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SOINS INFIRMIERS EN UROLOGIE

 

 

SOINS INFIRMIERS EN UROLOGIE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Option : Polyvalent                                                                Encadrante : Mme Zazi Saida

Promotion : 2004/2007

Année universitaire : 2005/2006

 

OBJECTIFS PEDAGOGIQUES

Objectifs théoriques :

-Définir les examens radiologiques et endoscopiques retenus dans le programme de formation et citer les indications et contre indications.

-Définir la ponction rénale

-Enumérer les éléments de surveillances :

               - d’une hématurie

               - d’une colique néphrétique

Objectifs pratiques :

- Préparer le malade pour un examen radiologique ou endoscopique (voir schéma de cours) et assurer sa surveillance après l’examen.- Préparer le malade et le matériel pour la ponction biopsique rénale et assurer la surveillance du patient pendant et après l’acte médical

- Assurer la conduite appropriée aux  patients  présentant :

                       - une hématurie

                       - une colique néphrétique

- Effectuer l’épreuve des trois verres

 

 

 

 

 

SCHEMA DE COURS

 

1- Les examens radiologiques

                   - urographie intra veineuse

                   - uretro pyélographie

2- Les examens endoscopiques

- urétroscopie

- la cystoscopie

3 - La ponction biopsique rénale

4 - Rôle infirmier

             - devant une hématurie

            - devant une colique néphrétique

5- Fiches techniques

 

 

 

 

 

 

 

L’UROGRAPHIE INTRAVEINEUSE (U.I.V)

 

          I-      DEFINITION

Examen radiologique de l’appareil urinaire, après injection intraveineuse d’un produit iodé opaque aux rayons X et éliminé électivement par les reins.

     II-      BUTS ET INDICATIONS

L’U.I.V permet l’exploration radiologique de tout l’appareil urinaire :

- exploration de la fonction sécrétoire,
- exploration de la fonction excrétoire,
- étude de la morphologie et de la topographie des voies urinaires

 Elle est indiquée :

  • Dans les affections de l’appareil urinaire:

       - tuberculose,

       - colique néphrétique

       - lithiase urinaire,

       - cancer

       - hydronéphrose,

       - gros rein et masse lombaire,

       - rein poly kystique,

       - infections urinaires chroniques ou lésions répétées d’un uretère,

       - les dysuries,

       - Dysfonctionnement vésical,

       - Grosse prostate,

  • En pathologie vasculaire:

       - H.T.A: recherche d’une malformation rénale

  • Les calcifications abdomino-pelviennes
  • Les tumeurs pelviennes

 III-      CONTRE-INDICATIONS

  • Insuffisance rénale importante
  • Intolérance à l’iode
  • Maladie de KAHLER (l’albumine de BENCE-JONES forme avec le produit de contraste un précipité qui déclenche un choc mortel)
  • Grossesse (à cause de la compression abdominale et risque d’irradiation du foetus)
  • Lésion de l’aorte abdominale

 IV-      PREPARATION DU MALADE

  • Eliminer les contre-indications
    • Ø Faire un bilan rénal :

-         recherche d’une protéinurie,

-         dosage de l’urée sanguine,

-         dosage de créatinine sérique.

  • Faire un test à l’iode
  •  Supprimer tout médicament à base de bismuth au moins 8 jours avant l‘examen et faire attention à la programmation d’autres examens nécessitant l’absorption du produit radio opaque.
  • Conseiller un régime sans résidus pendant 3 jours avant l’examen
  • Il est souvent utile d’administrer un laxatif la veille de l’examen ou de favoriser l’élimination des gaz et des selles par un lavement évacuateur afin d’obtenir de meilleures images (suivre les habitudes du service).
  • Mettre le malade en restriction hydrique 12 heures avant l’examen pour permettre une meilleure concentration urinaire du produit de contraste.
  •  Expliquer au malade le déroulement de examen qui dure en moyenne entre une et deux heures (parfois plus).
  • Demander au malade de rester à jeun.

