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TECHNIQUE DE SOINS DE BASE1

V. TECHNIQUES DE SOINS

A.Techniques de soins de base

1. Serviettes et gants de toilette des malades

Les serviettes et gants de toilette sont individuels. Après emploi, ils sont suspendus de façon à sécher le plus rapidement possible.
Ils sont remplacés régulièrement.

2. Verres à dents et crachoirs

Les verres à dents sont individuels, soit à usage unique, soit désinfectés au départ de chaque malade.
Les crachats sont récoltés dans des récipients avec couvercle, à incinérer après emploi ou à désinfecter par immersion.

3. Thermomètres

Les thermomètres sont individuels, sinon ils sont trempés dans une solution désinfectante (par ex. : glutaraldéhyde à 2 %), rincés à l'eau et séchés après chaque emploi.

4. Urinaux, bassins de lit et cuvettes de toilette

Les bassins de lit et les urinaux sont personnels. Ils doivent être désinfectés avant de passer d'un malade à un autre.
La désinfection doit se réaliser à l'eau chaude au moyen d'un appareil réalisant un rinçage puis une désinfection à la vapeur ou à l'eau chaude atteignant une température d'au moins 80° C pendant 1 minute.
Les bassins de lit en carton, à usage unique, avec emploi de broyeur sont déconseillés.

5. Bassins réniformes

Pour récolter du pus, des vomissements, ..., utiliser de préférence des bassins réniformes à usage unique à incinérer.
Les bassins réniformes à usage multiple doivent être désinfectés.

6. Matériel de lavement

Le matériel de lavement est à usage unique ou désinfecté après chaque emploi.

7. Matériel de rasage

Le matériel de rasage est soit personnel, soit à usage unique ou désinfecté entre chaque malade.

8. Chariots à pansements

Le chariot à pansement collectif est proscrit. On prépare le matériel nécessaire pour chaque malade.

9. Couvertures

Chaque malade, à l'admission, doit pouvoir disposer d'une couverture propre.
Chaque malade doit recevoir, au moins toutes les 3 semaines (de préférence chaque semaine), une couverture propre.
Après une intervention chirurgicale, tout malade doit être placé dans un lit propre (draps et couverture).
Le choix de couvertures lavables à l'eau chaude (minimum 70° C) est judicieux (coton).

10. Matelas

Les matelas doivent être recouverts d'un revêtement lavable, nettoyé et désinfecté au départ de chaque malade.

11. Oreillers

Les oreillers doivent être lavables ou être recouverts d'un revêtement lavable, nettoyé et désinfecté au départ de chaque malade.

12. Couvre-lits

Les couvre-lits doivent répondre aux mêmes critères que les couvertures et subir les mêmes traitements.

13. Draps de lit, taies d'oreiller
Les procédés de lavage habituels où une température d'au moins 60°C est atteinte sont suffisants pour la désinfection .

14. Linge du patient

Tout linge d'un patient alité doit pouvoir être lavé à 60°C au moins.
Il est nécessaire de fournir une chemise d'opéré propre pour chaque malade qui va subir une intervention chirurgicale, avant de le conduire au bloc opératoire.

15. Langes

On accorde la préférence à des langes à usage unique.
Les langes de coton souillés ne sont pas rincés à l'unité de soins; ils sont placés dans un sac spécial et envoyés comme tels à la buanderie.

16. Armoire à linge de l'unité

Si on utilise des couvertures de laine, il faut disposer, dans l'unité de soins, d'une armoire séparée pour ces couvertures.
Le stockage du linge dans l'unité de soins favorise sa contamination; c'est pourquoi il est recommandé d'effectuer un approvisionnement de linge journalier.

17. Transport du linge propre et du linge sale (voir Hygiène du linge )

Il est nécessaire que le transport du linge propre et du linge sale se fasse sur des chariots séparés, facilement désinfectables, par des équipes distinctes, à des heures différentes.
Il ne faut en aucun cas effectuer le tri du linge sale.
Lors de la réfection d'un lit, le linge sale est rassemblé et placé dans un sac dans le local même. Ce sac est fermé avant de refaire le lit propre.

18. Vaisselle

Toute la vaisselle doit être rincée à l'eau atteignant au moins 80°C.

