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Soins infirmiers

CO MPORTEMENT   I NFFIRMIER

 

SURVEILLANCE  ET  TRAITEMENT DE  LA FIEVRE

CHEZ  UN  JEUNE  ENFANT

 

 

Prise de la température

 

Elle est effectuée 2 fois par jour, le matin et le soir, parfois plus, toutes les 3 heures, et notée sur la feuille prévue à cet effet. La température est en règle prise au moyen d’un thermomètre à mercure, au niveau rectal, thermomètre enfoncé d’environ 2,5 cm pendant 2 mn. Ce dernier, nettoyé et désinfecté après chaque prise, est réservé à l’usage d’un même enfant. La température axillaire, la température frontale au moyen d’un bandeau thermosensible, ne sont pas assez fiables. A partir de 3 ans, le thermomètre tympanique type Genius, évaluant  la température dans le conduit auditif externe, avec couvre-sondes jetables, offre beaucoup d’avantages en milieu hospitalier.

 

Traitement de la fièvre

* Moyens physiques simples

Très importants, ils visent à faciliter la disposition de chaleur et à compenser les pertes d’eau (sueur) : 

-          température  de la pièce à 19-20° C ;

-          enfant vêtu légèrement ;

-          proposer à boire de l’eau, de préférence fraîche à plusieurs  reprises entre les repas ;

-          donner des bains à une température de 2° C en dessous de la température de l’enfant sans descendre en dessous de 37° C ;

-          lorsque l’enfant ne peut être baigné (pansements, plâtre, drains, etc…), faire des enveloppements frais ou mettre des vessies de glace aux racines des membres. Celles-ci doivent toujours être soigneusement  enveloppées pour éviter le contact direct avec la peau et le risque  d’engelure

* Moyens médicamenteux

Trois  médicaments sont utilisés : l’aspirine, l’ibuprofène et le paracétamol. Il ne faut pas utiliser ces médicaments en alternance, mais en choisir  un en fonction de l’effet recherché et l’utiliser à des doses et à un fractionnement correct. Le plus utilisé est le paracétamol en 4 prises par 24 h, en doses  de 5 cg par jour soit 1,5 cg par prise. La voie orale apparaît la plus sûre, mais en cas  de vomissements ou de mauvaise acceptation, on peut utiliser la voie rectale par suppositoire  En cas de fièvre très élevée, d’hyperthermie majeure chez l’enfant perfusé, on peut avoir recours à la voie intraveineuse ( proparacétamol ou aspirine injectable ).

* Surveillance

En dehors de la température, il faut surveiller l’état général de l’enfant, son état de conscience, son teint, sa respiration, son pouls, la bonne prise des repas et des suppléments hydriques, l’absence de diarrhée et de vomissements, l’administration des traitements prescrits.

 

 

 

 

 

 

COMPORTEMENT  INFIRMIER

 

 

 

 

 

CONDUITE  A  TENIR  EN  PRESENCE  D’UN  JEUNE   ENFANT

FAISANT  UNE  CRISE  CONVULSIVE

 

 

 

 

 

 

*Faire le diagnostic d’une crise convulsive : perte de connaissance, changement brutal du tonus musculaire, raidissement ou hypotonie, secousses musculaires des membres et/ou du visage, révulsion des globes oculaires.

* Coucher l’enfant en position latérale de sécurité ; le déshabiller ; écarter tout objet dangereux.

* Désobstruer les voies aériennes supérieures, aspirer les sécrétions ; mettre en place éventuellement une canule de Mayo et la fixer solidement pour éviter la chute de la langue en arrière.

* Préparer la dose de diazépam (Valium) nécessaire (ampoule injectable 10 mg/ml) dans une seringue de 2 ou 5 ml (habituellement 0,5 mg/kg de poids)

 *Monter la canule spéciale à bout mousse sur la seringue.

 *Introduire la canule dans le rectum et injecter le produit, en s’assurant par injection complémentaire de 1 ml d’air que la dose de médicament a bien été injectée ; attendre  2 ou 3 mn avant de retirer la canule et la seringue toujours montée.