      V-      TECHNIQUE

  • Faite par Le spécialiste.
  • L’examen s’effectue en salle de radiographie et ne nécessite pas en général d’hospitalisation.
  • Le spécialiste réalise un 1er cliché radiographique sans opacification (A.S.P), puis injecte par voie veineuse le produit iodé, à partir de ce moment là, il prend une série de clichés minutés qui permettent de voir, en suivant la progression du produit, tout d’abord le rein puis les uretères. le malade doit ensuite boire plusieurs verres d’eau pour permettre à la vessie de se remplir, ce qui demande 1 ou 2 Heures. Des radiographies sont alors prises pendant que le malade urine ce qui permet de visualiser au mieux l’urètre.
  • En fin, un dernier cliché est effectué après que le malade a vidé complètement sa vessie aux toilettes, donnant la possibilité  de vérifier qu’il ne reste pas d’urine, ce qui peut arriver en cas de maladie de la prostate.

  D’autres clichés peuvent être pris 1 heure, 3, 6, 24 heures, voire plus (48) après l’injection on cas de dysfonctionnement rénal.

  Cet examen long est parfois désagréable car il faut se retenir d’uriner pendrant un certain temps et qu’il peut être gênant d’uriner devant le radiologue.

 REMARQUE:

Une compression abdominale peut être exercée pour obtenir une meilleure concentration du produit de contraste au niveau des calices et des bassinets.

Cette compression hypogastrique ne sera faite que si les images du haut appareilne sont pas satisfaisantes.

 

 VI-       INCIDENTS ET ACCIDENTS :

 Réactionsallergiques:

-         Urticaire,

-         Bouffée de chaleur,

-         Nausées,

-         Céphalées.

Si les précautions d’usage ont été respectées, on peut assister à des accidents graves:

-         état syncopal,

-         collapsus cardio-vasculaire,

-         oedème de Quincke

VII-      SURVEILLANCE :

Au cours de l’examen :

-         surveiller l’apparition de signes annonciateurs de réactions allergiques (voir incidents et accidents).

Après l’examen :

-         raccompagner le malade à son lit,

-         Lui donner à manger.

N.B : Le malade peut avoir une induration de la veine ayant servie à l’injection duproduit de contraste.

 

 

 

 

 

 

L’URETERO-PYELOGRAPHE RETROGRADE (U.P.R)

 

I- DEFINITION :

         Examen radiologique de l‘uretère et des cavités des reins après injection à contre-courant d’un produit de contraste par une sonde spéciale dans l’orifice urétéral.

II-BUT :

  • Etudier les voies d’évacuation de l‘urine, depuis les reins jusqu’à la vessie, lorsque L’U.I.V ne permet pas de les observer correctement ou qu’elle est impossible à réaliser.

III-INDICATIONS :

  • Cas où l‘U.I.V est impossible,
  • Cas où l‘U.I.V n’a pas fourni d’images assez précises (si l‘U.I.V n’a pas montré clairement le siège et la nature d’un obstacle)
  • Ses indications sont d’autant plus rares quela qualité de l’U.I.V est meilleure.

IV-CONTRE-INDICATIONS

  • Celles du sondage vésical, plus :
  • Infection de la vessie
  • Infection de l’uretère.

V-PREPARATION DU MALADE : Voir l’U.I.V

Par ailleurs :

-         une préparation psychologique du malade est indispensable,

-         des anti-infectieux sont prescrits sur avis médical la veille de l’examen,

-         une prémédication est faite 1 heure avant l’examen.

-         l‘hospitalisation pendant 24, 48 heures est préférable,

-         malade à jeun le matin de l’examen

VI-TECHNIQUE :

  • Mise en place dans l’uretère, sous cystoscopie, d’une sonde spéciale (sonde de  CHEVASSU) dont l’extrémité est élargie (sorte de bouchon) et qui évite la fuite du liquide.
  • Injection du produit iodé dans l‘uretère sous contrôle de la vue.
  • Prise des clichés explorant : l’uretère, le bassinet et les calices.

