
- Protection
- Nourricier : allaitement
- Fécondité
La mastectomie peut être vécue comme une amputation et comme une dévalorisation de l’image corporelle. Perdre un sein est ressenti comme une catastrophe quelque soit l’age de la femme.
La culture occidentale attache beaucoup d’importance à l’aspect physique et à un corps intègre.
L’image corporelle est une identité et l’on comprend que tout changement est une menace. L’ablation du sein est considérée comme une perte essentielle.
La mastectomie touche la féminité. La femme opérée a perdu une partie de son intégrité physique. Elle pense souvent que sa vie sentimentale et sexuelle est terminée. Elle touche l’esthétisme. L’harmonie corporelle est détruite. L’asymétrie est difficile à supporter. La femme peut ressentir de la honte, de l’humiliation face à ce nouveau corps. Elle peut éprouver de la culpabilité ainsi que de la révolte contre son destin.
Elle peut avoir peur de la pitié et cela peut se transformer en agressivité.
Elle peut avoir peut de la peur des autres.
Cette femme peut se refermer sur elle-même ou au contraire cette femme peut être extravertie et peut parler de son problème à qui veut l’entendre.
Le couple peut connaître de graves difficultés. On peut observer soit un recul du mari, soit un recul de la femme.
Par ailleurs, la femme mastectomisée affronte le cancer. C’est une crise existentielle dans la vie de cette femme.
Elle peut avoir différentes réactions en fonction de la personnalité, du milieu social et culturel :
- Meilleure thérapeutique pour enlever le cancer
- Le cancer qui confirme la gravité de la maladie
- Le cancer est synonyme de souffrance, de traitements lourds et éprouvant.
- Considéré comme inacceptable car mutilation
Dans tous les cas, il y a une forte angoisse et au choc de l’amputation vient s’ajouter la peur de la mort.
L’angoisse se traduit par l’agressivité envers soi même et envers les autres. Il y apparition de la conduite de la fuite, recherche de protections et repli sur soi.
La femme a une sorte de deuil à effectuer pour son sein qu’elle à perdu ou qu’elle va perdre.
Des mécanismes de défenses se mettent en place.
Il est donc important de les identifier pour mieux comprendre la patiente et pour pouvoir l’aider.

2. Soins infirmiers en préopératoire
Il faut accueillir et installer la personne.
Préparation du dossier de soins infirmiers
En fonction des prescriptions médicales on doit planifier les examens et bilans prescrits.
Il faut s’assurer que le dossier est complet c'est-à-dire que le bilan préopératoire est effectué et que la patiente a eu un rendez vous avec l’anesthésiste.
Dosage des marqueurs tumoraux : pour le sein ACE, CA 15-3. S’il y a un cancer il y a une augmentation
Prescription d’un bilan d’extension des métastases. Les sites les plus fréquents sont les glandes surrénales, la peau, le cerveau (faire un scanner cérébral), le foie, les os et les poumons.
Faire un bilan hépatique sanguin et une scintigraphie.
• La veille de l’intervention
Prise d’une douche avec un savon antiseptique
Rasage soigneux de l’aisselle si curage axillaire. Il faut éviter de couper la personne, on privilégiera de la crème épilatoire.
La personne doit être à jeun à partir de 0h00
Oter toutes les prothèses
Permettre l’expression des craintes de la personne
Manifester une écoute
Donner des informations sur l’intervention après concertation avec le médecin
Expliquer le déroulement prévisible de l’hospitalisation
Avertir la personne des différents appareillages au retour du bloc (ex : perfusion avec des antalgiques)
• Le jour de l’intervention
Si besoin faire reprendre une douche après l’avoir fait uriner car il y a pose d’une sonde urinaire.
Toilette périnéale stérile avec pose d’une sonde vésicale à demeure
Appliquer de la Bétadine® dermique (antiseptique à large spectre) : préparation du champ opératoire
Sur prescription médicale il peut y avoir pose d’un cathéter par IV périphérique pour faire une prémédication
Rassembler les documents nécessaire à l’opération : feuille de liaison et de surveillance avec les dernières constantes
Rassurer la personne et la faire transférée au bloc
En vue du retour de la personne, il faut préparer la chambre avec le matériel à oxygène, la pompe à morphine. Enfin il faut commander des culots sanguins si transfusion.

3. Soins infirmiers en période postopératoire
Surveiller la couleur et l’efficacité du pansement compressif
Surveiller la coloration des doigts ( si cyanose cela veut dire que le pansement est trop compressif)
Observer le faciès et le comportement à la recherche d’une pâleur, d’une sueur, de malaise et de pincement des ailes du nez. Cela montre un risque hémorragique.
Prises des constantes : pouls, TA. Si hypotension et/ou tachycardie avec un pouls filant et faible il faut prévenir le médecin
Signaler au médecin tous signe anormal
Il peut y avoir des risques de douleur locale liée à une chirurgie mutilante. Les actions à mener sont :
- Dépister et évaluer l’intensité de la douleur ainsi que son siège
- Administrer le traitement antalgique précis en calculant le débit
- Noter l’évolution de la douleur
- Voir avec le chirurgien ou l’anesthésiste pour réajuster le traitement
- Dépister les signes secondaires de l’antalgique
- Expliquer l’origine des douleurs (inflammation des tissus)
- Effectuer une mobilisation douce du bras opéré.
- La douleur peut être liée à l’inflammation du point de perfusion.
Risque de lymphoedème
- Installer le bras de la personne opérée en position surélever avec la main plus haute que le coude.
- Mobiliser ses doigts (du coté opérée) le plus souvent possible
- Informer la patiente que la rééducation avec la kiné commence J1 postopératoire
- Rééduquer l’épaule avec la participation de la patiente.
- L’ablation des fils se fait à J10 postopératoire.
Risque thromboembolique au niveau du site chirurgical et des membres inférieurs liés à la chirurgie et à la baisse de la mobilisation physique. Les actions précoces sont :
- Kiné précoce à J1 postopératoire
- Inciter la personne à augmenter progressivement son périmètre de marche
- Sur prescription médicale : traitement anticoagulants généralement HDBPM en sous cutané et en dépister les effets secondaires : nodules, allergies, hémorragies mineurs tel l’épistaxis ou la gingivorragie
- Dépister les signes de phlébite et d’embolie pulmonaire
Prévenir l’anxiété liée à un devenir incertain. Les actions à menées sont :
- Favoriser le travail de deuil
- Lui laisser exprimer sa souffrance de manière verbale et non verbale (pleurs)
- Utiliser la douceur dans les gestes. Utiliser l’écoute empathique
- Se montrer disponible et attentif
- L’informer des différentes étapes postopératoires et de l’existence des associations et l’aider dans son cheminement
- Répondre aux questionnement : décoder les différentes étapes du deuil
- Expliquer à la femme les différentes étapes par lesquelles elle passe
- Favoriser en accord avec la femme de la présence des personnes ressources. Si besoin avec un accord de la patiente, on peut faire appel à un psychologue.
Risque de perturbation de l’image corporelle liée à l’image du sein, au sentiment d’être atteint dans sa féminité et à la peur de découvrir une horrible cicatrice. Les actions à menées sont :
- Etablir une relation de confiance soignant/soigné permettant l’expression des interrogations et des doutes
- Favoriser son expression de rejet
- Parler d’incision plutôt que de cicatrice
- Habituer la personne au changement d’apparence
- Lui expliquer que le lendemain on lui décrira son incision, qu’on lui laissera le choix de regarder ou non son incision à l’aide d’un miroir.
- Lui demander si elle veut la présence d’une personne ressource lors de la réfection du pansement
- En accord avec le médecin, l’informer des différentes prothèses mammaires
- L’informer de l’existence d’associations de personnes ayant vécu la même situation et le soutien que peut lui apporter la ligue contre le cancer
Incapacité partielle ou totale à effectuer les soins d’hygiène et à se vêtir et se dévêtir lié à la chirurgie et à la difficulté de mobiliser son bras. Les actions à mener sont :
- Aider la personne à réaliser ses soins d’hygiène et de confort
- Proposer des vêtements confortables, esthétiques et fonctionnels
- L’encourager et l’aider à réaliser des soins esthétiques
Risques de perturbation du sommeil lié à l’anxiété et à la douleur. Les actions à menées sont :
- Evaluer le trouble
- Agir sur l’anxiété, avec éventuellement un traitement
- Etre à l’écoute, permettre l’expression des craintes
- Favoriser les rituels de l’endormissement

4. Les traitements supplémentaires
a) La radiothérapie externe
C’est une spécialité médicale consacrée aux seins et au traitement du cancer au moyen de la radiation ionisante (onde électromagnétique générée par des corps radioactifs comme le cobalt et le césium)
La radiothérapie dans de la cancer du sein est un traitement locorégional du sein et des aires ganglionnaires qui le drainent.
On parle de radiothérapie externe lorsque l’irradiation se pratique à partir d’une source isolée et à distance du patient.
Elle vient consolider le traitement chirurgical et prévient les récidives locales.
La femme subira environ 26 séances à raison de 5 séances par semaines.
A chaque séance la dose administre est de 2 grays.
La radiation externe débute entre 3 et 10 semaines après la chirurgie. La durée des séances est de 5 à 10 minutes. Le traitement proprement dit est précédé d’une simulation avec les prises des contours anatomiques de la patiente.
Il y a la réalisation d’une étude dosimétrique prévisionnelle.
Le radiothérapeute marque sur la peau les bords et le centre de la zone à irradier. Il sera nécessaire d’informer la patiente sur le traitement qu’elle va subir. Il sera nécessaire de se concerter avec le médecin sur la meilleure façon d’expliquer le but de la radiothérapie.
Pendant le traitement la patiente ne doit pas bouger et quelques fois elle sera immobilisée.
C’est un traitement indolore.
Elle ne doit pas enlever les repères sur la peau.
Pendant le traitement, tout le personnel doit quitter la salle et la rassurer en lui disant qu’il ne reste pas loin.
Le traitement ne la rend pas radioactive.
En principe le traitement est tolérée mais il peut y avoir de la fatigue, une érythème (application de Biafine®)
Il peut y avoir une pigmentation de la peau (marron) au niveau de la zone irradiée.
Il faut éduquer la patiente. Pour cela les actions qui sont à mener sont :
- Soins d’hygiène : laver la peau avec un savon doux et la sécher en tamponnant avec une serviette souple
- Ne pas appliquer de cosmétique sur la peau irradier sans avis médical
- La région irradier doit être sèche et doit rester à l’air le plus souvent possible
- Ne pas s’exposer au soleil
- Masser l’incision afin qu’elle garde une bonne souplesse
- Utiliser du linge en coton pour éviter la macération
- Ne pas porter de vêtements trop serrés (un soutien gorge adapté sans armatures)
- Devant tout effet secondaire il faut le signaler à l’équipe médicale
- Surveillance par NFS plaquettes car le taux de leucocyte est souvent en baisse
b) La chimiothérapie
Traitement à l’aide d’agents chimiques. Son but est de détruire d’éventuels micro métastases après la chirurgie. La patiente se sent fatigué avec des nausées durant le traitement environ 48 heures après la cure.
Il y a une perte des cheveux. On peut donner un casque réfrigéré pour retarder la chute des cheveux. Et donner une perruque.
La femme mastectomisée sort à J6 ou J7 postopératoire
La mettre en contact avec l’assistante sociale pour une aide à domicile. La kiné doit être poursuivie. Il y a un arrêt maladie d’un mois qui peut être reconduit. En cas de traitement complémentaire il faut en expliquer le but et le déroulement. Prendre les rendez vous. Prévoir un rendez vous avec le gynécologue et prévoir une mammographie

 

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         SOINS INFIRMIERS LORS DE L’ACCOUCHEMENT ET LORS DES SUITES DE COUCHES



1. Soins infirmiers lors de l’accouchement
a) L’accueil de la femme enceinte en salle de naissance
Il faut accueillir la personne avec une attitude calme. Il faut préparer le lit d’accouchement. On demande à la femme de se déshabiller et on lui donne une chemise. Il faut prévoir un Absorbex à mettre sous le siège de la femme. Il faut proposer une chaise à l’accompagnateur.
La sage-femme fait un examen pour apprécier le stade de dilatation du col.
b) Conduite à tenir durant la phase de travail
1 femme sur 2 utilise la péridurale.
On conseille à la femme de reproduire les méthodes de relaxations et de respirations apprisent avant l’accouchement.
On fait un monitorage du bébé en appliquant une ceinture sur le ventre de la mère pour apprécier la fréquence cardiaque du bébé.
On prend la TA, fréquence cardiaque et T°c de la mère au moment de son arrivée.
On prépare le matériel pour la péridurale.
Si besoin sur prescription médicale on prépare la perfusion de SYNTHOCINON®.
Il faut préparer le matériel nécessaire à un examen obstétrical.
Il faut préparer le matériel pour l’accouchement : pinces perces membranes, casaques, plateau de pinces stériles, matériel d’extraction instrumental (forceps, ventouses), plateau de réfection du col et du périnée.
Sur prescription médicale on pose un cathéter intraveineux périphérique avec administration d’un soluté garde veine.
Il faut apprécier le soulagement de la douleur.
On rassure les parents et on explique les différentes étapes de l’accouchement. On explique les différents soins prodigués. La présence du père est une décision du couple.
L’accouchement aura des connotations différentes pour chaque femme. Elle vie de grand bouleversements au niveau inconscient : attitude agressive ou infantile.
La future mère a besoin d’être soutenue.
En tant que soignant il faut veiller à ne pas induire un bon modèle de comportement.
L’atmosphère psychique et affective dépendra de plusieurs facteurs qui vont influencer l’accouchement :
- Attitude de la future mère vis-à-vis de l’enfant attendu et de sa conception de la maternité
- Évènements survenus au cours de la grossesse
- Situation conjugale et familiale
- Présence du conjoint et de son soutien
c) Actions infirmières lors de la phase d’expulsion
C’est une phase assez courte qui dure environ 30 minutes.
On installe la femme en position gynécologique à l’aide des étriers. Il faut prévoir des prises de traction pour la femme.
On repli la partie inférieur de la table d’accouchement et on met un bac pour récupérer et évaluer les pertes sanguines.
On aide l’obstétricien et on prépare le matériel nécessaire.
d) Soins infirmiers à la naissance du bébé
On met l’enfant sur le ventre de la mère. Le cordon a été clampé à 2 endroits. Si besoin il faut avoir préparé la table de réanimation du bébé. Il faut avoir à porté de main le matériel à intubation, à oxygénothérapie, à aspiration et le matériel pour perfuser.
On prévoit une couveuse pour le réchauffement du bébé.
Il faut mettre une serviette autour de l’enfant.
On réalise plusieurs tests sur l’enfant. Ces tests sont regroupés dans le test d’APGAR que l’on réalise à 1min, à 5 min et à 10 minutes. On évalue l’aspect et la coloration de la peau ( sur 2), la fréquence cardiaque (sur 2), la respiration (sur 2), l’activité, la mobilité du bébé, la marche ( sur 2) et on note les réflexes (sur 2).
En fonction de la situation sera pratiqué une aspiration des mucosités des voies aériennes supérieures et de l’estomac.
Il y a réalisation des soins du cordon (vérification s’il y a bien 3 vaisseaux).
On doit peser l’enfant.
On habille l’enfant, on lui met deux bracelets d’identification.
On administre per os de la vitamine K. On administre du collyre antiseptique ou antibiotique dans les 2 yeux. On lui prend la T°c pour vérifier qu’il n’est pas en hypothermie. On lui fait une glycémie capillaire.
Si l’enfant est allaité au sein, il doit être allaité dans les 2 premières heures.
On doit favoriser l’intimité familiale.
e) Actions infirmières sur la mère après l’accouchement
On surveille les saignements avant et après la délivrance. Si besoin, il faut préparer des champs stériles pour une délivrance artificielle ou pour une révision utérine.
On réalise une toilette périnéale stérile. On donne des garnitures à la femme ( 3 garnitures + slip résille) et un Absorbex.
On évalue les pertes sanguines parle nombre de serviettes tachées.
On recouvre la femme d’un drap propre et d’une couverture.
Il y a la prise de la TA et des pulsations. Il y a surveillance de la perfusion et des traitements.
Il y a vérification du globe utérin : appréciation du volume et de la tonicité.
Sur prescription médicale il y a ablation du cathéter de la péridurale.
Il y a un contrôle de la reprise des mictions. La femme peut avoir une atonie vésicale. Si il y a rétention on réalise un sondage urinaire évacuateur.
Au bout de 2 heures la femmes est transfère avec le bébé dans une chambre de maternité.

