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SOINS INFIRMIERS EN CARDIOLOGIE

       
 

 

 
   
 

 

 
   


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SOINS INFIRMIERS EN CARDIOLOGIE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Option : Polyvalent                                                                 Encadrante : Mme Zazi Saida

Promotion : 2004/2007

Année universitaire : 2005/2006

 

 

Objectifs pédagogiques 

 

Objectifs théoriques :

  •  Définir les ponctions suivantes :

Ponction du péricarde,

Ponction sternale

  • Citer les indications et les contre-indications des ponctions  sus citées.
  • Citer les incidents et les accidents des ponctions précédemment énumérées et indiquer les  éléments de surveillance.

 

  • Définir les examens radiologiques et électriques retenus dans le programme de formation (voir schéma du cours) et citer leurs indications et contre-indications.
  • Définir la pression veineuse centrale et décrire ses variations physiques et pathologiques.

 

Objectifs pratiques :

  • Préparer le malade et le matériel pour les différentes ponctions (voir schéma de cours) et assurer  la surveillance du patient pendant et après l’acte médical,
  • Préparer le malade pour un examen radiologique, électrique ou (voir schéma de cours ) et assurer sa surveillance après l’examen,
  • Réaliser la mesure de la pression veineuse centrale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Schéma de cours

 

  • Les ponctions :

La ponction du péricarde

La ponction sternale, de la crête iliaque

 

  • Les examens radiologiques

 L’artériographie des membres

La phlébographie

La scannographie ou T.D.M.

L’angiocardiographie

  • Les examens électriques :

L’électrocardiogramme (E.C.G)

L’echo-dopler

 

  • La mesure de la pression veineuse centrale (P.V.C.) et la pression veineuse périphérique (P.V.P.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA PONCTION DU PERICARDE

 

 

DEFINITION

C’est une technique qui consiste à introduire une aiguille dans la cavité péricardique pour en prélever le contenu .c’est un examen dangereux pratiqué dans les cas graves.

 

BUTS ET INDICATIONS 

Elle peut être faite :

  • Dans un but diagnostique :

Vérifier l’existence et l’étude de la nature du liquide d’épanchement

Déterminer la nature de l’épanchement

Faire un examen chimique et bactériologique

  • Dans un but thérapeutique :

Evacuer un épanchement abondant ( épanchement sero-fibrineux d’origine tuberculeux )

Injecter localement des  anti-biotiques  ( rarement utilisé )

 

MATERIEL 

  • Nécessaire pour l’asepsie de la peau :

Compresses stériles

Alcool à 70°

Alcool iodé

  • Nécessaire pour l’anesthésie locale (parfois utilisé ) :

Xylocaine à 1 %

Seringue et aiguille

  • Nécessaire pour la ponction :

Aiguille longue à mandrin type : de Tuffier ou de Laborde

Seringue de 20 cc

Des tubes pour recueillir le liquide+étiquettes+bons de laboratoire.

  • Nécessaire pour pallier aux accidents
  • Divers : haricots, protections, sparadrap .
  • Nécessaire pour décontaminer le matériel

 

PREPARATION DU MALADE 

  • Rassurer le patient et au besoin le calmer par des sédatifs selon les habitudes de service
  • Un E.C.G. doit être fait avant la ponction.

 

TECHNIQUE 

  • Installation du malade :

Soit en position demi assise ou décubitus dorsal

L’enregistrement de l’ECG sera poursuivi pendant la ponction

  • La ponction :

La région à ponctionner doit être largement découverte et désinfectée.

Assister le médecin

L’introduction de l’aiguille se fait soit à :

   L’extrémité interne du 5ème espace intercostal gauche prés du sternum.

   A la région rétroxyphoidienne.

Le péricarde pariétal étant perforé, le mandrin est remis dans l’aiguille avant son ablation.

 

INCIDENTS ET ACCIDENTS 

  • La ponction blanche est assez fréquente lorsque le liquide est peu abondant et se collecte en arrière.
  • L’hémorragie liée à la piqûre, peut être dramatique si l’oreillette a été touchée.
  • La mort subite : due probablement à l’arrêt cardiaque.

 

SURVEILLANCE 

  • Surveiller le malade tout le temps de la ponction.
  • Après la ponction : pansement simple, mettre le malade en position demi assise et envoyer le prélèvement au laboratoire.

Remarque :

La ponction du péricarde est un examen utile, mais qui comporte des risques importants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE MYELOGRAMME 

 

 

C’est l’étude des différents éléments cellulaires contenus dans la moelle osseuse.

La moelle osseuse est prélevée :

-au niveau du sternum ( le plus souvent ) c’est la ponction sternale.

-au niveau de la crête iliaque ou du tibia (chez l’enfant) c’est la ponction biopsie osseuse.

 

A-la ponction sternale 

 

  • DEFINITION 

C’est la ponction de la moelle osseuse au niveau du sternum.

 

  • BUTS 

Diagnostique : quand l’examen du sang circulant n’apporte pas assez de renseignements.