 *Observer la crise tonico-clonique (ou non), la durée de chaque phase

 * Surveiller son retentissement sur la respiration, l’existence ou non d’une cyanose.

 * Noter la durée entre l’injection du Valium et la cessation de la crise, la profondeur et la durée du coma post-critique.

  • Si la crise n’a pas cessé après 15 mn, ne pas réinjecter du Valium  sans une prescription médicale, en raison du risque de dépression respiratoire. Le matériel de ventilation manuelle et d’intubation de l’unité, dont l’état de bon fonctionnement est régulièrement contrôlé, est amené à disposition du médecin.

*Prendre la température tympanique, rectale ou, sinon, axillaire.

*Effectuer éventuellement les prélèvements sanguins, en particuliers pour le dosage de la calcémie et de la glycémie, et contrôle immédiatement de glycémie grâce aux bandelettes réactives.

*Administrer un antipyrétique (si prescription).

*Remettre au médecin un compte rendu écrit, daté et signé.

 

 

 

 

MISE  EN  PLACE  ET  SURVEILLANCE  D’UNE  PHOTOTHERAPIE

 

                            CHEZ  LE  NOUVEAU-NE

 

 

La photothérapie est une action thérapeutique mise en œuvre en néonatologie  en raison de la fréquence des ictères, en particulier chez les prématurés

 

But

Elle vise à limiter l’augmentation de la bilirubine libre au-delà du seuil qui nécessiterait une exsanguino-transfusion, en raison des risques de lésions cérébrales irréversibles (ictère nucléaire)

 Moyens

-          Appareils à photothérapie de 4 ou 8 tubes, d’énergie contrôlée, délivrant une lumière bleue ou blanche. La composante bleue de la lumière transforme directement la bilirubine, au niveau de la peau, en dérivés hydrosolubles, qui sont éliminés dans l’urine.

-          Appareils permettant de contrôler l’éclairement réaliser au niveau de la peau

Technique

-          Lavage soigneux des mains avant et après l’installation de l’enfant

-          Enfant nu, sur un matelas protégé par une alèse, en incubateur ou en berceau.

-          Protection des yeux de l’enfant par des lunettes spéciales, opaques, maintenues par un surgiflix.

-          Protection des testicules par un cache opaque

-          Mise en marche de l’appareil de photothérapie à l’intensité prescrite (1 ; 1,5 ; ou 2,5 mW/cm2) selon le poids et l’intensité de l’ictère.

Surveillance et gestes particuliers à effectuer

  • Surveiller régulièrement :

-          La  bonne mise en place des lunettes ;

-          La température cutanée et de l’incubateur ;

-          Le nombre et l’aspect des selles ;

-          Le bon fonctionnement des tubes ;

-          La bilirubinémie.

 

 

  • Assurer :

-          Une augmentation de la ration hydrique quotidienne de 10 à 20% ;

-          Une variation régulière des positions de l’enfant pour exposer l’ensemble de son corps de façon harmonieuse ;

-          La mise en place de gouttes de sérum physiologique dans les yeux plusieurs fois par jour.

Complications possibles à dépister

-          Digestives : ballonnement abdominal, diarrhée.

-          Oculaires : conjonctivite.

-          Métaboliques : déshydratation.

-          Régulation thermique : augmentation de la température cutanée, hyperthermie.

-          Pigmentaire : apparition d’une coloration cutanée verdâtre tenace, si la photothérapie a été maintenue alors qu’augmentait  la bilirubine conjuguée.

 

 

 

 

 

 

COMPORTEMENT  INFIRMIER

  

 

ERYTHEME  FESSIER

 

 

 

 

 

 

 

 

Conduite des soins

 

