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SOINS INFIRMIERS EN DERMATOLOGIE

                        

SOINS INFIRMIERS EN DERMATOLOGIE

 

SCHEMA DE COURS

 

-Rôle infirmier en dermatologie

-Notions sur Les médicaments de la peau

-Rôle infirmier dans les traitements locaux

 

Liste des fiches techniques 

-Les bains - irrigations

-Les prélèvements en vue d’examens complémentaires 

       -les prélèvements non sanglants

       -les examens biologiques

       -les examens histologiques    

             -Biopsie cutanée 

      -les prélèvements bactériologiques cutanés

-         les prélèvements mycologiques

-         les prélèvements  virologiques

-         les prélèvements parasitologique

-Les tests cutanés,

     -Photographie des lésions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ROLE DE L’INFIRMIER (E)

EN DERMATOLOGIE

 

 

Le rôle de l’infirmière en service de dermatologie-vénéréologie est fondamental, tant par les soins qu’elle prodigue que par son rôle relationnel qui est primordial dans les facteurs de réussite des traitements des Patients soignés en dermatologie.

                    L’infirmière saura écouter, comprendre observer, transmettre, décider, dans des situations  de soins diversifiées.

  C’est grâce à son contact quotidien avec le patient qu’elle est à même de juger de l’évolution d’une plaie et de son retentissement sur l’état psychologique du malade.

  De nos jours, les soins ne doivent pas entraîner de souffrances, l’infirmière sait évaluer la douleur provoquée par l’acte et,  employer un antalgique adapté.                 

Les pathologies traitées en dermatologie ne sont pas comme le pensent les personnes mal formées que des petits boutons. Ces pathologies engendrent  une angoisse chez les patients, l’infirmière doit prendre toutes les mesures qui s’imposent dans l’exercice de son rôle.

 

Les soins infirmiers en service de dermatologie-vénéréologie répondent à toutes les compétences professionnelles d’une infirmière diplômée d’Etat.. Les professionnels ne sont pas comme on pourrait le penser, des personnes qui réalisent uniquement des pansements ou des détersions d’ulcères. Les soins dermatologiques sont spécifiques et demandent une grande compétence.

Ces professionnels de la santé doivent de plus apporter une aide psychologique très forte aux patients qui sont bien souvent très demandeurs.

Dans les services de dermatologie-vénéréologie, on rencontre, comme dans tous les services de médecine, des soins infirmiers au sens large du terme :

- abdomen sans préparation.

- aérosols,

- bains antiseptiques,

- bilan sanguin,

- échographie abdominale,

- échographie cardiaque.

- échographie-doppler artérielle des membres inférieurs.

- échographie-doppler veineuse des membres inférieurs,

- examen ophtalmologique.

- examen ORL,

- exploration fonctionnelle des voies respiratoires.

- fibroscopie gastrique, bronchique.

- - IRM

- kinésithérapie,

- pansements

- perfusions,

- radiographie dos,

- radiographie du rachis lombaire dorsal...

- radiographie pulmonaire.

- radio-panoramique dentaire

- scanner,

- soins d’ulcères,

- soins locaux,

- transfusion.

Outre ces examens, nous rencontrons les soins spéciaux liés à la dermatologie ou vénéréologie.

 La qualité des soins infirmiers fournis repose sur un professionnalisme en adéquation avec le sens des responsabilités, une organisation de travail, une adaptation à la discipline et aux soins, le respect des protocoles accompagné de patience et de dextérité.

Il nous paraît essentiel aujourd’hui d’avoir une organisation des soins basée sur des normes de qualité permettant une prise en charge globale des patients par l’ensemble des professionnels du système de santé. L’organisation des soins amène à s’interroger sur les moyens, les méthodes et les compétences nécessaires à l’exécution des tâches dans le service de dermatologie. Ainsi, les professionnels donneront des soins efficaces et de qualité adaptée aux besoins des patients et amélioreront la rentabilité de l’unité au moindre coût. Dans les soins infirmiers, il ne faut pas oublier les soins dispensés aux personnes en fin de vie, appelés soins palliatifs.

Chaque acte doit être inscrit dans le dossier de soins du patient, que ce soit des soins techniques, une aide relationnelle, des soins de confort, des désirs, des besoins, des demandes. Toute information doit être retranscrite et regroupée dans ce document. Le dossier de soins est fondamental pour la continuité des soins. Il est le support du processus de soins infirmiers.

 Lors des soins, l’IDE doit prendre en compte le patient, sa souffrance physique, morale, sociale et spirituelle ainsi que ses ressources, la famille et ses proches. Pour certains patients, des soins très précis leur seront nécessaires:

 

Les soins directs

Ce sont ceux que l’on dispense directement aux patients (comme les soins de base):

- aide à l’alimentation,

- aide à l’élimination,

- aide à la mobilisation,

- soins d’hygiène et de confort.

Ils sont prépondérants chez les malades en fin de vie, car ils permettent aux patients de conserver leur qualité de vie et d’éviter l’altération de l’état général trop rapide.

 

Les soins techniques

Pansements, administration de médicaments...

 

Les soins éducatifs et relationnels

Il faut noter l’importance de l’angoisse liée aux pathologies cutanées. L’IDE prend toute la mesure de son rôle lors de la dispense de ces soins. Les soins relationnels doivent être privilégiés pour éviter l’isolement et le repli sur soi du patient. Le rôle éducatif  ou pédagogique est très important.

 

Les soins indirects

Ces soins ne s’effectuent pas directement sur patient. Ils comprennent :

- les tâches logistiques nécessaires à la réalisation des soins directs,

- la gestion des patients et de l’unité de soins,

- les activités hôtelières et de restauration,

- les actes de communication, de relation externe à l’unité et à l’hôpital, de formation,

- la recherche d’examens, de papiers...