Pronostique ou pour guider la thérapeutique.

 

  • INDICATIONS

-Etude du myélogramme :

Dans les hémopathies malignes :

        .Leucémies

        .Maladies de HODGKIN

        .Maladie de KAHLER (myélome diffus)

Dans les anémies :

        .Spécialement l’anémie de BIERMER

Dans les aplasies médullaires

        .Intoxication

                   .médicamenteuse (sulfamides, pyramidons)

                   .professionnelle (Benzol).

       .Action des corps radio actifs (Rayons X ; isotopes)

-Examen parasitologie :

Recherche de LEISHMANIA dans le KALA AZAR

 

  • CONTRE-INDICATIONS 

Maladies de la coagulation : HEMOPHILIE

Traitement par les anticoagulants

 

  • PREPARATION DU MALADE 

-Prévenir le malade car la P.S. est assez douloureuse,

-Faire un temps de saignement et un temps de coagulation ou T.P. ( selon les habitudes du service )

-Prévoir le groupe sanguin et le facteur Rh ( en cas d’accident )

-Demander une numération globulaire et formule sanguine

-Raser la région sternale au besoin.

 

  • MATERIEL 

-Nécessaire pour l’asepsie des mains et du champs opératoire :compresse, gants, champs troué,plateau et pinces stériles, alcool à brûler + allumettes,alcool à 70°, antiseptique fort.

-Nécessaire pour l’anesthésie ( parfois utilisée ) : seringue, aiguilles, novocaïne à 0.05 %.

-Nécessaire pour la ponction :

         .Trocart de MALLARME de 15 à 20 mm de longueur avec mandrin biseauté et curseur de garde ( minutieusement nettoyé et stérilisé à sec )

         .Seringue de 20 cc

         .Matériel de laboratoire :

                       *Lames de verre dégraissées par un mélange d’alcool+Ether

                       *Lamelle bien rodée pour l’étalement sur lames

                       *Buvard (fiches de labo+étiquettes, lampe à alcool (parfois)

-Matériel divers :

        .Le dossier du malade

        .Collodion

        .Sparadrap

        .2 haricots

 

  • TECHNIQUE 

-Le malade est installé en décubitus dorsal

-Après asepsie de la peau, le médecin enfonce le trocart au niveau du manubrium sternal à la hauteur du 1er espace intercostal, à un centimètre de la ligne médiane.

-Avec la seringue, il aspire quelques gouttes de moelle osseuse ( douleur vive et de courte durée )

-La seringue et le trocart sont retirés ensemble d’un coup sec.

-La moelle prélevée est immédiatement :

       .étalée sur lames

       .séchée par agitation

       .envoyée au laboratoire pour coloration et examen.

-A la fin de la ponction, désinfecter la région ponctionnée et faire un pansement sec.

 

 

 

  • INCIDENTS ET ACCIDENTS 

-L’aspiration ne ramène rien ( pas de moelle )

-Hémorragie et hématome de la paroi

-Pneumothorax spontané

-Syncope due à la douleur très vive.

 

B-la ponction de la crête iliaque

 

Les indications, les contres indications et la préparation sont les mêmes que pour la ponction sternale, seule la technique diffère légèrement.

  • Technique :

-Le malade est couché sur le côté, les membres inférieurs légèrement fléchis

-Le point de ponction est situé en arrière de l’épine iliaque antéro supérieure ou (à 1 travers de doigts) au dessous de la crête.

-Après asepsie de la peau, le médecin enfonce le trocart perpendiculairement à la surface osseuse.

N.B.Cette technique est moins douloureuse et moins impressionnante pour le malade.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES EXAMENS RADIOLOGIQUES  ET

ELECTRIQUES EN CARDIOLOGIE

 

CE QU’IL FAUT FAIRE

 

 

-         Etablir un bulletin en mentionnant le nom et le prénom du malade, le numéro du lit, le service et la nature de l’exploration ou du traitement demandé ainsi quelques données cliniques à réclamer au médecin.

-         Adresser ce bulletin au service intéressé en demandant un rendez vous.

-         Le rendez vous étant fixé. Préparer le malade comme il convient, (selon le protocole de la technique) si une préparation préalable est indispensable. Le conduire au jour et heure fixes à la salle d’examen.

-         Prendre ou aller chercher ensuite la réponse fournie (les clichés ou les graphiques) pour les présenter au médecin au plus tôt.

-         Ne pas ranger ces documents avant que ce dernier n’en ait pris connaissance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ARTÉRIOGRAPHIE DES MEMBRES

 

DÉFINITION :

Prise des clichés radiologiques des artères d’un membre, après opacification par un produit de contraste (opaque au rayons x) pour en connaître l’état.

 

INDICATIONS :

  • Artériopathie oblitérante des membres.
  • Diagnostiquer un anévrisme.
  • Diagnostiquer un angiome.
  • Greffe artérielle.