2. Soins infirmiers lors des suites de couches
C’est la période comprise entre la fin de l’accouchement (2 heures pares) et le retour des règles.
Les suites de couches comprennent la mise en route et le maintient de la lactation, l’involution utérine et la reprise d’un cycle menstruel après réapparition des règles
a) Soins infirmiers dans les 24 heures après l’accouchement
• Prévention et dépistage des complications
Dans les 24 premières heures il y a un risque hémorragique qui peut être en lien avec une absence d’involution utérine, une rétention placentaire ou un problème de coagulation.
Au niveau des actions il y a la prise de la TA et des pulsations cardiaques. Ces actions sont réalisées 2h, 4h puis 2 fois par 24 heures après l’accouchement.
On apprécie l’abondance des écoulements.
Il y a une palpation du globe utérin
• Risque infectieux
C’est un risque lié avec les manipulations pendant l’accouchement.
Il peut y avoir un risque d’endométrite.
Il faut prendre la T°c 2 fois par jour. Il faut réaliser une courbe thermique. Prendre le pouls.
On doit observer l’aspect des lochies.
On demande à la femme si elle a des brûlures mictionnelles.
S’il y a une épisiotomie on observe la cicatrice. On conseille à la femme de prendre 1 douche 1 fois par jour. On conseille de réaliser un bain de siège
• Risque de rétention urinaire
b) Soins infirmiers dans la semaine suivant l’accouchement
• Risques thromboemboliques
Il faut dépister les signes de phlébites et d’embolie pulmonaire. Il y a un lever précoce systématique même après une péridurale.
Chez les patientes à risques il peut y avoir prescription d’anti-coagulants ou de bas de contention.
• Risque d’anémie
Ce risque est en lien avec la grossesse et les pertes sanguines.
Observation journalière de la couleur des conjonctions.
Il faut réaliser un bilan NFS à J-3
• Si complications infectieuses
L’endométrite apparaît à J2-J3 après l’accouchement. La femme à 38,5c de T°c, les lochies sont mal odorantes, l’utérus est gros et mou et sensibles avec un gros col. Devant ce tableau il y a réalisation d’hémocultures, d’un ECBU et d’un ECBV
Il faut palper le globe utérin tous les jours, surveiller l’aspect et l’odeur des lochies, demander à la femme si elle à des douleurs pelviennes ou abdominales.
Il peut aussi y avoir un risque d’infection de la cicatrice.
Il peut aussi parfois y avoir un risque d’appendicite.
• Problèmes potentiels concernant l’involution utérine
Palpation quotidienne du globe utérin qui doit être ferme et indolore.
Le globe utérin est ombilical en post partum immédiat.
A J-7 post accouchement l’utérus se trouve à mi-distance entre l’ombilic et le pubis. A J-12 il redevient normal.
A l’ordinaire les lochies d’origines utérines ont une odeur fade, elles sont sanglantes en post partum immédiat, puis sero-sanglantes (J puis séreuses . Les lochies disparaissent entre 10 et 30 jours.
• Risques d’incontinence urinaire
Il est assez fréquent en post-partum immédiat qu’il y ait une rétention urinaire.
Cela est du à l’affaiblissement des muscles du périnée et du vagin. Cela peut être du à l’épisiotomie et à l’utilisation de forceps.
On conseille à la femme de vider fréquemment sa vessie. On conseil des petits exercices : contracter le vagin, le périnée.
Il faut ensuite réaliser une rééducation périnéale.
• Problème potentiel de cicatrisation au niveau de l’épisiotomie. Risque de désunion de la cicatrice
Il peut y avoir un abcès périnéal. Il peut y avoir un hématome sous cicatriciel.
L’examen du périnée sera réalisé 1 à 2 fois par jour.
Comme conseil, il faut dire à la femme de bien sécher la peau, si besoin elle peut utiliser un sèche cheveux.
On recherche des signes d’inflammation, d’infection locale.
On conseil le changement régulier des garnitures.
Si il y a une césarienne la cicatrice est laissée à l’air.
Il peut y avoir un risque de phlébite. Un abcès de la paroi. Des hématomes. Risques de plaie de la vessie.
• Risques de constipation et de crises hémorroïdaires
Il faut favoriser un lever précoce. On doit favoriser la marche. Il faut évaluer le rythme du transit intestinal. On doit favoriser les aliments riches en fibres. On doit aussi favoriser une hydratation à 1,5L – 2L d’eau par jour.
Il faut prévenir le médecin qui peut prescrire un laxatif et une pommade anti-hémorroïdes.
c) Allaitement maternel
On accompagne, on soutient la femme par rapport à l’allaitement maternel. On est à l’écoute, on se montre rassurant.
On retrouve fréquemment comme complication des crevasses. Celles-ci sont du à un mauvais positionnement du bébé.
On conseille une hygiène classique. Lavage au savon doux.
Apres la tété, on peut enduire le mamelon de la dernière goutte de lait.
On effectue une surveillance quotidienne des seins pour dépister l’apparition de crevasses, dépister les tensions mammaires.
On demande si la femme éprouve des douleurs, s’il y a des rougeurs.
On conseille de mettre l’enfant au sein à la demande mais on n’attend pas qu’il pleure.
Pour favoriser l’allaitement lors d’une tété, on met l’enfant au 2 seins pour la 1e semaine puis après on prend 1 sein par tétée.
d) Imunoprophylaxie
Pour les femmes qui ont un rhésus négatif et dont l’enfant est de rhésus positif.
On injecte en IV une dose de gammaglobulines anti D. On fait cette injection dans les 48 à 72 heures après l’accouchement. Ensuite on réalise une prise de sang pour tester l’efficacité.

La femme sort de la maternité 5 jours après l’accouchement (7 jours si césarienne).
On conseille à la femme un moyen de contraception. La femme part avec des prescriptions médicales : rééducation périnéales et abdominales.
La femme peut avoir un traitement à base de fer (TARDYFERON®) si anémie.
Si elle allaite au sein, on peut lui prescrire du calcium.
En ce qui concerne la reprise des rapports sexuels on conseille d’attendre la fin des lochies et la cicatrisation du périnée.
La femme à un congé de maternité de 10 semaines pour le 1e et 2e enfant.
Il peut y avoir 4 semaines supplémentaires pour suite de couches ou grossesses pathologiques.
               

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          LES PRINCIPALESEXPLORATION                  

           DE L’APPAREIL GENITAL FEMININ

1. La courbe ménothermique
Cette courbe renseigne sur le fonctionnement et particulièrement sur trois points :
- L’ovulation
La courbe thermique ne fournit qu’une probabilité en montrant l’existence vraisemblable d’un corps jaune.
- La durée du corps jaune
La durée du corps jaune est jugée sur la durée du plateau hyperthermique. Normalement la phase progestative du cycle est fixe ( de 12 à 13 jours). Mais on peut observer des plateaux progestatifs cours évoquant une insuffisance du corps jaune.
- La grossesse
Un plateau progestatif de 21 jours permet d’affirmer une grossesse débutante. Renseignement précieux chez une femme suivi pour stérilité ou chez les femmes ayant eu des grossesses ectopique.
Lorsqu’il n’y a pas de plateau hyperthermique il y a une absence de grossesse même s’il y a du retard dans les règles.
De même au cours d’une grossesse menacée pendant les premières semaines la chute de la T°c au delà de 37° signifie la mort de l’embryon.
Cette courbe se fait grâce au relevée de la T°c rectale prise tout les matins avec la moindre activité physique. Elle est inscrite sur un papier spécial ou la patiente doit noter en plus, les règles, les douleurs pelviennes, les métrorragies, les thérapeutiques prises, les rapports sexuels, l’existence d’un rythme ou d’un incident particulier. C’est un examen contraignant.
Il permet aussi de choisir les temps essentiels des examens para cliniques.
Il est important d’étudier 2 à 3 cycles successifs avant d’en tirer des conclusions valables.
L’aspect normal de la courbe : Normalement la courbe de la T°c comporte 2 plateaux. 1 plateau au dessous de 37c correspondant à la phase du début des menstruations et se poursuivant durant toute la phase folliculinique. La T°c oscille autour de 36,6c. Le dernier point bas de ce plateau est appelé point Nadir. Il semble correspondre aux heures précédant l’ovulation.
Apres l’ovulation la courbe augmente et atteint 37,2°c en 2 à 3 jours. Ce plateau hyperthermique traduit l’influence de la progestérone secrété par le corps jaune. Elle va se maintenir environ 12 jours.
La veille des règles, la température diminue brusquement traduisant la fin de la production progestative du corps jaune et le cycle redémarre.

2. L’hystérosalpingographie
C’est la réalisation de clichés radiographiques après injection d’un produit opaque aux rayons X par l’orifice cervical.
Les différent clichés vont permettre l’étude de l’utérus, des trompes de Fallope et dans une certaine mesure de la cavité pelvienne.
a) Les Indications
Bilan de stérilité, bilan de saignement utérin, diagnostic de malformation utérine (cas de fibrome, polype)
b) Le protocole d’examen
• Préparation du matériel
Cela se passe en salle de radiologie. Il est nécessaire d’avoir un bon éclairage. L’opérateur doit porter le plomb protecteur. Il faudra un plateau stérile, des compresses, des gants stériles, de la Bétadine® gynécologique, un spéculum, une pince languette et une pince pozzy, un produit de contraste et son système d’injection.
• Préparation de la patiente
Il faut expliquer le but de l’examen et le déroulement prévisible. On demandera à la personne de réaliser une toilette génitale. On vérifie l’absence de contre-indications ( grosses, infections génitales, allergies à l’iode). Il peut y avoir prescription d’un sédatif mineur ( Atarax®) et d’un anti spasmodique.
• La technique de l’examen
Il faut rassurer la patiente. On la met en position gynécologique. Il y a réalisation d’une toilette vulvaire stérile avec un anti septique gynécologique. Il y a la mise en place du spéculum. Désinfection du col de l’utérus. Mise en place par le médecin des différentes pinces. Mise en place du système d’instrumentation au niveau cervical après avoir vérifié l’absence de bulles d’air dans le produit de contraste. Injection du produit de contraste et réalisation des différents clichés. Les clichés sont réalisés avant l’injection du produit, lors de l’injection et de profil. Les clichés peuvent être multipliés en fonction du motif de l’examen.
Ensuite il y a ablation du matériel. Réalisation d’une nouvelle toilette périnéale stérile. Mise en lace d’une garniture stérile. Eventuellement prescription par le médecin d’une anti biothérapie prophylactique et d’antispasmodiques.
Il faut consulter le médecin en cas de douleur pelvienne ou de fièvre.

         

 

 

 

 

 

 LES DIFFERENTES EXPLORATIONS                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               

DES GLANDES MAMAIRES

 

1. Mammographie
C’est l’examen radiographique des seins par utilisation des rayons X. L’appareil utilisé est le sérographe.
Il ne nécessite pas d’anesthésie ni de préparation particulière. Mais il peut être douloureux et mal vécu comme la femme.
Il faut rassurer et informer la femme et l’aider à s’installer.
La radiographie est bilatérale avec réalisation au moins de 3 clichés (face, profil, prolongement axillaire).
Elle permet de déceler les signes de poussées évolutives, d’œdèmes, voir d’épaississements cutanés.
On recherche des opacités, des calcifications, des modifications du tissu conjonctif.
La performance de cet examen est plus faible chez les femmes très jeunes car les seins sont très denses.
L’interprétation de cet examen doit être confronté avec l’examen clinique.
Certaines tumeurs ne sont pas décelées. La mammographie peut être associé à l’échographie.
Les femmes à risques sont surveillées tous les 2-5 ans.
Si l’on remarque une image suspecte la mammographie suivante est réalisée 4 à 6 mois plus tard.
La xérographie : utilisation de séténiun lors d’une mammographie. Il y a de meilleures images. Cet examen est utilisé chez les jeunes femmes aux seins denses.

2. Echographie
Etude des structures du sein par l’analyse des réflexions d’un faisceau à ultrasons.
Cet examen est souvent associé à la mammographie.
Il permet de distinguer ce qui est liquide de ce qui est solide. Cet examen apporte des arguments en faveur de la malignité et de la bénignité. Il permet aussi de guide la réalisation de ponctions et de micro biopsies.
Chez la femme jeunes, les couches de tissus adipeux sont minces et la glande est très réfléchissante.
A partir de la ménopause, il y a une augmentation des tissus graisseux, se qui se traduit par l’absence de l’écho.

3. La galactographie
Cela consiste à injecter un produit de contraste dans un canal galactophore en cas d’écoulement du mamelon pour rechercher une tumeur intragalactophorique.

4. Cytoponction
C’est un examen rapide pratiqué sous anesthésie locale. C’est une ponction à l’aiguille réalisée devant toute ponction palpable ou sous contrôle échographique en cas de lésions palpable.
Apres une antisepsie large du sein et un repérage de la zone suspecte, le médecin introduit une aiguille montée sur seringue. Les sécrétions recueillies sont étalées sur une lame pour l’examen.
Cet examen ne suffit jamais au diagnostic. Il n’est pas fiable à 100%

5. Kystographie
Cet examen est obtenu avec l’injection d’air dans un kyste après ponction et réalisation de clichés radiographiques.

6. Biopsies percutanées
a) La micro biopsie
Cela consiste à prélever une carotte de tissus sous repérage radiologique à l’aide d’un trocart
Elle est pratiquée sous anesthésie locale.
Apres repérage à la palpation de la masse suspecte et sous contrôle radiographique, le médecin réalise une petite incision à travers laquelle il introduit une aiguille. Il prélève 2 à 3 fragments de tissus. Il dépose les prélèvements dans des tubes pour un examen histologique.
L’incision est suturée soit pas des points ou par des bandelettes adhésives.
Un pansement compressif ou l’implication local de glace permet d’éviter l’apparition d’un hématome.
b) Macro biopsie
Il s’agit d’une technique utilisée par le chirurgien au bloc opératoire sous anesthésie locale dans le cas d’anomalie non palpable du sein.
Le radiologue effectue au préalable un repérage à la mammographie et fixe un fil métallique au centre de la zone à traiter.
Le chirurgien pratique une petite incision au niveau du sein et retire le tissu qui entoure le fil. Puis un examen histologique est réalisé sur le tissu enlevé.
Il y a réalisation de points de sutures et mise en place d’un pansement compressif.

7. Biopsie chirurgicale = tumorectomie
Elle est pratiquée par le chirurgien au bloc opératoire sous anesthésie générale. Elle est pratiqué après un bilan préopératoire et après un rendez-vous avec l’anesthésiste.
Il y a au préalable des examens gynécologiques comme la mammographie et/ou l’échographie.
Après l’anesthésie il y a une antisepsie cutanée, puis le chirurgien pratique l’incision, prélève un fragment mammaire suspect.
Le prélèvement est aussitôt examiné par le médecin anatomo-pathologiste.
Les résultats parviennent au chirurgien au cours de l’intervention permettant ainsi de préciser le diagnostic et permettant de pratiquer une chirurgie adaptée. Ensuite un examen plus complet du tissu est réalisé.
Il y a réalisation de points de sutures.
Il y a création d’un pansement compressif et mise en place d’un drain (éventuellement) pour favoriser l’écoulement des liquides physiologiques afin d’éviter la formation d’un hématome et de l’infection.

8. Thermographie
C’est l’étude thermodynamique des seins par l’analyse de la répartition de la T°c cutanée. C’est une visualisation des rayonnements thermiques car on constate des couleurs différentes selon la T°c corporelle.
Lorsque le cancer est assez gros et assez près de la peau, il y a une augmentation de la T°c
Cet examen est souvent intéressant pour la surveillance des seins à traiter.
Ce n’est pas une méthode diagnostic.
C’est un examen peu onéreux.

 

 

 

 

 

Table chauffante

 

 I/Introduction :


La table de réanimation C'est une table chauffante : ceci explique sa forme. Elle est constituée d'un plan sur lequel est posé le matelas, surplombé par une ou plusieurs rampes chauffantes.


1-Son rôle :


Elle va permettre de réaliser des soins indispensables à votre nouveau-né, en autorisant un accès permanent à toutes les parties de son corps, sans que nouveau-né ne risque de se refroidir. L'équipe médicale va pouvoir soigner nouveau-né, effectuer les gestes d'urgence si nécessaire et le surveiller pendant une heure ou plus après sa naissance.


2-Pourquoi cette table n'est-elle pas près de la maman ?


Pour plusieurs raisons :
• Les gestes de réanimation parfois nécessaires peuvent être très impressionnants pour une maman qui vient d'accoucher;
• un nouveau-né se refroidit très vite : plusieurs degrés en quelques minutes. Malgré une rampe chauffante, un nouveau-né se refroidit par les seuls courants d'airs présents dans une pièce trop grande et en présence de plusieurs personnes en mouvement. C'est pour cela qu'on emmène souvent nouveau-né dans une petite pièce "de réanimation" en cas de besoin après la naissance.


3-Que trouve-t-on près de la table de réanimation ?


Un masque et un ballonnet qui permettent de ventiler nouveau-né, c'est-à-dire de l'aiderà respirer, pour mieux l'oxygéner.
Des sondes d'aspiration, petits tuyaux qui permettent d'aspirer les sécrétions qui encombrent parfois le nez, la bouche ou la trachée de nouveau-né et l'empêchent de respirer correctement.
Et tout le matériel nécessaire en cas de détresse vitale :
• Cloche à oxygène, petite boîte de plexiglas transparente que l'on place au-dessus de la tête de nouveau-né, ce qui lui permet de respirer de l'air plus riche en oxygène;
• matériel pour intuber (placer un tuyau dans le nez jusqu'à la trachée pour ventiler les poumons de nouveau-né efficacement);
• matériel pour perfuser (placer une perfusion à nouveau-né, comme celle de maman, ce qui permet d'injecter du sucre - indispensable comme apport d'énergie - ou des médicaments).