Il est fondamental pour l’amélioration de l’organisation des soins, surtout chez les malades en fin de vie, de s’attarder tout particulièrement au temps passé durant les soins indirects. Il est à noter que trop de temps passé à ces derniers grève le temps passé auprès des patients.

 

Les soins palliatifs

L’IDE prodigue des soins personnalisés et adaptés à chaque patient. Ces soins d’hygiène et de confort aident à soulager la souffrance psychosociale de ces patients, et ainsi, permet d’envisager une meilleure approche de la mort. Chez certains patients, la mutilation physique est énorme, les soins prennent une ampleur considérable par la durée et la douleur qu’ils provoquent d’où les théories d’antidouleur instaurées avant chaque pansement par l’équipe médicale.

Enfin il faut savoir que les infirmières diplômées d’Etat ont un rôle à jouer dans l’effort général de restructuration et d’organisation des soins paramédicaux. En partant des moyens adaptés, dans un but d’amélioration de la productivité, afin de fournir aux patients des prestations de qualité optimale, il est nécessaire que l’organisation des soins repose sur une méthode axée autour de l’organisation, la réflexion, l’expérimentation selon l’évolution des pathologies.

 

Particularités

Il est important de noter dans les recommandations quelques particularités relevant de la spécialité. Avant tout soin infirmier, l’infirmière doit vérifier la prescription médicale, puis intégrer les différentes notions thérapeutiques (elle doit connaître la différence entre le bain thérapeutique et le bain adoucissant). L’infirmière doit détailler chaque geste et être capable d’en expliquer la raison, ce dans un but curatif, préventif et éducatif.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           

 

 

Notions générales sur les médicaments de la peau

 

La barrière cutanée particulièrement imperméable du fait de l'existence de la couche cornée donne cependant lieu à des phénomènes de résorption dermatologique comporte de nombreux médicaments:

 

A-        Les anti infectieux cutanés

 

On distingue

  1. Les antiseptiques : réservés à l'usage externe.

 

  1. ATB et Sulfamides : utilisés en application cutanée.

-Rifoderme*-Auréomycine*3%- Gentamicines*

-Terramycine dermique.

 

3. les antifongiques cutanés : Les antifongiques employés pour le traitement des mycoses superficiels cutanées:

         a- antifongique de type ATB

                - Nystatines (myostatine*) c'est un ATB fongistatique et fongicide.

                 -Griséofulvine (grisefuline*)

         b- Autre antifongique cutané

                 -Alcool iodé salicylé à 2%

                  -Solution de Million (fongicide et bactéricide )

 c- il y en a d'autres qui sont nombreux :

           - sporilline*

           -selsum*

 

  4- les antiviraux : sont peu nombreux, aucun ATB n'est actif actuellement seules les préparations d'usage externe sont utilisées.

         

     - l'iodéoxycytine (cuterpes*) en pommade dans l'herpes cutanéo muqueux.

     - Iduviran * en collyre dans la kératite herpétique. Les traitements sont efficaces s'ils sont entrepris précocement.

   5- les insecticides :

-         DDT: la dichloro diphényltrichloétane est actif sur la grande majorité des insectes par un mécanisme de fixation sur leurs membranes.           

-         Mais de nombreuses résistances  sont observées, notamment celle du traitement humain.

             - Ascabiol* dans le traitement de la gale (lotion en flacon)

            - HCH

 

B- les anti-inflammatoires cutanés.

 

1- les anti-inflammatoire cutanés doivent répondre aux qualités suivantes "

  • Etre anti-inflammatoire
  • Anti allergique
  • Anti prurigineux

 

On utilise les anti-inflammatoires stéroïdiens, ils peuvent être résorbés par voie trans folliculaire : cette résorption est normalement très faible, mais elle peut devenir importante en cas d'altération étendue de la peau (ex: eczéma généralisés).

Ou en cas d'application sous pansement occlusif notamment chez l'enfant.

Les corticoïdes peuvent donc passer dans la circulation générale et entraîner les accidentes habituelles à la corticothérapie :

- hypercorticisme durant l'administration ou - hypercorticisme de sevrage.

 + sont contre indiqué: an cas de psoriasis (risque d'érythrodermie lors de l'arrêt.

-         processus cicatriciel

-         affection de diagnostic incertain car les corticoïdes modifient l'aspect des lésions

 + on les emploi soit isolés (exemple :Betneval*- synalar*Topicorte*).

Ou associes à des ATB : Betneval néomycines* -locacortène.

 

2- l'héparine: phlébite : séquelle œdémateuse des varices

 

3- préparations composées: ex: la solution ou la crème de dalibour, mais son action est lente à apparaître.

 

4- Les antihistaminiques : ne doivent pas être employés en usage local car ils provoquent une sensibilisation.

 

C- Les enzymes protéolytiques

 

Exemple :Alpha chymotrypsine, Thiomucoses ,Ribonucleose.

Leur action anti  inflammatoire et Anti œdémateuse est parfois utilisée en application et en injection locale. Mais leur efficacité est discutée.

 

D- Autres topiques cutanées

 

1- les cicatrisants :

 La cicatrisation dépend de multiples facteurs qu'il est primordial et pourtant difficile de contrôler en totalité.

- Etat physique

-Age

-Infection

-Vascularisation locale

-Nature de la plaie ou de la lésion

-Conduite thérapeutique d'ensemble.

 

Parmi les médicaments on peut citer :

-le collagène : collafilm gel*

 -cicatrisol

2- Les keratolytiques :

 

Leur but est de faire desquamer les cellules de la couche cornée assouplissant la peau et rendant les couches sous jacentes plus accessible à la thérapeutique.

On utilise :              - l'acide salicylique

-L'acides benzoïque.

