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soins infirmier en oto-rhino -laryngologie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

soins infirmier en oto-rhino -laryngologie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                   

 

                                                                                    

 

 

 

 

 

                                                          

                                                                                     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Objectif général :

 

    Assurer les soins infirmiers requis pour tout malade présentant une affection oto-rhino-laryngologique

 

Objectifs pédagogiques spécifiques :

 

Au cours de ce cours, l’élève doit être capable de :

 

    Pratiquer un lavage d’oreille

 

    Expliquer au patient la gravité des complications en ORL

 

    Effectuer les soins d’un malade trachéotomisé

 

    Préparer le malade et le matériel pour :

 

v Un examen ORL

 

v L’ablation d’un corps étranger

 

v Une paracentèse

 

    Assurer l’hémostase par un méchage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Introduction

 

      Matériel d’examen en ORL 

                                                        Chapitre1 :l’oreille

 

  1. A.    Rappel anatomophysiologique de l’oreille 
  2. B.     Examen clinique 

 

Fiches techniques

 

  1. Nettoyage de l’oreille 
  2. Le lavage d’oreille 
  3. Le bain de l’oreille
  4. Gouttes dans les oreilles 
  5. La paracentèse 
  6. Extraction de corps étrangers de l’oreille 

 

Chapitre2 : le nez et ses annexes 

 

  1. Rappel anatomophysiologique 
  2. Examen rhinologique 

 

Fiches techniques

 

  1. Nettoyage des fosses nasales 
  2. Administration locale de médicaments 
  3. Le lavage des fosses nasales 
  4. Lavage de sinus 
  5. Hémostase de l’épistaxis 
  6. Rôle infirmier devant une épistaxis 
  7. Rôle infirmier lors d’une adénoïdectomie 

 

Chapitre3 : le pharynx et le larynx

 

  1. Rappel anatomophysiologique 
  2. Examen médical
  3. Rôle infirmier dans certaines interventions chirurgicales sur le pharynx et le larynx 

1)      Rôle infirmier dans une amygdalectomie 

2)      Rôle infirmier en période préopératoire 

 

  

Bibliographie

 

 

 

 

 

Introduction 

 

  Au fur et à mesure du développement médical, les affections ORL ont pris une place importante dans la pathologie générale.ainsi le personnel infirmier doit acquérir les connaissances indispensables pour assurer son rôle qui sera déterminé en fonction de la pathologie rencontrée, et ceci non seulement dans le domaine des soins, mais aussi en tant que collaborateur précieux du médecin pour la pose du diagnostic et la réalisation des examens nécessaires.

Le rôle infirmier en ORL consiste à :

  • Ø Accueillir le malade et l’orienter en cas d’examens complémentaires
  • Ø Préparer et transmettre le dossier médical en vue d’une éventuelle hospitalisation
  • Ø Planifier les rendez-vous ultérieurs
  • Ø Préparer le matériel nécessaire à l’examen du malade .l’entretenir et le stériliser.

L’examen ORL comporte une observation clinique et des techniques d’examen spécifiques(examen cochleo-vestibulaires,rhinoscopie,laryngoscopie….)il peut être complété par un examen général,notamment neurologique,vasculaire,…et des radiographies sous diverses incidences.

Matériel d’examen en ORL :

  • Ø Fauteuil spécial avec têtière pour le malade
  • Ø Chaise ou tabouret pour le médecin
  • Ø Imprimés divers : ordonnances, bon d’examens…
  • Ø Source d’éclairage : miroir de CLAR…microscope
  • Ø Rhéostat, micro aspirations d’oreille de taille variée
  • Ø Boite de spéculmes auriculaires et nasaux de divers diamètres
  • Ø Boites d’instruments stériles : pince de politzer, micro pinces à corps étranger, ciseaux….
  • Ø Boite à pansements stériles, compresses stériles, mèches nasales et auriculaires
  • Ø Médicaments nécessaires pour certains examens ; adrénaline gouttes et désinfectants nasales et auriculaires.le nécessaire pour prélèvement 
  • Ø Miroir laryngé, lampe à alcool, allumettes
  • Ø Pulvérisateurs à anesthésie
  • Ø Jeu de diapason
  • Ø Nécessaire pour paracentèse
  • Ø Protection du malade, haricots
  • Ø A la demande du spécialiste : nécessaire pour examen vestibulaire…..

En général doit être précédé par un interrogatoire pour déceler les antécédents pathologiques personnels et familiaux, les signes pathologiques accusés par le malade et il concerne :

  • Ø La cavité buccale : recherche de ganglions sous maxillaires, d’atteinte sous parotidienne ;
  • Ø Le cavume, le larynx la morphologie des tissus et la mobilité des cordes vocales.
  • Ø Les oreilles : otoscopie pour voir l’état de tympan et du conduit auditif externe : acoumétrie (étude de l’audition à voix parlée ou par le diapason) : audiogramme
  • Ø Les fosses nasales en pratiquant une rhinoscopie antérieure et postérieure.
  • Ø Les nerfs crâniens (facial, récurrent)
  • Ø Selon les résultats obtenus d’autres examens seront demandés, ex : laryngoscopie directe

 

Chapitre1 :l’oreille

 

  1. C.  Rappel anatomophysiologique de l’oreille :

L’oreille constitue l’organe de l’audition et de l’équilibre, on y distingue deux systèmes :

Un système périphérique séparé en 3 parties :

  • Ø L’oreille externe : pavillon et conduit auditif externe (CAE)
  • Ø L’oreille moyenne : membrane de tympan, chaîne des osselets, caisse de tympan, mastoïde, trompe d’eustache
  • Ø L’oreille interne : le labyrinthe formé de la cochlée (audition) et du vestibule 

Un système central comportant :

  • Ø Le nerf cochléovestibulaire8 (paire crânien) dans le conduit auditif externe jusqu’au tronc cérébral.
  • Ø Le tronc cérébral, le cortex cérébral et les voies d’association.

Dans la fonction de l’audition : chaque partie de l’oreille joue’ un rôle capital et complémentaire des deux autres parties.

  • Ø L’oreille externe : favorise la localisation sonore
  • Ø L’oreille moyenne transmet les sons de l’oreille externe (vibration de l’air) à l’oreille interne (vibration de l’eau) : périlymph et endolymphe) sans perte d’énergie .elle sert aussi de protecteur de l’oreille interne grâce aux mouvements des osselets : une stimulation sonore intense déclenche une contraction du muscle de l’étrier : c’est le réflexe stapidien.
  • Ø L’oreille interne : reçoit une onde de pression liquidienne correspondant à l’enfoncement de l’étrier dans lez fenêtre ovale .cette onde se propage dans la périlymphe puis dans l’endolymphe jusqu’à l’organe de corti depuis la base du limaçon vers l’apex et ressort au niveau de la fenêtre ronde : puis la signal mécanique est codé en signal électrique .enfin le message arrive au cerveau  auditif situé dans le lobe temporal.