19. Fleurs (sources de pyocyaniques)

Il est recommandé de ne pas introduire de fleurs ni de plantes (mises en terre) dans les secteurs protégés.
Il est souhaitable que l'entretien des fleurs soit confié au personnel hôtelier et non au personnel soignant.
Il est nécessaire de se laver les mains après l'entretien des fleurs.
On peut réduire la contamination de l'eau des fleurs en ajoutant 1/2 cuillère à café (2-3 ml) d'eau de javel par litre d'eau, sans altérer les fleurs. Changer l'eau après 2 jours.

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B. Techniques spéciales

1. Injections

On utilise du matériel stérile.
Chaque injection doit être pratiquée avec une seringue et une aiguille individuelles, stériles pour chaque emploi.
La peau doit être désinfectée avec un antiseptique à base d'alcool à 70°.
L'éther dégraisse, il ne désinfecte pas.

Les bouchons en caoutchouc des flacons multidoses sont désinfectés avec un antiseptique à base d'alcool à 70°.
Après l'injection, les aiguilles et seringues sont disposées dans un réceptacle rigide, non perforable par les aiguilles.

Si on ne dispose pas de matériel stérile à usage unique, il faut rincer la seringue et l'aiguille immédiatement après l'injection, puis leur faire subir le processus de lavage et de stérilisation.
La conservation dans un liquide antiseptique constitue une erreur, de même l'ébullition (hépatite B, spores, ...).

2. Ponction veineuse (prise de sang)

Utiliser une aiguille et une seringue stériles pour chaque prise de sang. Désinfecter la peau avec un antiseptique à base d'alcool à 70°.
N.B. Pour la ponction du doigt pour une glycémie, le doigt peut être dégraissé à l'éther si on utilise un stylet stérile.

3. Autres ponctions (par exemple : ponction lombaire, pleurale, médullaire; ponction biopsie)

La peau doit être désinfectée avec un antiseptique à base d'alcool à 70°.
Il est aisé de disposer de tout le nécessaire sous forme d'un ensemble stérile ("set").

4. Perfusions  On ne place un cathéter I.V. que dans des cas indispensables. On n'emploie pas de cathéter I.V. lorsque la thérapeutique par voie orale peut suffire, ni pour maintenir une voie veineuse ouverte pour le seul confort médical, sans indication d'une nécessité thérapeutique précise.

La perfusion n'est laissée que pendant le temps strictement nécessaire.

On accorde la préférence à des aiguilles plutôt qu'à des cathéters, chaque fois que c'est possible. L'emploi des cathéters se trouve toutefois indiqué pour des raisons de sécurité, pour des traitements prolongés, pour installer des dispositifs de surveillance (mesure de pression par exemple).

De préférence à toute autre localisation et chaque fois que c'est possible, les cathéters sont installés aux membres supérieurs.

Pose de cathéter

La pose d'un cathéter est une intervention aseptique.
Utiliser un champ (lavage chirurgical des mains ou lavage hygiénique et port de gants stériles) et porter une blouse stérile et un masque pour la pose d'un cathéter en voie centrale.

Désinfecter la peau en frottant 30 secondes avec un antiseptique à base d'alcool à 70° (minimum 2 fois) en laissant sécher entre les applications. Utiliser de préférence de l'alcool - chlorhexidine ( action rémanente).

Après insertion du cathéter, ce dernier est fixé de façon adéquate pour éviter tous mouvements de va-et-vient pouvant entraîner la contamination du lieu de ponction.
Couvrir le lieu de ponction d'un pansement stérile.

Soins après la pose

Le site est inspecté aseptiquement chaque jour soigneusement et l'administration de liquide est interrompue aussitôt que des signes de phlébite ou d'inflammation (rougeur, pus) sont découverts. Dans ce cas, il est impératif de retirer le cathéter et de changer de site et de cathéter.

N.B. La colonisation de la peau au point de ponction du cathéter est réputée être la cause essentielle des infections sanguines primitives de sorte que l'action rémanente de la chlorhexidine utilisée comme antiseptique présente un certain intérêt (Maki, 1990)
.
Un cathéter peut être responsable de septicémie, même s'il n'y a pas de signes locaux d'inflammation. Si au cours de la perfusion, il se déclare des signes qui peuvent faire penser à une septicémie (température, frissons, malaise généralisé, ...), on pratique une hémoculture par une autre voie et on arrête la perfusion. Si nécessaire, on choisit une autre localisation pour installer une autre perfusion et on cultive le cathéter.

La seule élimination du cathéter peut faire disparaître la septicémie (élimination du biofilm).