Sont indiqués en cas :

 -hyperkératose cutanée

-Dermatophytose

-Psoriasis

 

Il y a aussi l'acide rétinoïque on Tretinoine, c'est un acide qui correspond

 à la vitamine A.

Il est présenté en tampons, crème et solution (Aberel*)

Utilisé récemment pour le traitement de l'acné (non rosacée)

Le résultat n'est obtenu qu'après plusieurs semaines il faut avertir le malade.

 

3- les antiseborréiques :

 

On utilise des substances Keratolytiques, des composés dans le traitement de certains trouble du cuir chevelu, ils exposent au risque de dermatose irritative. Le temps d'application doit être limité et non prolongé.

 

4- Pigmentant et dépigmentants :

 

Les pigmentant de type (Melanidine*) exposent à de grave accident phototoxicité.

Les dépigmentants exemple LeucodinineB* à des dépigmentations intempestives des zones cutanées sains exemple : dépigmentin.

 

5- Les anti transpirations et les déodorants :

 

Il existe de nombreuses préparations sous différentes présentations dans des aérosols.

Se proposent de diminuer les transpirations excessives et supprimer les odeurs  corporelles.

Les odeurs comportent un risque de sensibilisation important. Donc à utiliser avec précaution.

 

6- Substances diverses :

 

Il existe enfin plusieurs groupes de substances diverses, d'utilisation topique d'intérêt plus limité et à qui on donne parfois un rôle d'excipient :

  • Les émollients (Lanoline, huiles végétales : paraffine ou vaseline)
  • Les adoucissants [agar-agar, cellulose]

 

E -Médicaments locaux de consistances molles

 

Crèmes:

 Les crèmes sont formées de corps gras intimement mélangés à forte proportion d'eau ou de solution aqueuse.

La qualité d'eau peut atteindre 50%

la crème refluidifie devient lait.

Le principe actif est très variable :

-         Antiseptique –ATB

-         Antimycosique

-         Corticoïdes

Les préparations associent souvent plusieurs produits :

Corticoïdes –ATB_ antilevurique  exemple :

-         La crème néomycine

-         La crème baciracine

-         La crème mycostatine

La crème triamcinolone

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Habituellement c'est la lanoline qui permet d'incorporer de façon homogène une quantité d'eau si importante à un corps gras.

 

Pommade :

C'est un mélange de substance médicamenteuse et d'un véhicule gras fait d'un ou de plusieurs constituants.

Les pommades donnent une application du produit plus persistant mais elle est imperméable à la transpiration et aux sérosités.

Les principes actifs sont variables :

-         Keratolytiques

-         Corticoïdes

-         ATB

-         Antimycosique

Exemple : pommade Locasalen, pommade staphylomycine

Les pâtes : obtenues en mélangeant des poudres avec des corps gras (crème ou pommade) ou de l'eau (pâte a eau)

Les pate sont plus perméables aux sérosités mais l'action du principe actif est moins durable.

 

Utilisations

Les crèmes, lait et les pâtes sont indiqués sur les lésions inflammatoires sèches squameuses ou kératosiques.

Leur application évite le dessèchement et diminue les conséquences de l'inflammation.

Les incidents :

Les topiques sont plus ou moins imperméables à l'eau, les sérosités ne peuvent s'écouler et elles risquent de se surinfecter

La surinfection est facilitée  par une crème contenant un corticoïde.

 

F-Les solutions

 

a-  Principe d'action

La solution comporte :

 Le solvant

Le produit solubilise

L'action d'une solution, peut dépendre de ces 2 parties

 

b- les principaux solutés :

Les antiseptiques dont beaucoup peuvent être en solution aqueuse ou alcoolique

  • Ø Eosine en solution à  2%
  • Ø Solution de milian
    • Cristal violet 0.25g
    • Vert de methyle 0.25g
    • Solvant : eau ou alcool à 60
    • Ø Alcool iode
      • Iode
      • Alcool à 60
      • Fluoréxene
        • Fluorexene 0.10g
        • Alcool 60
        • Solution de commerce : solution Bétadine.
      • Ø Hexomédine solution
      • Ø Solution anti levurique et antimycosique

             La solution de milian est antiseptique et anti levurique

              Les solutions iodées sont antiseptiques et anti mycosiques.

On utilise dans le traitement des mycoses.

L'alcool iode salicylé à 1%

-         Iode 1g

-         Acide salicylique 1g

-         Alcool à 60º – QSP 100g

-         Les solutions anti levurique = mycostatine et fungizone.

-         Les solutions anti mycosique ( fongeryl)

-         Les solutions antiparasitaires :

-         Les solutions diminuant le suintement et ayant une action antiseptique : le nitrate d'argent en solution aqueuse de 1 à 3%

Le liquide pour rester actif doit être conserver à l'abri de la lumière.

 

c- les méthodes d'application

La solution peut être utilise en application simple sur une peau lavée et séchée.

La solution est appliquée à l'aide d'une compresse voire au pinceau.

Lorsque la surface à traiter est entendue, on laisse sécher et on recouvre ou non d'un pansement.

La solution peut être utilisée en pulvérisation ou en compresse humide et en bain.

 

d- les indications

Les solutions peuvent s'appliquer sur :

-         Les lésions suintantes après qu'elles aient subi une décrustation

-         sur les lésions sèches on risque à partir d'un certains nombre d'application d'augmenter la dessiccation

Le choix du principe actif dépend du diagnostic étiologique de la lésion

 

e- les incidents :

Dépendent du solvant et du principe actif

-         Les solvants alcooliques sont mal tolérés si les lésions sont inflammatoires

Un principe actif trop concentré peut aller à l'encontre de l'effet recherche ainsi la solution de NO3Ag*(=nitrate d'argent) forte peut aggraver le suintement d'une lésion qui servait asséchée avec une solution à 1%.