Dans la fonction de l’équilibre : il y a une contribution de 3 systèmes :

  • Ø Le système vestibulaire (central et périphérique)
  • Ø Le système proprioceptif (positionnement des membres dans l’espace)
  • Ø La vision

 

  1. D.  Examen clinique :

 

Les symptômes qui amènent à examiner l’oreille sont :

  • Ø L’otalgie : douleur de l’oreille
  • Ø L’otorrhée : écoulement de l’oreille qui peut être purulent, sanglant (otorragie) ou de liquide céphalo-rachidien (otoliquorrhée)
  • Ø La surdité : baisse auditive quelqu’en soient le degré ou la nature
  • Ø L’acouphène : impression subjective de bourdonnement ou sifflement d’oreille
  • Ø Le vertige : illusion de mouvement purement subjectif, parfois accompagné d’un désiquilibre
  • Ø Le désiquilibre : il est ressenti par la patient et constaté par l’observateur.

L’examen clinique : comporte l’inspection du pavillon et la palpation de la région auriculaire à la recherche des adénopathies et des points douloureux….l’otoscopie est  l’examen du conduit auditif externe et du tympan nécessitant un matériel adapté (spéculum, lampe frontale, microscope). Elle nécessite le nettoyage préalable du CAE et le maintien d’une position correcte du patient (enfant)

L’examen de l’audition : permet d’apprécier l’importance de la surdité et de ses répercussions sociales, ainsi que préciser la nature de la surdité (perception, transmission, mixte), ce qui permet de localiser les lésions. L’examen clinique de l’audition est  réalisé par le test à la voix chuchotée et par l’acoumétrie (examen au diapason) : épreuve de Weber et de Rinne.

L’examen vestibulaire : on recherche des signes vestibulaires : vertige rotatoire, instabilité en position debout ou à la marche : une hypotonie homolatérale lors de la fermeture des yeux, un nystagmus.

 

 

Fiches techniques

 

1)   Nettoyage de l’oreille :

 

Il a pour but de débarrasser le conduit auditif :

  • Ø Du cérumen et des débris épidermiques
  • Ø Des sécrétions purulentes en cas d’otite.

Matériel :

 

  • Ø Tiges portes coton stériles
  • Ø Solution antiseptique prescrite à instiller dans l’oreille
  • Ø Haricot, protection
  • Ø Alcool à 70º
  • Ø Eau oxygéné, ou sérum physiologique

 

Technique :

 

  • Ø Se laver les mains et les désinfecter
  • Ø Installer le malade en position assise ou couchée,la tête tourné sur le coté
  • Ø Procéder au nettoyage de l’oreille avec une extrême douceur et sous un bon éclairage
  • Ø Tenir d’une main le pavillon de l’oreille sans le comprimer et tirer afin de redresser la courbure du CAE :
  • Ø En arrière et en haut chez l’adulte
  • Ø En arrière et en bas chez l’enfant
  • Ø Introduire une tige montée imbibée d’eau oxygénée ou sérum physiologique et exercer des mouvements rotatoires pour débarrasser les sécrétions sèches adhérentes aux parois, puis la retirer.
  • Ø Nettoyer l’oreille autant qu’il est nécessaire jusqu’à ce quelle devienne propre
  • Ø Instiller une goutte de la solution antiseptique prescrite
  • Ø Placer un tampon protecteur à l’ouverture du conduit auditif sans faire de pression
  • Ø Se laver soigneusement les mains afin d’éviter tout danger de contamination.

NB :

  • Ø le nettoyage de l’oreille sera effectué une ou plusieurs fois par jour, selon l’abondance des sécrétions
  • Ø Ne jamais se servir de la même tige pour les 2 oreilles.

 

 

2)   Le lavage d’oreille :

 

a)     Définition :

C’est un soin qui consiste à irriguer le CAE avec de l’eau bouillie ou de sérum physiologique et une solution antiseptique dans le but :

  • Ø D’extraire de l’oreille un corps étranger, un bouchon de cérumen, ou du pus
  • Ø De soulager une douleur aigue du CAE
  • Ø De combattre une infection auriculaire

Ce lavage ne doit être pratiqué que sur prescription médicale et après un examen minutieux de l’oreille.

 

b)    Précautions à prendre :

 

  • Ø Eviter de faire un lavage d’oreille à un malade très fatigué ou ayant des antécédents chirurgicaux auriculaires
  • Ø Ne jamais pratiquer un lavage d’oreille pour extraire les légumineuses et les fruits sec(pois,amandes…)car ces derniers gonflent au contact de l’eau et adhérent fortement aux courbures du conduit auditif,il est donc préférable de les extraire à l’aide de micro pinces.
  • Ø Ramollir le bouchon de cérumen avant le lavage pendant une durée suffisante en instillant dans l’oreille quelques gouttes de cerulyse ou d’huile d’olive
  • Ø Ne jamais utiliser une solution très froide ou trop chaude pour éviter certains incidents (vertiges, nausées….)
  • Ø Examiner toujours le CAE avant le lavage.

 

c)     Matériel : préparer sur un chariot 

 

   Solution de lavage dans un récipient stérile :

  • Eau courante bouillie 250 à 500cc
  • Sérum physiologique salé9%0
  • Solution antiseptique
  • Glycérine diluée dans de l’eau bouillante tiédie

   Matériel de lavage :

  • Enéma, poire en caoutchouc ou seringue de gros calibre (seringue de Guyon)
  • Un beck avec canule stérile en cas de suppuration trop abondante

Matériel de nettoyage de l’oreille de protection :

  • Gants de protection
  • Alèze en caoutchouc ou serviette
  • 2 haricots, ou 1 haricot et 1cuvette si la quantité de liquide de lavage est importante
  • Une pince à servir et pince de Politzer
  • Tampons de coton stériles et tiges montées stériles dans une cupule stérile
  • Produit d’instillation prescrit si nécessaire

 

d)    Technique :

  • Ø Faire asseoir le malade sur une chaise, la tête légerment penché du coté opposé
  • Ø Se laver les mains, mettre les gants de protection
  • Ø Placer la protection sur les épaules du malade et lui demander de maintenir l’haricot ou le faire maintenir par un aide contre le cou à 3cm sous l’oreille
  • Ø Assurer que l’oreille externe est nettement visible
  • Ø Nettoyer le pavillon et le CAE
  • Ø Chasser l’air et aspirer la solution de lavage
  • Ø Précéder au lavage, pour cela redresser le canal auditif en tirant le pavillon d’une main en haut et en arrière chez l’adulte, en arrière et en bas chez l’enfant)
  • Ø Faire couler le liquide de lavage dans le CAE en dirigeant le jet vers la partie supérieure de l’oreille et jamais en direction du tympan
  • Ø Recommencer l’opération autant de fois qu’il est nécessaire en observant le liquide de retour jusqu’à ce qu’il soit clair et que le CAE soit propre
  • Ø Assécher soigneusement l’oreille après retrait de l’haricot ou cuvette
  • Ø Instiller les gouttes prescrites et placer un tampon de coton stérile dans le CAE   afin de protéger le tympan des variations de la température
  • Ø Assécher le cou du malade et enlever la protection
  • Ø Réinstaller confortablement le malade s’il est alité
  • Ø Ranger et stériliser le matériel
  • Ø Se laver soigneusement les mains
  • Ø Noter le soin