Lorsqu'on place un cathéter, il faut noter la date et l'heure de la pose.
Il est conseillé de ne pas laisser un cathéter périphérique plus de 72 heures.
Les tubulures de perfusion sont changées au moins toutes les 72 heures. Tout flacon ou sac de perfusion est changé au moins toutes les 24 heures.

Si l'on change de site, la tubulure et la perfusion sont remplacées par un nouveau matériel.
Examiner les flacons pour éliminer ceux qui présenteraient des fissures, une turbidité ou un précipité.

Des flacons contenant plusieurs additifs sont préparés aseptiquement au moment de l'emploi (de préférence sous une hotte à flux laminaire).

Lorsqu'une prise d'air est nécessaire, elle doit comporter un filtre bactériologique ou au minimum du coton non cardé.
Chaque flacon est identifié au nom du patient avec mention des produits ajoutés et du moment de la préparation.

Ablation du cathéter, de la tubulure de perfusion et du liquide perfusé

Le cathéter est enlevé aseptiquement et, de préférence, le bout du cathéter est sectionné stérilement pour être mis en culture.
En cas de frissons ou de suspicion de septicémie, il est nécessaire de faire analyser le liquide de perfusion ainsi que les tubulures.

5. Alimentation parentérale

L'alimentation parentérale s'effectue au moyen de solutions administrées par un cathéter placé dans une région à débit sanguin élevé (veine sous-clavière par exemple).
(Notons qu'il y a 7 fois plus de septicémies sur les cathéters sous-clavier que sur les cathéters périphériques).

Le liquide perfusé est stérile et apyrogène.
Toutes les directives de stricte asepsie pour la pose du cathéter et les soins après la pose, indiqués plus haut, sont appliquées scrupuleusement.

Pour éviter toute contamination, le système d'alimentation n'est utilisé à aucune autre fin, par exemple mesure de la pression veineuse centrale, prélèvement sanguin, injection de médicaments.

La solution d'alimentation est changée au moins toutes les 24 heures, de même que, si possible, tout le circuit de perfusion.

N.B. Facteur de risque : colonisation du point de ponction.

Pas de pansement transparent, mais si on l'utilise, il faut aussi le changer toutes les 48 heures.

Désinfecter à l'alcool chlorhexidine à 0,50 % pour réduire la colonisation et tirer parti de l'effet rémanent de la chlorhexidine.

6. Cathétérisme vésical

( voir aussi : Recommandations du Conseil Supérieur d' Hygiène )


Le cathétérisme vésical n'est effectué que quand il est strictement indispensable (jamais pour des raisons de confort médical).

Pour un examen bactériologique ou une analyse du sédiment urinaire, le sondage vésical est rarement nécessaire; il est préférable d'effectuer un prélèvement au jet.

Le sondage vésical n'est effectué que par un médecin ou du personnel infirmier spécialement formé à cet effet, selon des directives précises.

Pose d'une sonde vésicale

La pose d'une sonde vésicale est une intervention aseptique (port du masque, lavage des mains, port de gants stériles, champs stériles).
Elle ne peut être effectuée aseptiquement que si l'opérateur est assisté par un(e) aide.

Il faut disposer de gants stériles, d'un champ troué et fendu, de compresses stériles, d'une solution antiseptique pour le nettoyage péri-urétral, d'un liquide lubrifiant stérile et d'une sonde de taille appropriée.

La pose d'une sonde à demeure ne peut se concevoir que si l'on utilise un système de drainage stérile en circuit fermé. On utilise alors une sonde à ballonnet reliée à un sachet en plastique stérile, à usage unique, de 1000, 1500 ou 2000 ml.

Après la mise en place de la sonde, celle-ci est fixée correctement de façon à éviter des mouvements de va-et-vient et toute traction, puis elle est immédiatement raccordée au système de drainage pourvu d'un robinet permettant de vider le sachet ou de prélever un échantillon sans déconnecter le sachet de la sonde et d'une valve anti-retour, évitant le reflux d'urine dans la vessie.

Dans certains cas, on peut remplacer avantageusement une sonde vésicale à demeure par un cathéter suspubien.

Soins au système de drainage

Les soins sont exécutés par du personnel expérimenté.
Une à deux fois par jour, laver la jonction entre le méat et la sonde à l'eau et au savon; on peut ensuite désinfecter avec un antiseptique.

Le drainage vésical est supprimé dès que possible.
Si des irrigations sont fréquemment nécessaires, pour maintenir la perméabilité du cathéter, employer une sonde à 3 voies permettant une irrigation continue.

Les lavages vésicaux sont inutiles si on maintient une bonne diurèse.