Chez le nourrisson les solutions antiseptiques au bore sont contre indiqués, elles peuvent déclencher des collement cutanées généralisés en dehors des zones d'applications.

Pour éviter ce genre d'inconvénient :

-         L'excipient d'une solution doit être adapté à la lésion à traiter

-         Le principe actif doit être indiqué

-         Il faut vérifier la concentration de la solution.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ROLE DE L’INFIRMIER (E) DANS LES TRAITEMENTS LOCAUX

 

 

-         Appliquer scrupuleusement les prescriptions

-         Prévenir le corps médical de tout changement de la peau : pustule, infection, surinfection, résistance aux produits, intolérance.

-         Les produits décapants doivent être appliqués uniquement sur les zones à traiter

-         Protéger le reste de la peau : corps, gras, vaseline, cérat.

-         Surveiller les dilutions des produits

-         Un bain partiel ou total, ne doit jamais être chaud, sinon il devient irritant.

-         Un malade dans une baignoire doit être constamment surveillé

-         Certains produits sont plus ou moins agressifs

-         Il faut les manipuler avec beaucoup de précaution.

-         En cas d'incident, diluer immédiatement le produit sur la peau avec de l'eau et employer un neutralisant.

-         L'infirmier peut se sensibiliser avec certains produit, les manipuler avec des gants à usage unique.

-         Les malades soumis aux produits photo sensibilisant (éosine, phenergan…) doivent être protégés : ne pas les couchés prés de la fenêtre

-         Eviter l'exposition au soleil.

-         Pour les pommades à base de corticoïdes n'étaler que la quantité indispensable.

-         Ces produits pénètrent et disséminent dans l'organisme

-         Comptabiliser le nombre de tube utilisé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FICHES TECHNIQUES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BAIN MEDICAMENTEUX ET IRRIGATION

Définition :

Les bains médicamenteux sont des soins thérapeutiques prescrits par le médecin et réa1isé le plus souvent en service hospitalier spécialisé, ils s’appliquent à l’ensemble du corps ou à certaines régions cutanées localisées telles que pieds, mains, jambes, cuir chevelu.

Le bain médicamenteux est indiqué dans les cas suivants: dermatose suintante ou croûteuse et formes bulleuses, eczéma diffus, ulcères de jambe.

Le but des bains médicamenteux est de restaurer les fonctions sécrétrices de la peau en évitant son dessèchement, de protéger contre les agents pathologiques, les agressions mécaniques, chimiques et lumineuses, de réguler la température du corps, de lutter contre l’infection, de rétablir les sensations, la communication avec autrui grâce à une image de soi restaurée.

C’est un acte de soins sur prescription médicale.

Objectifs :

• Prévenir la surinfection.

• Débrider et ramollir les croûtes.

• Faciliter l’ablation des croûtes.

• Assécher les lésions.

• Calmer les sensations de prurit, de brûlures.

• Eduquer le patient à la réalisation des bains et à la prévention de la surinfection.

• Apporter un soutien psychologique au patient pour l’acceptation de son image corporelle.

Matériel :

Médicament prescrit : solution moussante antiseptique : chlorexidine, tricholoro-carbanilide, hexomidine, polyvidone iodée, nitrate d’argent en solution aqueuse

 à 0.85 % ou à 1 %, permanganate de potassium concentration de 1/10 000 à 1/50 000 pour assécher les lésions ou dans un but d’antisepsie de la peau 

Farine d’avoine afin de réduire les démangeaisons

Lotion émolliente pour calmer et apaiser la peau irritée

Goudrons, antifongiques en shampooing;

Amidon, solution à base d’huile de cade.

Serviettes de toilettes à usage unique.

Gants de protection non stériles à usage unique.

Feuille de protection en plastique pour baignoire.

Tapis de bain.

Technique :

• Vérifier la prescription médicale.

• Administrer un sédatif ou un antalgique avant le soin en fonction de la prescription médicale écrite et attendre son efficacité pour commencer le soin.

• Expliquer au patient les effets du traitement prescrit et l’informer sur le déroulement du bain ou du shampooing et/ou de l’application locale de médicaments selon le cas.

Bain médicamenteux

• S’assurer que la température de la salle de bains est d’environ 24 à 26 degrés.

• Veiller à ce que les portes et les fenêtres soient bien fermées et qu’il n’existe aucun courant d’air.

• Vérifier la propreté de la baignoire (ou du bain de pieds selon le matériel utilisé) s’assurer qu’ils ont été décontaminés et nettoyés et installer un nouveau tapis de bain à proximité.

• Se laver les mains (lavage simple).

• Installer des feuilles de protection dans la baignoire (un sac plastique spécifique pour le bain de pieds) afin de limiter les risques de contamination et une coloration indélébile des matériaux.

• Enfiler les gants à usage unique.

• Préparer le bain avec de l’eau à bonne température (33 °C) dans laquelle le médicament prescrit sera dilué; le bain doit être bien mélangé afin d’éviter toute concentration, enfiler des gants pour mélanger le bain si nécessaire.

• Demander au patient de se déshabiller ou l’aider à le faire.

• Examiner toute la surface cutanée: couleur, intégrité, présence de lésions (papules, plaques. Pustules, impétigo) noter leur siège et leur distribution.

• Aider le patient à entrer dans la baignoire ou à s’asseoir sur une chaise et placer la jambe dans le bain de pieds.

• Laisser le patient dans le bain pendant environ 15 à 20 minutes. Oter les croûtes, les squames selon la prescription médicale. Les éliminer au fur et à mesure dans le sac à déchets en utilisant des compresses à usage unique. Débrider les croûtes si nécessaires avec une curette sans faire saigner.