  • Laver  soigneusement le siège de l’enfant matin et soir dans un bain contenant du permanganate de potassium ( 1 sachet de 1 gramme de poudre pour 10 litres d’eau tiède ), avec un savon antiseptique contenant de la chlorhexidine (cytéal liquide ou pain) ou Triclocarban (Septivon liquide ou solubacter  liquide ou solubacter pain ).
  • Bien rincer le siège en particulier le fond des plis avec un gant de toilette.
  • Après avoir bien séché le siège, appliquer localement, au moyen d’une compresse, soit la solution de  Milan, soit une solution de nitrate d’argent à 1% , soit un dérivé imidazolé en lait, en gel ou en crème (Pevaryl, Daktarin ou Fazol ) selon les indications du médecin .
  • Changer l’enfant fréquemment dans la journée en lavant le siège à l’eau tiède au moyen d’un gant et de savon dermatologiques en rinçant et en séchant bien le fond des plis avant de langer avec des couches très larges, non occlusives, éventuellement change en coton, laisser le plus longtemps possible le siège à l’air dans la journée en évitant de le linger.
  • Pour éviter la récidive, maintenir  les mêmes soins d’hygiène avec bain matin et soir, changes fréquents et application éventuelle d’une crème protectrice sur le siège (type Mitosyl) avant de langer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PROTOCOLE  DE  SOINS

 

 

 

DESINFECTION  RHINO-PHARYNGEE (DRP)

 

ASPIRATION  RHINO-PHARYNGEE (ARP)

 

 

DRP

 

  • But : désobstruer et désinfecter les fosses nasales des nourrissons et jeunes enfants, qui respirent naturellement par le nez, dans les infections rhino-pharyngées.
  • Matériel, moyen : sérum physiologique  stérile en dosette unique ou en flacon avec compte goutte stérile.
  • Méthode : après lavage des mains et maintien de la tête du nourrisson sur le côté pour éviter une inhalation accidentelle, instillation d’une quantité suffisante pour assurer un véritable lavage. L’instillation est le plus souvent suivie  d’une aspiration nasale au moyen d’un mouche bébé ou d’une aspiration rhino-pharyngée.

 

 

 

ARP

 

 

 

  • But : désobstruer les voies respiratoires supérieures en cas de rhinopharyngite, de rhino-trachéo-bronchite, de bronchiolite  pour  améliorer la ventilation. Recueillir les secrétions pour analyse  bactériologique (exp: recherche de pneumocoque dans les otite) ou virologique

 

*     Matériel : Flacons de sérum physiologique stérile renouvelés 3 fois par 24 h. 

        Sonde d’aspiration stérile de calibre adapté à orifice terminal à bord mousse.

        Système d’aspiration réglage utilisé à une pression négative n’excédant pas 600 millibars.

*     Méthode : après lavage des mains, enfoncer la sonde, clampée, dans la cavité nasale perpendiculairement, d’une longueur égale à la distance aile du nez-tragus .La  même opération est répétée dans la deuxième narine.

 

 

 

 

 

 

 

 

ACTION INFIRMIER

 

 

 

SOINS  DU  NOUVEAU-NE  PREMATURE EN INCUBATEUR

 

 

 

 

Fonction principales de l’incubateur

 

Maintenir l’enfant dans une température ambiante de neutralité thermique, la température de l’incubateur pouvant aller jusqu’à 36-37° C chez les prématurissimes

Assurer la respiration d’un air filtré et humidifié.

Assurer un isolement sur le plan infectieux.

Assurer une surveillance clinique, l’enfant étant nu dans l’incubateur.

 

Différents modèles d’incubateur

 

On distingue :

-          des incubateurs de soins intensifs fermés, à simple paroi, permettant d’assurer réanimation et ventilation assistée ;

-          des incubateurs de soins intensifs fermés, à double paroi, comportant un programmateur  d’humidification, une balance incorporée et des systèmes de régulation de la température servo-contrôlés (selon des capteurs thermiques placés sur la peau de l’enfant)

-          des incubateurs de transport dont certains disposent de respirateurs incorporés.

-          Des incubateurs de ouverts, radiants ‘ tables chauffantes) dont l’usage est limité à la réalisation des soins non réalisables à l’intérieur de l’incubateur fermé.

 

Accès  à l’enfant dans l’incubateur

 

La  pénétration des mains à l’intérieur de l’incubateur doit être précédée d’un lavage soigneux des mains et des avant-bras, qu’il s’agisse du personnel soignant ou de la maman.

Les hublots du côté droit  sont réservés aux soins « propres » : gavages, biberons, microprélévements, poses de voie veineuse.