 

3)   Bain d’oreille :

 

a)     Définition :

Le bain d’oreille est une méthode de traitement local des affections de l’oreille (otite, eczéma, plaie…) et qui consiste à verser dans le CAE une solution prescrite tiède et à laisser en contact pendant 5à10mn

b)    Matériel :

Préparer sur un grand plateau ou un petit chariot :

  • Ø Protection (alèze ou serviette)
  • Ø Cupule stérile et cuillère stérile ou tube à essaie  stérile pour verser le liquide prescrit dans le CAE.
  • Ø Tampons de coton stériles dans une petite boite ou petit tambour
  • Ø Pince à servir
  • Ø Tiges montées de coton stériles
  • Ø Haricot
  • Ø Liquide de bain tiédie à 37º

 

  • ¼ de dakin dilué dans ¾ d’eau bouillie
  • Ou 1/3 d’eau oxygéné diluée dans 2/3 de sérum salé à 9%0,ou d’eau bouillie,antibiotiques,sulfamides,corticoïdes….
  • Ou produit commercialisé

 

c)     Technique :

 

  • Ø Faire asseoir le malade sur une chaise,la tête légerment penché du coté opposé
  • Ø Placer la protection
  • Ø Réchauffer le liquide dans les mains ou sur une source de chaleur pour qu’il soi tiède
  • Ø Placer l’haricot sous l’oreille plaqué contre le cou à 3cm sous l’oreille,le faire saisir par le malade ou par un aide.
  • Ø Nettoyer le pavillon et le CAE si nécessaire
  • Ø Verser le produit dans le CAE (après avoir tiré en haut et en arrière chez l’adulte, en arrière et en bas chez l’enfant) ;à l’aide  d’une cuillère du tube à essai ou directement en plaçant l’embout du flacon à l’entrée de l’oreille(si produit commercialisé)de manière à remplir complètement  le CAE
  • Ø Attendre 10 à 15min et vider l’oreille en faisant pencher la tête du malade du coté de l’oreille lavée tout en observant la nature de liquide
  • Ø Bien assécher le CAE à l’aide des tiges montées stériles
  • Ø Instiller les gouttes prescrites
  • Ø Mettre un tampon du coton stérile pour obstruer le CAE
  • Ø Procéder de même de l’autre coté si nécessaire
  • Ø Réinstaller le malade
  • Ø Ranger et nettoyer le matériel
  • Ø Noter le soin

 

4)   Gouttes dans les oreilles :

 

a)     Définition :

 

C’est un soin qui consiste à faire couler le long du CAE une quantité prescrite d’un produit médicamenteux

 

 

b)    Indication :

  • Otite aigue ou chronique
  • Maladies éruptives (rougeole)
  • Grippe
  • Ramollissement du bouchon du cérumen

Ce soin peut être précédé d’un bain ou d’un lavage d’oreille

 

c)     Matériel :

  • Ø Préparer dans un plateau :
  • Ø Coton hydrophile stérile imbibé de dakin ou alcool à 70º pour nettoyer le pavillon de l’oreille et nécessaire pour la désinfection du CAE si besoin
  • Ø Solution prescrite tiédie et comptes gouttes
  • Ø Tampons de coton stériles
  • Ø Technique :
  • Ø Voir le malade et l’avertir de soin
  • Ø Le faire asseoir sur une chaise ou le faire tourner sur le coté s’il est alité
  • Ø Se laver les mains
  • Ø Faire pencher la tête du malade du coté sain
  • Ø Tirer le pavillon, en haut et en arrière chez l’adulte, en arrière et en bas chez l’enfant
  • Ø Insérer le compte gouttes dans l’entrée du CAE et instiller la nombre de gouttes prescrites
  • Ø Mettre un tampon de coton stérile à l’entrée de CAE et faire de même à l’autre oreille si nécessaire.
  • Ø Réinstaller confortablement le malade
  • Ø Ranger et nettoyer le matériel
  • Ø Noter le soin

 

  1. 5.    La paracentèse :

 

a)     Définition :

 

La paracentèse auriculaire consiste à pratiquer une incision du tympan pour permettre l’évacuation du pus de l’oreille interne en cas d’otite moyenne aigue

 

b)    Indication :

 

  • Otite compliquée
  • Otite persistante
  • Otite séromuqueuse
  • Immunodéprimé

 

 

 

c)     Matériel :

 

  • Ø Boite à paracentèse stérile contenant : des spéculums auriculaires, manches et aiguilles à paracentèse, pince de Politzer, porte coton pour nettoyage et prélèvement éventuelle.
  • Ø Boite de tentes stériles
  • Ø Tube pour prélèvement et bon si nécessaire
  • Ø Produit à instiller si nécessaire
  • Ø Produit anesthésique local (liquide de Bonain, ou trichloréthylène
  • Ø Miroir de CLAR
  • Ø Gants de protection stériles
  • Ø 2 haricots
  • Ø Protection pour le malade

 

d)    Technique :

 

  • Ø Rassurer le malade, s’il s’agit d’un enfant expliquer à l’aide la manière de contention, l’enfant peut être maintenu couché, soit sur le dos, la tête tournée et les épaules plaqué contre le lit ; soit enroulé dans un drap et un 2ième aide lui maintient fermement la tête tournée du coté opposé ; l’enfant plus âgé ou l’adulte peut être assis sur une chaise tête tourné sur le coté maintenu si besoin par un aide
  • Ø Servir le médecin pour effectuer l’incision et le prélèvement si besoin (le tympan est incisé de bas en haut au niveau de son cadran postéro inférieur)
  • Ø Après la ponction, faire coucher le malade du coté opéré pour favorier l’écoulement, le praticien met une mèche non tassée dans le CAE
  • Ø Réinstaller le malade
  • Ø Expliquer au malade qu’il doit veiller à suivre les conseils médicaux (interdiction d’introduire l’eau dans le CAE, changement du mèches si besoin, respect des rendez vous de la consultation médicale)
  • Ø Entretenir et ranger le matériel

 

  1. 6.    Extraction de corps étrangers de l’oreille :

 

 La pénétration d’un corps étranger dans le CAE entraîne un malaise qui perturbe le bien être (douleur, hypoacousie, sensation de picotement, de fourmillement …..), Et oblige  le patient de tenter de s’en débarrasser à n’importe quel prix ;il est importe donc,de sensibiliser la population  sur la nécessité de recourir à un service médical pour éviter le danger de toute pratique intempestive,quelle que soit la nature du corps étranger enclavé dans la lumière du CAE.