De petits volumes d'urine peuvent être obtenus pour culture en ponctionnant la partie distale de la sonde au moyen d'une aiguille fine et d'une seringue stérile. La sonde est alors soigneusement désinfectée avant la ponction.

Des échantillons pour dosages chimiques peuvent être obtenus à partir du sac collecteur.

Un drainage continu doit être maintenu à tout moment. Ceci suppose :

- que l'écoulement ne soit pas clampé;

- que le sac collecteur soit vidé régulièrement;

- qu'une sonde partiellement obstruée soit remplacée;

- que le sac collecteur soit toujours en dessous du niveau de la vessie.

Tout système collecteur en circuit fermé contaminé par erreur (déconnection accidentelle, fuite ou autre) est remplacé immédiatement.

Si le drainage vésical dure moins de deux semaines, il n'y a pas lieu de changer la sonde, sauf si elle est obstruée, contaminée, ou si elle fonctionne mal. Dès que des signes d'infection surviennent, il est recommandé de remplacer le cathéter, car la bactériurie peut être due au biofilm qui s'est créé dans le cathéter, et non à une infection de la muqueuse vésicale (Stamm, 1990).

Chez des malades porteurs de sondes à demeure de manière permanente, on utilise de préférence des sondes en silicone et le remplacement de la sonde n'est indiqué que si des concrétions sont palpables ou s'il y a obstruction.

Il est important d'organiser des séances répétées de formation du personnel. Les malades ambulants sont éduqués.

Dans la mesure du possible, les malades porteurs de sonde vésicale ne sont pas placés dans la même chambre et sont en outre séparés les uns des autres.

7. Entretien des appareils d'endoscopie

(voir aussi : Recommandations du Conseil Supérieur d' Hygiène )

Immédiatement après usage, tout endoscope (rigide ou souple = fibroscope) doit faire l'objet d'un essuyage et d'un rinçage, suivis d'un lavage minutieux au moyen d'eau additionnée d'un détergent.
Selon le type d'endoscopie et l'usage qui en sera fait, l'appareil doit être soit désinfecté (par ex. : endoscopie digestive non interventionnelle, bronchoscopie, ...), soit stérilisé (laparoscopie, cytoscopie, arthroscopie, ...).

La désinfection est effectuée par immersion dans une solution alcaline de glutaraldéhyde activé à 2 % pendant 20 min. (30 min. pour BK et virus des hépatites). Cette immersion est suivie d'un abondant rinçage à l'eau (stérile ou non selon l'objectif poursuivi), et éventuellement d'un sèchage (bronchoscopie et dernier entretien de la journée).

La stérilisation est effectuée :

- soit par traitement à l'autoclave à l'oxyde d'éthylène suivi d'une désorption;

- soit par immersion dans une solution alcaline de glutaraldéhyde activé à 2 % pendant 2 à 3 h., suivi d'un abondant rinçage à l'eau stérile et, le cas échéant, d'un sèchage (voir ci-dessus).

N.B. Dans la pratique, si l'endoscope n'a été contaminé que par des formes végétatives de germes, on se contente d'une désinfection très soigneuse.

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C. Directives spéciales

1. Bloc opératoire (bloc d'accouchement)

Voir aussi : Législation.

Un règlement écrit, d'ordre intérieur, doit régler le fonctionnement du bloc opératoire et du bloc d'accouchement.

Personnel

Quiconque circule dans le bloc opératoire, y compris les visiteurs, revêt une tenue strictement réservée à ce secteur. Les vêtements propres au bloc opératoire sont de préférence en coton (maille inférieure à 10 nanomètres). Le passage par un vestiaire est obligatoire :

- enlever les vêtements de ville;

- ne pas prendre de douche dans les minutes qui précèdent une intervention;

- revêtir une veste à manches courtes (à manchettes élastiques) et un pantalon (de préférence à une jupe, pour le personnel féminin) (au moins un vêtement propre par jour);

- mettre des chaussures spéciales réservées au bloc opératoire, facilement désinfectables;

- porter un bonnet couvrant tous les cheveux;

- porter obligatoirement un masque recouvrant le nez et la bouche (la barbe et les moustaches longues sont à proscrire pour quiconque travaille en salle d'opération).

Le lavage des mains, à la prise du travail, est effectué par chaque personne entrant dans le bloc opératoire, selon la technique de lavage hygiénique.