Les hublots du côté gauche sont réservés aux soins d’hygiène corporelle. Un circuit du linge propre (entré par le hublot de la paroi de tête de l’incubateur) et du linge sale (sorti par le hublot de la paroi opposée) doit être respecté.

 

Soins de l’enfant dans l’incubateur

 

L’enfant est couché nu sur un matelas protégé par une alèse, avec un lange au niveau du siège, éventuellement des rouleaux sous la nuque, sous les genoux, un matelas d’eau sous la tête pour prévenir une déformation du crâne chez les prématurissimes.

Les interventions auprès de l’enfant doivent être programmées pour éviter leur fractionnement abusif : toilette, gavage ou tétée, prises de température, pesée.

Les interventions dérangeantes doivent être coordonnées ; prises de sang, écographie, radiographie, ponction lombaire.

Même chez l’enfant très prématuré, il faut « échanger » avec l’enfant, le regarder pendant les soins, lui parler, lui permettre de sucer pendant les gavages, d’exercer son grasping des doigts et des orteils pendant les manipulations. La mère doit pouvoir accéder à son enfant, le toucher, lui parler, en respectant les mêmes règles d’asepsie.

 

Disposition de l’incubateur

 

Pour éviter les agressions sonores et lumineuses, l’incubateur doit être localisé à distance des robinets, lavabos, négatoscopes. Le niveau d’illumination doit être réduits.

 

Entretien de l’incubateur

 

Chaque jour, l’habitacle est décontaminé par nettoyage à l’hibitane à 0,50%. L’eau distillée  de l’humidificateur est renouvelée.

L’incubateur est changé tous les 10 jours en cas de séjour prolongé.

Le filtre à air est changé une fois par mois.

Pour sa décontamination, l’incubateur est entièrement démonté ; le bloc moteur écarter ; toutes les pièces sont décontaminées par un détergent –désinfectant (Surfanios en dilution à 0,25%). Deux fois par an, l’incubateur subit une révision générale ‘ alarmes, température, humidificateur, niveau sonore).

CO MPORTEMENT   I NFFIRMIER

 

 

 

SURVEILLANCE  ET  TRAITEMENT DE  LA FIEVRE

CHEZ  UN  JEUNE  ENFANT

 

 

Prise de la température

 

Elle est effectuée 2 fois par jour, le matin et le soir, parfois plus, toutes les 3 heures, et notée sur la feuille prévue à cet effet. La température est en règle prise au moyen d’un thermomètre à mercure, au niveau rectal, thermomètre enfoncé d’environ 2,5 cm pendant 2 mn. Ce dernier, nettoyé et désinfecté après chaque prise, est réservé à l’usage d’un même enfant. La température axillaire, la température frontale au moyen d’un bandeau thermosensible, ne sont pas assez fiables. A partir de 3 ans, le thermomètre tympanique type Genius, évaluant  la température dans le conduit auditif externe, avec couvre-sondes jetables, offre beaucoup d’avantages en milieu hospitalier.

 

Traitement de la fièvre

* Moyens physiques simples

Très importants, ils visent à faciliter la disposition de chaleur et à compenser les pertes d’eau (sueur) : 

-          température  de la pièce à 19-20° C ;

-          enfant vêtu légèrement ;

-          proposer à boire de l’eau, de préférence fraîche à plusieurs  reprises entre les repas ;

-          donner des bains à une température de 2° C en dessous de la température de l’enfant sans descendre en dessous de 37° C ;

-          lorsque l’enfant ne peut être baigné (pansements, plâtre, drains, etc…), faire des enveloppements frais ou mettre des vessies de glace aux racines des membres. Celles-ci doivent toujours être soigneusement  enveloppées pour éviter le contact direct avec la peau et le risque  d’engelure

* Moyens médicamenteux

Trois  médicaments sont utilisés : l’aspirine, l’ibuprofène et le paracétamol. Il ne faut pas utiliser ces médicaments en alternance, mais en choisir  un en fonction de l’effet recherché et l’utiliser à des doses et à un fractionnement correct. Le plus utilisé est le paracétamol en 4 prises par 24 h, en doses  de 5 cg par jour soit 1,5 cg par prise. La voie orale apparaît la plus sûre, mais en cas  de vomissements ou de mauvaise acceptation, on peut utiliser la voie rectale par suppositoire  En cas de fièvre très élevée, d’hyperthermie majeure chez l’enfant perfusé, on peut avoir recours à la voie intraveineuse ( proparacétamol ou aspirine injectable ).