L’artériographie permet de :

  • Localiser le siége d’une oblitération.
  • Reconnaître l’importance de la circulation collatérale.
  • Etudier la conformation du système artériel (anévrisme, angiome).
  • Vérifier l’efficacité d’une greffe artérielle (contrôler la perméabilité du segment greffé).

 

CONTRE INDICATIONS :

             (Voir Angiocardiographie)

 

PRÉPARATION DU MALADE :

           (Voir Angiocardiographie)

 

MATÉRIELS :

* Nécessaire pour la préparation de la région :

  • De quoi raser la région si nécessaire.
  • Antiseptique, pince montée, compresses stériles, pince à servir, plateau stérile, (ou table + champs stérile).

* Nécessaire pour injecter le produit :

  • 2 garrots, 1 seringue et aiguilles permettant une injection faite sous pression pour obtenir une bonne opacification (ou appareil injecteur permettant de régler le débit et la pression : (appareil de Christophe) permet la commande à distance.
  • Gants stériles.
  • Produit de contraste, Exp : VASURIX ; DIODONE ; TENEBRYL…).

 

* En cas d’accident prévoir :

  • Sérum novocaïné 20ml environ.
  • De quoi faire un pansement chaud.
  • Ampoules de novocaïne.
  • Antihistaminique – tonicardiaque – HSH.
  • De quoi décontaminer le matériel.

 

TECHNIQUE :

Faite par le spécialiste en salle de radiologie.

Plusieurs méthodes sont employées :

  • Sans pose préalable de garrot.
  • Après pose d’un seul garrot.
  • Après pose de 2 garrots.

 

1/ Sans modification de la circulation :

  • Malade en décubitus dorsal.
  • Dégager la région à ponctionner soit, selon les cas :

-         Membre supérieur en supination.

-         Membre inférieur étendu : le médecin ponctionne l’artère fémorale au dessous de l’arcade crurale.

  • Les clichés seront pris immédiatement et en série (prendre la précaution de se protéger des rayons x médecin et aide avant de commencer l’examen).
  • Aider ensuite le malade.

 

REMARQUE

Lorsqu’une artère est particulièrement intéressée, l’injection du produit sera faite dans cette artère.

 

2/ l’injection du produit à contre courant :

  • Le malade est installé de la même façon :

-         Un garrot est posé en aval du segment artériel à examiner.

-         L’injection, faite au dessus de garrot, va permettre au produit de contraste de diffuser en amont de ce même garrot.

 

3/ après blocage e circulation :

  • Même installation du malade mais 2 garrot sont posés au niveau du membre :

-         Un en aval, c-à-d en base du point de l’injection.

-         Le 2ème en amont, c-à-d en haut du point de l’injection.

Cette technique limite l’étendue de l’artère à examiner.

 

INCIDENTS ET ACCIDENTS :

  • Signes d’intolérance à l’iode :

-         Dyspnée – collapsus

  • Spasmes :

-         Membre froid et douloureux, pâleur des téguments : traiter rapidement avec novocaïne et antihistaminique (sur prescription) pour lever le risque de gangrène.

  • Artère perforée : avec hématome simple ou avec diffusion locale du produit qui commande l’injection par l’aiguille de sérum novocaïné tiédi et la pose compresses chaudes et humides.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PHLÉBOGRAPHIE

 

DÉFINITION :

Examen radiologique du système veineux profond seulement, après injection de produit opaque.

 

INDICATIONS :

v Etude du diamètre et de l’état des parois des veines au cours des :

  • Varices.
  • Séquelles de phlébite.
  • Troubles trophiques des membres inférieurs.
  • Principalement dans l’ablation des veines superficielles.
  • Etude topographie de la thrombose des veines profondes.

 

CONTRE-INDICATIONS :

  • Oedème très volumineux ne permettant pas le repérage de la veine.
  • Troubles trophiques importants.

 

PRÉPARATION DU MALADE :

  • Rechercher la notion d’allergie à l’iode (se référer au cours sur la bronchographie).
  • Préméditation chez les anxieux sur avis médical. 

 

MATÉRIEL :

v Nécessaire pour la préparation de région :

  • Antiseptique, pince montée, compresses stériles, pince à servir, plateau stérile, (ou table + champs stérile).

v Nécessaire pour l’injection du produit :

  • 2 seringues de 20cc ou 1 seringue de 50cc et aiguilles.
  • 1 garrot.
  • Gants stériles.
  • Produit de contraste, Exp : (VASURIX ; DIODONE ; TENEBRYL…) + eau chaude pour tiédir le produit.

v En cas d’accident prévoir :

  • Sérum novocaïne 20ml environ.
  • De quoi faire un pansement chaud.
  • Ampoules de novocaïne.
  • Antihistaminique – Tonicardiaque – HSH (hydrocortisone).
  • De quoi décontaminer le matériel.

 

 

  

 

TECHNIQUE :

Examen non douloureux, fait en salle de radiologie par le spécialiste.

Prévenir le malade, le coucher en décubitus dorsal, la jambe intéressée étendue.