Conclusion :


Le risque d'hypothermie est le plus important: le prématuré ne dispose pas d'une capacité à réguler sa température corporelle, et dès lors, il doit dès la naissance recevoir les soins sur table chauffante puis être placé en incubateur, l'hypothermie entraînant apnées, acidose et hypoglycémies responsables de séquelles importantes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Malnutrition

 

 

I/Introduction :

 

La malnutrition et considérer parmi les causes majeur de l’amaigrissement et d’anémie
La particularité chez les enfants tient au fait qu’il s’agit d’un organisme, en croissance et que cette dernière peut être affectée, a des degrés divers ; par toute situation de mal nutrition proteinocaloriquie

-1/ Eléments cliniquesv

Il est commode de faire la comparaison entre 2 grands types de mal nutrition

               >KWASHIORKOR (k) :

Il correspond à une carence protéique pure, alors que l’apport calorique global peut êtresuffisant (2a18mouis après sevrage)
•Oedèmes importants, localises aux visages, aux membres supérieures et inférieure et aux organes génitaux externes
•Pertes de poids (une fouis les Oedèmes disparus)
•Absence de retard statural
•Pannicules adipeux est conserve, mais importante altération de la peau et des phaners
•Hépatomégalie de stéatose est habituelle, participant au ballonnement abdominal
•Diarrhée habituelle
•Comportement triste, anorexie
•Hypothermie
•Atrophie du tissu lymphoïde, origine d’un véritable déficit immunitaire acquis, expliquant la gravite de survenue d’infection (rougeole)

                >Marasme (M) :

Il correspond à une carence alimentaire globale survenant dans des conditions socio économique défavorable
•Absence d’oedème
•Perte de poids importants, avec atrophie musculaire, prédominant aux racines, entraînant une diminution du tonus ou pouvant même rendre l’enfant grabataire
•Retard statural
•Disparition de pannicule adipeux
•Pas ou peu d’altération de la peau et des phaners

-2/Elément para cliniquev

•Conséquences (immunitaire, digestif)
•Déficit immunitaire cellulaire expose ces enfants aux infections virales et opportunistes et pour citer l’exemple de la rougeole la mortalité due à cette maladie est de 0.6a20 pour cent contre 0.02 pour cent dans une population normale
•L’atrophie des muqueuses gastrique et jéjunales, le déficit enzymatique de la bordure en brosse secondaire pérennisent et aggravant la dénutrition en rendant l’alimentation orale souvent impossibles oui en étant source de diarrhées sécrétoires, malabsorptives et infectieuses

-3/Conduitev à tenir

      >Traitement curatif

•Maintient des fonctions vitales
•Une prise en charge en unité de réanimation digestive ou de soin intensifs
•Maintient de l’hémodynamique et correction de l’hypovolèmie efficace par perfusion de macromolécules oui l’albumine, transfusion sanguine
•Assistance ventilateur
•Maintien de glycémie
•Traitement antibiotique
•Correction de carence vit (A, .D, .B…) et en oligo-éléments
•Correction de la dette proteino-calorique
•Nutrition par cathéter central
•Apports adaptes en fonction de la tolérance de l’enfant (glycémie, glycosurie) de glucide, protides …électrolyte
•L’apport de solutés lipidiques après stabilisation de la situation
•L’emploi de mélanges ternaires (glucides_lipides-protides)

Conclusion :


Pour conclure il faut savoir que le problèmes essentielle et surtout dans les pays en voie de développement due a la situation économique et a fin de se prévenir de ces problème il la prévention et cela sera réaliser par la sensibilisation surtout des mères
Le maintien d’un allaitement maternel, car il protége le petit des infections enterales bactériennes, viral, ou parasitaire
La supplementation des aliments (fer, vit)

 

Bibron

 

 

A-Définition

Le biberon est un moyen de l’allaitement artificiel, ce dernier a connu ces derniers années une augmentation observé, cela est du à de multiples raisons ; en pratique seuls les raisons (hors la volonté) peuvent excuser pleinement une mère qui refuse de nourrir elle même son enfant.

B- Indications et contre indications


Indications

•En cas de pathologie de sein chez la mère
•Prescris par le médecin si le lait de mère est insuffisant (vaut mieux de faire un allaitement mixte)
•Enfant qui suit un régime alimentaire
•Absence de la mère (morte)

Contre indications

•Bien sure si l’enfant et sa mère en bonne santé, il faut au moins 6 mois d’allaitement maternel
•Certain types de lait par ex le lait de chèvre dont l’usage prolongé provoque une anémie spéciale

C- Stérilisation

Au foyersv

•Après l’utilisation, il faut nettoyer le biberon avec l’eau chaud et savon
•Mettre le biberon dans une casserole contenant de l’eau
•Porter a ébullition pendant 5 min
•Ajouter les capsules et tétines et protége- tétines
•Prolonger l’ébullition pendant 10 min
•Egoutter les biberons, capsules et les conserver dans réfrigérateur

Au niveau dev l’hôpital

•Après lavage
•Remplir le stérilisateur d’eau
•Placer les biberons renverser dans le panier du stérilisateur les capsules, tétines et protége tétines au centre
•Couvrir et mettre en marche
•Une fois les biberons stérilisent, le stérilisateur s’arrête
•Conserves les dans le réfrigérateur

D- Matériels et technique

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      
•Le lait en poudre eau bouiller
•Biberon déjà stérilise
•Serviette
•Mettre en évidence matérielle d’hygiène en cas de nécessité
•Prévoir une chaise

Technique de préparationv

•Laver les mains
•Biberon
•Mettre le nécessaire et la dose convenable (en hôpital il faut respecter le régime de l’enfant et de mettre une étiquette)
•Couvrez le biberon et agiter afin d’être bien mélange

E- Quand et comment donner le biberon ?

Le nouveau ne tétra que toutes les 3 h, de 6h du matin à 21h, ce qui fait 6 repas.
Des l’âge de 3 à 4 mois, et lorsque la courbe de poids est satisfaisante, on supprime le dernier biberon.

Méthodev

•Laver les mains
•Mettre une serviette
•La température du lait doit être entre 32 à33°C
•Apprécier la température en faisant couler quelques gouttes de lait sur le dos de la main (réchauffer dans un bain marie s’il est froid)
•Vous tendrez le bébé sur vos genoux dans une position semi vertical, jamais coucher ni trop droit
•Le biberon devra toujours être incline de sorte que le goulot soit toujours rempli de lait
•Le redresser pour erucation
F- Accidents et incidents

•Les biberon trop concentrer déclenchent un mouvement fébrile (fièvre de lait sec)
•Vomissement en cas de non respect de dose et horaire
•En cas de non erucation il y a risque de fausse route

G- Surveillance

•Les circonstances particuliers et notamment le poids de l’enfant et rythme de croissance nécessitent des ajustements qui seront établie par le médecin
•L’adjonction de vitamines doit obligatoirement compléter l’alimentation du nourrisson

H- I E C

Ce qu’il ne faut pas faire
ü ?

•Laisser le biberon et la tétine à l’aire, risque de contamination (poussière, mouches)
•L’utiliser sans l’avoir fait bouiller
•Employer pour une tétée le reste du biberon précédant
•Donner un biberon de lait pour calmer l’enfant quand ce n’est pas l’heur de la tétée
•Dans la même intention lui présenter le biberon vide
•Laisser l’enfant s’amuser avec un biberon

NB:
F

Alimenter à la cuillère l’enfant des que possible (2 à 3 mois) pour éviter le retard d’apprentissage de la mastication.

L’unõ des avantages de l’allaitement artificiel est que papa peut participer aux joies de latétée.

                                                   Pâleur palmaire

Définition
Pâleur

Aspect de la peau et des muqueuses plus claires qu’a l’ordinaire une pâleur peut être due à une diminution de la quantité de sang circulant dans les vaisseaux capillaires de la peau. Cette diminution est elle-même due a une chute de tension a une réduction du débit du sang oui a un rétrécissement des vaisseaux luie par exemple au froid oui a une émotion oui encore a une obstruction d’un vaisseau par un caillot qui peut provoquer l’arrêt total de la circulation sanguines
La pâleur peut aussi être due a une anémie une pâleur généralise a toute la peau et aux ongles, ainsi qu’a la conjonctive
Palmaire

Relatif a la paume de la main
Anémie infantile
Diminution du taux d’hémoglobine dans le sang du nouveau née et du nourrisson
Causes

• Elles sont d’origine essentiellement ferriprive provenant beaucoup plus rarement d’une anomalie congénitale de la membrane du globule rouge
• Réduction du capitale ferrique a la naissance (cas de prématuré, le stock de fer se constituer essentiellement pendant le dernier tiers de la grossesse) et cas de grossesse gémellaire, cas d’hémorragie fœto-maternelle
• Insuffisance des apports en fer lors de la nutrition
• D’une perte de sang imposant la recherche d’hémorragies minimes est répétée
• Symptômes et signes
• La pâleur de la peau et surtout des muqueuses en est le signes majeur elle peut être associe a d’autre témoignant de la carence en fer , ;troubles digestif , ;anorexie, , ; cassure a la courbe de poids, ;infection répétition surtout respiratoire
Rôle infirmier


• Pâleur sévère (anémie grave)
• Donner de la vit A
• Traiter pour prévenir l’hypoglycémie
• Veuillez a ce que cet enfant soit maintenu au chaud durant le transfert
• Transférer d’urgence a l’hôpital
• Pâleur palmaire légère (anémie)
• Evaluer l’alimentation de l’enfant
• Donner du fer pendant 14j et revoir après 14 j.

                                           Erythème fessier

 

 

Définition :


L’érythème fessier est une éruption causée par des couches humides ou souillées. Elle survient lorsque l’urine demeure trop longtemps en contact avec la peau. Ce qui la rend sensible. Eruption résulte de la friction de la couche sur la peau sensible du nourrisson.
Elle peut aussi provenir de l’utilisation d’une culotte de plastique ajustée et hermétique ou d’une couche plastifiée qui empêche l’eau de s’évaporer, ce qui augmente les risquesd’irritation de lapeau.

Signes cliniques :


• La peau est plus ou moins rouge est quelquefois fissurée et suintante.
• L’abdomen est quelquefois concerné par l’irritation cutanée ainsi que les organes génitaux externes.
• La localisation de l’irritation cutanée est directement dépendante de la cause de cette irritation.

Traitement préventif :

 

• La toilette fréquente du siège
• Surtout laisser sécher les fesses de bébé à l’aire libre.
• Eviter le talc qui favorise la macération.
• Appliquer abondamment des crèmes protectrices à base d’oxyde de zinc.


Traitement curatif :


• Le savonnage
• Le bain de permanganate de potassium à 1/10000e ou autre désinfectant dilué
• Utiliser l’éosine aqueuse à 2% sur les plaies


Matériel :


• Compresses stériles
• Pinces à cochers
• Permanganate de potassium
• L’éosine aqueuse
• Ecouvillons
• Haricot


Technique :


• Procéder par un savonnage et puis laver avec le permanganate de potassium
• Utiliser l’écouvillon pour faire le prélèvement en cas de fissures suintantes acheminer le vite au laboratoire.
• Passer au Badigeonnage des plais commencer par l’appareil génitale puis
le siège.


NB 
:


• Le soin sera poursuivi jusqu'à disparition des lésions.
• L’utilisation de corticoïde local et général est formellement contre indiquée.
• Le rappel de la famille de mesures préventives d’hygiène est égaiement indispensable.

 

 


Eléments de surveillance :


• Eviter les produits irritants, toxiques ou allergisants
• Eviter les pommades de vaseline l’antiseptique iodé.

IEC :


• Changer la couche mouillée du bébé souvent.
• Laisser l’enfant sans sa couche pour de courtes périodes de temps pour que sa peau puisse sécher.
• Assurez vous que la couche du bébé n’est pas trop serré pour que l’ai puisse y circuler facilement
• Changer le bébé 4à6 fois par jour.
• Lui faire prendre un bain une fois par jour. Jusqu'à ses 3 ans.
• Si vous suspectez que l’enfant a attrapé une infection due à candida, referez l’enfant vers le médecin.
• Eviter de nettoyer les fesses du bébé avec les serviettes parfumées et les savons irritants.
• Observer également la bouche de bébé. Si des plaques blanches sont présentes il faut les essuyer avec un mouchoir propre. S’il reste des plaques rouges, à vif bébé a le muguet, et c’est peut –être ce qui a provoqué l’érythème fessier il faut alors consulter le médecin.

 

 

 

 

 

 

Perfusion

 

 

Introduction

La perfusion est une technique d’injection prolongé de solution par voie veineuse la pose d’une perfusion reste une source majeure d’infection hospitalière et demande : rigueur, précision et asepsie.

1-Définition


Administration lente et continue d’une substance médicamenteuse dans l’organisme par voie veineuse périphérique ou centrale, avec une voie d’abord d type cathéter court, épicrânien, cathéter central…
2-Indication et contre- indication


2-1 indication :


Apports§ d’eau, d’électrolytes, de nutriments
Apport de médicaments§
Apport de§ dérivés du sang

2-2 C.I :


Solutés hypertoniques ou§ veino-toxique
Médicaments veino-toxique§
Le réseau veineux des membres§ inférieurs (complications septiques et thromboembolique).
Le pli du coude,§ réservé pour les ponctions veineuses
Le bras hémiplégique ou porteur d’une§ fistule artério-veineuse
Le réseau veineux thrombose, inflammatoires ou§ septique
Savoir :
•Que perfuser sur le dessus de la main est douloureux
•Que plus la veine choisie est fine, moins le débit est important
•Si le cathéter est posé dans le cadre de l’urgence et dans des conditions aseptiques non respectées, il est impératif de changer le site d’insertion le plus rapidement possible. De même, un cathéter sera à changer impérativement toutes les 72heures.

3- préparation et pose d’une perfusion


3-1 matériel nécessaire :


Matériel nécessaire au lavage antiseptique des mainsª
Masque chirurgicalª
Plateau nettoyé décontaminéª
Tubulure deª perfusion : 1 par 24H .par produit utilisé ;
Robinets a trois voies ouª rampes multivoies : ils s’insèrent ou se vissent sur la tubulure de perfusion : ils permettent la pose d’autres perfusions ou d’injection I.V sans avoir a repiquer le malade .Présentés sous sachets stériles, ils devront soit être accrochés sur un support sur le pied a perfusion, soit être emballés dans une protection stérile changée chaque jour .Il existe des tubulures sur lesquelles un robinet a 3 voies est incorporé.
Les bouchons stériles en sachetª unitaire permettent de refermer un embout de robinet avec asepsie.
 Lesª prolongateurs
Adaptateurs de débit.ª
Aiguille a bouchon+seringue etª capuchon
Compresses stérilesª
Réniformeª
Container pour évacuationª des aiguilles
Solution antiseptique : Bétadine, alcool
Soluté, ions, médicament selon prescription médicale
Tondeuse pour dépilation
Cathéter court ou épicrânien
Protection stérile
Gants stériles
Pied a perfusion

3-2 Préparation de la perfusion :

Vérifier les dates de péremption et l’intégrité de tout le matériel utilisé
Noter le© pouls et la tension
Vérifier si le soluté est correspond bien au© malade.
Préparer l’étiquetage du flacon :©
- Identité du patient
-débit de la perfusion : calculer le débit (on se rappellera 1ml=20gouttes).
-Horaire de la perfusion
Lavage antiseptique des© mains
Désinfecter à l’alcool la surface du flacon du médicament à ajouter©
Préparer les seringues d’ajouts ou flacons de poudre+capuchons©
Enlever© le protecteur de l’embout
Piquer l’aiguille dans le bouchon©
Ouvrir la© pince a débit
Laisser couler le soluté jusqu'à ce qu’il n’y ait plus d’air© dans la tubulure
Vérifier si le stilligoutte est bien rempli amoitiè© (appuyer si nécessaire sur le plastique)
Fermer la pince a débit©
Pour procéder a l’injection des ajouts :
Saisir le site d’injection entre pouce et index au travers de la surpoche (celle-ci faisant office de champ stérile) ou appuyer à la base du site d’injection pour le saisir entre le pouce et l’index, piquer, injecter.
-si plusieurs injections sont nécessaire, il faudra avant la 2e injection et les suivantes décontaminer le site (la surpoche n’est plus stérile).
-Immédiatement après :
Mise en place du perfuseur :
*Ouvrir l’emballage du perfuseur
*clamper la tubulure
*enlever le capuchon protecteur de la fiche perforante
*introduire la fiche perforante par un mouvement de vissage
Purger la tubulure :
-remplir a moitié, la chambre compte- gouttes en appuyant sur celle- ci
-purger le reste de la tubulure.
Mise en place immédiate de la perfusion
Toute préparation extemporanée devant être mise en route dans l’heure qui suit
Lavage hygiénique des mains
Transmissions

4- poses de la perfusion


Ö Pratiquer un lavage antiseptique des mains
 Dépiler largement le site deÖ ponction si nécessaire
 Nettoyer la peau avec solution antiseptiqueÖ
Ö Rincer a l’eau stérile puis sécher a l’aide de compresse stérile
 InstallerÖ le champ stérile
 Appliquer l’antiseptiqueÖ
 Désinfecter le garrot et leÖ poser sur le champ stérile
 Mettre le masqueÖ
 Pratiquer un lavageÖ antiseptique des mains
 Peler l’enveloppe du cathéter des compresses et desÖ pansements transparent
 Poser le garrotÖ
 Mettre rapidement des gantsÖ stériles
 Procéder a la pontions : prendre l’aiguille (adapter a uneÖ seringue ou a la tubulure) enlever son capuchon et diriger le biseau vers la haut
 Appuyer l’aiguille au milieu da la veineÖ
 Perforer la peau à unÖ angle aigu puis la veine
 Abaisser l’aiguille et la pousser dans la veine :Ö le sang reflue elle est bien dedans.
 Défaire le garrotÖ
 Retirer lesÖ gants stériles
 Régler le débit pour que ce dernier se fasse goutte a goutteÖ
 Arrimer l’aiguille (figure 6a et 6b)Ö
 Noter date et heure de pose surÖ le pansement
 Rangement et décontamination du matérielÖ
 LavageÖ hygiénique des mains

5- incidents et accidents :


- les accidents généraux :
-surcharge : si le rythme de perfusion est rapide et le volume importants, un oedème aigu du poumon est alors a redouter.
Embolie gazeuse : elle peut survenir en cours de perfusion ou de transfusion sous pression ou lors d’utilisation des accélérateurs de perfusion.
Pneumothorax et épanchement pleuraux médiastinaux : sont des accidents des abords veineux profonds.
Les phlébites : elles correspondent a une inflammation du trajet veineux +la thrombophlébite des membres inférieurs est la principale causes des embolies pulmonaires.
Les solutés hypertoniques : les produits fortement acides ou basiques irritent les veines surtout les petites veines =sclérose puis la nécrose de ces veines.
Infectieuses : peuvent aller jusqu'à la septicémie si asepsie non respectée.
 Donc la perfusion doit être particulièrementÞ surveillée.