 

 

 

a)     Matériel :

 

S’il s’agit de corps étranger qui peut être extrait par de simples manœuvres, on aura besoin d’une boite contenant :

  • Un spéculum
  • Des micro pinces
  • Pince de Politzer

S’il s’agit d’un corps étranger qui peut être par un simple lavage d’oreille,on aura besoin du matériel nécessaire à cet effet

 

b)    Conduite à tenir :

 

La détermination de la nature du corps étranger par un examen endoscopique du CAE permet au médecin de décider le type de l’intervention à entreprendre pour retirer le corps étranger en cause :

  • Ø Les insectes : seront tués par l’instillation de quelques gouttes d’huile d’olive, ou d’eau tiède, et extrait par une micro pince
  • Ø Les graines végétales : peuvent être extraites facilement à l’aide d’une pince de Politzer, après instillation préalable d’alcool qui dessèche  le conduit auditif.
  • Ø Les corps fragiles : coton, papier, tissus…) nécessitent un lavage avec ou sans manœuvre instrumentale.
  • Ø Les corps durs : (gravier, graines de sables, bois) peuvent être éliminés par instillation d’huile suivie d’un lavage du CAE de manière prudente  avant de procéder à leur extraction par micro pince.

NB: toute extraction de corps étranger de l’oreille doit être suivie par un nettoyage minutieux.

 

Chapitre2 : le nez et ses annexes :

 

  1. C.  Rappel anatomophysiologique :

 

Le nez constitue la première portion de l’arbre respiratoire et renferme l’organe de l’odorat ; il est divisé en 3 parties : la pyramide, les fosses nasales et les sinus

  • Ø La pyramide nasale : comprend un sommet ou racine, une base, deux faces latérales réunis par une arête, c’est une structure ostéocartilagineuse qui protège les fosses nasales en avant.
  • Ø Les fosses nasales : constituées de deux cavités symétriques par rapport à la cloison nasale, et situées au milieu du massif facial supérieur entre la base du crâne en haut et en arrière, et la cavité buccale en bas ; elles s’ouvrent en avant par les orifices narinaires et en arrière par les choanes. L’arrière fond des fosses nasales est nommé: cavum.
  • Ø Les sinus : ce sont des cavités pneumatiques tapissées d’une muqueuse respiratoire identique à celle des fosses nasales avec lesquelles ils communiquent par des ostéomes, ce sont les sinus maxillaires, frontaux, ethmoïdaux, et sphénoïdaux.
  • Ø La muqueuse ciliée du système nasosinusien assure les fonctions respiratoires et olfactives :
  • Fonction respiratoire : l’air inspiré pénètre dans les fosses nasales ou il est réchauffé, humidifié et filtré par le système muco-ciliaire qui est très fragile et exposé à de nombreuses pathologies nasosinusiennes, il est doté d’un riche système cellulaire sous muqueux (macrophages, lymphocytes) qui constitue une première barrière immunitaire.
  • Fonction olfactive : des cellules neurosensorielles au niveau du toit des fosses nasales reconnaissent les molécules odoriférantes.

 

  1. D.   Examen rhinologique :

 

  1. 1.     Examen de la pyramide et des fosses nasales :

 

  • Ø L’inspection et la palpation nasale permettent de révéler les déformations ostéocartilagineuses de la cloison et l’arête nasale,ou une atteinte des téguments(obstruction nasale,insuffisance de la vulve narinaire)
  • Ø La rhinoscopie antérieure :  Sous un bon éclairage et par spéculum nasal,pour étudier la partie antérieure des fosses nasales,précédé d’aspiration des sécrétions nasales si nécessaire et de rétraction de la muqueuse nasale par du coton imbibé de xylocaine à 5% pour apprécier l’orifice des choanes et du cavum.
  • Ø La rhinoscopie postérieure : l’examen minutieux du cavum est réalisé au miroir avec endoscopie.
  • Ø Radiographie : pour la mise en évidence des fractures lors des traumatismes de la face ou lors de des pathologies nasosinusiennes.
  • Ø Scanner et IRM de face : indiqués pour l’étude des structures osseuses de la face, du sinus et du cavum, l’IRM a surtout un intérêt pour l’évaluation des processus tumoraux.
  • Ø Artériographie : réalisée en épistaxis grave de tumeur vasculaire.

 

  1. 2.     L’exploration fonctionnelle 

 

  • Ø Fonction respiratoire :

Le degré d’obstruction nasale est évaluée grossièrement par la surface de la tache de la buée réalisée lors de l’expiration sur un miroir de Glatzel,placé au dessous de chaque narine ;complétée si nécessaire par une rhinomanométrie.

  • Ø Fonction olfactive :

L’odorat est étudié en faisant respirer des solutions à diverses concentrations de produits odoriférantes, l’olphactométrie peut être qualitative (étendue et finesse du champ olfactif) ou quantitative (variation d’acuité)

 

 

 

Fiches techniques

 

1)   Nettoyage des fosses nasales :

 

Il est indispensable avant toute thérapeutique locale.

  • Ø Le mouchage : pour être efficace, il doit être pratiqué en obturant alternativement une narine après l’autre.
  • Ø Le lavage du nez il est indiqué en cas de sécrétions abondantes  ou épaisses à la suite de la plupart des interventions nasosinusiennes pour évacuer les croûtes et les caillots du sang ;il doit être effectué 3 à 6 fois par jour et même plus si nécessaire.
  • Ø Aspiration nasale : surtout  chez le nourrisson et le petit enfant (mouche bébé)
  • Ø Ablation à la pince : est nécessaire en cas de croûtes importantes et adhérentes en période postopératoire, ou pour l’ablation d’un corps étranger nasal ; elle doit être effectuée sous contrôle de la vue au spéculum nasal, ou sous contrôle endoscopique.

 

2)    Administration locale de médicaments :( gouttes et pulvérisations nasales)

 

Les gouttes doivent être instillées,la tête penchée sur le coté pour permettre leur diffusion vers le sinus ;cependant toute administration locale du médicament peut entraîner des éternuements

Les substances utilisées comportent : les antiseptiques, les antibiotiques, les vasoconstricteur, les anti-inflammatoires,les trophiques,les pommades….)

 

3)   Le lavage des fosses nasales :

 

L’infirmier doit :

 

  • Ø Veiller à l’apprentissage du patient puis vérifier la bonne réalisation des lavages
  • Ø Réaliser le lavage en cas d’incapacité du patient

 

 

Technique :

 

  • Ø Le lavage peut s’effectuer par des produits à température ambiante
  • Ø Soit avec du sérum physiologique et une seringue de 50cc à gros embout
  • Ø Soit avec des solutions salées prêtes à l’emploi dans des flacons avec embout nasale :(ex : prorhinel, physiomer)
  • Ø L’administration est réalisée sans forte pression pour éviter le risque de traumatisme de la paroi nasale
  • Ø Le patient est au dessus du lavabo ou d’une cuvette, ses vêtements sont protégés par une alèze, après une inspiration profonde il doit prononcer les syllabes « kékékéké » au moment de l’instillation, ce qui permet la fermeture du voile en arrière et d’éviter le passage de liquide dans le pharynx.
  • Ø La tête est penchée du coté de la narine où on instille le liquide, elle n’est pas penchée en arrière ce qui provoquerait un écoulement rapide vers le pharynx moins efficace avec un risque de fausse route.
  • Ø On doit pratiquer 6 à 10 lavages par jour, la fréquence est surtout élevée » en période postopératoire, tout en surveillant  l’aspect de l’eau qui s’écoule : sécrétions purulentes, croûtes : le lavage est pratiquée jusqu’à obtention d’eau claire ; le patient se mouche doucement à la fin du lavage pour évacuer les dernières croûtes ; on peut instiller des gouttes ou pratiquer des pulvérisations de médicament après le lavage.
  • Ø Chez le petit enfant, et en raison de la difficulté de lavage, celui-ci est souvent associé d’aspiration nasale.