  • Le garrot est placé au dessus des malléoles (ce qui évite l’opacification des vaisseaux superficiels).
  • La région est désinfectée largement, la veine est ponctionnée, 20 à 30cc de produit sont injectés. L’aiguille laissée en place, faire faire le malade 3 à 4 mouvements de flexion et d’extension rapides et passifs pour facilité la circulation profonde (de retour).
  • Prise des clichés après l’injection.
  • L’injection de novocaïne pour prévenir les spasmes veineux.
  • Retirer le garrot, aider le malade, entretenir et ranger le matériel.

 

SURVEILLANCE DU MALADE :

Porte essentiellement sur le dépistage d’éventuels incidents et accidents, liés à l’allergie au produit, qui peuvent se voir pendant et après l’examen (se référer au cours sur l’angiocardiographie).

 

REMARQUE :

      La phlébographie est faite par voie :

  • Ø Directe (ponction de la veine pédieuse ou dénudation).
  • Ø Rétrograde (ponction de la fémorale au niveau de l’aine).

 

 

    

  

   

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TOMODENSITOMETRIE (T.D.M) OU SCANOGRAPHIE

 

DÉFINITION :

Examen radiologique utilisant les rayons x (radiodiagnostic), basé sur le principe de la tomographie axiale. Les données sont analysées par ordinateur. Il permet d’obtenir des images nettes, voire même sans injection de produits de contraste. Les images des coupes ainsi que l’étude des densités obtenues, sont 100 fois nettement plus précises que celles obtenues par une image radiologique conventionnelle.

 

INDICATIONS :

Tout le corps peut être intéressé par la T.D.M : cerveau, thorax, abdomen…

  • Certaines affections cérébrales :

û  Hémorragie cérébrale.                                        

û  A.V.C

û  Déplacement ou hypertrophie des ventricules.

û  Evaluer les conséquences d’un T.C.

û  Abcès.

û  Infarctus cérébral.

û  Tumeurs.

û  Etude de l’hypophyse.

  • Étudier avec précision : l’oreille (externe, moyenne et interne). Le globe oculaire, le nerf optique…
  • Sur le corps entier pour les tumeurs, principalement celles qui sont de petites tailles ou situées dans les organes inaccessibles à la radio simple : oreilles, hypophyse, nerf optique…
  • Dépistage des anomalies curables : foie, reins, grands vaisseaux : Aorte, artères…

La T.D.M ou (scanner) permet le traitement informatique adéquat et reconstitution d’images en 3D, facilitant la préparation d’intervention chirurgicale sur les organes complexes : foie, cerveau, les prélèvements biopsiques en sont eux aussi facilités.

 

N.B :

          La T.D.M est pratiquée avec ou sans injection I.V de produit iodé.

 

CONTRE-INDICATION :

û  Grossesse (surtout au cours des 3 premiers mois).

û  Allergie aux produits iodés* (parfois un traitement anti-allergique est instauré, chez les patients ayant présenté des manifestations allergiques pendant 3 jours précédant l’examen).

û  Personnes agitées ; faussent l’examen : les images sont difficiles à interpréter.

    

 RÔLE DE L’INFIRMIER :

Préparation du malade :

û  Le malade doit être à jeun le jour de l’examen (ne rien prendre par la bouche au moins 4h avant l’examen) car il y a le risque de nausées avec le produit de contraste.

û  S’assurer de l’absence de contre-indications : liées à l’utilisation des rayons x ou celles liées à l’injection du produit iodé*.

û  Le rassurer car l’appareil peut l’impressionner et lui être source de stress important alors que l’exploration revêt un caractère indolore.

û  Lui expliquer le déroulement de l’examen et la nécessité de rester allongé et immobile le long de l’examen (dire au malade que pendant l’examen, il entendra cliquetis lorsque l’appareil se déplace autour de la partie du corps intéressée par l’examen (rotation du scanner).

û  Ne pas porter par le malade pendant l’examen d’épingle ou de pinces à cheveux (Rx du crâne) la visualisation des organes est gênée.

 

PENDANT L’EXAMEN :

 

û  Surveiller le malade (voir cours sur l’artériographie)

 

APRÈS L’EXAMEN :

 

û  Organiser le transport du malade si le scanner est fait en dehors de l’hôpital.

û  Au retour dans le service, l’accueillir et le réinstaller dans son lit : s’il a reçu une injection du produit iodé, lui demander d’augmenter la prise de du liquide (l’iode étant éliminé par les reins)

 

 

         

 NB - Si allergie connue à l’iode ==> risque de choc anaphylactique

    - Si terrain allergique ==> asthme, eczéma, allergie alimentaire…

Dans tous les cas lorsque la notion d’allergie existe, une prémédication généralement indispensable associant pendant 3 jours un antihistaminique et un corticoïde sont prescrits.

Prévoir toujours un corticoïde injectable prêt à l’emploi lors de l’utilisation du produit iodé. 