VII-SURVEILLANCE :

  • Surveiller la température (l’infection est toujours à redouter)
  • Surveiller le pouls, l’apparition de douleurs lombaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’URETROSCOPIE

 

I-      DEFINITION :

         Exploration visuelle du canal urétral à l‘aide d’un instrument endoscopique à source lumineuse appelé urétroscope.

II-      BUTS ET INDICATIONS

Dans un but diagnostique :

  • Ø Examen de la muqueuse urétrale:

-         Inflammation,

-         Cancer

-         Rétrécissement.

Dans un but thérapeutique:

-         Ablation de calculs

-         Ablation de corps étrangers.

TECHNIQUE :

Faite par le spécialiste

SURVELLANCE :

 Voir cystoscopie.

REMARQUE : le matériel est sensiblement le même  que pour une cystoscopie.

 

 

 

 

LA CYSTOSCOPIE

 

I-DEFINITION

         Examen endoscopique direct de la vessieà l’aide d’un cystoscope.

II-BUTS ET INDICATIONS

1-   But diagnostique:

1-1 examen de la muqueuse vésicale :

- recherche d’une inflammation, d’une tumeur, d’ulcérations ou de calculs

- en présence d’une hématurie.

l-2 cathétérisme des uretères:

- pour un recueil séparé des urines de chaque rein (division des urines)

- pour une radiographie (U.P.R - Pyelographie)

2-    But thérapeutique:

2-1 Au niveau de la  vessie :

-         électrocoagulation

-         réaction endoscopique de certaines tumeurs

2-2 Au niveau des uretères:

-         montée de sondes en cas d’anurie

-         mobilisation ou ablation de calculs

III-CONTRE-INDICATONS

  • Atteintes infectieuses de l’urètre pour l’examen de la vessie.
  • Atteintes infectieuses de l‘urètre, de la vessie des uretères pour l‘examen des reins.
  • Atteintes de l’appareil génital chez l‘homme
  • Certaines malformations de l’urètre
  • Adénome prostatique très volumineux

IV-PREPARATION DU MALADE:

  • Ø LA VEILLE DEL’EXAMEN

-         Lavement évacuateur

-         Rasage du pubis + toilette locale

-         Donner des anti-infectieux selon avis médical

-         Faire un bilan d’hémostase

-         Si malade émotif et selon les habitudes du service, administrer un sédatif

-         Bonne préparation psychologique

  • LE MATIN DE L’EXAMEN

-         malade à jeun

-         prémédication une heure avant l‘examen

V-MATERIEL :

  • Le cystoscope: C’est un long tube creux béquillé muni d’un système d’éclairage et d’un système optique.

Il existe plusieurs sortes et plusieurs dimensions.

  • Le nécessaire  pour asepsie:

-         Champ percé pour recouvrir le périnée.

-         Casaque + gants stériles.

-         Champs + compresses stériles.

-         Antiseptique pour asepsie du méat urinaire (cetavlon)

  • Le nécessaire pour anesthésie locale (parfois).

-         Xylocaîne ou gel de Xylocaîne à 2%.

-         Seringue urétrale.

-         Pince pour I’urètre.

Anesthésie générale (parfois)

  • Le nécessaire pour rincer le cystoscope et pour le lavage de vessie:

-         Eau tiède stérile (2 à 3 litres).

-         Seringue de Guyon ou de Bonneau.

-         Récipient pour recueillir le liquide de lavage.

  • Lubrifiant pour faciliter l‘introduction du cystoscope: glycérine stérile.
  • Selon le cas:

-         Sondes urétérales pour division des urines.

-         Sondes pour électrocoagulation.

-         Sondes spéciales en cas d’U.P.R.

-         Sondes spéciales pour l‘extraction de calculs.

-         Flacons marqués à l’avance pour le recueil des urines:

*       De la vessie.

*       Du rein droit.