 

4)   Lavage de sinus :

 

Cet acte réalisé sur prescription médicale consiste par l’intermédiaire d’un drain à laver le sinus maxillaire de ses sécrétions purulentes et à instiller des médicaments.

 

Matériel :

 

  • Ø Gants de protection propres
  • Ø Alèze
  • Ø Haricot
  • Ø Une seringue de 10cc avec embout s’adaptant sur le drain
  • Ø Solution de lavage prescrite (eau stérile, sérum physiologique ou bétadine dermique diluée au2/3) à température ambiante.
  • Ø Solution médicamenteuse préparée dans une seringue de 10cc (antibiotique, corticoïde…)

 

Technique :

 

  • Ø Se laver les mains, mettre les gants de protection
  • Ø Installer le malade en position assise penchée en avant et lui expliquer le déroulement du soin s’il est conscient (s’il s’agit d’un malade inconscient, on penche sa tête du coté opposé au coté du lavage et on aspire le liquide  qui va sortir par les narines .à la fin du lavage on aspire par le nez  et la bouche le liquide accumulé en arrière.
  • Ø On procède d’un coté puis de l’autre
  • Ø On effectue le lavage par injection de la solution par le drain sans forte pression, en demandant au malade de souffler par le nez et de se boucher l’autre narine ; le liquide s’écoule par le nez et dans la gorge ; on répète ce geste jusqu’à l’obtention d’un liquide clair ; il ne faut pas injecter de l’aire lors de lavage (risque d’embolie gazeuse)
  • Ø A la fin du lavage, instiller le liquide médicamenteux prescrit en demandant au malade  de ne pas se moucher
  • Ø Se laver les mains
  • Ø Noter le soin

 

5)   Hémostase de l’épistaxis :

 

L’épistaxis est une hémorragie d’origine nasale dont la fréquence s’explique par la fragilité et la richesse vasculaire de la muqueuse ; elle peut être légère, ou inversement grave, voire mortelle en raison de sa fréquence et son abondance

 

 

Principes thérapeutiques :

 

Le choix du traitement dépend de l’importance du saignement qu’il faut arrêter par des thérapeutiques générales et locales en fonction du siège et de l’étiologie

 

a)    Traitement médical :

 

Administration des hémostatiques prescrits par voie générale,ou de fractions sanguines spécifiques en cas de troubles particuliers de l’hémostase(hémophilie,thrombopénie fibrinolyse)permettant de compenser l’hémorragie et d’apporter les facteur hémostatiques.

 

b)    Traitement local :

 

  • Ø Compression digitale : faire pincer le nez entre pouce et index, après mise en place d’un coton imbibé d’eau oxygénée, cette méthode est efficace en cas d’épistaxis essentielle
  • Ø Cautérisation chimique : sur une tache vasculaire, à l’aide d’un porte coton imbibé d’acide chronique et appliqué pendant quelques secondes sur la zone hémorragique, ou à l’aide de crayon de nitrate d’argent
  • Ø Thermo cautérisation : après anesthésie à la xylocaine à 5%, on brûle au thermocautère porté au rouge la muqueuse suintante ou parfois l’artériole qui saigne en jet ou punctiforme.
  • Ø Tamponnement (ou méchage) antérieure : c’est le comblement des fosses nasales en avant des choanes, après anesthésie locale avec coton imbibé de xylocaine naphtazolinée 5%, pour rendre la manœuvre moins douloureuse et pour rétracter la muqueuse à l’aide du spéculum nasal et du miroir de CLAR, le tamponnement se fait sous contrôle de la vue, il comporte 3 variété :
    • Une sonde à ballonnet préformée à la cavité nasale, facile à mettre, peu traumatisante pour la muqueuse nasale mais moins efficace ; le ballonnet doit être dégonflé toutes les 6heures pour éviter le risque de nécrose de la muqueuse.
    • Tampons expansibles type mérocel 
    • Une mèche qui est introduite horizontalement dans la fosse nasale  à 10cm environ de son extrémité  à l’aide de la pince de Politzer (jamais de bas en haut), et qu’on laisse sortir par la narine ; la mèche est alors est tassée en accordéon d’arrière en avant de manière serrée ; une compresse ensuite est ensuite appliquée par un sparadrap sur le nez ; c’est une technique très douloureuse mais plus efficace.

Ce méchage nasale est associé à une antibiothérapie et des antalgiques,et il est laissé en place pendant 24 à 48h et la compresse doit être changée autant de fois qu’elle est humectée de sang.

Actuellement, la mèche classique est remplacée par une mèche grasse (tulle gras ou résorbable)

  • Ø Tamponnement nasal postérieur :

Généralement pratiquée au bloc opératoire par un médecin spécialiste,il est indiqué en cas d’échec du tamponnement antérieure ;c’est une méthode douloureuse qui doit parfois réalisée sous anesthésie générale ,il existe 2 types :

  • sonde à ballonnet : type sonde urinaire de Foley, on passe une sonde dans chaque fosse nasale jusqu’au cavum ; on gonfle à l’eau, ou à l’aire le ballonnet, puis on tire sur la sonde pour bloquer le ballonnet au niveau de la choane.
  • une sonde de Nélaton est introduite dans chaque fosse nasale et récupérée par la bouche, on y attache une mèche grasse, type tulle gras pliée par l’intermédiaire d’un fil de nylon ; la traction de la sonde vient bloquer le tampon dans la choane et on complète par un méchage antérieur, pour être efficace, ce tamponnement doit être laissé au moins 5jours avec antibiothérapie générale préventive de l’infection.
  • Ø Ligatures vasculaires :

Clamp chirurgicale des artères sphénopalatiness, maxillaires internes, ethmoïdales antérieures et postérieures, voire la carotide externe.