    

 

   

 

L’ANGIOCARDIOGRAPHIE

 

DÉFINITION :

C’est la radiographie du cœur et gros vaisseaux après injection d’une substance de contraste dans le système circulatoire (opacification par un produit iodé).

Il est faite en salle de radiologie.

 

INDICATIONS :

Dépister les :

  • Orifices anormaux (trou de BOTAL)
  • Lésion valvulaire.
  • Anomalie de l’aorte.
  • Anomalies de l’artère pulmonaire.

 

CONTRE-INDICATIONS :

  • Insuffisance cardiaque grave.
  • Insuffisance rénale.
  • Insuffisance hépatique.
  • Troubles de la coagulation.
  • Tout état infectieux.
  • Intolérance à l’iode.

 

PRÉPARATION DU MALADE :

Un bilan complet est nécessaire :

û  Cardiovasculaire : TA, ECG.

û  Rénale : (le produit est éliminé par voie rénale) : Albuminurie, dosage de l’urée sanguine et urinaire.

û  Sanguin :     - Examen de la coagulation.

- Groupe sanguin (une hémorragie est toujours à craindre).

- Le traitement anticoagulant, s’il existe, doit être arrêté 48h auparavant.

û  La recherche de l’allergie au produit iodé est indispensable* (se référer au cours de la bronchographie).

 

La veille au soir : un hypnotique est donné au malade sur prescription selon les habitudes de service (gardénal).  

Le matin :    

-         Malade à jeun

-         Une prémédication est faite 1h avant l’examen (exp : dolosal, phenergan).

 

 

 

MATÉRIELS :

  • Nécessaire pour une injection IV : avoir une grosse aiguille ou cathéter veineux.
  • Matériel pour une dénudation veineuse est parfois utile.
  • Tonicardiaque (pressyl…) Oxygène, Phenergan, HSH, adrénaline.

 

TECHNIQUE :

û  Le malade devra être au repos et à jeun.

û  S’assurer que les bilans : cardiaque, rénale, hépatique et sanguin ont été faits et vus par médecin.

û  S’assurer que le malade n’est pas allergique à l’iode.

û  Prévenir le patient du soin et des différents symptômes ressentis au cours de l’examen :

-         Sensation de chaleur très grande.

-         Congestion du visage.

-         Géne de la respiration.

-         Céphalées – toux – nausées et même vomissements peuvent survenir.

û  Installer confortablement le malade.

û  Aider à la réalisation de la technique : le produit est injecté assez rapidement, généralement dans une veine de pli du coude, la prise des clichés est faite en série (en raison de 6 à 12 /secondes) :

- Au bout de 2 secondes l’OD est opacifiée.

- Au bout de 3 secondes l’VD est opacifié.

- Au bout de 5 secondes l’artère pulmonaire et le poumon, puis les veines pulmonaires, puis l’OG, puis le VG, puis l’aorte et ses diverses bronches.

 

REMARQUES :

û  Les clichés radiologique sont parfois remplacés par un filme (ciné angiocardiographie) qui permet une étude cinétique et dynamique du fonctionnement cardiaque.

û  Le produit iodé peut être injecté dans :

-         Une veine au pli du coude.

-         La veine cave : (un cathéter veineux est introduit dans une veine du pli du coude et poussé jusqu'à la veine cave).

-         Le cœur droit : (au cours du cathétérisme cardiaque, le plus souvent, à partir de la veine fémorale).

û  La pression artérielle est mesurée au cours de l’examen.

û  Une thrombolyse in situ (destruction du caillot) en cas d’embolie.

 

N.B :

Cet examen est souvent réalisé sous anesthésie générale.

 

 

 

SURVEILLANCE :

Elle sera attentive :

Pendant l’examen :

Surveiller le faciès, le pouls, la respiration est toutes les réactions du malade :

Une bouffée de chaleur avec rougeur du visage au moment de l’injection doit faire craindre une réaction allergique.

Des troubles de rythmes peuvent apparaître, une surveillance de pouls et de l’ECG est indispensable.

 

Apres l’examen :

Ramener la malade dans son lit.

Surveiller pendant 24h au moins :

Le faciès, le pouls et la TA.

Une accélération du pouls, une chute de la TA avec pâleur évoquant l’existence d’une hémorragie.

La T° (toutes les 3h).

Le malade devra se reposer.

Bilans : hépatiques et rénale seront refaits.

 

CONCLUSION :

L’angiocardiographie est un examen spécialisé qui comporte un risque minime, mais certain. Il est donc réservé aux cas où il apportera des renseignements indispensables.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES EXAMENS ÉLECTRIQUES

 

 

          DÉFINITION 

 

 

Eléctrocardiogramme (ECG) :

 

C’est le tracé de l’électrocardiographie qui est un examen destiné à enregistrer l’activité électrique du muscle cardiaque à l’aide d’un appareil enregistreur relier à des électrodes de détection. Il permet de détecter un trouble de rythme cardiaque, une hypertrophie auriculaire ou ventriculaire, une péricardite, une ischémie myocardique ou un infarctus de myocarde.