La désinfection chirurgicale des mains est effectuée selon les directives indiquées plus haut.
Les gants chirurgicaux seront de préférence en latex, à usage unique, avec des manchettes bien serrantes.

Aucune personne atteinte d'une affection cutanée ne peut fréquenter le bloc opératoire.

Il est souhaitable de limiter les allées et venues et le nombre de personnes en salle d'opération.
Le malade doit passer par une zone de transfert à l'entrée du bloc.

Le lit du malade provenant d'une unité de soins ne devrait pas pénétrer dans le bloc opératoire.

Le malade

S'il est nécessaire de raser la région opératoire, il faut le faire juste avant l'intervention, le même jour si possible, avec un matériel stérilisé.
N.B. Le rasage augmente le nombre d'infections postopératoires de plaies.

La désinfection du champ opératoire, après dégraissage minutieux de la peau, se fait par application centrifuge de 2 ou 3 couches de produit antiseptique en solution alcoolique. Le dégraissage est utilement remplacé par un lavage du champ opératoire avec un savon antiseptique stérile.

Après l'intervention, le malade est placé dans un lit entièrement propre, draps et couvertures.

Lors de l'établissement du programme opératoire :
- placer les malades sensibles à l'infection en début de programme;
- placer les malades infectés en fin de programme.

2. Anesthésie

Si un malade présente une infection aiguë des voies respiratoires supérieures, il est préférable de reporter l'intervention chirurgicale jusqu'à la guérison de cette infection.

L'anesthésiste se lave les mains avant chaque anesthésie. Il porte une blouse et des gants stériles pour une anesthésie rachidienne, épidurale ou locorégionale.

Une anesthésie s'exécute avec un appareillage propre, désinfecté et de l'instrumentation stérile.
L'appareil d'anesthésie doit, comme le mobilier de la salle d'opération, être nettoyé et désinfecté chaque jour.

Le ballon, le tube annelé et le raccord au masque ou à la canule endotrachéale sont remplacés après chaque anesthésie, lavés et désinfectés ou stérilisés.

Le laryngoscope est désinfecté après chaque anesthésie.

N.B. Le tube endotrachéal est stérile, soit à usage unique, soit stérilisé.
Le lubrifiant pour tubes endotrachéaux est fourni en petits conditionnements stériles, à usage individuel.

Les sondes d'aspiration trachéales sont à usage unique ou stérilisées après chaque emploi.

3. Physiothérapie - réadaptation

Les prescriptions valables pour le personnel en contact avec les malades s'appliquent également à ce secteur, qu'il s'agisse de la tenue vestimentaire ou du lavage des mains.

Les tables de traitement et les tapis d'exercices sont recouverts de matière telle qu'ils puissent être facilement lavés et désinfectés. Si possible, les tables de traitement sont recouvertes de papier (à changer après chaque traitement).

Les oreillers sont recouverts de papier ou enfermés dans une housse en plastique, nettoyée ou désinfectée après chaque traitement.

Les électrodes externes sont désinfectées ou stérilisées après chaque emploi. Les électrodes internes sont stérilisées pour chaque emploi.

Les baignoires sont nettoyées après chaque traitement et désinfectées.

L'eau des bains en trèfle et des piscines de soins est traitée et régulièrement contrôlée (au minimum une fois par mois) quant au nombre total de germes et à l'absence de coliformes.

Il est souhaitable que tout malade à traiter prenne une douche avant de pénétrer dans le bain ou la piscine.

En ce qui concerne la physiothérapie respiratoire, les appareils et le matériel sont désinfectés entre chaque malade et périodiquement pour un même malade.

4. Laboratoires

L'hôpital protège le personnel des laboratoires en utilisant un système d'étiquettes "danger" pour les produits contaminés, notamment par le virus des hépatites B-C et du SIDA.

Les responsables des laboratoires établissent des directives écrites dans le but de protéger le personnel, notamment : ne pas fumer , ni manger dans les locaux du laboratoire, ne pas aspirer de produit à la bouche, se désinfecter les mains, etc.

5. Radiologie et radiothérapie

Les prescriptions valables pour le personnel en contact avec les malades s'appliquent également à ce secteur, qu'il s'agisse de la tenue vestimentaire ou du lavage des mains.

Les tabliers et les gants de plomb, lisses et nettoyables à l'eau, sont en tous cas nettoyés chaque jour après la fin des activités et désinfectés.

Les tables de radiologie et les oreillers sont recouverts de papier, changé après chaque malade.
Le dessus de chaque table ainsi que les accessoires sont désinfectés au minimum une fois par jour, à la fin du programme.