 

 

6)   Rôle infirmier devant une épistaxis :

 

Les actes infirmiers ont une importance capitale pour maîtriser la situation d’anxiété qu’éprouve le patient et favoriser la réalisation rapide de l’hémostase ; l’infirmier est donc appelé à :

  • Ø Apprécier la gravité de l’hémorragie sur l’état générale par la prise des constantes, l’évaluation de l’état de conscience, du faciès
  • Ø Apprécier l’importance du saignement (durée, quantité écoulée) et sa cause (prise de médicament, traumatisme crânien récent……)
  • Ø Rassurer le patient, lui expliquer les gestes qui vont être réalisés, et nettoyer le sang car la vue du sang  constitue une source d’angoisse chez certains patients.
  • Ø Mettre le malade au repos en position demie assise penché en avant pour éviter l’écoulement sanglant postérieur ; en cas de tendance syncopale, on utilise le décubitus latéral
  • Ø Faire moucher chaque narine pour évacuer les caillots qui empêche la coagulation
  • Ø Faire pincer le nez entre le pouce et l’index (compression bidigitale pendant 10min) en cas d’épistaxis bénigne, en cas d’échec procéder par un tamponnement antérieure ou une cautérisation de la tache vasculaire si elle est très large.
  • Ø En cas d’épistaxis grave et selon la prescription médicale,prendre une voie veineuse,faire un prélèvement du sang pour examens :groupage,NFS,hémostase,ionogramme,glycémie ;traiter l’état de choc(perfusion,transfusion,oxygénothérapie),préparer le matériel du tamponnement et assister le médecin,surveiller le constantes et le saignement,administrer  le traitement prescrit,et recommander au patient de prendre une alimentation froide et sucer des glaçons avec repos absolu au lit.

 

7)   Rôle infirmier lors d’une adénoïdectomie :

 

          Le cavum ou rhinopharynx constitue l’arrière fond des fosses nasales sur sa paroi postérieure sont situées les amygdales pharyngées (végétations adénoïdes lorsqu’elles sont hypertrophiées) dont la persistance au delà de 10ans chez l’homme est exceptionnelle ; sur les parois latérales du cavum s’abouchent les trompes d’eustaches faisant communiquer l’oreille moyenne avec le pharynx.

Lorsqu’elles deviennent obstructives, les végétations adénoïdes sont à l’origine de différentes pathologies (ronflement nocturne, laryngite, trachéite, rhinite, otite….) ce qui nécessite leur exérèse chirurgicale, c’estl’adénoïdectomie ; elle se pratique lors d’une hospitalisation brève surtout chez l’enfant de 2 à 4 ans.

 

Matériel :

 

  • Ø Protection du malade (alèzes en toile et en caoutchouc)
  • Ø Ouvre bouche et abaisse langue
  • Ø Nécessaire pour anesthésie locale ou générale
  • Ø Dispositif d’oxygène
  • Ø Curettes adénotomes
  • Ø Pinces de cocher longues
  • Ø Compresses stériles
  • Ø Miroir de CLAR
  • Ø Cuvette
  • Ø Tonicardiaque et hémostatiques
  • Ø Haricots

 

Soins préopératoires :

 

  • Ø Désinfection nasale durant quelques jours avant l’intervention
  • Ø Vérification de la cuti-réaction (l’intervention est évitée pendant une primo infection)
  • Ø Administration d’hémostatiques (pendant 3 à 4 jours avant l’intervention)
  • Ø Prélèvement du sang pour examen préalables (temps de saignement, temps de coagulation, groupage RH)
  • Ø Prémédication au moment indiqué

 

Rôle infirmier au cours de l’intervention :

 

  • Ø Si enfant, expliquer à l’aide la manière de le maintenir assis sur une chaise spéciale, en veillant à l’immobilisation des membres.
  • Ø Protéger le malade par une double alèze mise sous le menton
  • Ø Servir le médecin
  • Ø Surveiller le malade
  • Ø Ranger et désinfecter le matériel.

 

 

 

Soins post opératoires :

 

  • Ø Mettre le malade en position ventrale pendant quelques heures ; l’hospitalisation n’est pas obligatoire
  • Ø Procéder au nettoyage du malade et au change de son linge d’habillement si nécessaire
  • Ø Surveiller les constantes et l’absence du saignement
  • Ø Lui faire reprendre l’alimentation, en commencant par des boissons froides pendant la journée, un repas léger et chaud peut être pris le premier soir ; l’alimentation redevient normale le lendemain
  • Ø Réaliser une désinfection nasale 3fois par jour et administrer l’hémostatique et l’antibiotique prescrits
  • Ø A la sortie expliquer l’ordonnance médicale, et les principes d’hygiène pour éviter le risque d’otite moyenne, ainsi que l’intérêt du suivi postopératoire  en consultation.

 

 

 

Chapitre3 : le pharynx et le larynx

 

  1. D.  Rappel anatomophysiologique :

 

Le pharynx :

 

                 C’est un conduit musculo-membraneux qui fait partie des voies aérodigestives supérieures et constitue une zone de jonction entre le nez, la bouche, le larynx et l’œsophage ; il se divise en 3 parties :

  • Ø Le nasopharynx ou cavum
  • Ø L’oropharynx séparé du précédent par le voile du palais, cloison musculo-membraneuse
  • Ø L’hypopharynx : partie inférieure en relation avec le larynx

 

La physiologie pharyngée intéresse 6 fonctions :

 

  • Ø La déglutition : faisant intervenir des processus volontaires et réflexes de propulsion du bol alimentaire et de protection des voies aériennes par l’abaissement de l’épiglotte, l’ascension du larynx et la contraction de la glotte.
  • Ø La respiration :le pharynx est immobile dans la respiration nasale,le voile se relève au cours de la respiration buccale
  • Ø Le goût et l’olfaction :les papilles linguales permettent la distinction entre les caractères :sucré,sale,acide et amer ;l’arrivée des odeurs dans les fosses nasales donne une discrimination plus fine
  • Ø La phonation : le pharynx joue le rôle de cavité de résonance,et le voile secondé par la langue sert pour l’articulation de la voix.
  • Ø L’audition : par l’intermédiaire de la trompe d’eustache qui s’ouvre au 2ième temps de la déglutition
  • Ø Le rôle anti-infectieux : par l’intermédiaire des formations lymphoïdes  regroupées en amas  et lorsqu’elles sont importantes, elles forment les amygdales entourent les entrées pharyngées de la cavité buccale et des fosses nasales formant l’anneau de Waldeyer, ce sont :
    • Les amygdales pharyngées (végétation)
    • Les amygdales palatines (Les amygdales dans le vocabulaire courant)
    • Les amygdales linguales, à la base de la langue
    • Les amygdales tubaires à l’orifice de la trompe d’eustache

Ce système lymphoïde  combat les germes qui entrent par la bouche et le nez ; cependant, il devient parfois pathologique en raison de son incapacité d’éliminer les germes qu’il a concentré

 

Le larynx :

 

            Est constitué d’un étroit cylindre ostéocartilagineux,situé à la partie supérieure et médiane  du cou au dessus de la trachée qu’il relie aux fosses nasales,et en avant du pharynx reliant  la cavité buccale et l’oropharynx à l’oesophage.