• Rincer le patient avec la douche avant sa sortie du bain afin d’éliminer de la peau toutes les cellules mortes.

• Surveiller particulièrement le patient sous sédatif afin qu’il ne glisse pas. Rester avec lui durant toute la durée du soin.

• Aider le patient à sortir de la baignoire ou à ôter sa jambe du bain de pieds.

• Sécher la peau en la tamponnant à l’aide de serviettes de toilette propres, ne pas frotter.

• Appliquer une lotion émol1iente ou d’autres produits médicamenteux ou des pansements de protection en fonction de la prescription médicale.

• Aider le patient à se rhabiller et le raccompagner dans sa chambre.

• Vider la baignoire et éliminer les feuilles de protection dans le sac à déchets hospitaliers.

• Utiliser un produit nettoyant -décontaminant pour l’entretien de la baignoire. Noter la date et l’heure de l’entretien sur la feuille d’entretien et la signer.

• Inscrire dans le dossier de soins l’exécution du soin, l’état de la peau avant et après le bain.

Attention !

Le lavage du visage et des cheveux est déconseillé pendant le bain médicamenteux ; ces régions sont à traiter dans un deuxième temps.

Shampooing

Se reporter à la technique

 Eliminer les squames et appliquer les topiques raie par raie au niveau de tout le cuir chevelu.

Incidents — accidents — complications :

Exacerbation de la xérose et du prurit avec un bain trop chaud: ne pas dépasser 33°C.

Coloration de la peau (brun pour le goudron).

Irritation des yeux ou des muqueuses par projection de l’eau du bain: rincer à l’eau claire et prévenir le médecin.

Contamination bactérienne liée à une désinfection peu soigneuse de la baignoire ou du bain de pied ou à un médicament ouvert conservé dans de mauvaises conditions ou trop longtemps après ouverture.

Lésions de grattage.

Risque d’asphyxie par noyade dans le cas de patients somnolents (prise de sédatifs ou d’antalgique avant le bain risque de chute par glissade liée au sol mouillé par l’eau du bain ou à un produit médicamenteux répandu sur le sol (lotion émolliente par exemple).

Brûlures dues à la température de l’eau non respect des modalités de dilution du médicament prescrit (permanganate de potassium).

Information - éducation du patient :

• Expliquer au patient l’effet des médicaments sur les manifestations cutanées et l’importance des mesures d’hygiène et des soins locaux.

• En cas retour à domicile, montrer au patient comment préparer un bain ou bain de pieds avec dilution de médicaments et vérifier l’acquisition de la technique.

• Indiquer aux patient les mesures de sécurité à appliquer lors des bains pour éviter les chutes par glissade et la contamination de l’entourage (par une désinfection de la baignoire ou du bain de pieds).

• Lui apprendre à ôter les peaux mortes, les croûtes, les squames sans irriter la peau.

• Lui expliquer comment appliquer, selon le cas, la lotion émolliente, I’antiseptique, les corticoïdes et autres médicaments topiques; lui apprendre à respecter la zone à traiter, la fréquence d’application, les modalités d’utilisation et le moment approprié de la journée pour une meilleure efficacité et une moindre gêne avec les activités de la vie quotidienne.

• Lui expliquer comment faire les soins du cuir chevelu, enlever les squames, faire le shampooing en prenant des précautions notamment en cas d’utilisation de goudron qui tâche.

• Apprendre au patient à ne pas tâcher sa peau et ses vêtements avec les médicaments utilisés (port de gants, de vêtements usagés).

• Sensibiliser le patient au port de vêtements larges en coton afin d’éviter la macération (grandes chemises en coton la nuit, de pansements ou de bonnet de coton).

• Conseiller au patient de ne pas s’exposer au soleil durant toute la durée du traitement. Expliquer à la famille les précautions à prendre si la maladie est contagieuse.

• Encourager le patient à parler de ses sentiments à l’égard de son aspect physique.

• L’aider à rechercher des moyens de dissimuler les lésions.

• Enseigner au patient les techniques de gestion du stress utile pour éviter les récidives de certaines maladies de peau comme le psoriasis.

Eléments de surveillance :

Etat cutané: couleur, intégrité, présence de lésions (papules, vésicules, bulles, plaques, pustules, impétigo) noter leur siège et leur distribution.

Intensité du prurit.

Critères de qualité du soin :

• Absence de douleur et de saignement au débridement des croûtes.

• Absence de prurit.

• Degré de participation du patient au traitement.

• Observance des conseils en matière de soins cutanés.

• Diminution des symptômes.

• Amélioration de l’état cutané.

• Peau exempte de lésions.

• Amélioration et acceptation de l’image de soi.

Prévention des risques - protection du soignant :

Pour éviter les risques infectieux:

• Se Laver les mains avant et après le soin, porter des gants à usage unique avec des manchettes, décontaminer la baignoire et le bain de pied entre chaque patient.

• Porter des gants pour diluer les produits médicamenteux et éviter allergies, sensibilisation ou absorption cutanée du médicament.

Prendre les précautions nécessaires pour mobiliser le patient, le faire entrer ou sortir de la baignoire afin d’éviter lombalgies. Une aide peut être nécessaire selon le degré de mobilité du patient.

 

IRRIGATION

 

 

    Action de verser une solution médicamenteuse sur une partie malade, sur une plaie suintante ou dans une cavité pour nettoyer et désinfecter.

      En chirurgie, l’irrigation par une solution antiseptique s’utilise pour détruire les germes des plaies purulentes et nécrosées.  On utilise comme irrigateur, pour une irrigation continue, un ensemble comprenant un réservoir et un tuyau en caoutchouc et, pour une irrigation discontinue, une simple seringue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES PRELEVEMENTS NON SANGLANTS

 

Définition

Ce sont des techniques de prélèvements réalisées au niveau de la peau, des poils, des ongles et des cheveux, des cavités comme la sphère buccale, le nez, l'anus, la vulve et le vagin, l'urètre dans le but d'identifier la présence de germes pathogènes, de mettre en culture les germes, de réaliser un antibiogramme.