6- surveillance :


Le débit : 1ml=20gouttes, unité : gouttes/min
Exp.: V=500ml=10000gouttes
t=6heures=360min
Þ D=27g/min
Débit=v (ml)*20/t=x g/min
Débit : arrêté ou pas accéléré ou non
Est ce qu il y a : infiltration autour du point de la ponction, hématome, présence de l’air dans la tubulure, flacon (niveau de remplissage)
Mesurer le : pouls, FR, T°, TA. si le malade est essoufflé : il faut arrêter la perfusion injecter Lasilix et référer le malade au médecin.

       7- I.E.C


Il faut prévenir et donner des explications au malade (comment ?pourquoi ? et but).
Lui signaler certain événements : fin du flacon, débit, infiltration autour du point de ponction.
Il est important d’expliquer à l’entourage qu’il doit prévenir au moindre problème.
Expliquer aussi au malade : qu’il ne doit pas rapprocher de linge souillé du perfuseur +ne doit pas le toucher par ses mains
Eduquer le malade sur l’hygiène : corporelle, vestimentaire.
Conclusion :
Une asepsie parfaite lors de la pose et de la manipulation des perfuseurs I.V, surveillance vigilante des éventuels accidents et aussi I.E.C permettent de tirer le maximum de cette technique utile.

 

 

 

                                         Valium intra rectale

 

GENERALITES :

MOLECULE : DIAZEPAM
CLASSE THERAPEUTIQUE : Anxiolytique de la famille des benzodiazépines.
EFFETS SECONDAIRES :
Sensations ébrieuses de somnolence ou d’amnésie,
Apnée
SURDOSAGE : le surdosage peut se manifester par : sommeil profond et coma.
PRESENTATION : ampoule de 2 ml à 10mg
DOSE : 0,5mg/kg en intra rectale chez l’enfant.

LES INDICATIONS :

Convulsion due à la fièvre
État de mal épileptique
Induction de l’anesthésie.

LES CONTRE-INDICATIONS
 :

Allergie à l’un des constituants
insuffisance respiratoire, hépatique
Syndrome d’apnée du sommeil

PRECAUTIONS

Il doit être administré avec prudence en cas de myasthénie
Les enfants de moins de 6 mois ne doivent prendre VALIUM que sous contrôle médical
L’utilisation prolongée ou la prise de doses importantes, ou l’association à des sédatifs favorisant la dépendance.

MATERIEL :

Canule intra rectale.
Seringue de 5 à 10ml sans utiliser l’aiguille.
Ampoule de 10mg pour 2ml pour voie rectale.
Plateau
Alèze en toile et un en caoutchouc.
Sérum salé ou même l’eau de robinet pour la dilution.
Le matériel nécessaire pour la prise de température et la toilette du siège.

 


TECHNIQUE :

Se laver les mains
Préparer la seringue.
Placer l’alèze en toile et en caoutchouc.
Mettre le malade en position latérale droite.
Ecarter les fesses et administrer le médicament dans le rectum.
Pincer les fesses pour éviter l’expulsion du médicament.

INCIDENTS ET ACCIDENTS:

L’utilisation d’une aiguille pour l’administration dans le rectum.
L’utilisation du VALIUM pure.L’enfant peut réaliser une fistule rectale par absence de dilution.
L’utilisation de doses trop élevées.


SURVEILLANCE :


Observer les réactions initiales du malade pour les noter et les signaler au médecin.
Observer tout changement de coloration de la peau, de rythme respiratoire, de pouls, et tout cequi peut être une réaction possible au médicament administré.
Surveiller la température.
Assurer le confort de l’enfant.

IEC (informer, éduquer et communiquer)

Il faut expliquer à la mère ce qu’elle doit faire en cas d’une crise convulsive :
*Appelez à l’aide et chargez quelqu’un de faire venir une ambulance.
*Protégez la tête et les membres de l’enfant contre des blessures éventuelles en enlevant les objets qui se trouvent près de lui. Afin d’éviter qu’il ne se cogne la tête contre des meubles que vous n’avez pu déplacer ou contre le mur, placez des oreillers ou des objets mous entre ceux-ci et la tête de l’enfant.
*N’empêchez pas les mouvements de l’enfant.
*Ne placer rien entre ses dents ou dans sa bouche.
*Ne rien donner à boire.
*Apres la crise dévêtir l’enfant, donner un bain 2° au-dessous de la température rectale enveloppement frais, boissons froides.
Antipyrétique : acide acétylsalicylique 5 à 7cg/kg/jour en 4 à 6 prises (ASPEGIC…).

 

L'incubateur



A. L’utilise d'un incubateur


L’incubateur permet :
• La surveillance du N-Né.
• Son isolement.
• Son réchauffement dans une atmosphère conditionnée.
Le prématuré est placé dans une circulation d'air constamment renouvelée et conditionnée, tout au point de vue température, hygrométrie que concentration en oxygène.
L’aspiration de l'air ambiant se fait par un turbo-venlilateur à travers un filtre anti- bactérien, l'air puisé passe sur une résistance chauffante, se charge d'oxygène, est humidifié par un apport de vapeur d'eau provenant d'un bock comportant un dispositif de réchauffement parrésistance.
L’évacuation de l'air partiellement vicié se fait par les trous percés dans l'habitacle de Plexiglas. L'incubateur est équipé électriquement d'un véritable cerveau commandant et contrôlant la stabilité de la température, la circulation de l'air et les alarmes de sécurité.


B. Fonctionnement d'un incubateur

:
• Remplir le bock avec de l'eau distillée.
• Régler la température à 34° environ.
• Régler le boulon humidité au pourcentage désiré 50% à 70%.
• Mettre le thermostat sur autorégulation=le voyant «marche» s'allume.

C. La position du N-Né dans l'incubateur :


L’infirmier se trouvant face au tableau de bord, la tête du bébé doit se trouver à sa gauche.
-Soins en incubateur :
• Avant d'ouvrir les hublots, noter la température de l'incubateur.
• Les hublots sont conçus de telle façon qu'ils puissent s'ouvrir et se fermer avec le coude.
• Les deux hublots du côté gauche sont réservés aux soins d'hygiène non stériles, les 2 hublots du côté droit sont réservés aux soins stériles.
• Le matériel et le linge stériles rentrés par le hublot du côté de la tête.
• Le matériel et le linge sales sont sortis par le hublot du côté des pieds.
• Tout le linge utilisé à l'intérieur de l'incubateur est généralement stérile.
• Bien organiser et préparer le matériel à la portée de la main, avant de faire un soin.

D. Toilette d'un bébé en incubateur :


1. Matériel :


• Linge et couches stériles, roulés dans le sens de la longueur.
• Sérum physiologique, eau stérile, antiseptique.
• Coton et mèches stériles, cupules désinfectées.
• Compresses stériles.
• Une couche stérile à utiliser comme serviette de toilette.
• Thermomètre désinfecté, brassard pour tension artérielle.
Désinfecté, balance tarée, 2 champs stériles, sac à linge.
• Haricots, biberon de lait rincé avec l'eau stérile.
• Nécessaire pour aspirer le N-Né.


2. Technique :


• Se laver les mains,
• Nettoyer au dessus de l'incubateur avec l'eau stérile.
• Prendre le pouls et les fréquences respiratoires du prématuré, mettre les gants et prendre la température au N-Né.
• Faire la toilette du visage à l'eau stérile.
• Faire la toilette du thorax, des jambes et du siège.
• Sécher le N-Né.
• Rouler le linge sale jusqu'à la moitié du matelas.
• Nettoyer la moitié libre du matelas avec de l'eau stérile.
• Placer le champ, Peser l'enfant sur le champ stérile.CONFIDENTIEL
• Retirer le champ sale et terminer le nettoyage et la réfection du matelas et placer la couche au N-Né.
• Changer les gants et faire les soins d'ombilic.
• Faire l'injection. Aspirer le N-Né.
• Changer la sonde gastrique et démarrer le gavage.
• Placer la feuille de surveillance sur le tableau de bord.
E. Entretien de l’incubateur :


Nettoyage quotidien :
Après la toilette du prématuré nettoyer l'habitacle de Plexiglas avec un désinfectant.
• Vider toute l'eau du bock et la renouveler, en remplissant jusqu'au repère du réservoir.
• Changer le prématuré d'incubateur, tous les 8 jours surtout s'il est infecté.
Nettoyage périodique :
Après démontage de toutes les parties mobiles de l’appareil, les nettoyer avec une solution détergente et antiseptique (para germe) bien les rincer et les sécher au moment de l'utilisation.

 

 

Alimentation



A. Administration d'un biberon :

      1. Matériel :


• Biberon tiède dans un bain-marie.
• Chaise basse pour s'asseoir confortablement
• Serviette ou une cache brassière.
• Nécessaire pour nettoyer les narines du N-Né s'il est encombré : sérum physiologique et des mèches.
• Nécessaire pour peser le N-Né si le poids n'a pas être fait.
• Nécessaire pour la toilette du siège.
• Feuille de température et de surveillance de la croissance.
2. Technique :


• Mettre le N-Né au propre, le peser.
• Vérifier la température du lait en mettant le biberon au contact de la peau du pli du coude ou en versant quelques gouttes sur le dos de la main.
• S’assoire confortablement.
• Peser le nourrisson sur les genoux ; lu tête un peu relevée parle bras gauche.
• Placer la serviette autour du cou du nourrisson.
• Introduire la tétine dans la bouche du N-Né,
• Tenir le biberon obliquement : le goulot doit toujours être plein de lait afin que l’enfant n'avale pas d'air.
• Lorsque le biberon est terminé, essuyer la bouche du N-Né.
• Tenir le N-Né droit pour lui permettre de faire une éructation, recoucher le N-Né sur le côté, noter la quantité prise.
• Etablir la courbe de croissance.
B. Le gavage gastrique discontinu chez le N-Né :

1. Candidats au gavage :


• Les nouveau-nés d’âge gestationnel inférieur à 32 semaines.
• Les nouveau-nés dont le reflex pharyngo-laryngé d’occlusion est mauvais.
• Les nouveau-nés sous ventilation artificielle.
2. Réalisation technique :

a) Choix et mise en place de la sonde :


• On utilise une sonde de gavage n°6 ou 8 en polyéthylène.
• La sonde est mise en place par le nez si le nouveau-né est en ventilation artificielle, ou par la bouche si le nouveau-né est en ventilation spontanée.
En effet, le nouveau-né n'ayant pas de respiration buccal de suppléance, il est préférable de laisser les deux narines perméables.
• On mesure d'abord sur la soude la distance du nez à l'ombilic.
• La sonde est introduite par le nez ou la bouche chez un N-Né dont la télé est placée sur le côté.
• La position de la sonde est vérifiée à l'aide du stéthoscope placé sur la région épigastrique.
• La sonde est ensuite fixée à l'aide d'un sparadrap coupé en « moustache ».
Avant chaque gavage, il faut vérifier la position de la sonde.

b) Le gavage proprement dit :


• Chaque gavage est précédé d'une aspiration afin de vérifier l'aspect et la quantité du résidu gastrique.
• On verse ensuite la ration alimentaire dans une seringue (dont on a enlevé le piston) relier à la sonde et on laisse couler le liquide goutte à goutte sous l'effet de pensateur, le gavage n'est jamais injecté sous pression.
• La sonde gastrique doit être changée toutes les 48h.
• Lorsqu'on enlève la sonde, on le pince étroitement pour éviter l'écoulement du lait dans le pharynx.
3. Programme du gavage :


• Le volume liquidien prescrit dépend de l'âge et du poids du nouveau-né.
• Le rythme des prises varie de 6 à 8 pour 24 heures.
• La prescription du gavage doit comprendre la nature du lait, la fréquence et le volume des repas.
• La conduite du gavage est en fonction de l'aspect et du volume du résidu.

A. Aspect :


• Un résidu clair est réinjecté au nouveau-né pour éviter les complications métaboliques d'une soustraction continue en acide et en électrolytes.
• Un résidu sale est par contre jeté.

B. Volume :


• Lorsque le résidu est inférieur au tiers de la ration précédente, le volume à injecter est réduit d'une quantité égale au volume du résidu et le gavage discontinu est poursuivi.
• Lorsque le résidu est supérieur au tiers de la ration précédente, un deuxième contrôle du résidus s'impose s'il reste supérieur au tiers de la ration, l'indication du gavage discontinu doit être reconsidérée (en fonction des cas, on sera amené à arrêter l'alimentation ou à utiliser un gavage gastrique ou duodénal continu).

NB :


• La sonde gastrique doit être vérifiée avant chaque gavage.
• La sonde gastrique doit être changé toutes les 48 heures.
• Avant de retirer la sonde gastrique, il faut aspirer la totalité du contenu.

 

Photothérapie



1. Définition :


C’est une technique qui consiste à réduire le taux de bilirubine par l’exposition de la peau à des longueurs des oncles spécifiques (lumière blanche) : c'est une lumière dont le spectre est celui de la lumière du jour.
2. Technique :


Le nouveau-né étant couché en incubateur ou dans un radiant :
• Protéger efficacement les yeux, soit par des compresses posées sur les paupières fermées et maintenues en place grâce à de petites lunettes spéciales opaques, soit en plaçant sur des compresses des caches découpés dans du feutre foncé et fixé par Pelastoplaste. L'idéal est d'exposer le N-Né nu.
• Allumer la lampe, la placer a 50 cm du nouveau-né.
• Varier les positions du bébé, alternativement sur le dos et sur le ventre toutes les 4 heures.
La durée d’exposition varie selon la prescription, mais il est conseillé d’éteindre la lampe pendant les soins, et les visites des parents et d’enlever l’occlusion oculaire, afin de faciliter le contact mère-enfant.

3. Rôle et surveillance de l’infirmier :


La photothérapie peut provoquer :
• Une hyperactivité du N-Né.
• Des variations de température.
• Des pertes hydriques transcutanées.
• Un ballonnement abdominal.
• Une accélération du transit, conjonctivites.
• Stagnation du poids, d'Où surveillance du poids de la diurèse, du transit et de la température.