* Surveillance

En dehors de la température, il faut surveiller l’état général de l’enfant, son état de conscience, son teint, sa respiration, son pouls, la bonne prise des repas et des suppléments hydriques, l’absence de diarrhée et de vomissements, l’administration des traitements prescrits.

 

 

 

 

 

 

COMPORTEMENT  INFIRMIER

 

 

 

 

 

CONDUITE  A  TENIR  EN  PRESENCE  D’UN  JEUNE   ENFANT

FAISANT  UNE  CRISE  CONVULSIVE

 

 

 

 

 

 

*Faire le diagnostic d’une crise convulsive : perte de connaissance, changement brutal du tonus musculaire, raidissement ou hypotonie, secousses musculaires des membres et/ou du visage, révulsion des globes oculaires.

* Coucher l’enfant en position latérale de sécurité ; le déshabiller ; écarter tout objet dangereux.

* Désobstruer les voies aériennes supérieures, aspirer les sécrétions ; mettre en place éventuellement une canule de Mayo et la fixer solidement pour éviter la chute de la langue en arrière.

* Préparer la dose de diazépam (Valium) nécessaire (ampoule injectable 10 mg/ml) dans une seringue de 2 ou 5 ml (habituellement 0,5 mg/kg de poids)

 *Monter la canule spéciale à bout mousse sur la seringue.

 *Introduire la canule dans le rectum et injecter le produit, en s’assurant par injection complémentaire de 1 ml d’air que la dose de médicament a bien été injectée ; attendre  2 ou 3 mn avant de retirer la canule et la seringue toujours montée.

 *Observer la crise tonico-clonique (ou non), la durée de chaque phase

 * Surveiller son retentissement sur la respiration, l’existence ou non d’une cyanose.

 * Noter la durée entre l’injection du Valium et la cessation de la crise, la profondeur et la durée du coma post-critique.

  • Si la crise n’a pas cessé après 15 mn, ne pas réinjecter du Valium  sans une prescription médicale, en raison du risque de dépression respiratoire. Le matériel de ventilation manuelle et d’intubation de l’unité, dont l’état de bon fonctionnement est régulièrement contrôlé, est amené à disposition du médecin.

*Prendre la température tympanique, rectale ou, sinon, axillaire.

*Effectuer éventuellement les prélèvements sanguins, en particuliers pour le dosage de la calcémie et de la glycémie, et contrôle immédiatement de glycémie grâce aux bandelettes réactives.

*Administrer un antipyrétique (si prescription).

*Remettre au médecin un compte rendu écrit, daté et signé.

 

 

 

 

MISE  EN  PLACE  ET  SURVEILLANCE  D’UNE  PHOTOTHERAPIE

 

                            CHEZ  LE  NOUVEAU-NE

 

 

La photothérapie est une action thérapeutique mise en œuvre en néonatologie  en raison de la fréquence des ictères, en particulier chez les prématurés

 

But

Elle vise à limiter l’augmentation de la bilirubine libre au-delà du seuil qui nécessiterait une exsanguino-transfusion, en raison des risques de lésions cérébrales irréversibles (ictère nucléaire)

 Moyens

-          Appareils à photothérapie de 4 ou 8 tubes, d’énergie contrôlée, délivrant une lumière bleue ou blanche. La composante bleue de la lumière transforme directement la bilirubine, au niveau de la peau, en dérivés hydrosolubles, qui sont éliminés dans l’urine.

-          Appareils permettant de contrôler l’éclairement réaliser au niveau de la peau

Technique

-          Lavage soigneux des mains avant et après l’installation de l’enfant

-          Enfant nu, sur un matelas protégé par une alèse, en incubateur ou en berceau.