*       Du rein gauche.

-         Flacon avec liquide de Bouin s’il y a biopsie.

  • Matériel divers

-         Transformateur de courant.

-         Boite de béniqués stériles.

-         Bottes + tabouret pour l’opérateur.

-         Haricot.

 

 

VI-       TECHNIQUE:

1- installation du malade :

Le malade est placé sur une table de cystoscopie ou d’examen gynécologique, en position gynécologique :

-         siège au bord de table

-         Les jambes écartées et soutenues par des étriers.

-         La tête et lethorax sont légèrement surélevés.

 
2- introduction du cystoscope :

-         désinfection soigneuse du méat urinaire.

-         un champ troué est posé sur le périnée.

-         La vérification du fonctionnement du cystoscope est faite avant son introduction par le spécialiste puis il est rincé à l‘eau stérile et lubrifié.

-         Le cystoscope est introduit dans la vessie, prélever l’urine vésicale.

-         Un lavage de vessie est fait pour permettre une meilleure vision : injecter 300ml  d’eau stérile dans la vessie, laver  jusqu’a ce que l’eau ressorte claire.

-         l’exploration de la vessie se fait sur vessie pleine d’eau.

-         Suivant les besoins, seront introduites dans le cystoscope:

*       La  sonde pour électrocoagulation,

*       Les sondes urétérales ou autres.

-         L’exploration de la sécrétion rénale nécessite :

*       La  mise en place dans chaque uretère,

*       Ces sondes sont laissées à la fin de l’examen et un flacon stérile est placé à l‘extrémité de chaque sonde

A la fin de l’examen, la vessie est vidée.

VII-      INCIDENTS ET ACCIDENTS :

-         introduction difficile ou même impossible du cystoscope

-         visibilité impossible ou mauvaise

-         fausse route

-         risque de rupture vésicale par distension trop importante (chez les malades anesthésiés).

VIII-      SURVEILLANCE

- PENDANT L’EXAMEN :

  Le Malade peut se plaindre de douleurs au niveau de la vessie irradiant vers l’épaule : c’est un signe de distension vésicale, avec danger de fissuration. Cette douleur ne peut être ressentie par le malade sous anesthésie générale. Le lavage de vessie doit être  fait avec prudence.

-  APRES L’EXAMEN :

   La surveillance portera surtout  Sur l’apparition d’un syndrome infectieux urinaire avec:

-         dysurie,

-         pyurie,

-         fièvre.

Cette infection est prévenue par :

-         une asepsie rigoureuse de tout le matériel utilisé,

-         une technique parfaite,

-         une prise systématique d’anti-infectieux pendant quelques jours après l‘examen sur avis médical.

Continuer la surveillance :

-         De la température,

-         Des mictions,

-         De l‘apparition d’une éventuelle hématurie ou d’une dysurie refaire un E.C.B.

 

 

 

 

CYSTOSCOPIE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA PONCTION BIOPSIE RENALE (P.B.R)

 

I-      DEFINITION :

         C’est une technique qui consiste à prélever un fragment du parenchyme rénal en vue d’un examen histologique. Elle se fait le plus souvent par voie percutanée.

II-      INDICATIONS :

  • Néphropathies glomérulaires
  • I.R.A avec signes glomérulaires
  • Protéinuries glomérulaires permanentes
  • Syndrome néphrotique
  • Néphropathies chroniques sans cause urologique décelable
  • Atteintes rénales des maladies systémiques

III-       CONTRE-INDICATIONS :

  • Anomalies de l’hémostase,
  • Rein polykystique,
  • Rein unique,
  • Atrophie rénale,
  • tuberculose rénale,
  • Suppurations rénales,
  • Suppurations péri rénales,
  • Hydronéphrose,
  • H.T.A. sévère,
  • Traitement anticoagulant en cours: il doit être interrompu quelques jours à l’avance.