                                   Exsanguino-transfusion



C’est la méthode la plus efficace et la plus rapide dans la prévention de l'ictère nucléaire.
Cette technique permet de soustraire très rapidement de l'organisme une quantité importante de bilirubine.
La décision de Exsanguino-transfusion est prise en fonction d'un graphique établit sur deux paramètres (le taux de bilirubinémie et l'âge du nouveau-né).
1. Préparation du matériel :

 
Sur un chariot recouvert d'un champ stérile comprenant :
• Un cathéter ombilical,
• Un robinet à quatre ou deux robinets à trois voies.
• Seringues, champs fendus, compresses stériles.
• L'instrument pour pose de cathéter veineux ombilical.
• Bocal de rejet, des anti-septiques.
Souvent on utilise un plateau prêt à l’emploi.
On choisit le sang à transfuser, on utilise un culot globulaire ORH et du plasma frais congelé AB+, la durée de l'EST est de 30 minutes par masse sanguine. En générale, deux à trois masses sanguines sont nécessaires pour obtenir un bon échange (une masse sanguine égale 80 ml/kg). Le rythme de L'EST dépend du poids du nouveau-né, le cycle sera
de 5 ml/kg, pendant L'EST le sang doit être réchauffé au bain-marie avec prudence par l'intermédiaire.
2. Déroutement de l’EST


• Extraire 10 ml au minimum du sang du nouveau-né (10 ml
uniquement pour la première extraction).
• Rejeter le sang dans le bocal de recueil, aspirer le sang des donneurs, injecter ce sang au nouveau-né.
• Suivant le poids du nouveau-né, le cycle se déroule au rythme de 5 à 10 ml/kg.
• L'EST se termine toujours par une injection de sang au nouveau-né.
• Réinstaller le nouveau-né le plus confortablement possible.
• Noter sur la feuille de température et de réanimation.
• Faire des prélèvements en début et en fin de l’EST, injecter du gluconate de calcium afin de prévoir l’hypocalcémie (1ml tous dans les 100 ml de sang échangé).
3. Surveillance :


La surveillance du nouveau né après une EST se fait de façon horaire pendant quelques heures, elle concerne :
• Fréquence cardiaque (FC), respiration.
• Température du nouveau-né et celle de l'incubateur.
• La glycémie (sur bandelette).
4. Complications de l’EST :

 
• Hypoglycémie : une perfusion de glucose à 10% est installée avant l'EST.
• Thrombopénie : souvent modérée et éphémère.

                                

 

 

 

 

                                               Intubation & Extubation



A. Intubation :


C'est un acte médical, le rôle de l'infirmier est de maintenir le nouveau-né et de servir le médecin
1. Matériel :


• Blouse, Callot, bavette et gants stériles.
Chariot mobile, champ stérile, laryngoscope, pince de MAGILL.
• Sonde trachéale, calibre demandé par le médecin en fonction du poids du nouveau-né (2,5 -3 et 3,5)
• Sparadrap de fixation, tampons secs.
- Préparation du chariot d’intubation :
• Placer le champ stérile sur le chariot, déposer la sonde d'intubation, le laryngoscope, la pince de MAGILL, le sparadrap et les tapons secs.
- Préparation de l’environnement du nouveau-né à intuber
• Préparer le respirateur, vérifier son fonctionnement, l’installer près de l’incubateur du nouveau-né, vérifier le système d’aspiration.
Préparer :
• Le ventilateur à pression positive manuelle adapté avec un masque et un tuyau à oxygène branché sur le manomètre à oxygène qui sera mis à un débit d'environ 10 litres.
• Les sondes d'aspiration à usage unique pour désobstruer l’arrière-gorge du nouveau-né.
• Un linge chaud pour recouvrir le nouveau-né car la technique demande l'ouverture de l'incubateur.
2. Technique :


• Se laver les mains, ouvrir la porte de l’incubateur
• Positionner le N-Né de façon qu'il ait la tête en hypertension, pendant ce temps le médecin s'habille et se lave les mains.
• Présenter les gants au médecin
• Le médecin effectue le geste de l'intubation, il vérifie à l'aide du stéthoscope et du tableau la bonne position de la sonde d'intubation.
• Fixer la sonde d'intubation à l'aide du sparadrap.
• Adapter la sonde d'intubation au respirateur.
• Installer le N-Né dans son incubateur.
• Pratiquer une radiographie pulmonaire pour vérifier la position de la sonde.
• Noter sur la feuille de surveillance et de T° le début de la ventilation assistée, ranger le matériel et se laver les mains.
B. Extubation :


C’est un acte médical, l'infirmier prépare le matériel et le N-Né à l'extubation.
1. Matériel :


• Blouse, calot, bavettes et gants stériles pour le médecin.
• Sonde d'aspiration, tube à prélèvement.
• Ciseau ou scalpel stériles.
-Environnement du N-Né :
• Préparer un humidificateur chauffant, un hood ou sac à oxygène avec les tuyaux reliés au mélangeur air oxygène.
• Préparer la ventilation à pression positive manuelle ainsi que le masque et le tuyau relié au manomètre d'oxygène ou le débit sera règle environ à 10 litres.
• Vérifier le système d'aspiration.
2. Technique :


Désadapter le N-Né de son respirateur, ce N-Né sera installé sous sac à oxygène ou sous Hood avec un pourcentage d'oxygène supérieur à 5% de celui qui était inscrit avant sur le respirateur, le sac à oxygène est relié à l'humidificateur chauffant, le N-Né reste une dizaine de minutes en autonomie respiratoire. Ce délai passé, si le N-Né a supporté l’extubation peut avoir lieu.
• Le médecin peut alors se vêtir.
• Présenter les gants au médecin.
• Procéder à la technique d’aspiration, comme indiquée précédemment.
• Décoller la fixation de la sonde du nez du N-Né.
• Le médecin retire la sonde d'intubation trachéale tout en aspirant les mucosités.
• Faire un prélèvement de la sonde trachéale.
• Aspirer l'arrière-gorge du N-Né pour retirer les dernières mucosités et le réinstaller sous son Hood ou sac à oxygène.
Remarque :


Pendant une extubation, il faut toujours prévoir le chariot d'intubation prêt au cas où le N-Né ne supporterait pas celle-ci.

                                             Aspiration pharyngée



1. Définition :


C’est une technique qui a pour but de libérer les voies aériennes supérieures.
2. Matériel :

 

• 2 sondes d'aspiration : une nasale et l’autre buccale.
• 4 flacons de sérum physiologique : dont 2 doivent contenir du dakin dilué.
• Compresses stériles, bocal d'aspiration, 2 rallonges pour bocal.
• Pince pour manipuler la sonde, source de vide, mèches stériles.
• Cupule avec l'eau stérile, 2 haricots dont un doit contenir du dakin, nécessaire pour la position demi assise.
3. Technique :


Les manœuvres doivent être faites de façon le plus aseptique possible :
• Nettoyer les narines.
• Aspirer la bouche puis les narines du nouveau-né
• Mettre le nouveau-né en décubitus dorsal- la tête en extension.
• Pousser la sonde jusqu'au pharynx,
• Aspirer en ne dépassant pas une dépression de 100 cm H O.
• La perméabilité de la sonde doit être vérifié régulièrement en aspirant un peu de sérum dans la sonde.
• Les 2 sondes doivent être gardées dans les 2 flacons contenant du dakin.
NB : Le bocal d’aspiration doit contenir 100 cc de dakin et 100 cc d’eau stérile.
4. Surveillance :


• Surveiller les fréquences respiratoires, la coloration des muqueuses.
• En cas de nécessité associer à l’aspiration de l’oxygène.
• Faire l’aspiration loin du repas.

Le massage cardiaque externe



1. Définition :


C’est une technique qui a pour but de faire efficacement circuler le sang dans les vaisseaux chez un malade en arrêt cardiaque ou dont les battements cardiaques sont faibles, lents, irréguliers et inefficaces. Il doit toujours être associé à une ventilation artificielle.
2. Technique :


Chez le nouveau-né :
• Empaumer des deux mains le thorax de façon que les deux pouces se croisent sur la ligne médiane, devant le sternum à la hauteur des mamelons.
• Enfoncer les pouces de 15 à 25 millimètres.
NB : On applique 4 à 5 massages cardiaques et une ventilation manuelle.

                                                    

 

 

 

 

                                                Le monitorage



- Monitorage cardiorespiratoire et thermique :
Tous les nouveau-nés sont surveillés grâce à des appareils de monitorage contrôlant différents paramètres.
1. Matériel :


Matériel nécessaire pour l'installation d'un nouveau-né sous
monitorage :
• Les électrodes prégélifiées, le moniteur.
• Le cordon, les électrodes, les compresses.
• Des sondes thermiques (cutanées et rectales).
2. Technique :


• Déposer du gel de contact sur les électrodes si elles ne sont pas prégélifiées.
• Fixer les électrodes après avoir dégraissé la peau du nouveau-né.
• Relier le cordon au scope, mettre l'appareil en fonctionnement.
Le rythme cardiaque physiologique chez le prématuré est en fonction de l'âge gestationnel. Les alarmes sont donc réglées en fonction des données du tableau.
Le rythme respiratoire physiologique des nouveau-nés ou prématurés se situe aux environs de 40 mouvements respiratoires par minute. Le prématuré à une respiration abdominale et irrégulière.
L'alarme basse est réglée à 15 fréquence / minute, l'alarme haute à 80 fréquence / minute et enfin le délai d'apnée est de 10 secondes.
Sur le moniteur peuvent être adaptées une ou deux sondes thermiques en fonction de l'état du N-Né.
Lorsqu’une sonde thermique cutanée est utilisée, l'alarme haute est réglée sur 38°c et l'alarme basse sur 36°c, la sonde thermique rectale est placée et maintenue en place à l'aide de sparadrap, l'alarme haute et réglée sur 38,5°c et l'alarme basse sur 35,5°c.

                                                     L'oxygénthérapie



1. Définition :

 

L’oxygénothérapie à pour but d'enrichir en oxygène l'air inspiré.
2. Indication :


L'oxygénothérapie est réservée aux hypoxies qui peuvent être jugulées ou améliorées par l'oxygène.
3. Matériel nécessaire :


• Source d'oxygène sous pression :
-Obus avec manodétenteur et débitmètre.
-Prise murale avec débitmètre.
• Un humidificateur : flacon barboteur pourvu d'eau stérile.
• Le tube plus long est raccordé à la source d'oxygène.
• Le tube le plus court est relié à l'appareil distributeur.
• L'appareil distributeur :
-Appareil à insufflation : embu ou réanima.
-Cloche de hood : cloche en matière plastique réalisant une enceinte close.
• Masque à oxygène doit être toujours adapté au visage du N-Né.
4. Technique :


• Le masque d’oxygénation : Il doit être adapté à la taille de visage du nouveau-né, se mouler étroitement sur le nez et la bouche, sans être trop rigide ni traumatisant, il est surtout utilisé relié à un appareil de ventilation manuelle apportant un débit d'oxygène suffisant (4 à 61/mm).
• Cloche de hood : c’est actuellement le matériel le plus simple et le plus sûr pour oxygéner un nouveau-né, c'est une enceinte en plastique transparente, dans la quelle on place la tête du bébé, une des parois est échancrée pour laisser passer le cou.
Les parois latérales sont percées, d'un orifice d’entrée, l'autre d’un orifice de sortie de l'air inspiré et expiré.
La face supérieure est percée d'un petit orifice permettant l'introduction de la sonde d'alimentation et la sonde reliée à 1' oxymètre.
Le débit d'oxygène est de 6 ci 81/mm pour obtenir une concentration en oxygène de 100%.
On peut utiliser la cloche de hood à l'intérieur de la couveuse pour augmenter la concentration de l'oxygène à un prématuré.
• La sonde nasal : permet seulement une oxygénation d'environ 50%.
• On introduit par une narine une sonde de chlorure de polyvinyle
• On la place dans l'arrière-fond des fosses nasales.
• La longueur à introduire est réglée à la distance nez tragus.
• On la fixe à la narine et on la rattache a une source d'oxygène réchauffé et humidifiée.
Trop enfoncée, la sonde peut être responsable d'un reflux qui entraîne des vomissements alimentaires, de plus, l'oxygène apporté par cette sonde trop basse est la cause d'une distension aiguë de l'estomac qui aggrave la gêne respiratoire.
5. Surveillance :


• Une oxygénation trop massive et trop prolongée peut provoquer :
-Une atteinte de la rétine de l'œil pouvant aboutir à la cécité.
-Une fibrose pulmonaire.
• Une surveillance de la pression artérielle de l'oxygène dans le sang artériel sera faite régulièrement, plus facilement une surveillance continue de la saturation on oxygène de l'hémoglobine grâce à un oxymètre puisé.
• La surveillance s'intéressera également à la concentration de l'oxygène dans l'air inspiré par un oxymètre d'ambiance.

                                       Soins du cordon ombilical



1. Définition :
C'est un soin de la plaie ombilicale et du cordon, il nécessite une asepsie et doit être renouvelé au cours de la journée, au moment des changes, si le pansement est sale ou s'il a été humidifié par les urines, afin de favoriser la cicatrisation.

2. Matériel :
• Compresses stériles, alcool à 70° pour les mains, pince à servir.
• Ether, Eosine, Sparadrap, un plateau, haricot.
3. Technique :

• A l’aide des compresses stériles imbibées d'éther, nettoyer le pourtour de l'ombilic en maintenant le cordon à l'aide d'une compresse.
• Nettoyer la base du cordon, en allant du centre vers la périphérie de façon à ne pas ramener de souillure vers le point d'insertion.
• Nettoyer le bout du cordon, en partant de la base vers l'extrémité, appliquer l'éosine aqueuse à la racine du cordon.
• Enrouler une compresse autour de la base du cordon, puis poser une autre compresse au dessus.
• Maintenir le pansement avec un morceau de sparadrap hypoallergique.

 

4. Conseils :


• Eviter le rabattage des couches au dessus des pansements.
• La chute du cordon doit survenir entre le 5eme et 10ème jour de vie, continuer à nettoyer la plaie jusqu'à la cicatrisation complète.
• Montrer à la maman comment faire le pansement.

                                                

 

 

 

 

 

 

                                          Lavage des mains



Avant de pénétrer dans une unité de réanimation, le lavage des mains doit être fait minutieusement avec un savon liquide. Ce lavage des mains se fait jusqu'aux coudes, ceci pendant 3 minutes. il est suivi d'un rinçage soigneux et du séchage des mains avec un champ stérile (ou un papier absorbant stérile).
Dans l'unité, le lavage des mains doit être fait :
• Avant d'aller vers un incubateur et de toucher un N-Né.
• Entre chaque N-Né avant et après.
• Après chaque geste septique sur un même N-Né, par exemple après avoir changé une couche, il y a nécessité de se laver les mains avant de nettoyer la bouche, faire un gavage, des soins d'ombilic, une prise de sang, etc.
• Après avoir touché un objet n'appartenant pas à l’environnement du N-Né ; celui-ci comprend : son incubateur et son matériel de surveillance (cardioscope, pompe à perfusion, pousse- seringue....).
Tout passage d'un N-Né à un autre peut faire courir un risque de transmission manuportée, quel que soit l'élément de l'environnement qui sera touché ; ainsi le lavage des mains entre chaque N-Né est impératif.
Attention aux objets qui tombent, ne jamais se servir de ces objets même si leur emballage est encore intégral, il faudra les faire stériliser de nouveau.

 

 

 

                        OXYGENOTHERAPIE NORMOBARE

C'est l'oxygénothérapie qui est utilisée à la pression atmosphérique.

Définition


C'est une méthode de réanimation qui va consister à administrer de façon continue ou discontinue de l'oxygène sous pression dans le but de maintenir ou de rétablir un taux constant d'oxygène dans le sang.

PRINCIPALES INDICATIONS


Tout état pathologique caractérisé par une baisse de la pression partielle d'oxygène dans le sang d'où un manque au niveau cellulaire.

Causes respiratoires par troubles de la ventilation pulmonaire.


- Asthme.
- Pneumopathie.
- Insuffisance respiratoire aiguë.
- Bronchite chronique.
- Etc

 

Causes circulatoires.


- O.A.P.
- Etat de choc.
- Embolie pulmonaire.
- Anémie.

Causes dites "centrales".


- Intoxications alcooliques.
- Intoxications par les hypnotiques.
- Intoxication par la morphine.

LE MATERIEL NECESSAIRE

Une source d'oxygène.
- Une prise murale au lit du malade.
- Un obus d'oxygène.
- Il doit être fixé correctement car il y a un risque de chutes donc d'explosion.
- Utiliser toujours un bloc manodétendeur avec l'obus.
Il faut fixer un débit litre qui est gradué de 0 à 15 litres.
Un humidificateur à remplir jusqu'au repère maximum avec de l'eau distillée.
Un raccord : un tuyau souple, assez long qui est branché sur l'humidificateur.
Le matériel de distribution.
- Une sonde nasale à oxygène. Calculer la taille à introduire : du lobe de la narine au lobe de l'oreille. S'il y a des difficultés pour l'introduire, on peut la lubrifier avec de l'eau distillée ou du sérum physiologique. Il ne faut surtout pas utiliser une matière grasse. Fixer la sonde sur l'aile du nez avec du micropore. La sonde nasale ne doit ni tirer, ni traumatiser la narine. Si la sonde doit rester longtemps, la changer de place régulièrement pour éviter les escarres.
- Un masque. En plastique souple, il est maintenu à l'aide d'un élastique serre tête.
- Des lunettes.
- Une enceinte de Hood (en pédiatrie) : c'est une cloche en Plexiglascomprenanttoute la tête.

LE DEROULEMENT DU SOIN


- Prendre note de la prescription.
- Vérifier le bon état du matériel.
- Faire moucher la personne avant de poser le matériel.
- mettre en marche l'administration d'oxygène puis positionner le masque, la sonde ou les lunettes.
- Fixer la sonde.
- Rester auprès du malade pour voir ses réactions à l'administration d'oxygène.