 

 

Echo- doppler Vasculaire :

 

Examen échographique basé sur l’utilisation des ultrasons et qui permet d’explorer les artères et les veines. L’examen consiste à déplacer une sonde qui émet des ultrasons qui vont à la rencontre des tissus. La représentation est réalisée par ordinateur avec des couleurs conventionnelles, du flux sanguin mesuré au même endroit par la technique de Doppler.

              

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉLECTROGARDIOGRAMME

 

DÉFINITION :

C’est l’enregistrement graphique des courants électriques de l’activité cardiaque.

 

PRINCIPE :

Comme n’importe quel muscle, le muscle cardiaque émet de l’électricité en se contractant. Cette électricité est transmise jusqu’à la peau (le corps humain étant bon conducteur d’électricité).

Lors d’une contraction cardiaque le courant va partir des oreillettes pour se propager ensuite aux ventricules selon :

  • Une intensité variable.
  • Une certaine direction dans l’espace *.

 

BUTS

  • Confirmer un diagnostic clinique ou le complémenter.
  • Surveiller l’évolution d’une maladie cardiaque.
  • Surveiller un traitement.
  • Dépister une contre indication à une intervention chirurgicale chez les personnes âgées.

 

 

* Le rythmedes battements cardiaques est maintenu par une suite régulière de décharges, points de départ le nœud sino auriculaire du ventricule droit et parcourant le nœud auriculo-ventriculaire et le faisceau des fibres neuromusculaires (faisceau de His) jusqu’aux ventricules.      

  L’enregistrement de ces variations est obtenu en fixant des électrodes sur différentes parties du corps. Cet enregistrement s’appelle un « Électrogardigramme » ou « ECG », en abrégé.

 

Sur l’enregistrement ECG sont observées les variations suivantes :

-         L’onde P : déflexion provoquée par le courant provenant de l’oreillette.

-         QRS        : complexe ventriculaire reflétant le passage électrique dans les ventricules.

-         L’onde T : corresponde aux ventricules au repos.

 

INDICATIONS :

♪       Systématique dans le bilan préopératoire chez les personnes âgées.

♪       Les hypertrophies ventriculaires causées par :

-         Lésions valvulaires.

-         Hypertension artérielle (H.T.A).

-         C.P.C (cœur pulmonaire chronique).

-         Malformations cardiaques.

♪       Les troubles de rythmes cardiaques :

-         Le flutter auriculaire.

-         La fibrillation.

-         Tachycardie.

♪       L’angine de poitrine.

♪       L’infarctus de myocarde.

 

MATÉRIEL :

  • Ø Un lit où le malade pourra s’étendre confortablement.
  • Ø Appareil à électrocardiogramme en bon état de marche.
  • Ø Electrodes (très propres).
  • Ø Ceinture de caoutchouc pour maintenir les électrodes lorsqu’elles ne sont pas munis de ventouse spéciales ou pinces spéciales en plastique.
  • Ø Compresses ou mieux tampon de coton ou «clinex».
  • Ø Gel spéciale de contact (à défaut : de l’eau salée à saturation).

 

TECHNIQUE :

  • Ø Vérifier le bon fonctionnement de l’appareil.
  • Ø Vérifier l’intégrité des fils de l’appareil.
  • Ø Choisir une pièce calme et suffisamment chauffée.
  • Ø Bonne préparation psychologique du malade (malade décontracté et calme).
  • Ø Le malade est installé confortablement allongé torse nu et mis en confiance afin d’obtenir un bon relâchement musculaire.
  • Ø Après avoir enlever montre et bracelet du malade, appliquer le gel de contact pour faciliter le passage du courant au niveau des zones où seront placées les électrodes (poignets, cheville, région cardiaque).   

 

1/ Pour les électrodes des membres :

Placer les garrots de caoutchouc au niveau des : poignets, chevilles.

Les relier à l’appareil par des électrodes dont chaque couleur et destination correspondent à une région (les couleur et destinataires varient avec les appareils).

 

Exemple :

  • Fil rouge : correspond au poignet droit.
  • Fil noire : correspond au cheville droit.  
  • Fil vert : correspond au cheville gauche.
  • Fil jaune : correspond au poignet gauche.

 

2/pour les électrodes précordiales :

Les fixer par l’intermédiaire des ventouses :

  • V1 : au bord droit du sternum au niveau du 4ème espace intercostal.
  • V2 : au bord gauche du sternum au niveau du 4ème espace intercostal.
  • V4 : à l’intersection de la ligne médio-claviculaire avec celle du 5ème espace intercostal.
  • V3 : entre V2 et V4.
  • V5 : à l’intersection d’une ligne abaissée du bord antérieur du creux axillaire gauche avec une horizontal tracée à partir de V4.
  • V6 : à l’intersection d’une ligne abaissée du milieu du creux axillaire avec une ligne horizontal tracée à partir de V4.

 

Avant l’enregistrement

On s’assure :

De l’absence de parasitage :

Electrique (par une bonne mise à la terre).