6. Soins intensifs

Les prescriptions valables pour le personnel en contact avec les malades s'appliquent également à ce secteur, qu'il s'agisse de la tenue vestimentaire ou du lavage des mains.

Les vêtements de travail sont changés tous les jours. Les cheveux sont recouverts d'un bonnet.
Les appareils de thérapie respiratoire ainsi que le matériel sont désinfectés entre chaque malade et périodiquement pour un même malade (tous les 8 jours p.ex.).

En cas d'utilisation de nébulisateurs ultrasoniques, ceux-ci doivent être stériles et sont alimentés avec une solution stérile, au moyen d'un système clos. Ils sont changés entre chaque malade et toutes les 24 heures pour un même malade.

Les règles d'isolement sont à suivre scrupuleusement.

Les visiteurs ne sont autorisés que moyennant un contrôle extrêmement strict et le passage par un vestiaire.

Ventilation artificielle.

( voir aussi : Recommandations du Conseil Supérieur d'Hygiène)

La partie externe de tout appareil respiratoire doit être propre lors de chaque usage.

Les circuits internes sont :
- soit protégés par l'usage de filtres bactériologiques;
- soit désinfectés ou stérilisés entre chaque usage et chaque semaine pour un même patient.

Si les raccords et tubes annelés ne sont pas à usage unique, ils sont au moins lavés et désinfectés en machine à laver, éventuellement stérilisés à la vapeur à 120°C.

Les tubes annelés, les raccords et le récipient d'humidification sont changés après chaque patient; chez un même patient, ils sont changés toutes les 48 heures.

Une protection bactériologique liée au maintien de l'humidité propre au patient peut être obtenue par l'usage du nez artificiel pourvu d'un filtre bactériologique. Dans ce cas, le nez artificiel doit être changé tous les jours et le rythme de change des tubes annelés et raccords peut être espacé.

Tout système d'humidification (réservoir d'eau et connections) branché sur un circuit d'assistance respiratoire doit être stérilisé ou désinfecté. On donne la préférence à des systèmes clos stériles.

Les trappes à eau sont maintenues en position déclive et leur contenu doit être éliminé plusieurs fois par jour.

7. Maternité

Voir aussi : Législation relative au bloc d'accouchement.

Les prescriptions valables pour le personnel en contact avec les malades s'appliquent également à ce secteur, qu'il s'agisse de la tenue vestimentaire ou du lavage des mains.

Les nourrissons sont changés sur une table à langer désinfectée entre chaque enfant.
Le matériel nécessaire aux soins du nourrissons est individuel.

Les biberons sont stérilisés de même que les tétines. Les biberons sont préparés aseptiquement, extemporanément, ou conservés à 4° C pendant un maximum de 24 heures. Pour les prématurés, les biberons et leur contenu sont stériles.

En néonatologie, le personnel revêt un uniforme spécial. Les cheveux sont recouverts d'un bonnet.
Les incubateurs sont désinfectés entre chaque enfant et périodiquement pour un même enfant.

8. Centres de dialyse, de transplantations et d'oncologie

Les prescriptions valables pour le personnel en contact avec les malades s'appliquent également à ces secteurs, qu'il s'agisse de la tenue vestimentaire ou du lavage des mains. De plus, il est interdit de boire et de manger dans l'unité.

Des précautions particulières sont à prendre pour prévenir les hépatites virales de type B et C. Le personnel sera vacciné contre l'hépatite B.

Une blouse spéciale, des gants et un masque sont portés pour manipuler les objets souillés par du sang, le shunt artério-veineux ou une fistule d'un malade porteur ou infecté.

Tout nouveau malade doit être considéré comme porteur éventuel d'HBAg ou d'HCV. Pour les patients en traitement, des contrôles sont pratiqués pour HBV et HCV chaque mois ( min. tous les trois mois) afin de dépister les porteurs et de prendre les mesures appropriées.

Des installations sanitaires séparées sont à prévoir pour les patients infectés.
Le matériel à usage unique n'est théoriquement jamais réutilisé.

Pour nettoyer et désinfecter les appareils de dialyse, le personnel porte une blouse imperméable et des gants. Les échantillons de sang potentiellement contaminés sont manipulés avec des gants et identifiés. Toute blessure doit être lavée vigoureusement et désinfectée avec un produit chloré.

Toute souillure sur du matériel, un meuble ou le sol est désinfectée avec un produit chloré 10.000 p.p.m. de Cl.

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