PRECAUTIONS A PRENDRE AU COURS DE L'OXYGENOTHERAPIE

- Ne jamais allumer de flamme ou fumer à proximité.
- Ne jamais graisser le matériel.
- Vérifier souvent le niveau d'eau à l'intérieur de l'humidificateur.
- Vérifier de temps en temps le débit.


SURVEILLANCE A EXERCER AUPRES DU MALADE AU COURS D'UNE OXYGENOTHERAPIE


- Coloration du faciès : absence de cyanose.
- Coloration des extrémités : absence de cyanose.
- La fréquence respiratoire.
- Absence de sueur.
- Absence de dyspnée.
- Le dosage des gaz du sang.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Soins infirmiers aux prématurés



I. Définition

Enfants nés avant 37 semaines d'aménorrhée. Accueil en réa néonatale si < 34 semaines d'aménorrhée ou problèmes respiratoires. Il existe toujours un boxe prêt.

Espérance de vie entre 22 et 24 semaines. Déclaration de naissance obligatoire dès 22. La fréquence est de 5 à 6 % en France, avec une légère tendance à la hausse.


Prématuré normal
*Si >36 semaines et > 2,4 kg :
*Bonnet sur la tète
*Position dorsale
*Berceau près de la mère
*Pas de T° rectale : aisselle toutes les 3h

II. Étiologies

*Obstétricales
*grossesse multiple
*placenta praevia
*malformations fotales
*béance du col
*maladies maternelles (toxémie, Hta)
Diverses
*âge >40 ans
*activité excessive
*accident gynécologique
*maman ne faisant que des prématurés...
III. Clinique

*aspect fragile
*petit poids et taille
*bien proportionné
*faible agitation
*peau érythrosique (fine voire transparente)
*panicule adipeux sous cutané minime
*tégument doux
*oedèmes des extrémités

 

 


IV. Préparation du box
Incubateur


- Maintenir une température constante chez l'enfant. = environ 36°5.
- Air humidifié = eau stérile ou eau + chlorexidine.
- Draps stériles ; couches stériles.
- Matériel de surveillance prêt : scope cardio-respiratoire (avec cordon et 3 électrodes dans la couveuse, alarme au dessous de 80 p et au dessus de 200 p, alarme pour une apnée supérieure à 10 à 15 secondes). Un oxymètre de pouls(mesure de la saturation en O2 de l'hémoglobine). Un appareil de mesure de PO2 et PCO2 cutanée (électrode chauffée à 43° : changer le site de l'électrode toutes les 3 heures pour éviter les brûlures).
Matériel de réanimation

*Masque et ballon avec manomètre O2.
*Respirateur (air humidifié et réchauffé) : les pressions et l'O2 sont des prescriptions. Vérifier la température du réchauffeur et l'humidification.
*Aspirateur réglé à -300 mmhg prêt en permanence. Les sondes d'aspiration sont à usage unique. Un enfant intubé est aspiré toutes les 3 à 4 heures environ.
*Pompe à perfusion prête + 2 pousses seringues prêts.
*Une sonde gastrique + une moustache (sparadrap).
*Tout le matériel de prélèvement + thermomètre + mètre ruban.
*Blouses de boxe.
V. Arrivée de l'enfant

*Vérifier le poste et préparer le respirateur.
*Préparer une balance.
*Hygiène très importante : se laver les mains et mettre une blouse de boxe.
*Observer la coloration de l'enfant :
*Ballonner l'enfant et si il est intubé, préparer le respirateur.
*Évaluer l'état de détresse respiratoire si non intubé.
*Peser l'enfant si possible.
*Mettre l'enfant dans l'incubateur (brancher les scopes).
*Prendre la température de l'enfant en rectal pour la première fois.
*Aspiration nasale et buccale pour dégager les voies aériennes.
*Sonde gastrique par la bouche.
*Prélèvement bactériologiques nez / bouche / oreilles.
*Poser un collecteur à urines (ECBU et surveillance de la diurèse) à reste en place ± 24 heures.
*Prélèvements sanguin (1,3 ml par tube) : numération, groupe, ionogramme, CRP, TP, TCK, hémocultures, dextro et gaz du sang.
*Utiliser la sérotec prélevée chez la mère (ALAT, HIV, hépatites).
*Voies d'abord : KT périphérique ou KT veineux ombilical (en stérile) peut rester 5 à 10 jours. KT central possible (risque infectieux ö). KT ombilical artériel possible.
*Désinfection oculaire.
*Prendre périmètre crânien, mesurer la taille.
*Faire tous les gestes avec douceur, dans le calme, observer les réactions de l'enfant, lui parler.
*Tous les gestes et paramètres sont notés dans un cahier de boxe.
VI. Les soins quotidiens

S'occuper des parents, leur expliquer, leur donner un livret d'accueil, leur donner des nouvelles le plus vite possible.

Score de Silverman :


Ce score échelle de 0 à 10, permet d'apprécier l'état des fonctions ventilatoire du nouveau né en appréciant 5 critères côtés de 0 à 2.

 

 

Un score supérieur à 5 signe une détresse respiratoire nécessitant une prise en charge active précoce.


Soins infirmiers pour l' intubation :

- aspiration gastrique pour vider l'estomac
- aspiration des voies aériennes supérieures
- sondes sans ballonnet (bien les fixer = moustaches)
- intubation par le nez
- noter sur le cahier de boxe le repère de profondeur, et vérifier à chaque soins si la sonde a bougé
- aspiration toutes les 3 à 4 heures
L'enfant est sédaté : suit mieux la machine et tolère mieux les aspirations.
-noter les paramètres de la machine sur le cahier de boxe et les vérifier.
Le prématuré est dépendant dans tous ses besoins.
*Respiration et circulation

Maladies de membranes hyalines = surfactant artificiel.
Surveillance :
*Fréquence respiratoire

- Saturation (N = 95%)
- PO2 cutanée (entre 50 et 100 mmhg) si PO2> 100 risque de cécité.
- PCO2 entre 30 et 45 mmhg.
- Gaz du sang au talon (éviter l'os), prélèvement dans un tube en verre (éviter les bulles d'air) ou sur KT ombilical artériel.
- Dextro.
- Vérifier la perméabilité des voies aériennes supérieures, l'assurer avec désobstruction rhino-pharyngée = sérum j ou aspiration. Immaturité des centres respiratoires : risques d'apnées avec bradycardies.
Thermorégulation

*Centres immatures : mauvaise régulation. Déperditions par la tête + peu de graisse.
*Incubateur : atmosphère chauffée et humidifiée (car déshydratation rapide), protection contre les infections.

*36°5 au début puis adaptation aux besoins de l'enfant.
*Température prise toutes les 3 h en axillaire.
*Toilette rapide pour éviter les refroidissements.
Digestion, Alimentation

*Pas d'alimentation entérale au début. Perfusion IV (toujours si < 29 semaines)
*Succion inefficace avant 35 à 36 semaines.
*Nutrition entérale à débit continu è gavage
*Sonde gastrique (ch 6) (24 à 48 h) ou sonde de Lewin (à changer tous les 15 j / 3 sem) + moustaches + stéthoscope + seringue 20ml.
*Pose de la sonde par la bouche, le plus rapidement possible, sur une déglutition de l'enfant. Vérifier la position de la sonde avec 2ml d'air.
*Stimulation intestinale : 8 x 0,5 ou 1 ml de lait pour stimuler la production d'enzymes.
*Gavage en continu ou bolus possible / lait changé toutes les 3h / seringue changée 1x/24h / normales, embouts différents.
*Contrôler la position de la sonde avant la pose
*Mettre des moufles à l'enfant pour éviter qu'il n'arrache la sonde.
*Vérifier la tolérance digestive, les reflux, régurgitations.
*Surélever l'enfant (orthostatique) à Surveiller les oedèmes des jambes.

Élimination

*Surveillance abdomen : ballonnement et souplesse.
*Fréquence des selles et aspect.
*Aide à l'élimination :
*Massages abdominaux
*Suppositoires de glycérine
*Lavements 2ml de sérum j

*douleurs abdominales : mimique, pleurs à la palpation, jambes repliées.
*élimination rénale : collecteur à urines changé 1x/24h ou pesée des couches.
*oedèmes de paupières, cou, bras, jambes.
Complication : entérocolite ulcéronécrosante Ballonnement abdominal, peau rouge ou bleutée autour de l'ombilic, dégradation de l'état de l'enfant à arrêt alimentation, aspiration digestive.
*Immaturité neurologique

Risque : hémorragie intra ventriculaire.
Respecter le sommeil et le besoin de calme de l'enfant. Boxe seul pour les plus petits, préserver les moments de repos sans soins. Limiter l'éclairage agressif. Ne rien poser sur la couveuse.
Surveillance neuro : échographie transfontanellaire. EEG.
Surveillance du tonus, surveillance mouvements anormaux.
*Hygiène

*Peau fragile.
*Au début, l'hygiène n'est pas une priorité.
*Préparer le matériel, faire vite et avec douceur. Linge propre rentré par le haut de la couveuse, salle sortie par le bas.
*Incubateur passé au savon doux à l'intérieur.
Besoin de sécurité

*Limites dans l'incubateur (linges doux, matelas d'eau...).
*Prévenir les positions vicieuses (genoux plus bas que les hanches).
*Construction du schéma corporel (massages).
Besoins relationnels

*Pas d'heures de visites : les parents sont tout le temps les bienvenus.
*Accueil très important. Prise en charge des familles :
*Hiatus entre enfant prématuré et enfant désiré, culpabilité des mères, caractère dramatique de la naissance.
*Éloignement de l'enfant, craintes pour la vie de l'enfant (négation de la naissance, anticipation de la mort de l'enfant, désinvestissement des parents).
*Faire participer au maximum les parents à la vie de l'enfant, ne rien leur cacher, les convaincre qu'on ne leur cachera rien. Mettre l'enfant dans les bras de ses parents, peau à peau, leur permettre d'être présents chaque jour.

 

 

 

                                       

 

                                      Utilisation de la crème Emla®


La crème Emla® est un topique anesthésique, mélange de prilocaïne et de lidocaïne qui permet une analgésie cutanée locale de 3 mm au bout d'une heure et de 5 mm au bout de 2h
L'effet anesthésique peut durer jusqu'à 4h après le retrait du pansement
Ce produit est utilisable chez l'adulte, l'enfant, le nourrisson et le nouveau né (pas d'A.M.M. chez le prématuré, mais plusieurs équipes l'utilisent quand même)

PRESENTATION

*Tube de 5 g
*Patch à 5 %

INDICATIONS
Anesthésie locale en peau saine :
*Ponction artérielle, veineuse, sous cutanée
*Pose de perfusion périphérique
*Ponction d'un site implantable
*Ponction de fistule artério-veineuse
*Vaccinations, IDR à la tuberculine
*Ponction lombaire non urgente
*Petite chirurgie
*Ponction articulaire

CONTRE INDICATIONS
*Méthémoglobinémie congénitale
*Porphyries
*Hypersensibilité aux anesthésiques locaux
*Déficit en G6PD chez le nouveau-né de 0 à 3 mois
*Prématurés de moins de 37 semaines (sauf si prescription)
*Chez les enfants de moins de 3 mois : pour l'injection des vaccins vivants

EFFETS INDESIRABLES
*Pâleur : sur le site d'application, due à une vasoconstriction. Elle disparaît 20 à 30 mn après l'ablation du pansement transparent adhésif. Il faut donc attendre cette phase pour effectuer le prélèvement sur la veine repérée
*Allergie : eczéma de contact
*Méthémoglobinémie : chez l'enfant de moins de 3 mois, surtout lors d'associations avec des produits méthémoglobinisants (les Sulfamides, ...)
*Chez le petit enfant : limiter le nombre de sites en raison du risque convulsivant de ce produit
*Risque de brûlure de la cornée en cas de contact avec les yeux

Utilisation
*Prévenir l'enfant
*Prévoir 2 sites d'application
*Recouvrir d'un film transparent adhésif (+ bande Velpeau chez les petits enfants afin d'éviter le contact oculaire)
*Dose par application : 1 à 3 g chez l'adulte, 1 à 2 g chez l'enfant de plus d'un an, 0,5 g chez l'enfant de 3 à 12 mois, 1/4 de tube de crème ou 1/4 à 1/2 patch chez le nouveau-né
*Noter l'heure de la pose
*Laisser 1 à 2 heures en fonction de la profondeur de l'anesthésie souhaitée
*Durée d'action : 1 à 2 heures après le retrait de la crème.

 

                                 Recueil aseptique des urines pour ECBU


E.C.B.U = Examen Cyto Bactériologique des Urines

PREPARATION DE L' ENFANT
*Vérifier la prescription
*Expliquer le soin à l'enfant
*Ce soin doit être fait chez un enfant dont les parties génitales sont propres (par exemple juste après la toilette). Dans le cas contraire, laver les parties génitales et les fesses à l'eau et au savon, rincer et sécher avant le soin.

MATERIEL
Pour les nourrissons et petits enfants (qui ne sont pas encore propres)
*Gants stériles
*Compresses stériles
*Antiseptique
*Poche stérile (fille ou garçon)
*Flacon à E.C.B.U. (bouchon rouge)
*Feuille de laboratoire avec : étiquette du malade, cachet du service, date du prélèvement, résultat de la bandelette urinaire et traitements antibiotiques éventuels, cocher recueil des urines par poche et antibiogramme
*Bandelettes urinaires
Pour les enfants plus grands
*Compresses stériles
*Antiseptique
*Gants non stériles
*Flacon à E.C.B.U. (bouchon rouge)
*Feuille de laboratoire avec : étiquette du malade, cachet du service, date du prélèvement, résultat de la bandelette urinaire et traitements antibiotiques éventuels, cocher recueil des urines 2° jet et antibiogramme
*Bandelettes urinaires

TECHNIQUE
Pour les nourrissons et petits enfants :
*Se laver les mains (lavage simple)
*Ouvrir les gants
*Ouvrir les compresses et bien les imbiber d'antiseptique
*Ouvrir la poche stérile
*Enfiler ses gants
*Bien désinfecter les parties génitales à l'aide des compresses imbibées d'antiseptique en évitant de toucher avec ses gants (utiliser les compresses) : pour les filles : une compresse par lèvre et d'avant en arrière sans revenir sur le geste ; pour les garçons : décalotter avec précaution et bien insister au niveau du méat
*Laisser une compresse imbibée d'antiseptique en place
*Mettre le bouchon à la poche pour permettre le recueil d'une miction
*Bien coller la poche pour éviter les fuites
*Si pas d'urine au bout de 30 mn : changer de poche en répétant la procédure
*Transvaser stérilement les urines dans le flacon et le refermer immédiatement
*Contrôler la bandelette urinaire et noter le résultat sur la feuille de labo

Pour les enfants plus grands :
*Leur demander de prévenir l'infirmière dès qu'ils ont envie d'uriner (tenir prêt le matériel)
*Se laver les mains (lavage simple)
*Mettre les gants non stériles
*Désinfecter les parties génitales sans toucher à la partie de la compresse qui sera au contact de l'enfant (doit rester stérile) en la pliant par les coins. Même technique que pour les nourrissons
*Laisser couler les premières gouttes d'urines dans les toilettes
*Recueillir l'urine au milieu de la miction et refermer immédiatement le flacon
*Contrôler la bandelette urinaire et noter sur le résultat sur la feuille de labo.

APRES LE RECUEIL
*Etiqueter le flacon
*Le faire acheminer rapidement au laboratoire
*Transmissions écrites dans le dossier de soins.

 

 

 

 

                                     LA PHOTOTHERAPIE

 a*L'enfant sous photothérapie doit être le plus nu possible pour avoir un maximum de surface                                cutanée libre.
*Protéger les yeux pour éviter les lésions de la cornée.
*Si l'enfant est dans un incubateur avec de la photothérapie.

*Surveiller la température de l'enfant.
*Baisser la température de l'incubateur.
*Augmenter les rations hydriques pour éviter la déshydratation due à la photothérapie.



Si l'enfant est hors de l'incubateur avec de la photothérapie.

*Surveiller la température de l'enfant.
*Surveiller l'état cutané et les réactions de l'enfant.



*Surveiller l'efficacité du traitement avec un dosage de la bilirubine.
*Surveiller l'aspect et la couleur des selles, des urines.
*Surveiller le regard en coucher de soleil.

 

                                               

L’allaitement maternel


C’est le mode d’allaitement le plus physiologique et le mieux adapté au nourrissions. Aucun lait artificiel ne peut l’égaler.
Composition de lait maternel.