Acte de soins infirmiers sur prescriptions médicales

 

Objectifs

Respecter les modalités de prélèvement et d’acheminement au laboratoire.

Respecter les règles d'asepsie afin de permettre une analyse bactériologique de qualité

 

Matériel

Ces prélèvements se font sur écouvillon ou "culturette", stérile (embout mousse préhumidifié monté sur une tige

Plateau propre  et décontaminé.

Gants non stériles à usage unique

Si besoin masque (suspicion de méningocoque dans le prélèvement de gorge

Abaisse langue et lampe électrique (si prélèvement de gorge); 2 écouvillons (l'un est réservé à l'examen direct, l'autre à la culture)

Double sachets ou sachets double-poche en matière plastique permettant la séparation du prélèvement et des feuilles d'examens.

Etiquettes comparant le nom, le prénom, le sexe, la date de naissance du patient, le lieu, la date et l'heure du prélèvement.

Feuille d'accompagnement des prélèvements remplie par l'infirmière en ce qui concerne les renseignements techniques et par le médecin pour les renseignements cliniques.

Matériel de réfections de pansements s'il s'agit d'un prélèvement de plaie

 Haricot ou sac à élimination des déchets.

 

Techniques

Vérifier la prescription médicale

Informer le patient du déroulement du soin

Se laver les mains (lavage simple)

Installer le patient confortablement selon le lieu de prélèvement

Préparer le matériel sur le plateau

Enfiler les gants

Sortir l'écouvillon de son emballage en le saisissant par le bouchon à l'extrémité de la tige sans la toucher

Prélever selon une des techniques décrites ci-après.

 

Prélèvement de gorge

Utiliser 2 écouvillons: étude de la flore

Abaisser la langue et frotter derrière la luette, au fond de la gorge sur chaque amygdale et sur la muqueuse pharyngée avec un écouvillon différent à chaque fois.

Effectuer le prélèvement avant la prise de sirops et antibiotiques.

 

Prélèvement narinaire ou nasal

Utiliser un écouvillon pour la recherche d'un germe précis

Frotter l'écouvillon sur la partie antérieure de la fosse nasale en évitant de prélever juste au bord de la narine

 

Prélèvement d'un écoulement au niveau de l'oreille

Utiliser 2 écouvillons: examen direct et culture

Prélever au niveau de l'écoulement le plus abondant.

Eviter l'administration de gouttes auriculaires avant le prélèvement

 

Prélèvement au niveau de l'œil

Prélever au niveau de l'écoulement.sans nettoyé l'œil et avant toute instillation de collyre.

 

Zone génitale

Chez la femme

Les lieux de prélèvement ne peuvent être fixés qu'en fonction d'un diagnostic précis : les prélèvements vulvaires se font en écouvillonnant les lésions inflammatoires.

Les autres sites de prélèvement par un médecin.

Deux écouvillons sont nécessaires

Chez l'homme

Les principales infections s'effectuent de l'appareil génital masculin sont urétrites à l'aide d'un écouvillon sur un patient assis ou demi assis, de préférences le matin.

 

Prélèvement des plaies

L'écouvillonnage s'effectue avant la réfection du pansement en prélevant l'exsudat la ou il est plus important sans toucher la peau périe lésionnelle.

Utiliser un écouvillon pour rechercher  un germe précis.

En cas de suppuration profonde extériorisée, le pus sera ponctionné par le médecin à l'aide d'une seringue et d'un cathéter souple.

Les collections profondes non extériorisé sont ponctionnés par le médecin

 

Prélèvement rectal

L'écouvillonnage rectal est réalisé au niveau de la marge anale sans pénétration rectale.

Attention!

Quelle que soit la zone prélevée, un écouvillon est toujours utilise pour un seul prélèvement.

A la fin de l'examen, l'écouvillon est remplacé dans son étui en prenant soin de ne pas toucher l'extérieur de l'emballage.

Dans certains cas renouveler les prélèvements avec un deuxième écouvillon en fonction du site de prélèvement et du but de l'analyse bactériologique (recherche précise d'un germe ou étude de la flore)

Etiqueter systématiquement les étuis au lit du patient en vérifiant son identité et faire indiquer par le médecin sur la feuille d'accompagnement la zone de prélèvement les signes cliniques le traitement antibiotique et les recherches spécifiques de germes.

Ranger le matériel

Se laver les mains

Faire porter le prélèvement sans délai au laboratoire

Noter l'exécution des prélèvements dans le dossier de patient.

 

Incidents-accidents-complications

Souillures externes par erreur de manipulation des écouvillons faussant le résultat

Information éducation du patient

  • Ø Informer le patient sur l'intérêt de faire ces prélèvements et lui en expliquer le déroulement
  • Ø L'informer sur l'importance de réaliser le prélèvement dans le respect des règles d'asepsie  afin que le patient coopère et ne touche en aucun cas l'endroit à prélever

Critère de qualité

  • Ø Respecter les conditions d'asepsie
  • Ø Fiabilité des résultats.

Prévention des risques – protection soignant

  • Ø Se laver les mains avant le soin et juste après
  • Ø Porter des gants afin d'éviter la transmission micro-organismes
  • Ø Porter un masque si l'en suspecte la présence de méningocoque au niveau de la gorge

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EXAMENS BIOLOGIQUES

 

Un examen cytobactériologique ou mycologique sera pratiqué sur :

  • Le liquide prélevé au niveau des vésicules ou des pustules.
  • Les squames recueillis au niveau d’une lésion.