Ou musculaire (bonne décontraction musculaire).

Du bon étalonnage de l’appareil (1mV devant correspondre à un déplacement de 1cm du stylet)

De la bonne vitesse du défilement du papier millimétré qui doit être réglé à 2,5cm /seconde.

 

L’enregistrement

Les tracées obtenus varient suivant les variations : on distingue 3 catégories de dérivations.

1/ Les dérivations « standards » ou bipolaires des membres :

Elles enregistrent les différences de potentiel entre 2 électrodes.

Les électrodes sont placées aux extrémités des membres, pour plus de commodité :

  • D I : entre bras droit, bras gauche.
  • D II : entre bras droit, jambe gauche.
  • D III : entre bras gauche, jambe gauche.

 

 

2/ les dérivations unipolaires des membres :

  • AVR : électrodes placées au poignet droit.
  • AVL : électrodes placées au poignet gauche.
  • AVF : électrodes placées à la cheville gauche.

 

3/ --les dérivations précordiales :

        V1, V2, V3, V4, V5, V6….

    

Après l’enregistrement :

  • retirer les électrodes, aider le patient à ce rhabiller.
  • Inscrire l’examen sur la feuille de température, sur le dossier et ne pas oublier de marquer sur la bande : le nom et prénom du malade, le N° du lit, la date de l’examen, le nom de la formation (et l’heure si plusieurs ECG enregistrés dans la journée).
  • Nettoyer les électrodes et ranger le matériel.

 

INCIDENTS :

v Mauvais tracé :

  • Le malade est contracturé, respire fortement.
  • Le malade tremble, il peut avoir froid.
  • Défaut d’adhérence des électrodes (forte pilosité par exp).
  • Inversion des électrodes des poignets.

 

v Parasitage :

  • Un autre appareil électronique peut fonctionner dans le voisinage.
  • Fils en mauvais état ou prise de terre mal branchée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA PRESSION VEINEUSE PÉRIPHÉRIQUE

 

 

DÉFINITION :

C’est technique qui consiste à mesurer la tension sanguine au niveau des voies veineuses périphériques par l’intermédiaire d’appareils spéciaux. Cette pression est exprimée par cm d’eau.

 

BUTS :

û  Diagnostique.

û  Contrôle thérapeutique.

 

INDICATION :

û  Insuffisance ventriculaire droite et totale.

û  Péricardites constrictives.

û  O.A.P

û  Affections du médiastin.

û  Atteinte de la veine cave supérieure soit par :

  • Compression : cancer, ganglion ou tumeur avoisinante.
  • Thrombose.

û  Choc hémorragique.

 

MATÉRIEL :

û  Nécessaire pour asepsie et pour la ponction :

  • Alcool à 70°.
  • Alcool iodé ou betadine.
  • Plateau stérile.
  • Petits champs stériles.
  • Pince à servir.
  • Seringue stérile.
  • Trocart ou aiguille à mandrin stérile.
  • Tampon de coton hydrophile. 

û  Manomètre de CLAUDE ou appareil de VILLARET muni d’un caoutchouc et d’un embout en métal reliant l’appareil à l’aiguille.

û  Un regard en verre permet de voire le sang arriver dans le caoutchouc.

û  Citrate de soude ou héparine pour la tubulure de l’appareil.

û  Matériel divers : protection du lit, garrot, 2 haricots.

 

PRÉPARATION DU MALADE :

  • Jeûne non obligatoire.
  • Le malade doit être au repos et décontracté.

 

 

 

TECHNIQUE :

û  Enlever la chemise du malade et s’assurer que rien ne le serre soit à la hauteur du bras, soit à la hauteur de l’aisselle ou à la taille.

û  Installer le malade :

  • En décubitus dorsale sans oreiller.
  • L’épaule à nu pour éviter la moindre compression au niveau du membre, le bras a la même hauteur que le plan du cœur.

û  Mettre la protection.

û  Ponctionner la veine avec le trocart et retirer le mandrin sans mettre le garrot.

û  Adapter le manomètre par l’intermédiaire du raccord de caoutchouc :

  • Le maintenir horizontalement à la hauteur du cœur du malade.
  • Lire le chiffre indiqué par l’aiguille lorsque celle-ci reste stable.

û  Un contrôle peut être effectué :

  • Comprimer le bras, la pression s’élève.
  • Supprimer la compression, l’aiguille revient au chiffre initial.

 

RÉSULTATS :

û  La pression veineuse normale est de :

  • 13 cm d’eau chez l’homme.
  • 12 cm d’eau chez la femme.

û  Une hypertension veineuse, au dessus de 15 cm d’eau se rencontre dans :

  • L’insuffisance ventriculaire droite.
  • L’insuffisance cardiaque globale.
  • Les tumeurs du médiastin comprimant la veine cave supérieure.
  • La péricardite constrictive.

û  Une hypotension veineuse, au dessous de 10 cm d’eau se rencontre dans l’état de choc.