IV-      PREPARATION DU MALADE

  • Malade hospitalisé,
  • Préparer le malade psychologiquement et lui expliquer la nécessite de
    l’examen.
  • Vérifier la présence dans le dossier du malade:

-         des radiographies indispensables (U.I.V), échographies

-         de la carte de groupage,

-         des résultats des tests de l’hémostase

  • Surveiller la température et la T.A.
  • Arrêter sur avis médical un traitement anticoagulant en cours
  • Préparer la région à ponctionner
  • Le matin de l’examen : faire la prémédication

         V- MATERIEL

  • Matériel pour asepsie :

-         Champs, gants compresses stériles

-         alcool à 70°, alcool iodé ou betadine

-         pince à servir

-         plateau stérile

  • Matériel pour anesthésie locale : xylocuïne à 1% + seringue et aiguilles stériles.
  • Un bistouri + une aiguille à P. L pour guider l’aiguille à ponction.
  • Aiguille spéciale pour P.B.R (aiguille de VIM-SILVERMAN), de préférence aiguille jetable après usage.
  • Un flacon avec du liquide de BOUIN pour recueillir le fragment
  • Nécessaire pour le pansement
  • Double décimètre crayon dermographique
  • Un plan dur + oreiller ou coussin

VI- TECHNIQUE

    La position du malade :

    Le malade est allongé sur le ventre, un coussin placé au niveau de la région abdominale permettant de maintenir les reins contre la paroi lombaire.

 
La ponction :

    Une fois les repères osseux et du pôle inférieur du rein tracés sur la peau, le spécialiste :

  • Aseptise la région et procède à une anesthésie locale soigneuse
  • Introduit d’abord une aiguille exploratrice (aiguille à P.L) au point
    correspondant au pole inférieur du rein
  • Procède à l’anesthésie plan par plan du trajet à de la xylocaine. (on
    reconnaît que l’aiguille est parvenue au contact du fait qu’elle est animée
    de mouvements rythmés par la respiration).
  • Repère la distance entre l’orifice cutané et la pointe de l‘aiguille
    exploratrice qui est retirée.
  • Pratique un orifice cutané au point d’entrée avec la pointe du bistouri et
    introduit selon le même trajet l’aiguille à biopsie de VIM-SILVERMANN. Cette dernière découpe un fragment du parenchyme rénal à l’aide de ses deux lames.
  • Le fragment prélevé est mis dans le liquide de BOUIN, un pansement  
    fait par la suite.


Remarque : laiguille peut être guidée par échographie.

 

 

 

VII- INCIDENTS ET ACCIDENTS

  • Lipothymie
  • Douleurs dans la région lombaire à type de colique néphrétique
  • Hématurie souvent modérée parfois plus abondante
  • Hématome péri-rénal
  • Lésion du pédicule rénal (hémorragie grave).

VIII-SURVEILLANCE

         Après la ponction, le malade doit rester allongé (lit strict) pendant 24 heures

         Surveiller étroitement:

  • le pouls, la tension artérielle toutes les heures pendant 4 heures ensuite
  • toutes les trois heures,
  • la conscience,
  • l‘aspect des téguments, le pansement,
  • la diurèse, la couleur des urines: il est important de recueillir les urines dans des bocaux différents afin d’apprécier les modifications de couleur et de dépister une hématurie éventuelle (la première miction doit être claire parfois elle peut être hématurique, les urines s’éclaircissent ensuite)
  • l’apparition de douleur,
  • la température.

Avertir le médecin en cas d’hématurie, de douleurs lombaires, de chute tensionnelle ou autres anomalies.

Le malade peut manger et boire abondamment.

A sa sortie de l’hôpital, lui recommander d’éviter les efforts et exercices physiques violents pendant plusieurs jours.

 
REMARQUE : La P.B.R. peut être faite à vue, après incision chirurgicale et sous anesthésie générale.

 

LA COLIQUE   NEPHRETIQUE

 

I-DEFINITION 

 

C’est une crise paroxystique liée à la distension de l’uretère et du bassinet.

C’est une douleur brutale.