Elle varie durant l’allaitement on considère 3 périodes.
les 3 premiers jours : sécrétion de colostrum :
Liquide peu abondant. Jaunâtre parfaitement adapté au tube digestif du nourrisson et à l’élimination de la 1ére selle par son effet laxatif. Liquide d’un grande intérêt bactériologique car riche en immunoglobulines IgA et lysozymes ce qui lui confère un rôle dans la défense anti-infectieuse.
Il est pauvre en lipides et en lactose, très riche en protéines, vitamines et sels minéraux.
les jours suivants et jusqu’au 10 jours :
Sécrétion d’un lait de transition, de composition intermédiaire dont teneure en protéines diminue alors que celle des lipides el du lactose augmente
au delà du 10 jours :
Lait définit ou de pleine lactation.
les avantages de l’allaitement maternel :

propriétés immunologiques.
Le lait maternel protége l’enfant contre les infections, particulièrement les infections intestinales et respiratoires grâce aux anticorps qu’il contient. Il contribue également à réduire l’incidence de certaines allergies en particulier l’asthme et l’eczéma.

Les effets psychologiques :


L’allaitement au sien créé des contacts étroits et chaleureux entre la mère et son enfant, source de plaisir pour les deux.

le lait maternel constitue l’aliment le plus assimilable pour le nourrisson. Il à l’avantage de conserver toutes ses qualités nutritives et ne subit ni altération au contact de l’air ni ébullition responsable de la destruction des vitamines.

CAT pour l’allaitement maternel.

*La mise au sein doit être précoce. Le nouveau né N.N doit être mis au sein dans les premières heures de la vie
L’absence de mise au sien précoce :
*Expose le N.N au risque d’hypoglycémie
*Entrave la montée laiteuse
*Expose au risque d’engorgement mammaire et d’abcès des siens.

*Elle doit être exclusive.
Il est inutile de donner au N.N d’autres liquides qui ne feront qu’entraver la sécrétion lactée et l’exposer au risque d’infection

*Le soutien de la mère dans la mise au sein.
Au cours de cette période de mise en place de l A.M les mères ont besoin d’être bien informées et soutenues par les réussites de l A.M
A.M : allaitement maternel

*L’entretien de l’allaitement


Des conseil simples permettront a la mère de réussir son allaitement il faut insister sur :
*La souplesse dans les horaires IL n’est Pas nécessaires d’imposer a l’enfant des horaires fixes
*Avant la mise au sein, la mère nettoie le mamelon ( eau minérale ou eau du robinet ).
-*Le confort de la mère lors de la tétée. La mère allaitante doit être confortablement assise le dos bien cale les pieds relèves dans une atmosphère de calme
*La façon de conduire la tétée
Il est nécessaire de donner alternativement les 2 siens. La durée de la tétée ne devrait pas dépasser 10-15 minutes au bébé on position vertical pendant une quinzaine de minutes pour permettre l’éructation ou rejet d’air c’est ce qu’on appelle le ‘’rot’’
*La nécessite de ne pas donner des biberons. Si le nourrisson crie s’assurer qu’il ne s’agit pas d’autre chose qui expliquerait le malaise de l’enfant (besoin de changer. Colique…) et éviter de l’habituer a la sucette car elle est non hygiénique d’autre part le nourrisson risquerait de devenir plus tard un suceur de pouce.
*/Hygiène de vie de la femme qui allaite : conseiller de se reposer et d’être au calme .

 

 

 

examen de gorge


Définition :

C’est une technique qui consiste à apprécier l’état clinique du pharynx (aspect, œdème…) en vue de dépister une pathologie de la sphère ORL, et qui permet généralement d’évoquer une angine.
Indication :

Vomissement ;
Refus de téter pour le nourrisson
Syndrome fébrile à 38° ;
Dysphagie ;
Adénopathies cervicales.
Matériel :

abaisse-langue (ou cuillère) ;
Miroir de clar (ou torche pour éclairage) ;
Une serviette, alcool à 70° + haricot.
Technique :

*Les gonglions cervicales sont examinés directement par la palpation on demande d’ouvrir la bouche largement, langue fixée par l’abaisse langue tout en prononçant AAAH.
*A l’aide d’un faisceau lumineux dirigé sur le fond de la gorge, on peut détecter par observation directe une fausse membrane, une hypertrophie amygdalienne, un kyste…comme on ne rien observer d’anormal (couleur rose).
*Chez le nourrisson qui serait maintenu fermement par sa maman ou un aide, on pince ses narines afin qu’il se trouve dans l’obligation d’ouvrir sa bouche.
Incidents + Accidents :

vomissement d’où maintenir le patient assis ou sur le coté tète basse afin de prévenir les fausses routes.

                                                                                                                      prélévement de gorge

Définition :

C’est un examen bactériologique qui consiste à prélever un échantillon de pus ou d’épithélium sur la zone où siège l’affection par un écouvillon stérile, le principal objectif du prélèvement reste la détection du streptocoque bêta hémolytique du groupe A (S.G.A) ou streptococcus pyogènes.

Indication et contre indication :


Il est indiqué généralement après l’échec d’une thérapeutique ou lorsque la clinique n’est pas suffisamment évocatrice.
Il est proscrit dans le cas du phlegmon de l’amygdale (collection fermée à ponctionner) et le cas d’une épiglottite, dans ce cas on fait l’hémoculture.

Matériel :

paire de gants ;
Un abaisse langue en bois ou en métal stérile ;
2 tubes + écouvillons stériles + bon d’examen ;
Un haricot + moyen de protection ;
Alcool à 70° + coton ;
Sérum salé + une seringue à u.u
Technique :

A l’aide d’une abaisse langue, appuyer à la base de la langue pour découvrir la gorge (sans abaisse langue pour les petits enfants), le patient fait AAAH…en tirant la langue) ;
Repérer les endroits in flammés, des points blancs (pus) ou encor une pseudo-membrane, prélever précisément à cet endroit en faisant rouler l’écouvillon, au besoin utiliser un autre écouvillon pour un autre endroit, noter la fièvre éventuelle ainsi que la présence ou non de ganglion ;
Décharger l’écouvillon dans 0,5 à 1 ml de sérum salé (Na Cl à 0,9 %) stérile en l’agitant vigoureusement et en l’essorant sur les parois du tube ;
Lorsque le prélèvement est un liquide, cette étape est supprimée.
Incidents + accidents :

Vomissements en chatoyant la luette
Précautions à prendre:

Le prélèvement doit être réalisé avant tout antibiothérapie locale ou générale ou hygiène bucco-dentaire ;
Il est préférable de frotter simultanément 2 écouvillons sur les amygdales, ou sur les piliers du voile du palais et la paroi postérieure du pharynx en l’absence d’amygdales, un écouvillon servira à confectionner le frottis destiné à l’examen direct, le second à l’ensemencement des milieux de culture ;
Le prélèvement doit être mis au frais, les éléments étant moins altérés ;
Acheminement rapide au laboratoire.

 

 Soins infirmiers: amygdalectomie

 

definition

L’amygdalectomie a pour but d’enlever chirurgicalement les amygdales palatines hypertrophiées à l’origine des difficultés respiratoires, alimentaires ou infectieuses.
Soins pré-opératoires.

La rentrée se fait la veille ;
Le patient doit être à jeun ;
Vérifier le dossier d’anesthésie ;
On commence à opérer à environ 4 ans.
Soins post-opératoires.

Surveillance stricte pendant les 6 premières heures d’autant plus que le patient sera jeune (surtout lié à l’anesthésie car l’enfant est endormi au masque et risque donc de décompenser au niveau respiratoire) ;
Surveiller la conscience ;
Nettoyer le sang ;
Garder la tête sur le côté ;
Rechercher les signes hémorragiques (TA, pouls, coloration des extrémités, pâleur) ;
Quantité de sang crachée, l’inciter à cracher ce qu’il reste dans sa gorge ;
Rassurer le patient ;
Si pas de complications, on garde la perfusion jusqu’au lendemain ;
Administrer le traitement antalgique prescrit ;
Evaluer les douleurs post-opératoires.

L’alimentation.

Se fait dès la 6ème heure, on fait sucer des glaçons qui vont arrêter la douleur de suite mais ensuite la douleur revient ;
La déglutition est douloureuse, on privilégie une alimentation froide et ½ liquide jusqu’au 3ème jour (lait, compote, crème glacée) mais sans fibre (elles sont irritantes) ;
Après le 3ème jour, on passe à une alimentation un peu plus consistante avec de la viande hâchée (alimentation tiède) ;
Il faut éviter jusqu’au 10ème jour une alimentation dure (comme des miettes de pain) car elle peut faire tomber la croûte de cicatrisation.


En cas de grosses complications post-opératoires.

Hémorragie :
Evaluer le retentissement de celle-ci ;
Voir si il y a un choc hémodynamique ;
TA, pouls, pâleur, conscience ;
Vérifier l’aspect des saignements ;
Appeler immédiatement le médecin et/ou l’anesthésiste ;
Préparer le patient qui est susceptible d’avoir une transfusion ;
Nettoyer et rassurer le patient ;
Evacuer les caillots par aspiration douce si le médecin n’arrive pas tout de suite ;
Exercer un tamponnement dans les loges amygdaliennes.
La sortie.

Elle se fait après un examen ORL fait par le médecin ;
Informer le patient et son entourage sur les conseils alimentaires ;
Expliquer et vérifier l’ordonnance de sortie ;
Carnet de santé ;
Donner le rendez-vous de contrôle pour le dernier contrôle.
On peut enlever les végétations (adénoïdectomie) en même temps que l’amygdalectomie

 

      

            INSTALALATION AURICULAIRE

 

Définition:

Méthode qui consiste à introduire en goutte à goutte un produit médicamenteux dans le conduit auditif externe.

Indications :
Faciliter l’extraction d’un bouchon de cérumen, de débarrasser le conduit auditif des sécrétions, d’un écoulement de pus.
L’otite
Toutes infections auriculaires

Contre-indications :

En cas de perforation tympanique.
Irritation du tympan.
Présence de drain.

Matériel:

Médicament auriculaire prescrit se présentant sous forme de gouttes auriculaire.
Compresses stériles ou cotons tige.
Réniforme.
Protection pour le lit du patient.

Technique:

Réchauffer le médicament à température ambiante (sauf indication contraire)
Veiller à ce que la pièce soit bien éclairée, au besoin, installer une source lumineuse.
Se laver les mains avec un savon doux
Nettoyer le conduit avec un coton tige en présence d’un écoulement, afin d’augmenter l’efficacité du médicament.
Avant d’instiller le médicament, redresser le conduit auditif en tirant sur le pavillon de l’oreille vers le haut et en arrière, chez l’adulte - ou en bas et en arrière, chez le nourrisson et l’enfant.
Appuyer la main qui tient le compte - gouttes sur la joue du patient et instiller la quantité prescrite de médicaments en faisant couler le produit sur le coté du conduit auditif et non sur le tympan.
Recommander au patient de rester sur le côté durant 5 à 10 minutes afin de permettre la descente du produit dans le conduit auditif.
Introduire une petite boule de coton dans le conduit auditif afin que le médicament ne s’écoule pas en dehors du conduit et que l’excès de médicament soit absorbé.
Nettoyer et sécher le pavillon de l’oreille si nécessaire.
Utiliser la même technique pour l’autre oreille selon la prescription.
Réinstaller le patient confortablement.
Se laver les mains.

Surveillance:
Efficacité de l’instillation & aucune apparition de vertiges ou de douleurs.


Critères de qualité du soin :

Étirement correct du pavillon de l’oreille lors de l’instillation pour obtenir un conduit auditif rectiligne.
Extraction du bouchon de cérumen ou autre substance obstruant le conduit auditif.
Absence de douleurs et de vertiges pendant le déroulement du soin.
Expliquer au patient de nettoyer le pavillon de l’oreille et d’essuyer les écoulements du conduit auditif au bord de celui-ci sans introduire de coton tige et sans pousser les sécrétions

 

 

 

 

 

La laryngoscopie

 

Définition :        

C’est un examen médical qui consiste à visualiser le larynx et les cordes vocales.


Principe :

Elle peut être réalisée de deux manières :
-de manière directe qui nécessite une légère anesthésie générale si elle est réalisée avec un fibroscope rigide et une anesthésie locale avec un fibroscope souple et donc une courte hospitalisation (le plus souvent une journée),
-de manière indirecte avec un miroir de Clar.


But :

- elle permet d’effectuer des biopsies ;
- elle permet la vision du larynx à l’aide d’un miroir ;
- l’examen permet de visualiser la base de la langue et la paroi pharyngée latérale, le sillon et les fossettes glosso-épiglottiques, l’épiglotte, l’endolarynx, région sous glottique et l’hypopharynx ;
- Il permet d’apprécier leur aspect normal ou pathologique (inflammatoire, tumoral, existence de corps étranger) ;
- de manière indirecte qui permet d’apprécier le repli glosso-épiglottique, la face laryngée de l’épiglotte, la trachée, le repli ary-épiglottique, la paroi externe du sinus piriforme, les cartilages accessoires et l’aryténoide.


Indication :

- toute dysphonie persistant depuis plus de 15 jours
- toute dysphagie
- toute douleur, paresthésie ou otalgie (douleur réflexe d’une lésion pharyngée
- toute dyspnée inspiratoire dont l’origine paraît laryngée
- toute tuméfaction cervicale
Contre indication :

Pour le procédé direct, les CI sont celles de la fibroscopie, c’est à dire :

anévrisme de la crosse de l’aorte,
tuberculose fébrile,
insuffisance cardiaque,
infection broncho-pulmonaire chronique

Par contre en indirect, l’examen est simple, il en existe peu sauf chez le nourrisson ou enfant, certains malades alités ou tétraplégiques, chez certains adultes aux réflexes nauséeux, dans certaines prédisposition anatomique (épiglotte basculée en arrière).
Lieu de l’examen :

Dans le cabinet médical
Au bloc opératoire
Les précautions particulières :


Le patient a eut une consultation avec l’anesthésiste si la laryngoscopie est réalisée sous anesthésie générale. Le patient a respecter les éventuelles recommandations de l’anesthésiste (en rapport a un traitement, s’il devait être à jeun, une prémédication,…).
Incidents-accidents :

La laryngoscopie indirecte requiert que la langue soit tirée vers l’extérieur de la bouche, la cavité bucco-pharyngale s’en trouvant déformée, affectant du même coup la statique et dynamique des cordes vocales. De plus, la position de la langue fait que le sujet ne peut prononcer que quelques voyelles et difficilement.


 

 

 

 

Déroulement :

Avant :

- préparation du matériel
- Constitution du dossier de soin
- Il peut être fait une anesthésie local à la xylocaïne
- Education auprès du patient
- Rassurer le patient
- Renseigner le patient sur d’éventuelles questions dont il se pose
- S’assure de l’existence du matériel et de sa stérilité
Matériel :

De manière directe :

-pince coudée
-seringue coudée
-anesthésiant (xylocaïne)
-fibroscope


De manière indirecte :-un miroir de Clar, des miroirs laryngés de taille différente
-une lampe
-des pastilles anesthésiantes ou du spray



pendant : Déroulement de l’examen indirect :-le malade est assis en face du médecin

-la bouche ouverte, le médecin lui tire la langue à l’aide d’une compresse et il place le miroir laryngé préalablement chauffé (afin d’éviter toute buée) contre la paroi postérieure de l’oropharynx en refoulant la luette.

-le miroir est éclairé par la lumière issue du miroir frontal de Clar
pendant l’examen, le malade doit respirer librement par la bouche

-le médecin lui fait dire « i » ou « é », on apprécie mieux l’anatomie des fossettes glosso-épiglottiques et de l’endolarynx, car l’épiglotte se révèle et surtout on se rend compte de la mobilité des cordes vocales


nb : parfois on fait une anesthésie locale avec du spray pour les personnes aux réflexes exacerbés.


Après :
- Désinfecter le matériel
- Noter les éléments significatifs sur le dossier
- Si le patient n’a pas bien compris ce que lui a dit le médecin, lui apporter des éléments de compréhension
- S’assurer que le patient a bien supporter l’examen
- Dans le cas d’une biopsie, envoyer le prélèvement au laboratoire (où il aura été indiqué le nom, prénom, date de naissance, la date de la biopsie et éventuellement l’heure avec le bon du laboratoire)



Rôle IDE :

-éducation avant et pendant l’examen
-rassurer le patient avant et pendant
-assister le médecin
-s’assurer de l’existence du matériel et de sa stérilité
-renseigner le patient sur le déroulement de l’examen



Résultats :

la laryngoscopie peu réveler la présence d’une inflammation, d’une tumeur, d’un cancer ou d’une malformation du larynx ou du pharynx, qui sera confirmée par examen anapath.

 

 

 

LA PARACENTESE

 

Définition.

Incision radiaire du tympan sous examen au microscope. Anesthésie pour les enfants mais pas pour les adultes.


Comportement infirmier.

Contention de l’enfant.

Il s’agit d’un acte peu douloureux (douleur très brève et soulagement rapide) mais qui est souvent réalisé chez un enfant fatigué et angoissé. Le geste doit être précis pour ne pas léser les éléments rétrotympaniques. Il faut expliquer le geste aux parents qui sont souvent impressionnés.

L’enfant est maintenu couché sur le dos, la tête tournée et les épaules plaquées ; il peut être enroulé dans un drap. Un deuxième aide lui maintient fermement la tête tournée du côté opposé.