 

Prélèvement de sérosité

Matériel à préparer :

  1. Une pipette ou une seringue de 2 CC et une aiguille -Une lampe à alcool.

-         Un tube stérile ou des lames.

 

   Technique

-       Vésicule fermée :

  • Monter la seringue, adapter l’aiguille ;
  • Ponctionner  la vésicule et aspirer immédiatement le liquide ;
  • Rejeter les gouttes prélevées :

-       Soit dans le tube.

-       Soit sur la lame, si le prélèvement est minime.faire l’étalement immédiat.

  • Envoyer rapidement au laboratoire.

-       Vésicule ouverte :

  • Aspirer la sérosité avec la pipette stérile.
  • Fermer la pipette à la flamme.
    • Envoyer rapidement au laboratoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EXAMEN HISTOLOGIQUE

 

Biopsie cutanée

 

Elle peut être effectuée dans le but de mettre en évidence des infections bactériennes cutanées, par exemple à mycobactéries (mycobactérioses atypiques ou tuberculoses cutanées) : coloration spéciale (ziehl) sur des coupes historiques, et mise en culture d’un fragment biopsique sur un milieu de lowenstien .

Elle consiste à prélever un petit fragment de peau en vue d’un examen histologique.

 

  • Préparation du matériel
    • Le matériel pour le prélèvement :

-         Bistouri.

-         Pince à disséquer.

-         Curette.

  • Le nécessaire à l’anesthésie locale :

-         Xylocaїne.

-         Seringue.

-         Aiguille.

  • Le matériel pour l’asepsie :

-         Champs, compresses, gants,

-         Antiseptiques non colorés.

 

·        des flacons pour recevoir les fragments prélevés :

a)     Flacon avec liquide de Bouin (examen standard.

b)    Flacon avec formol à 10% (étude des graisses.

  • Matériel de suture :

    Catgut, lin.

 

Technique :

La biopsie peut se faire au lit du malade ou en salle d’opération.

  • L’anesthésie locale est faite au pourtour de la lésion.
  • Le prélèvement se fait soit à la curette, soit après incision au bistouri.
  • Quelques points de suture seront faits au niveau du prélèvement.

La biopsie est contre-indiquée  en présence d’un nævo-carcinome, elle risquerait de provoquer des métastases.

 

Transmission

 

Noter la réalisation de la biopsie sur la pancarte et sur le dossier de soins du patient.

 

PRELEVEMENTS BACTERIOLOGIQUES CUTANES

 

Les prélèvements sont effectués avant une éventuelle antibiothérapie locale ou générale.

 

Matériel

-2 écouvillons stériles.

-2 écouvillons stériles supplémentaires.

-Bon de demande d’examen bactériologique.

-Etiquettes au nom du patient.

 

Réalisation

-expliquer au patient l’intérêt et le déroulement de l’examen.

-installer le patient confortablement.

-retirer le pansement en utilisant des gants non stériles.

-se laver les mains.

-passer les 2 écouvillons, l’un après l’autre, sur la ou les zones désignées par le médecin, en appuyant légèrement, en effectuant une rotation, et en allant du plus propre au plus sale.

-réserver les 2 écouvillons supplémentaires au prélèvement d’une zone suspecte (suintante, purulente) jusqu’alors ignorée.

-manipuler les  écouvillons avec précaution de manière à ne pas provoquer de souillure.

-identifier les prélèvements.

-remplir le bon de laboratoire en précisant l’identité du patient, le service d’origine, le lieu, la nature, la date et l’heure des prélèvements, ainsi que le traitement reçu par le patient.

Acheminer sans délai les prélèvements au laboratoire de  bactériologie.

 

Transmissions

-noter la réalisation des prélèvements sur la pancarte et sur le dossier de soins du patient.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PRELEVEMENTS MYCOLOGIQUES

 

Recherche de dermatophytes

 

Il s’agit de champignons pathogènes pour l’homme et responsables de très fréquent intertrigo inter orteils, des teignes et d’atteintes de la peau glabre et des angles.

Les prélèvements sont de préférence effectuée au laboratoire.

 

POUR LA PEAU GLABRE

 

  • Examen direct à la recherche de filaments : il consiste à recueillir des squames en grattant avec une lame de bistouri la périphérie de la lésion ; les squames sont déposées sur une lame de verre recouverte ensuite de potasse et examinée au microscope.
  • Culture : les squames sont directement ensemencées sur un milieu de Sabouraud ; l’identification du dermatophyte est longue en raison de sa culture lente, et peut demander 1 à 2 mois.
  • Pour les ongles, il faut prélever un fragment d’ongle le plus proximal possible, en effet, un simple grattage de l’ongle est insuffisant, l’examen direct et la culture se déroulent comme précédemment.
  • Pour le cuir chevelu (teigne), l’examen est impérativement effectué au laboratoire.

 

Recherche de levures. :

 

Il s’agit essentiellement de Candida Albicans. Le prélèvement d’une pustule ou d’un enduit blanchâtre est effectué à aide d’un écouvillon stérile, qui est immédiatement transporté au laboratoire pour examen direct, à la recherche de pores, et mise en culture sur milieu de Sabouraud. L’identification de levure est faite dans un délai de 48 heures.

Une recherche de dermatophyte et de levures peut se faire à partir d’une biopsie cutanée, par coloration spéciale sur des coupes histologiques, et par mise en culture d’un fragment biopsique sur milieu de Sabouraud.

 

Autre levures

 

  • Malassezia furfur, responsable du pityriasis versicolore, peut être mis en évidence à partir de squames prélevées en grattant des lésions. Cette recherche est, en pratique rarement faite .
  • Cryptococcus neoformans, responsable de ctyprococcose cutanée chez les sujets immunodéprimés (SIDA), est mis en évidence au sein d’une biopsie cutanée.