 

REMARQUE :

        La pression veineuse centrale (P.V.C) mesure la pression régnant dans l’oreillette droite ou dans les grosses veines intrathoraciques qui communiquent largement et librement avec l’oreillette droite.

        La P.V.C est un bon reflet des conditions circulatoires, jugeant la relation qui existe entre le volume sanguin, la fonction cardiaque et les résistances vasculaires.

        La P.V.C normale se situe entre : 4 et 8 cm d’eau.

 

 

 

 

 

LA PRESSION VEINEUSE CENTRALE (P.V.C)

 

DÉFINITION :

C’est une technique qui mesure la pression régnant dans l’oreillette droite ou dans les grosses veines intra thoraciques qui communiquent largement et librement avec l’oreillette droite.

 

INDICATIONS :

(Voir mesure de la pression veineuse périphérique)

 

MATÉRIEL :

û  Nécessaire pour asepsie :

  • Alcool à 70°.
  • Alcool iodé ou betadine.
  • Pince à servir
  • Champs troué stériles.
  • Compresses et gants stériles.
  • Plateau stérile.

û  Nécessaire pour perfusion et pour mesure de la pression :

  • Cathéter veineux stérile + robinet à 3 voies.
  • Tubulure à perfusion.
  • Flacon de sérum glucosé à 5% ou du sérum physiologique.
  • Potence.
  • Tubulure simple pour la mesure de la P.V.C.
  • Règle de 30 cm graduée.

û  Matériel divers :

  • Garrot.
  • Haricot.
  • Sparadrap.

 

TECHNIQUE :

  1. 1.    Installation du malade :
  • En décubitus dorsal.
  • Au repos depuis au moins 10 min.
  • En résolution musculaire.
  • Respirant normalement.

 

  1. 2.     Précautions d’asepsie :
  • Désinfection soigneuse des mains et du lieu de la ponction.
  • Si possible, utilisation des gants stériles + champ troué stérile.

 

  1. 3.     Pose de cathéter (veine basilique) :
  • Garrot à la racine du bras, le plus haut possible.
  • Ponction de la veine basilique au pli du coude.
  • Monter le cathéter jusqu’au garrot, celui-ci restant en place.
  • Ablation du garrot. Mise du bras abduction à 90°. Finir de monter le cathéter.
  • Fixation soigneuse du cathéter, « pansement solide ».

 

  1. 4.    Montage :
  • Raccordement au robinet à 3 voies.
  • Purge de la tubulure de perfusion qui est ensuite raccordée au robinet à 3 voies.
  • La tubulure de mesure de la P.V est fixée sur la règle graduée accrochée à la potence, puis la tubulure reliée à la 3ème voie du robinet, faisant siphon.

 

  1. 5.     Mesure de la pression :
  • On vérifié le chiffre « 0 » qui doit être situé au niveau de l’oreillette droite.
  • On tourne le robinet à 3 voies pour mettre en communication la perfusion et la tubulure de mesure.
  • On laisse celle-ci se remplir jusqu'à ce que le niveau atteigne 30 cm.
  • Puis on tourne le robinet pour mettre en communication le cathéter central et la tubulure de mesure dans lequel le niveau va descendre lentement puis se stabiliser en oscillant légèrement au rythme de la respiration.
  • Une fois la mesure effectuée, on tourne le robinet pour mettre en communication la perfusion et le cathéter central afin de purger celui-ci et d’éviter qu’il ne se bouche. Ce geste est très important et ne devra pas être oublié.

 

  1. 6.     Entretien du système :
  • On prendra essentiellement des précautions d’asepsie :
  • Pansement stérile.
  • Changement fréquent des tubulures.

 

  1. 7.    Autres voies d’abord :
  • Jugulaire : mais le passage dans la veine cave supérieure n’est pas toujours possible.
  • Céphalique au pli du coude : passage parfois difficile dans la sous-clavière. Cette voie est parfois utilisée pour prendre la P.V périphérique.
  • Basilique et sous-clavière sont les 2 voies d’abord les plus utilisées.

 

 

 

REMARQUES :

  • Le repérage du cathéter qui doit être intra thoracique dans ou proche de l’oreillette droite est assuré par vérification radiologique (le cathéter est le plus souvent radio opaque). Sinon, appréciation clinique : mesurer la distance superficielle entre le point d’entrée cutané et la position de la veine cave. Par ailleurs, des oscillations de la colonne liquide synchronisant avec respiration témoignent de la position intra-cave de l’extrémité du cathéter.
  • Le repérage du « 0 » de la mesure doit être situé au niveau de l’oreillette droite.

 

RÉSULTATS :

La pression veineuse centrale normale est :

  • Entre 4 et 8 cm d’eau.

Elle est augmentée dans :

  • L’insuffisance cardiaque droite.
  • Les péricardites constrictives.
  • La thrombose des veines caves.
  • Les tumeurs médiastinales.
  • L’obstruction veineuse locale par compression ou thrombose.

Elle est diminuée :

  • En cas de diminution de la volémie (choc hypovolémique …).