Recueil du prélèvement du liquide rétrotympanique dans un tube stérile et envoi rapide au laboratoire de bactériologie après étiquetage et remplissage de la fiche de renseignements.
Conseils aux parents.


Expliquer qu’un petit saignement peut persister pendant une ou deux heures ;
Surveiller la température et l’écoulement de l’oreille ;
Expliquer la prise des antalgiques et les mesures antipyrétiques ;
Interdire l’introduction d’eau dans le conduit auditif externe (CAE) jusqu’à la prochaine consultation ;
Ne pas utiliser de coton-tige et nettoyer seulement l’orifice externe du CAE, ne pas instiller de gouttes auriculaires non prescrites par le médecin ;
Expliquer les méthodes de drainage rhino-pharyngé et de mouchage ;
Vérifier le rendez-vous de consultation dans 48 heures qui donnera les résultats du prélèvement bactériologique.

 

la trachéotomie

Définition:

La trachéotomie consiste en une ouverture de la face antérieure de la trachée à la peau nécessitant le port permanent de canule. Elle est différente de la trachéostomie qui consiste en l'abouchement définitif de la trachée à la base du cou, après laryngectomie ou pharyngolaryngectomie totale et ne nécessitant pas le port de canule.



Anatomophysiologie:

Accolée à l'oesophage sur toute sa longueur, la trachée fait suite au larynx et se divise en deux bronches souches. Elle est formée d'anneaux cartilagineux de paroi postérieure souple et contractile. Sa face interne est tapissée d'une muqueuse ciliée. Le triangle de trachéotomie est limité par les muscles sterno-cléido-mastoïdiens et sous hyoïdiens.
Indications de la trachéotomie:

Obstacle haut (inflammatoire, corps étranger, traumatisme...)
En cas d'intubation trachéale impossible ou prolongée
Laryngo ou pharyngolaryngectomie
Types de canules:

La taille de la canule est choisie en fonction du poids et de l'âge du patient, elle doit avoir le plus grand diamètre interne possible, un ajustement est nécessaire après quelques jours postopératoires, en raison de la diminution de l'oedème postinterventionnel.


La canule est en plusieurs parties: un tube externe coudé, éventuellement monté sur un ballonnet gonflable, accueille un tube interne (chemise interne), qui est lavé plusieurs fois par jours pour éviter l'obstruction par des sécrétions desséchées. Enfin, un mandrin à embout non traumatique est utilisé pour la mise en place de la canule.
Complications:

Troubles de la déglutition , pouvant s'accompagner de fausses routes.
Infection superficielle, périchondrite trachéale voire infection broncho pulmonaire sont fréquentes, d'où intérêt d'une antisepsie rigoureuse lors des soins de canule et d'aspiration;
désadaptation de la canule: il faut dans ce cas rechercher une taille de canule plus adaptée au patient;
obstruction de la canule par des sécrétions trachéales desséchées, prévenue par un nettoyage fréquent et une humidification de l'air;
emphysème sous cutané, se manifestant par des crépitements neigeux à la pression
hémorragie veineuse, due à l'érosion de veines ou à un lâchage de sutures
hémorragie artérielle du canal artériel brachiocéphalique par le bec de la canule, il s'agit d'une urgence chirurgicale
fistule trachéocutanée, cicatrice vicieuse pouvant nécessiter une reprise chirurgicale
sténose trachéale et granulomes dus à une canule inadaptée
Soins infirmiers:

Aérosols, la trachéotomie court-circuitant les voies aériennes, l'air n'est plus filtré ni humidifié
Aspirations trachéales avec éducation du patient à l'auto aspiration devant un miroir
Surveillance de l'alimentation, d'abord pâteux et ballonnet gonflé, ou par sonde gastrique
Administration d'antibiothérapie curative ou prophylactique
Soutien psychologique+++ du patient, ayant commencé avant l'opération: trouver de nouveau moyens de communication, puis lors de la pose de canule fenêtrée, éducation du patient à son utilisation
Education du patient au maniement de la canule et à ses soins afférents
Lors que la respiration "normale" est à nouveau possible, sur prescription, procéder à la décanulation; un matériel de recanulation doit être présent dans la chambre du patient qui bénéficiera d'une surveillance stricte pendant 24h; pansements de l'orifice à refaire plusieurs fois par jour, les sécrétions étant très abondantes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

role infirmier devant une intervention occulaire

 

 

I-  A l’arrivée du patient


accueillir le patient et l’informer sur les conditions de séjour, déroulement de l’intervention…


vérifier qu’il n’a pas d’affections ORL qui ferait retarder l’intervention


noter le traitement dans le dossie r de soins infirmier (vérifier qu’il n’est pas sous anticoagulants)


continuer les collyres prescrits avant l’intervention


vérifier le dossier d’anesthésie, d’OPH (si cataracte calcul d’implant)


expliquer au patient qu’il est à jeun (ni boire, ni manger, ni fumer)


appliquer le protocole pré opératoire (douche à la Bétadine…)

II- Le jour de l’intervention


vérifier l’absence de maquillage, prothèse, de bijou, de vernis...


vérifier que le patient a fait une toilette pré-op (protocole du service)


faire vider la vessie


donner la prémédication


dilater l’oeil à opérer si nécessaire selon protocole


poser une voie veineuse selon protocole (choix du côté, ATB)


rassurer le patient


prendre : température, tension, pouls, pour avoir des chiffres de référence

III- Au retour du bloc


surveiller la douleur (hypertonie, kératite, complications diverses)


surveiller la perfusion, le pansement (étanche, occlusif, bien positionné)


prendre la tension, le pouls, la température


administrer le traitement prescrit


rassurer le patient, le resituer dans sa chambre

installer le patient confortablement (sonnette…)

reprendre l’alimentation de suite si AL

rappeler les consignes de sécurité (immobilisation, pas d’effort,…)

IV- A sa sortie


porter la coque la nuit et des lunettes de soleil dans la journée (trois semaines)


continuer le traitement et l’instillation de collyres en respectant les règles d’hygiène


s’assurer que le patient ou son entourage pourra lui mettre les collyres (sinon ordonnances)


éviter le maquillage, les teintures, l’ usage du rasoir électrique, le sport pendant deux ou trois
semaines (activités permises et déconseillées)


ne pas soulever d‘objets lourds, ne pas se pencher brutalement en avant


ne jamais frotter l’oeil opéré

s’assurer qu’il a reçu tous les documents nécessaires (ordonnance, RDV,…)

 

 

Lavage oculaire

 


Préparation du matériel


Ø des flacons de sérum physiologique un haricot


Ø des compresses

Déroulement du soin

Ø administrer une goutte de collyre anesthésique (Novesine) sur prescription médicale

Ø demander au patient de s’allonger, lui faire pencher la tête sur le haricot de côté

Ø verser sur l’oeil le sérum physiologique en demandant au patient de regarder dans toutes les
directions pour bien rincer les culs de sac conjonctivaux

Ø le lavage doit être doux et long en cas de projection chimique (10mn

 

L’INSTILLATION DE COLLYRE

 

 

Préparation du matériel

Ø flacon ou ophtadose de collyre (date de péremption : 15 jours)

Ø compresse

Préparation du patient

Ø vérifier la prescription

Ø s’assurer que le patient n’a pas d’allergie connue à ce collyre

Ø rassurer le patient (enfant)
Ø informer sur les effets secondaires du collyre

Technique

Ø se laver les mains

Ø se placer face au patient

Ø demander au patient de renverser la tête en arrière et de regarder vers le haut

Ø abaisser la partie externe de la paupière inférieure avec une compresse et laisser tomber une
goutte de collyre dans la partie externe du cul de sac conjonctival en baignant la cornée

Ø demander au patient de regarder devant lui essuyer l’excédent de collyre qui coule sur la
joue après fermeture palpébrale
Si on pose un pansement oculaire, la compresse doit maintenir la paupière fermée, si paupière
ouverte risque d’ulcère de la cornée

 

Le glaucome – Soins infirmiers spécifiques

 

Généralités

Le terme de glaucome regroupe plusieurs affections oculaires, mettant en jeu le pronostic visuel par
atteinte des fibres du nerf optique, secondaire à une hypertonie aiguë ou chronique du globe
oculaire. L’absence de traitement conduit à la cécité totale et définitive par atrophie du nerf optique.
Le glaucome aigu à angle fermé
La racine de l’iris s’accole devant le trabeculum empêchant le filtrage de l’humeur aqueuse.
Le glaucome aigu à angle fermé est une urgence médicale ophtalmologique.
Le pronostic visuel est mis enjeu par atteinte des fibres du nerf optique.
Un principe à retenir absolument : ne jamais instiller de mydriatiques.
Le glaucome aigu est une hypertension brutale des liquides de l’oeil. Il se manifeste par une douleur
violente et subite du globe oculaire, une rougeur de la conjonctive, une semi-mydriase, une
diminution de la vision. Nausées et vomissements sont très fréquents.
La pression douce du globe déclenche une douleur vive. Le globe apparaît dur comme une bille. En
l’absence de traitement adéquat et intervenant en urgence, c’est la cécité.

Conduite à tenir sur prescription médicale

Ø perfuser le patient

Ø prélever un bilan sanguin (iono)

Ø administrer un flash de Mannitol 20%, 1 à 3 flash de 100 cc /jour pendant 1 à 3jours

Ø administrer du Diamox en IV et/ou PER OS, la posologie est de l’ordre de 500 mg 1 à 3
fois/jour pendant 1 à 3 jours en général

Ø instiller un collyre myotique : Pilocarpine 2% 1 goutte toutes les 10mn pendant la 1er heure,
puis 1 goutte toutes les heures pendant 6 heures et enfin 1 goutte toute les 6 heures dans
l’oeil en crise

Ø ce collyre est à mettre dans les deux yeux, dans l’oeil sain on met une goutte toutes les 6
heures car les deux yeux sont prédisposés donc risque de bilatérisation.
Le Diamox agit en diminuant la sécrétion d’humeur aqueuse par le corps ciliaire donc diminution de
la pression intra-oculaire.
Le mannitol agit en déshydratant le vitré, il a une action antioedémateuse et hypotonisante oculaire
rapide (30 à 60 mn).
Ces soins sont faits sur prescription médicale avec une surveillance de la tension, du pouls
(bradycardie si usage de collyres bêta-bloquants), de la diurèse, de la kaliémie, de la douleur.
(antalgique sur prescription médicale)
Lorsque l’hypertonie est contrôlée, la prévention de nouvelles poussées sera faite, soit au laser, soit
chirurgicalement (iridotomie).
Le glaucome à angle ouvert
Le glaucome à angle ouvert est dû à une sclérose progressive des pores du trabeculum créant une
résistance à l’écoulement de l’humeur aqueuse.
L’élévation du tonus oculaire est au long cours, il n’y a pas de symptôme, pas de douleur avec un
angle irido-cornéen normal, c'est-à-dire ouvert. A long terme, l’évolution conduit à la cécité.
Le traitement est médical au début, collyre bêtabloquant. C’est un traitement à vie, il ne doit jamais
être interrompu.
Si échec, traitement au laser ou intervention chirurgicale (trabéculectomie)

 

 

Le décollement de la rétine – Soins infirmiersspécifiques

 

 

Généralités

La rétine est un tissu constitué de cellules nerveuses (cônes et bâtonnets) sensibles à la lumière
pénétrant par la pupille de l’oeil. Les fibres issues de ces cellules se concentrent en un point du
globe oculaire dépourvu de cellules sensorielles pour former le nerf optique.
La rétine est composée d’un neuro-épithélium qui repose sur un épithélium pigmenté. Lors du
décollement de la rétine, un clivage se produit entre ces deux épithéliums. Dans l’espace qui se crée
apparaît du liquide sous rétinien qui produit une poche extensive. Si cette poche s’accroît, la perte
de la vision peut être totale et définitive.
Les causes du décollement sont nombreuses. Le plus souvent il s’agit du vieillissement de l’oeil,
d’une complication de la myopie, d’un traumatisme.
La suspicion de décollement rétinien doit être très forte lorsqu’on observe chez un sujet à la vision
normale, l’apparition d’un voile obscur amputant une partie du champ visuel. Le plus souvent son
installation est précédée par des phosphènes (éclairs bleus) ou photopsies (visions subjectives
d’apparence lumineuse qui frappent l’oeil sain et l’oeil malade et qui sont dues à des excitations
directes de la rétine et du nerf optique).
Le patient peut également faire état de vision de fumée, de cheveux, de pluie, de suie, de filaments.
Le champ visuel est partiellement amputé.
Le diagnostic du décollement de la rétine repose sur l’examen du fond d’oeil.

Soins pré-op.

Ø ceux cités ci-dessus

Ø repos strict au lit

Ø applications de trois collyres mydriatiques (sur prescription) et autres

Soins post-op.

Ø ceux cités ci-dessus

Ø veiller au respect de la position du patient :
- si DR est supérieur : position assise
- si DR est nasal gauche : position plat dos tête à gauche
- si DR inférieur : position ventrale si possible
- si DR temporal gauche : position plat dos tête à droite

Ø surveiller la douleur qui peut être intense évaluer et appliquer le protocole

Ø obtenir une mydriase permanente pour mettre l’oeil au repos et en faciliter l’examen

Complication

L’hyperpression intra-oculaire liée au gaz comprimant la sclère avec céphalées péri-orbitaires,
nausées et vomissements.
Il faut prévenir le chirurgien en urgence pour mesurer la pression intra-oculaire et administrer sur
prescription un hypotonisant qui diminue la sécrétion d’humeur aqueuse (Diamox) et de mannitol
(en perfusion) qui déshydrate l’humeur vitrée.

Conseils

Ø ceux donnés à la sortie

Ø éviter un voyage en avion à cause du gaz intra-oculaire utilisé pendant l’intervention, de
même que la plongée sous marine

 

 

 

cataracte-soins infirmiers

 

 

 

 

La cataracte correspond à une opacification du cristallin entraînant une baisse de l’acuité visuelle.
Son traitement est chirurgical. Il consiste à extraire le cristallin en respectant sa capsule et à
implanter un cristallin artificiel (implant) dans le sac capsulaire. La technique la plus utilisée est la
phalcoémulsification. (200 000 / an). Elle est réalisée le plus souvent sous A.L. et se pratique en ambulatoire.

Soins pré-op.

Ø ceux cités ci-dessus

Ø dilater la pupille de l’oeil à opérer en instillant des collyres mydriatiques (mydriaticum,
néosynéphrine, atropine selon prescription médicale ou protocole du service)

Ø prévenir l’infection post-op. par des ATB en IV ou per-os selon protocole et prescription

Soins post-op.

Ø ceux cités ci-dessus

Ø surveiller les complications immédiates : hernie de l’iris par effort avec douleur et
déformation de la pupille, infections intra-oculaires

Ø prévenir le chirurgien en urgence

 

 

 

 

 

rôle infirmier en chirurgie oculaire

 

A l’arrivée du patient

Ø accueillir le patient et l’informer sur les conditions de séjour, déroulement de l’intervention…
Ø vérifier qu’il n’a pas d’affections ORL qui ferait retarder l’intervention
Ø noter le traitement dans le dossie r de soins infirmier (vérifier qu’il n’est pas sous anticoagulants)
Ø continuer les collyres prescrits avant l’intervention
Ø vérifier le dossier d’anesthésie, d’OPH (si cataracte calcul d’implant)
Ø expliquer au patient qu’il est à jeun (ni boire, ni manger, ni fumer)
Ø appliquer le protocole pré opératoire (douche à la Bétadine…)

Le jour de l’intervention

Ø vérifier l’absence de maquillage, prothèse, de bijou, de vernis...
Ø vérifier que le patient a fait une toilette pré-op (protocole du service)
Ø faire vider la vessie
Ø donner la prémédication
Ø dilater l’oeil à opérer si nécessaire selon protocole
Ø poser une voie veineuse selon protocole (choix du côté, ATB)
Ø rassurer le patient
Ø prendre : température, tension, pouls, pour avoir des chiffres de référence

Au retour du bloc

Ø surveiller la douleur (hypertonie, kératite, complications diverses)
Ø surveiller la perfusion, le pansement (étanche, occlusif, bien positionné)
Ø prendre la tension, le pouls, la température
Ø administrer le traitement prescrit
Ø rassurer le patient, le resituer dans sa chambre
Ø installer le patient confortablement (sonnette…)
Ø reprendre l’alimentation de suite si AL
Ø rappeler les consignes de sécurité (immobilisation, pas d’effort,…)

A sa sortie

Ø porter la coque la nuit et des lunettes de soleil dans la journée (trois semaines)
Ø continuer le traitement et l’instillation de collyres en respectant les règles d’hygiène
Ø s’assurer que le patient ou son entourage pourra lui mettre les collyres (sinon ordonnances)
Ø éviter le maquillage, les teintures, l’ usage du rasoir électrique, le sport pendant deux ou trois
semaines (activités permises et déconseillées)
Ø ne pas soulever d‘objets lourds, ne pas se pencher brutalement en avant
Ø ne jamais frotter l’oeil opéré
Ø s’assurer qu’il a reçu tous les documents nécessaires (ordonnance, RDV,…)