 

 

PRELEVEMENTS VIROLOGIQUES

 

Ils concernent essentiellement les infections à herpès-virus, responsables de l’herpès, de la varicelle et du zona.

  • Ø Le prélèvement pour un cytodiagnostic est effectué par un médecin.
  • Ø L’isolement du viruspar culture à partir d’un prélèvement permet d’identifier précisément le virus en cause. Le prélèvement doit être immédiatement placé sur un milieu de survie fourni par le laboratoire  et transporté dans la carboglace.
  • Ø Idéalement, le prélèvement sera réalisé directement au laboratoire.

 

 

PRELEVEMENTS PARASITOLOGIQUES

 

Mise en évidence du Trichomonas

Il s’agit d’un parasite responsable de maladie sexuellement transmissible, le prélèvement d’une goutte de sécrétions, pour un examen direct au microscope après étalement sur lame, est effectué au laboratoire.

 

Mise en évidence de leishmanies

Le grattage d’une lésion ulcérée de leishmaniose cutanée, l’étalement sur lame, la coloration et l’examen au microscope optique du produit recueilli, permet de mettre en évidence les leishmanies ; ces prélèvements sont réalisés au laboratoire. La biopsie cutanée d’une lésion permet, après coloration histologique, de mettre en évidence les leishmanies.

 

Mise en évidence des filaires

 

  • Ø Onchocercose, la filaire peut être recherchée dans le derme, au stade de micro filaire, par une biopsie spéciale.
  • Ø Filaire de Médine ou dracunculose : la filaire adulte, lorsqu’elle se présente à la peau, généralement dans la région malléolaire, peut être extraite mécaniquement, en l’enroulant prudemment autour d’une allumette, et en tournant l’allumette d’un quart de tour par jour : on peut favoriser l’expression de filaire à la surface de la peau en appliquant à son orifice de sortie un corps gras.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TESTS CUTANES OUEPIDERMOTESTS 

 

Test de dépistage des allergies cutanées ou respiratoires. SYN.test épicutané, test épidermique.

Les épidermotests, couramment appelés tests cutanés, sont pratiqués dans le cas de l’eczéma de contact, du à la mise en contact d’un allergène (substance responsable d’une allergie) avec la peau. Ils consistent à appliquer des substances sur la peau et à noter quelles sont celles qui provoquent un petit eczéma local ; on aboutit ainsi au diagnostic des allergènes responsables chez le malade concerné. La technique nécessite l’utilisation de batteries standards d’allergènes, éventuellement spécifiques de la profession du sujet (coiffeur, ouvrier du bâtiment travaillant le ciment, etc..  Le médecin dermatologue ou allergologue teste dans une séance jusqu’à 50 produits, qui contiennent chacun un allergène potentiel, en déposant sur la peau du dos du patient quelques gouttes puis en les recouvrant d’un sparadrap hypoallergique. La lecture se fait de 48 à 72 heures plus tard : le test est dit positif pour une substance donnée si, à son contact, la peau prend un aspect particulier (rougeur, démangeaison, cloque. Mais un test peut être faussement positif à la suite d’une allergie croisée : ce n’est alors pas l’allergène qui provoque les symptômes, mais une autre substance, de structure chimique voisine. A l’inverse, un test peut être faussement négatif si la concentration en allergène du produit est insuffisante ou si le test n’est pas pratiqué après une semaine d’interruption d’un traitement antihistaminique ou par les corticostéroïdes. Si l’intérêt des épidermotests est certain, ne serait-ce qu’à cause de leur simplicité, leur interprétation est parfois délicate.

 

Patch-tests

Ils servent à mettre en évidence une allergie de contact par hypersensibilité retardée

 

Tests intradermiques (prick-tests)

 

Ils consistent à injecter une faible quantité d’allergène en intradermique.

Ils servent à mettre en évidence une allergie immédiate ou une hypersensibilité retardée, aux pneumallergènes, aux moisissures, aux poils, aux levures, aux dermatophyte et à certaines bactéries.

Ils peuvent être indiqués dans l’eczéma atopique.

 

Tests de photosensibilité

 

  • Ø PHOTOTEST : irradiation avec la lumière seule, de manière localisée ou en cabine ; le test est dit positif s’il reproduit la lésion présentée spontanément par le patient.
  • Ø PHOTOTESTSYSTÉMIQUE : même test que le précédent, réalisé après la prise d’un médicament per os ; le test à pour but de mettre en évidence une photosensibilisation par voie exogène par un médicament.

 

 

  • Ø PHOTO-PATCH-TEST : application sur la peau d’une série d’allergènes (batterie standard et produit dicté par l’interrogatoire du patient) en trois exemplaires ; Le 1er exemplaire n’est pas irradié et sert de témoin, le 2e est irradie avec des UVA, et le 3e est irradie avec des UVB ; Le test à pour but de mettre en évidence une photo allergie de contact.

 

Tests physiques

 

Test à la sudation ou test à l’effort, test à la pression, test au glaçon, test à l’eau chaude, test à l’eau froide, autre en fonction de l’interrogatoire .

 

Photographie des lésions

 

Elle est de pratique quotidienne en dermatologie ; ses buts sont multiples : suivre l’évolution d’une dermatose, surveiller les lésions, par exemple du nævus, faire de l’enseignement, etc. elle ne s’effectue qu’après accord du patient ou de ses parents s’il s’agit de mineur.

                                              

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 REFERENCE

 

-soins infirmiers :fiches techniques

    Anne Françoise et All-4eme Edition –Maloine

-soins infirmiers aux malades tome 1 –1973

-L’infirmer(e) en dermatologie –vénérologie-Masson

       Carole Cariller

       Patricia Erceau