-          Protection des yeux de l’enfant par des lunettes spéciales, opaques, maintenues par un surgiflix.

-          Protection des testicules par un cache opaque

-          Mise en marche de l’appareil de photothérapie à l’intensité prescrite (1 ; 1,5 ; ou 2,5 mW/cm2) selon le poids et l’intensité de l’ictère.

Surveillance et gestes particuliers à effectuer

  • Surveiller régulièrement :

-          La  bonne mise en place des lunettes ;

-          La température cutanée et de l’incubateur ;

-          Le nombre et l’aspect des selles ;

-          Le bon fonctionnement des tubes ;

-          La bilirubinémie.

 

 

  • Assurer :

-          Une augmentation de la ration hydrique quotidienne de 10 à 20% ;

-          Une variation régulière des positions de l’enfant pour exposer l’ensemble de son corps de façon harmonieuse ;

-          La mise en place de gouttes de sérum physiologique dans les yeux plusieurs fois par jour.

Complications possibles à dépister

-          Digestives : ballonnement abdominal, diarrhée.

-          Oculaires : conjonctivite.

-          Métaboliques : déshydratation.

-          Régulation thermique : augmentation de la température cutanée, hyperthermie.

-          Pigmentaire : apparition d’une coloration cutanée verdâtre tenace, si la photothérapie a été maintenue alors qu’augmentait  la bilirubine conjuguée.

 

 

 

 

 

 

COMPORTEMENT  INFIRMIER

  

 

ERYTHEME  FESSIER

 

 

 

 

 

 

 

 

Conduite des soins

 

  • Laver  soigneusement le siège de l’enfant matin et soir dans un bain contenant du permanganate de potassium ( 1 sachet de 1 gramme de poudre pour 10 litres d’eau tiède ), avec un savon antiseptique contenant de la chlorhexidine (cytéal liquide ou pain) ou Triclocarban (Septivon liquide ou solubacter  liquide ou solubacter pain ).
  • Bien rincer le siège en particulier le fond des plis avec un gant de toilette.
  • Après avoir bien séché le siège, appliquer localement, au moyen d’une compresse, soit la solution de  Milan, soit une solution de nitrate d’argent à 1% , soit un dérivé imidazolé en lait, en gel ou en crème (Pevaryl, Daktarin ou Fazol ) selon les indications du médecin .
  • Changer l’enfant fréquemment dans la journée en lavant le siège à l’eau tiède au moyen d’un gant et de savon dermatologiques en rinçant et en séchant bien le fond des plis avant de langer avec des couches très larges, non occlusives, éventuellement change en coton, laisser le plus longtemps possible le siège à l’air dans la journée en évitant de le linger.
  • Pour éviter la récidive, maintenir  les mêmes soins d’hygiène avec bain matin et soir, changes fréquents et application éventuelle d’une crème protectrice sur le siège (type Mitosyl) avant de langer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PROTOCOLE  DE  SOINS

 

 

 

DESINFECTION  RHINO-PHARYNGEE (DRP)

 

ASPIRATION  RHINO-PHARYNGEE (ARP)

 

 

DRP

 

  • But : désobstruer et désinfecter les fosses nasales des nourrissons et jeunes enfants, qui respirent naturellement par le nez, dans les infections rhino-pharyngées.
  • Matériel, moyen : sérum physiologique  stérile en dosette unique ou en flacon avec compte goutte stérile.
  • Méthode : après lavage des mains et maintien de la tête du nourrisson sur le côté pour éviter une inhalation accidentelle, instillation d’une quantité suffisante pour assurer un véritable lavage. L’instillation est le plus souvent suivie  d’une aspiration nasale au moyen d’un mouche bébé ou d’une aspiration rhino-pharyngée.

 

 

 

ARP

 

 

 

  • But : désobstruer les voies respiratoires supérieures en cas de rhinopharyngite, de rhino-trachéo-bronchite, de bronchiolite  pour  améliorer la ventilation. Recueillir les secrétions pour analyse  bactériologique (exp: recherche de pneumocoque dans les otite) ou virologique

 

*     Matériel : Flacons de sérum physiologique stérile renouvelés 3 fois par 24 h. 