C’est une lombalgie intense, continue, avec des paroxysmes qui irradient vers le bas et l’avant suivant le trajet de l’uretère arrivant jusqu’au pli inguinal et les organes génitaux externes.

Elle peut s’accompagner d’un état d’agitation, des signes digestifs (vomissements, sub-occlusion) ou des signes urinaires (hématurie, brûlures mictionnelles) ;

La sédation de la douleur se fait en quelques heures, s’accompagnant d’une polyurie et parfois de l’émission d’un calcul.

 

II-ETIOLOGIE 

 

La colique néphrétique n’est qu’un symptôme dont il faut retrouver la cause, il peut s’agir d’une Lithiase rénale avec migration d’un calcul

- La migration d’un caillot sanguin ou des cellules cancéreuses,

-Tuberculose rénale.

Elle est due à la dilatation brutale des voies excrétrices, liées le plus souvent à la migration d’un calcul ; provoquée par un bon repas , un voyage en voiture,un grand effort…etc.

 

III-ROLE INFIRMIER DEVANT UNE COLIQUE NEPHRETIQUE 

 

A-Mesures générales à prendre

 

-Interrogatoire du malade sur les circonstances de la survenue,

-Rechercher du sang dans les urines (hématurie),

-Rechercher une hyperthermie ou anurie qui peut annoncer des complications très graves,

-Participer à la pratique des examens complémentaires :

-Echographie rénale à la recherche d’une dilatation des cavités du rein,

-Urographie intraveineuse à la recherche d’un obstacle sur la voie excrétrice et vérifier l’absence d’une thrombose artérielle,

-Radiographie de l’abdomen à la recherche d’un calcul,

-E.C.B.U. (Examen cyto- Bactériologique des urines)

-Installer le malade et aider le médecin à poser le diagnostic en précisant :

  • Le siège de la douleur (région lombaire),
  • Ses irradiations : fosse iliaque, région inguinale, petit bassin, organes génitaux,
  • Son intensité : douleur atroce, permanente, avec des renforcements paroxystiques  (malade agité, anxieux, cherche une position antalgique),
  • Ses caractères : sensation de déchirement, de brûlure, de piqûre, de pesanteur.

-Administrer les antalgiques prescrits par le médecin..

-Faire examiner le calcul expulsé par le laboratoire.

Analyser la composition chimique afin d’identifier les causes qui ont contribué à sa formation.

Donner des conseils diététiques pour prévenir la formation de nouveaux calculs de même nature.

- Boire suffisamment d’eau :

C’est le conseil de prévention le plus important, quelle que soit la composition du calcul.

L’hydratation doit être suffisamment abondante (au moins 2 l par jour, ou un verre d’eau toutes les heures, davantage s’il fait chaud ou si vous faites de l’activité physique) Pour empêcher les substances cristallisantes de s’accumuler  et de former  un calcul, car une fois le calcul formé, il ne peut pas se dissoudre. En buvant beaucoup,l’eau de robinet fera l’affaire-vous augmentez la quantité d’urine excrétée tout en diminuant sa concentration en sels et minéraux. L’idéal est de parvenir à excréter 2 l d’urine par jour.

Il peut donc être utile de mesurer au moins une fois la quantité d’urine que vous excrétez en 24 heures .Il faut essayer de boire  tout au long  de la journée :

Si vous ne buvez que le matin, vous éliminerez cette eau dans les deux heures qui suivent et vous manquerez d’eau pour réduire la concentration  des sels et minéraux pendant le reste de la journée. Il faut donc prendre l’habitude de boire souvent.

 

NB : Il est préférable d’arrêter de boire dès qu’une crise de colique néphrétique a commencé, afin de ne pas aggraver les symptômes.