La trachée artère fait suite au larynx et constitue le principal conduit aérien

De point de vue physiologique,le larynx participe à 3 fonctions distinctes qui ne peuvent jamais avoir lieu au même temps :

  • Ø La respiration : quand la glotte est ouverte, c’est la fonction primordiale, vitale au repos ou en inspiration, le larynx assure le passage de l’aire vers la trachée et les poumons après écartement des cordes vocales
  • Ø La phonation : quand la glotte est presque fermée, c’est une fonction secondaire mais indispensable à la vie de relation ;les sons sont produits par la vibration des cordes vocales sous l’action du courant d’air expiratoire,le son ainsi produit  est modulé au niveau de la cavité buccale par les lèvres ,la langue et le voile du palais ;les fosses nasales et le cavum servent de résonateurs.
  • Ø La déglutition : quand la glotte est fermée, pour protéger les voies aériennes accompagnée d’une ascension du larynx avec bascule de l’épiglotte ainsi les fausses routes alimentaires sont évitées.

 

  1. E.   Examen médical

 

1)    Du pharynx :

 

  • Ø Les signes d’atteinte pharyngée sont des douleurs bucco pharyngées et cervicales ; des saignements digestifs ou nasaux (épistaxis), une dysphagie.
  • Ø des signes d’atteinte laryngée (dysphonie, dyspnée, toux, fausses routes); des renflements,
  • Ø des signes indirects (mauvais état général, adénopathie cervicale, otalgie)

 

    Examen clinique :

 Se pratique sous un bon éclairage (miroir de CLAR) avec 2 abaisses langue pour déplisser tous les replis muqueux ; l’inspection au niveau laryngé, puis la fibroscopie apprécie la mobilité des cordes vocales, et l’état de la base de la langue et des sinus piriformes, enfin le dépistage de fausses routes s’effectue en demandant au malade de boire un verre d’eau.

 

    Les examens complémentaires :

Comportent la TDM, l’IRM, l’électromyogramme de la déglutition, la biopsie en cas de doute

 

2)    Du larynx :

 

Interrogatoire à la recherche des signes fonctionnels (dysphonie, dysphagie, dyspnée) des antécédents personnels et familiaux, facteur de risque de cancer

Palpation et inspection cervicale

 

    L’examen clinique :

Est basé sur la laryngoscopie indirecte au miroir laryngée sous une source lumineuse (miroir de CLAR) à la recherche d’une inflammation, d’une diminution de la mobilité des cordes vocales, ou d’un bourgeonnement tumoral ; chez l’enfant l’examen du larynx est plus difficile nécessitant souvent de le réaliser au bloc opératoire avec disponibilité d’aspirateur trachéale

 

    Les examens complémentaires :

Comportent la laryngoscopie directe complété si nécessaire par une exploration endoscopique des voies aérodigestives,à la recherche d’une localisation à distance en cas de tumeur maligne

Les radiographies simples du cou et des parties molles peuvent révéler un emphysème cutané ou un corps étranger.

La TDM et l’IRM constituent un moyen précieux dans l’analyse de la pathologie laryngée.

La voix peut être explorée à l’aide d’un matériel spécialisé (stroboscope : analyse vocale par ordinateur) l’analyse de la déglutition s’effectue par un transit opaque.

 

 

 

  1. E.   Rôle infirmier dans certaines interventions chirurgicales sur le pharynx et le larynx :

 

  1. 1.     Rôle infirmier dans une amygdalectomie :

 

L’amygdalectomie est l’exérèse chirurgicale des amygdales palatines, elle ne doit être réalisé que pour des indications précises avec respect rigoureux  des soins pré et post opératoires.

 

 

Indication :

 

  • Ø Angine à répétition
  • Ø Phlegmon péri amygdaliens récidivants
  • Ø Infection focale d’origine amygdalienne (RAA, GNA)
  • Ø Infections ganglionnaires cervicales traînantes
  • Ø Rhoncopathies chronique (renflement inspiratoire au sommeil par vibration des tissus pharyngés)

 

Contre indications :

 

  • Ø Absolues ; troubles de la coagulation sévères, diabète, hypertension artérielle
  • Ø Temporaires : primo-infection récente, convalescence, angine récente (rhinopharyngite évolutive)

 

Rôle infirmier en période préopératoire :

 

  • Ø Vérifier que les examens de sang ont été fait, ainsi que la prise du traitement préopératoire
  • Ø Préparer le malade psychologiquement à l’intervention et à ses suites
  • Ø Administrer la prémédication prescrite
  • Ø Veiller à ce que le malade reste à jeun depuis la veille
  • Ø Prendre les constantes du malade, l’opération doit être reporté s’il est fébrile, hyper ou hypotendu.

 

Rôle infirmier en per-opératoire :

 

Préparer le matériel nécessaire : matériel d’anesthésie locale ou générale selon le cas

  • Ø Une boite d’instruments pour amygdalectomie comportant (amygdalotome de Sluder, ciseaux, ouvre bouche, abaisse langue, pince de cocher, serre nœuds de Vacher, nécessaire pour sutures…)
  • Ø Matériel d’aspiration
  • Ø Tambour comportant des compresses stériles
  • Ø Miroir de Clar
  • Ø Protection du malade
  • Ø Gants de protection stériles
  • Ø Installer le malade confortablement
  • Ø Rassurer le malade pendant la période pré anesthésique
  • Ø Servir le praticien
  • Ø Réinstaller le malade après l’opération
  • Ø Ranger et entretenir le matériel.

 

Rôle infirmier en période post-opératoire :

 

  • Ø Réinstaller le malade dans le lit en position de décubitus ventral, tête tournée sur le coté, sans oreiller
  • Ø Le surveiller attentivement durant les 6 premières heures et repérer à temps les signes d’hémorragie (prise du pouls et TA, évaluation de l’état de faciès et de conscience)
  • Ø Surveiller la respiration et la température
  • Ø Après la reprise da la conscience, inviter le malade à cracher le sang au lieu de l’avaler sans racler la gorge*
  • Ø En cas d’hémorragie, alerter immédiatement le chirurgien opérateur, préparer le patient à une transfusion et le rassurer tout en lavant ou aspirant le sang craché
  • Ø La surveillance du malade doit être maintenue pendant une semaine, car il y a possibilité de chute de l’escarre
  • Ø Donner les bains de bouches prescrits
  • Ø Faire sucer de la glace pendant 4à6h, puis recommander au malade de prendre des aliments liquides froids les 3 jours suivant l’opération, une alimentation semi liquide peut être servie dés le 4ème jour.
  • Ø Eviter au malade de prendre tout aliment solide avant une cicatrisation complète de la plaie vers le 15ièm jour.

 

 

 

  1. 2.     Rôle infirmier devant une trachéotomie :

 

La trachéotomie est l’ouverture chirurgicale, temporaire ou définitive de la face antérieure de la trachée cervicale à la peau, elle nécessite le port permanent d’une canule ; le larynx et la trachée restent en place, elle est différente de la trachéostomie qui est l’abouchement chirurgicale définitif de la trachée à la peau (à la base du cou) après laryngectomie ou pharyngolaryngectomie totale et qui ne nécessite pas le port permanent d’une canule.