        Sonde d’aspiration stérile de calibre adapté à orifice terminal à bord mousse.

        Système d’aspiration réglage utilisé à une pression négative n’excédant pas 600 millibars.

*     Méthode : après lavage des mains, enfoncer la sonde, clampée, dans la cavité nasale perpendiculairement, d’une longueur égale à la distance aile du nez-tragus .La  même opération est répétée dans la deuxième narine.

 

 

 

 

 

 

 

 

ACTION INFIRMIER

 

 

 

SOINS  DU  NOUVEAU-NE  PREMATURE EN INCUBATEUR

 

 

 

 

Fonction principales de l’incubateur

 

Maintenir l’enfant dans une température ambiante de neutralité thermique, la température de l’incubateur pouvant aller jusqu’à 36-37° C chez les prématurissimes

Assurer la respiration d’un air filtré et humidifié.

Assurer un isolement sur le plan infectieux.

Assurer une surveillance clinique, l’enfant étant nu dans l’incubateur.

 

Différents modèles d’incubateur

 

On distingue :

-          des incubateurs de soins intensifs fermés, à simple paroi, permettant d’assurer réanimation et ventilation assistée ;

-          des incubateurs de soins intensifs fermés, à double paroi, comportant un programmateur  d’humidification, une balance incorporée et des systèmes de régulation de la température servo-contrôlés (selon des capteurs thermiques placés sur la peau de l’enfant)

-          des incubateurs de transport dont certains disposent de respirateurs incorporés.

-          Des incubateurs de ouverts, radiants ‘ tables chauffantes) dont l’usage est limité à la réalisation des soins non réalisables à l’intérieur de l’incubateur fermé.

 

Accès  à l’enfant dans l’incubateur

 

La  pénétration des mains à l’intérieur de l’incubateur doit être précédée d’un lavage soigneux des mains et des avant-bras, qu’il s’agisse du personnel soignant ou de la maman.

Les hublots du côté droit  sont réservés aux soins « propres » : gavages, biberons, microprélévements, poses de voie veineuse.

Les hublots du côté gauche sont réservés aux soins d’hygiène corporelle. Un circuit du linge propre (entré par le hublot de la paroi de tête de l’incubateur) et du linge sale (sorti par le hublot de la paroi opposée) doit être respecté.

 

Soins de l’enfant dans l’incubateur

 

L’enfant est couché nu sur un matelas protégé par une alèse, avec un lange au niveau du siège, éventuellement des rouleaux sous la nuque, sous les genoux, un matelas d’eau sous la tête pour prévenir une déformation du crâne chez les prématurissimes.

Les interventions auprès de l’enfant doivent être programmées pour éviter leur fractionnement abusif : toilette, gavage ou tétée, prises de température, pesée.

Les interventions dérangeantes doivent être coordonnées ; prises de sang, écographie, radiographie, ponction lombaire.

Même chez l’enfant très prématuré, il faut « échanger » avec l’enfant, le regarder pendant les soins, lui parler, lui permettre de sucer pendant les gavages, d’exercer son grasping des doigts et des orteils pendant les manipulations. La mère doit pouvoir accéder à son enfant, le toucher, lui parler, en respectant les mêmes règles d’asepsie.

 

Disposition de l’incubateur

 

Pour éviter les agressions sonores et lumineuses, l’incubateur doit être localisé à distance des robinets, lavabos, négatoscopes. Le niveau d’illumination doit être réduits.

 

Entretien de l’incubateur

 

Chaque jour, l’habitacle est décontaminé par nettoyage à l’hibitane à 0,50%. L’eau distillée  de l’humidificateur est renouvelée.

L’incubateur est changé tous les 10 jours en cas de séjour prolongé.

Le filtre à air est changé une fois par mois.

Pour sa décontamination, l’incubateur est entièrement démonté ; le bloc moteur écarter ; toutes les pièces sont décontaminées par un détergent –désinfectant (Surfanios en dilution à 0,25%). Deux fois par an, l’incubateur subit une révision générale ‘ alarmes, température, humidificateur, niveau sonore).