- Choisir des aliments à haute teneur en vitamine A :

La vitamine A, à raison de 5000 UI par jour (une portion de 125 g de carottes fournit le double de cette quantité), facilite le bon fonctionnement du système urinaire et aide à prévenir la formation de tous les types de calculs. Parmi les aliments riches en vitamine A, mentionnons les abricots, le brocoli, le melon, la citrouille et le foie de bœuf. Evitez toutefois de prendre des suppléments de vitamine A sans surveillance médicale, à forte dose, la vitamine A est toxique.

 

B-Pour prévenir les calculs d’oxalate de calcium 

 

- Eliminer le sel de son alimentation :

Vous devriez cesser de saler vos aliments ou d’utiliser des condiments salés, comme le ketchup et la moutarde, éviter aussi les aliments hypersalés comme les charcuteries. En réduisant votre consommation de sel, vous contribuez à diminuer les concentrations de calcium dans vos urines.

- Eviter de consommer trop de produits laitiers :

Il est possible que trop de calcium passe dans vos urines au lieu d’être  absorbé par l’organisme. Réduisez donc la quantité de lait, de yogourt, de fromage, et de crème glacée .Par contre, il n’est pas justifié de délaisser complètement ce groupe d’aliments. En revanche, cessez les suppléments de calcium si vous en prenez et faites une croix sur les eaux minérales à haute teneur en calcium.

- Apprendre à connaître les aliments contenant de l’oxalate :

Les calculs d’oxalate de calcium peuvent être causés par une alimentation riche en aliments contenant de l’oxalate, tels que chocolat, thé, arachides, poivrons, haricots, asperges, betteraves, épinards, céleri, persil, courgettes, fraises, rhubarbe et raisin. Limitez la consommation de ces aliments ou évitez-les.

- Ne pas prendre les vitamines C et D plus que nécessaire :

Des doses importantes de vitamine C et D peuvent entraîner la formation de calculs d’oxalate de calcium. Vérifier avec votre médecin si vous devez absolument prendre de tels suppléments. Dans l’affirmative, n’excédez pas 3 ou 4 g de vitamine C et 400UI de vitamine D par jour.

- Ajouter des suppléments de magnésium et de vitamine B6 :

Selon certaines études, un supplément quotidien de magnésium pourrait contribuer à réduire de façon significative la récurrence des calculs rénaux. Quant à la vitamine B6, elle semble réduire la quantité d’oxalate présente dans les urines.

      - Bien choisir son anti-acide :

Certains anti-acides contiennent une forte concentration de calcium. Si vous avez déjà eu un calcul rénal d’oxalate de calcium et que vous prenez un anti-acide, assurez-vous qu’il ne contient pas de calcium. Si c’est le cas, choisissez une autre marque.

     - Etre actif :

Le calcium constitue la principale composante des os. En vous gardant actif, vous aidez le calcium à se fixer à la masse osseuse. A l’opposé, en étant sédentaire, vous laissez le calcium circuler dans le sang et, si vous êtes prédisposé aux calculs d’oxalate de calcium, vous favorisez leur formation.

 

C-Pour prévenir les calculs d’acide urique :

 

- Surveiller la consommation de viande :

Une alimentation comprenant beaucoup de viande vous expose aux calculs rénaux d’acide urique. En effet, la viande contient certaines substances  qui augmentent la concentration d’acide urique dans l’urine. Ne mangez pas plus de 170 g de viande, de volaille, de poisson ou d’autres aliments riches en   protéines chaque jour. Par ailleurs, il est recommandé d’éviter les aliments très riches en purines, comme les abats (cervelle, cœur, foie, ris, rognons), le gibier, les crevettes, les pétoncles, le hareng, le maquereau, les sardines et les anchois, de même que les extraits de viande et les sauces brunes.

- Eviter la consommation d’alcool :

L’alcool favorise l’excrétion d’acide urique dans l’urine. Vous pouvez diminuer le risque de récidives de calculs de ce type  en évitant l’alcool.

                                                                    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’hématurie

 

I-Définition

 

C'est l'émission par l'urètre de sang mélangé intimement à une plus ou moins grande quantité d'urine,  c'est un signe très important en urologie.