Cette intervention chirurgicale nécessite un suivi infirmier actif et strict pour :

  • Ø Prévenir, déceler et traiter les différentes complications
  • Ø Eduquer et rassurer le malade

De point de vue anatomique : la trachée est un conduit aérien fibrocartilagineux qui fait suite  au larynx et se termine en se divisant en deux bronches souches destinées à chacun des poumons, son diamètre varie en fonction du poids et de la taille du sujet, ce qui détermine la taille des canules d’intubation et de trachéotomie.

Sa paroi postérieure fibro-musculaire dépourvue de cartilage est souple et contractile, sa face interne est muqueuse et ciliée de type respiratoire ; la trachée est formée d’anneaux, elle entre en rapport avec l’oesophage en arrière auquel elle est accolée sur les faces latérales et en avant ; elle avoisine la thyroïde en haut, les gros vaisseaux et les ganglions lymphatiques en bas.

 

Indications d’une trachéotomie :

 

  • Ø Asphyxie par obstacle pharyngo-laryngé ou trachéale haut d’origine inflammatoire, tumoral, traumatique, infectieux ou à cause d’une paralysie des nerfs récurrents.
  • Ø Obstruction de l’arbre bronchique en cas d’aspiration bronchique impossible.
  • Ø Respiration assistée  prolongée ou répétée pour une insuffisance respiratoire chronique sévère, ou une hypoventilation centrale ou périphérique.

 

Rôle infirmier en période pré opératoire :

 

  • Ø Rassurer le malade et lui expliquer la nature de l’intervention et son caractère (provisoire, permanent), et les conséquences sur le langage
  • Ø Veiller à ce que le malade reste à jeun depuis la veille
  • Ø Administrer le traitement préopératoire prescrit (antibiotiques, prémédication….)
  • Ø Préparer le champ opératoire (rasage, désinfection du cou : du menton jusqu’au dessus des mamelons)

 

Rôle infirmier en période post opératoire :

 

  • Ø Assurer l’humidification et le réchauffement de l’air inspiré 18°(climatisation et humidification par pulvérisation,nébulisation,ou aérosol)
  • Ø Vérifier si le patient respire bien (mettre la main devant la canule) ;si la canule est en place ;l’absence du saignement
  • Ø Surveiller les constantes
  • Ø Débarrasser le malade de ses sécrétions abondantes par aspiration avec douceur, sous dépression modérée 25 à 40 cm3 de mercure, et avec sondes molles stériles (10 ou 12)
  • Ø Prévenir l’infection locale et broncho-pulmonaire :
    • Antibiothérapie générale et par aérosols prescrits
    • Soins de canule :ces soins doivent être réalisés stérilement,le patient est en position assise,ou demi assise pour éviter l’obstruction de la canule par les sécrétions trachéales et les caillots du sang ;il faut réaliser plusieurs fois par jour des soins de canule,selon les abondances des sécrétions ;on enlève la chemise interne en maintenant la chemise interne pour éviter de décanuler le patient ;la chemise interne est lavée à l’eau oxygénée et désinfectée,l’intérieur est brossé avec un écouvillon remise en place et verrouillée.
    • Changement de canule : il est pratiquée après 24h à 72h pour adapter la taille de la canule, et nettoyer l’orifice de trachéotomie.

 

Matériel nécessaire au changement de la canule :

 

  • Ø Le mandrin de la canule (qui doit toujours rester à proximité du patient
  • Ø Un écarteur, une seringue de 10cc
  • Ø Une canule de diamètre différent à celui utilisé
  • Ø Matériel du pansement (compresses stériles, pince de cocher avec griffes, désinfectants : bétadine dermique, éosine alcoolique
  • Ø Aspirateur

 

Technique :

 

  • Ø Rassurer le patient et lui donner toutes les informations nécessaires, puis aspirer les sécrétions avant de procéder au changement de la canule
  • Ø Retirer et nettoyer la chemise interne, sectionner les cordons et enlever doucement la canule en suivant sa courbure, on demande au patient de rester en apnée pour éviter une secousse de toux
  • Ø Aspirer les sécrétions, nettoyer et désinfecter la plaie de la profondeur vers la superficie, avec des écouvillons imprégnés d’abord de bétadine, puis d’éosine.
  • Ø faire un prélèvement bactériologique sur un écouvillon stérile, pour antibiogramme et culture, s’il existe des sécrétions purulentes.
  • Ø Nettoyer et désinfecter la canule, adapter le mandrin et vérifier l’intégrité du ballonnet avec une seringue de 10cc
  • Ø vaseliner la canule
  • Ø réintroduire la canule d’un geste rapide dans l’orifice sous un bon éclairage ; pour cela, on tient la canule dans la main droite, et on la présente transversalement par rapport à l’axe de la trachée tout en maintenant le maintenant le mandrin bien au fond de la canule, on réalise un quart de tour en même temps qu’on enfonce la canule, le mandrin est rapidement remplacé par la chemise interne
  • Ø nouer les cordons avec plusieurs nœuds, la tête étant fléchie en avant
  • Ø mettre en place le pansement
  • Ø réaspirer les sécrétions si nécessaire

 

La décanulation :

 

 Elle peut être réalisé dés la reprise de la respiration par les voies aériennes supérieures, celle-ci doit se faire de façon progressive.

  • Ø Apprendre au patient à respirer à nouveau par les voies naturelles, pour cela, on met en place une canule fenêtrée, un clapet de canule parlante, puis on obture la canule, d’abord la journée, puis la nuit ; la canule peut alors être retirée, dés que le patient supporte cette obturation, pendant 24h lors d’efforts modérés.
  • Ø Laisser prés du malade une canule toute prête, munie de son mandrin, un écarteur à 3 branches Laborde et une canule de diamètre inférieur
  • Ø Surveiller de près le patient pendant les 24 premières heures (en cas de signes de dyspnée, le recannuler immédiatement)

 

Après la décanulation :

 

 Le médecin réalise une fibroscopie trachéale pour rechercher une sténose, un granulome détruit au nitrate d’argent.

La plaie doit être désinfectée régulièrement, l’orifice trachéale se referme spontanément, en 5 à 8 jours, avec un pansement non occlusif (pour laisser écouler les sécrétions), on recommandant au patient d’appuyer sur la pansement avec le bout de l’index et du médius lorsqu’il veut parler ou tousser.

 

 

 

 

                                                

            

 

 

 

 

 

    Cahier de l’infirmière n°14-ORL-ophtalmolagie

 

 

    Nouveaux cahiers de l’infirmières n°23-2ième édition-Masson (soins infirmiers aux personnes atteintes d’affections ORL, stomatologiques et ophtalmologiques

 

 

    Dossiers médicaux chirurgicaux de l’infirmière n°32 ORL

 

 

    G-H Bernard : manuel de soins,deuxième édition

 

 

    L’infirmière hospitalière Tome2- pages 722,723

 

 

    Soins infirmiers aux malades.tome1-1973

 

 

    Manuel de l’équipe de santé, édition  1979-pages 509