Elle peut poser des problèmes diagnostiques très ardus : 25%des hématuries ne font pas leur preuve et faussent le diagnostic qui  ne peut être facile que  lorsqu'on voit le malade.

L'hématurie  peut être microscopique ou au contraire franche dite macroscopique avec quelques caillots

 

II-Causes usuelles

 

L'hématurie peut être initiale et peut avoir comme causes:

 

 - une origine urètro-cancéro-prostatique et s'accompagne de troubles mictionnels qui apportent un argument déterminant supplémentaire pour situer la lésion, dans cette circonstance une cystoscopie est dangereuse car elle risque d'aggraver les douleurs et le saignement. UIV et éventuellement l'urètrographie  permettant de trouver la cause du saignement, il peut s'agir :

-un adénome de la prostate

-cancer prostatique

-urétrite néo-formant

-tumeur de l'urètre

L'hématurie peut être terminale

 

Signe le plus souvent d'une origine vésicale

-cancer vésical:troubles mictionnels associés

-lithiase vésicale

-des verticules vésicales (petite hernie au niveau de la vessie)

L’hématurie peut être totale

 

Ne permettant aucune signification topographique

Une hématurie abondante est toujours totale et on ne peut préjuger son origine

Une hématurie d'origine rénale est toujours totale, les UIV d'urgence montrent l'origine du saignement, il peut s'agir:

-un cancer du rein

-lithiase rénale

-Lacune vésicale d'une tumeur

 

III-Rôle infirmier devant un malade présentant une    

      Hématurie

 

-installer confortablement le patient et le rassurer

-prévenir le médecin

-effectuer l'épreuve des trois verres

-préparer le patient et le matériel pour différents examens

  • · cystoscopie
  • · cathétérisme urétral
  • · urographie intra veineuse.

-appliquer la thérapeutique prescrite (hémostatiques)

-surveiller l'état du malade

-demander au malade d'observer ses urines et d'avertir en cas d'hématurie

-assurer une bonne surveillance des constances et du traitement

 

Conclusion

 

L'hématurie peut être parfois discrète et être dépistée que par l'examen microscopique du culot urinaire

Les circonstances de l'apparition de l'hématurie doivent être précises, elles sont soit:

-précédées de douleurs lombaires qui font penser à une lithiase

-accompagnées de douleurs vésicales évoquant une cystite

-spontanées non douloureuses, pouvant évoquées un cancer du rein:

 

NBLe traitement anticoagulant peut provoquer une hématurie sans lésions vésicales

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Epreuve des trois verres

 

1- Définition

 

C’est une technique qui consiste à recueillir les urines chez un malade présentant une hématurie

L'épreuve des trois verres permet de préciser ou de détecter l'origine de l'hématurie (rein, uretère ou vessie et urètre)

 

2-Matériel

 

-un plateau

-3 verres à pied

-papier hygiénique

-une protection

-un paravent si salle commune

-de quoi faire la toilette intime si le malade ne peut pas se mettre debout

 

3-Résultats

 

La présence du sang dans les urines dans:

  • 1er verre : hématurie initiale provenant de l'urètre ou de la  prostate
  • 3ème verre : hématurie terminale venant de la vessie
  • les trois verres : démontre une hématurie totale venant des reins

 

Hématurie initiale

 

 

Hématurie terminale

 

 

Hématurie totale

 

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

v MANUEL DE SOINS : BERNARD TOME II : 1966

v SOINS INFIRMIERS AUX MALADES : 1973

v L’INFIRMIERE EN URO-NEPHROLOGIE-DIALYSE EDITION LAMARRE 1995

v LAROUSSE MEDICAL (BORDAS) 1995

v SURVEILLANCE INFIRMERE (8ème EDITION)

EDITION LAMARRE  (I.F.S.I) 1998

v N.C.I : SOINS AUX PERSONNES ATTEINTES D’AFFECTIONS NEPHRO ET UROLOGIQUES N° 16
MASSON 1996.